Concours National
de la résistance et de la déportation

Des ressources pour participer
Axe n°1

L’art et la littérature sous surveillance

Dès la défaite, l’Occupant cherche à contrôler l’expression artistique et littéraire. Les régimes nazi et fasciste considèrent l’art et la littérature comme des instruments au service de la propagande. Ils favorisent une expression officielle, autorisée parce que contrôlée. Après avoir donné l’impression d’une certaine tolérance afin de montrer un visage plus avenant, l’Occupant applique une censure stricte afin d’imposer son ordre moral, d’appliquer ses théories racistes et d’éteindre toutes les productions potentiellement contestataires dans le fond et dans la forme.

Axe n°2

Résister par les mots

Les premières formes d’expression littéraire sont souvent des citations ou des détournements d’œuvres patrimoniales, où se mêlent humour et gravité. Progressivement, la création prend le relais, sous la forme d’une littérature de contrebande, donc le sens exact est censé échapper à la surveillance de la censure. Des revues ouvrent leurs pages à ces productions semi-légales.

Parallèlement, une littérature clairement résistante se développe. Elle est diffusée par les éditions clandestines, sous forme de journaux, de brochures ou de livres, le cas le plus spectaculaire étant celui des Editions de Minuit. La poésie est une des formes littéraires les plus utilisées, jouant sur tous les registres, notamment sous sa déclinaison populaire : la chanson.

Axe n°3

Résister par les arts

Une des tâches de la Résistance est de préserver le patrimoine artistique menacé par le pillage ou la destruction des œuvres d’art, parmi lesquelles figurent en premier lieu les tableaux et les statues, mais les résistants utilisent aussi toutes les formes d’expression artistiques à leur disposition. Face à la difficulté ou l’impossibilité d’exposer sans autorisation officielle, la peinture comme la sculpture de contrebande restent limitées à des cercles restreints.

Axe n°4

Résister par les arts et la littérature dans les prisons et les camps

Dans le monde clos des prisons et des camps,résister par l’art et la littérature prend une importance encore plus essentielle. Expressions de la liberté de l’être humain, l’art et la littérature continuent à vivre, portés par des individus isolés ou par des collectifs plus ou moins organisés. L’évocation ou la reprise des classiques comme des créations parfois de grande qualité permettent de tenir, de stimuler les solidarités et de maintenir l’espoir. Même démunis entre les mains de l’ennemi, même menacés de mort imminente, même réduits au dénuement le plus extrême, des hommes et des femmes continuent à croire en la force des mots et du geste artistique face à l’injustice, l’arbitraire et la violence permanente. Le miracle a été que certaines de ces œuvres, produites dans des conditions aussi défavorables, nous soient parvenues.