Concours National
de la résistance et de la déportation

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Est exécuté au fort de Montrouge l'écrivain et journaliste Robert Brasillach, ex-rédacteur en chef jusqu'en 1943 du journal collaborationniste et antisémite Je suis partout, partisan d'un fascisme à la française, condamné à mort le 19 janvier 1945 pour intelligence avec l'ennemi et non gracié par le général de Gaulle, chef du Gouvernement provisoire de la République française. Et ce, malgré une pétition signée par Camus, Claudel, Cocteau, Mauriac (qui a rencontré de Gaulle à ce sujet), Paulhan, Valéry...

Ont sans doute pesé dans la décision du général :

  • la haine des Juifs manifestée par Brasillach : « Il faut se séparer des Juifs en bloc et ne pas garder les petits » (fin août 1942),

  • ses appels à mettre à mort Georges Mandel (assassiné ensuite par la Milice),

  • sa haine de la République : « On ne s'aperçoit pas qu'on encourage le mensonge, qu'on encourage le Juif. En finira-t-on avec les relents de pourriture parfumée qu'exhale encore la vieille putain agonisante, la garce vérolée, fleurant le patchouli et la perte blanche, la République toujours debout sur son trottoir. Elle est toujours là, la mal blanchie, elle est toujours là, la craquelée, la lézardée, sur le pas de sa porte, entourée de ses michés et de ses petits jeunots, aussi acharnés que les vieux. Elle les a tant servis, elle leur a tant rapporté de billets dans ses jarretelles ; comment auraient-ils le cœur de l'abandonner, malgré les blennorragies et les chancres ? Ils en sont pourris jusqu'à l'os. » (Je suis partout, 7 février 1942)... 

– de Gaulle écrit dans ses Mémoires de guerre, à propos de Brasillach, que « le talent est un titre de responsabilité ».