Concours National
de la résistance et de la déportation

Des ressources pour participer
Comment participer

Concevoir le projet

 

 

1. Le résultat d’un travail préparatoire

De concepteurs, les candidats se préparent à leur implication en tant qu’auteurs. Cette étape prend sa place à l’issue d’une immersion progressive dans la dynamique de participation au concours. Elle précède logiquement la réalisation des rendus définitifs qu’elle va aider à définir. Elle fait appel à des compétences d’organisation et sert à déterminer des choix éditoriaux.

Ces deux dimensions – éditorialisation et organisation - correspondent à un temps essentiel du développement du projet. Les candidats se concentrent sur une construction collective qui les conduit à penser avant d’agir, à concevoir avant d’entreprendre, qui les dispose à s’engager dans une démarche d’exigence sans évacuer les aspects créatifs, en sollicitant les qualités de chaque participant.

 

Quelles sont les avancées qui permettent d’aborder cette étape ?

l’organisation autour d’un planning partagé est en place

la forme de participation est arrêtée

l’équipe est formée, on connaît son potentiel

les partenaires sont prêts

les moyens matériels, documentaires et logistiques dont on dispose sont connus

la phase de recherche documentaire est bien avancée

le choix d’un angle est établi

On peut estimer donc que cette étape se présente dans le cours du mois de février. Lorsque les questions de l’organisation et de l’éditorialisation sont résolues, les candidats vont commencer à produire des contenus, notamment en profitant des congés d’hiver.

2. Compétences d’organisation

Une démarche de projet

Il est nécessaire de formaliser un tant soit peu un plan d’organisation pour ne pas laisser les candidats avec un sentiment de vertige devant le passage à leur responsabilité d’auteur. S’organiser c’est anticiper la qualité et le volume de ce qui doit être produit. Savoir qui seront les auteurs, comment ils collaboreront. C’est anticiper dans le temps la réception et la mise en forme de ce qui est produit.

Une dimension essentielle : la coordination

Pour le rôle indispensable du chef d’orchestre, les adultes disposent d’une expérience qui peut manquer aux candidats. Les visées éducatives du CNRD passent par leur sensibilisation aux avantages d’une organisation partagée, de celle qui engendre de la solidarité dans l’épreuve.

Les professeurs savent trouver le bon dosage pour piloter la dimension organisationnelle du projet sans déposséder les élèves de cette nécessaire discipline. Elle préfigure des compétences qu’ils mobiliseront dans leur développement personnel ou professionnel.

 Par ailleurs, cet apport permet à l’adulte d’optimiser un investissement dans le projet qui a le mérite de ne pas constituer une intervention directe dans la rédaction des contenus.

collège Matisse Choisy-le-Roi CNRD 2017

3. Choix éditoriaux

L’équipe se projette dans la réalisation du rendu final

Cela passe par une représentation mentale du résultat final attendu.

Le collectif a déjà opté pour la forme de ce qu’il va présenter, il est fixé sur le choix d’un angle. Lors d’une séance collective, il verbalise de la façon la plus définie possible l’apparence de la réalisation finale qui l’inspire le plus.

Consulter le Conseil 2/8 Choisir sa catégorie – 5 Une palette de choix très étendue

le Conseil 5/8 Choisir un angle   

L’apport des exemples : s’inspirer de travaux de candidats des sessions précédentes.

Consulter le Conseil 2/8 Choisir sa catégorie – 7 S’appuyer sur des exemples

On peut aussi s’inspirer d’ouvrages ou d’expositions croisées dans le cadre de la phase de recherche documentaire.

Faire œuvre originale n’est pas en fin en soi.

Les correcteurs n’attendent pas une production inédite. En revanche, ils peuvent être déçus par des propositions sans relief. Ils apprécient l’innovation et l’affirmation d’une singularité lorsqu’elles sont cohérentes avec les intentions et les moyens dont disposaient les candidats.

Partir des ressources dont on dispose et commencer par s’appuyer sur les ressources locales.

Les délais sont courts, les moyens sont comptés, il est risqué de consommer l’essentiel de ses forces dans une production dont on sait d’emblée qu’elle fait appel à des compétences, des moyens techniques non maîtrisés. Ce n’est pas parce que les ressources sont locales qu’elles manquent d’envergure. Si leur portée est locale, c’est qu’elles correspondent à une activité qui touche l’environnement direct des candidats, celui qu’ils croient connaître le mieux, celui qui résonne avec les évolutions dont ils vivent le résultat au quotidien. Ces archives et traces locales donnent du sens au passage à l’étude du sujet à l’échelle nationale et internationale.

Élargir le périmètre des compétences scolaires au potentiel créatif des élèves, mettre à contribution leurs goûts, leurs pratiques artistiques et culturelles extra-scolaires.

Dans le cercle de leur vie personnelle, les candidats savent faire des tas de choses que l’école ne leur donne pas nécessairement l’occasion de mettre en oeuvre. Dans l’utilisation quotidienne de leur téléphone portable, de leur ordinateur, ils maîtrisent souvent les techniques qui peuvent servir leur investissement dans le projet : enregistrer des sons, prendre des photos, des vidéos, utiliser un moteur de recherche…

Les jeunes qui pratiquent un instrument de musique, le théâtre, les arts plastiques, un sport peuvent apporter ouvertement au projet des ressources qui leur viennent de ces compétences. Y compris dans leur comportement.  

Penser à intégrer et à optimiser l’apport des partenaires.

Les partenaires n’ont pas vocation à produire à la place des candidats. Plutôt que travailler « pour », ils travaillent « avec ». Ils le font selon une démarche qui comporte une dimension éducative, par le transfert de compétences, par l’accès partagé et raisonné à des pratiques techniques, artistiques ou culturelles complémentaires des apprentissages scolaires. Souvent, les partenaires sont choisis et sollicités pour ce qu’ils apportent en matière de documentation et d’archives. Un apport dont il est difficile de trouver l’équivalent par un autre moyen. Au-delà de cette contribution matérielle, ces partenaires ont aussi à partager avec les candidats les questions de responsabilité, de compétence professionnelle, d’éthique, qui donnent du sens à leur participation au projet.

On peut réaliser une maquette, un croquis, un storyboard.

Les schémas, synthèses et autres maquettes permettant de fixer une représentation même épurée et sommaire du résultat escompté sont bienvenus. Ils servent de référence, de guide, de garde-fou. Pour cela ils rassurent. Il faut prendre garde que leur élaboration ne consomme les forces vives qui doivent rester prioritairement tournées vers l’élaboration de la production finale.

storyboard collège Lavoisier Oucques CNRD 2017

 

L’étape suivante consiste à traduire en matériel et en médias, ce qui entre dans la composition du résultat final. On en tire une liste complète.

C’est le choix de la forme de participation qui guide cet inventaire. S’agit-il d’un film, d’une exposition, d’un photoroman, d’une émission de radio, d’une maquette, d’une création plastique, ou toute autre forme, on y retrouvera ces deux paramètres que l’on a l’habitude de présenter comme tenant du « fond et de la forme ».

Conseils pour établir cette liste :

Distinguer l’information du support pour la diffuser, penser contenu et contenant.

Décliner le support adopté en matériaux nécessaires pour le réaliser (livret papier impression et reliure, panneaux en carton-plume, anneaux et support de présentation, un DVD, sa jaquette et son boîtier…)

Décliner en médias présentés : textes, images, sons, films.

Quantifier pour le support : un nombre de pages, d’écrans ou de panneaux, à décliner en chapitres

Quantifier pour les médias : les textes en nombre de signes et de chapitres, les images en quantité et en taille (petite, moyenne, grande), les films et les plages sonores en durée, préciser si ce sont des médias d’archives ou à produire, on parle de « ressources propres » dans ce cas.

Penser à vérifier en amont que les procédés techniques qui vont être utilisés aboutissent sans encombre à la production des médias attendus (montage audiovisuel, montage sonore, fichier son, blog, photo, pdf...)

Ce conseil est loin d’être anecdotique. Il n’est pas rare que l’engagement de travailler sur un projet nouveau induise le fait de se doter d’un matériel ou d’un logiciel nouveau. Dans ce cas, il est très important que la personne qui a la responsabilité de produire avec teste la nouvelle configuration en amont. Il est décourageant et contreproductif d’avoir investi du temps et de la réflexion dans l’élaboration d’un contenu pour constater que l’étape finale est défaillante : pas moyen d’obtenir le pdf attendu, le fichier son n’est pas lisible sur l’ordinateur de quelqu’un d’autre, je ne peux pas obtenir d’impression, le montage audiovisuel que j’ai réalisé produit des images de très mauvaise qualité... Autant de déconvenues qui sont insupportables et pénalisantes lorsqu’elles interviennent la veille du jour où il faut rendre sa copie. Reste à savoir s’il s’agit d’un manque de maîtrise de l’utilisateur ou d’une limitation matérielle ou logicielle. Il est toujours temps de s’adapter lorsque ce constat intervient avant de commencer à produire les premiers contenus.

Le même raisonnement s’applique pour les tournages audiovisuels, les prises de son, la logistique des rencontres avec les témoins, la restitution des rendez-vous musée ou archives, les séances de numérisation de documents, les repérages sur site… L’équipe qui a la responsabilité de ces captations complexes doit préparer ces rendez-vous qui sont uniques et qui mettent à contribution des personnes qu’un dysfonctionnement dans les rencontres peut indisposer et déstabiliser. Il s’agit d’une exigence de respect intangible. Prendre le temps d’un entrainement à blanc est incontournable ne serait-ce que parce que les différents candidats qui vont collaborer à des postes différents n’ont sans doute encore jamais travaillé ensemble dans ces configurations. L’exercice prévoit le temps qu’il faut pour examiner et critiquer ensemble, dans la même séance, le résultat obtenu. Quitte à recommencer l’exercice avec les améliorations nécessaires.

À cette responsabilité collective s’en ajoute une individuelle : chaque membre de l’équipe doit avoir pris le temps de bien connaître en situation le matériel qu’il va utiliser.

Ces précautions ne sont pas des pesanteurs. Elles représentent, au contraire, un des intérêts de la participation au CNRD, les candidats en témoignent unanimement lors du bilan de leur engagement pour le concours. S’améliorer ensemble, aller jusqu’au bout de ses ambitions, vivre des expériences insolites, avoir la fierté de contribuer à la réussite d’une rencontre avec des témoins ou des adultes qui se sont rendus disponibles est un véritable enrichissement. Quelle n’est pas la déception des correcteurs lorsqu’ils constatent que les candidats ont su bénéficier d’un témoignage mais que l’on n’entend pas les échanges, qu’un montage n’a pas été fait pour mettre en avant les points forts de la rencontre.   

Construire le « Qui fait quoi »

Il reste à associer un ou des auteurs à chaque élément de la liste.

Inversement, à faire correspondre à chaque acteur du projet les différents supports et médias qu’il contribuera à produire en fonction de son rôle dans l’équipe.

Il faut tenir spécialement compte des productions à tâches multiples qui nécessitent l’intervention de plusieurs auteurs et celles emboitées qui sont tributaires d’un travail préalable réalisé par quelqu’un d’autre.

Chaque auteur doit savoir s’il est chargé de la production d’une ressource dont il réalise toutes les étapes (exemple : je suis chargé d’une page complète du photoroman) ou bien s’il est un spécialiste qui ne produit que dans un domaine précis (exemple : je fais toutes les photos qui seront utilisées dans le photoroman).

Pour les tâches complexes ou spécialisées (montage sonore ou audiovisuel, dessin, photographie, prise de son…), penser à bien solliciter les auteurs repérés pour ces compétences, ne pas les bloquer pour un travail que quelqu’un d’autre peut faire.

Il faut prévoir que les auteurs dont la majeure partie de la production doit être bouclée tôt dans le projet s’associent ensuite au travail de ceux qui ont à produire plutôt en fin de chaine.

Dans le cas de l’apport d’un partenaire, attacher un soin particulier à faciliter son intervention

  • en lui permettant de bien comprendre ce qu’il doit produire,
  • en lui permettant de connaître les candidats qui vont travailler spécifiquement avec lui,
  • en négociant avec lui une date butoir,
  • en ayant un échange à chaque étape essentielle de sa collaboration.

 

Favoriser le travail d’équipe, ne pas cloisonner le travail. Pour cela, le carnet de bord doit jouer son rôle dans la mesure où il est rempli régulièrement et où chaque auteur sait qu’il doit y contribuer. Il est intéressant aussi de permettre que tous les candidats et partenaires du collectif puissent disposer du moyen de voir le résultat produit au fur et à mesure de la réalisation du projet.

Penser à la relecture des contenus. Il s’agit d’une exigence qui est loin d’une perte de temps. Elle signifie que les candidats se sont donnés les moyens de prendre de la distance par rapport à leur propre production. Elle contribue à la cohérence éditoriale, elle évite la sensation négative que produit sur le lecteur un travail émaillé d’erreurs d’orthographe, de mots oubliés.

Coordination collective 

Établir un rétro-planning :

  • partir de la dernière étape –l’envoi du rendu final au collège des correcteurs-
  • déterminer l’étape la précédant immédiatement
  • lister pour cette étape les auteurs concernés par la livraison d’une ressource
  • associer une date butoir à la livraison de cette ressource

…et ainsi de suite

À ce stade, les candidats vont pouvoir concentrer leur investissement à la réalisation concrète de leur production finale. Sans précipitation et avec la satisfaction d’œuvrer à une construction collective.

Quelques indicateurs de l’effet positif d’une projection organisée dans la phase d’écriture :

La précipitation n’est pas perçue comme constitutive de la participation au concours.

Les candidats consacrent volontiers un temps de travail pour le concours pendant la période des congés scolaires.

Des groupes de travail se forment.

Les candidats les moins à l’aise avec l’expression écrite ont trouvé une place dans le projet.

La créativité peut s’exprimer car on sait pour quel résultat et avec quels moyens on travaille, ce qui libère la recherche du «comment».

 

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