Concours National
de la résistance et de la déportation

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  • CAD → Comité d’action contre la déportation.
  • Camp annexe → Camp de concentration.
  • Camp de concentration
    Konzentrationslager ou KL, puis KZ. Le régime nazi avait dressé toute une typologie de camps de concentration, avec notamment les dénominations suivantes : Außenlager (camp extérieur ou annexe : sous-camp d’un grand camp central)Frauenlager (camp de femmes, ainsi Ravensbrück) – Judenlager (camp pour Juifs) – Stammlager (camp « souche » : soit c’est un camp principal, qui administre une série de camps extérieurs ou annexes : par exemple, à Buchenwald étaient rattachés une centaine de camps extérieurs ; soit c’est le camp d’origine qui ensuite se développe en plusieurs camps, comme Auschwitz-I, auquel se sont ajoutés ensuite Auschwitz-II Birkenau et Auschwitz-III Monowitz) – Zwangsarbeiterlager (camp de travailleurs forcés) – Todeslager (camp de la mort) – Vernichtungslager (camp d’extermination). L’abréviation KL ou KZ précède les noms propres des camps ou des noms communs : ex. KL-Buchenwald bei Weimar est le nom officiel du camp de Buchenwald, KZ-Häftling signifie un détenu d’un camp de concentration…
  • Camp extérieur → Camp de concentration.
  • CCMR → Comité central des mouvements de Résistance.
  • CDAP → Comités de défense et d’action paysanne.
  • CDL → Comité départemental de libération.
  • Centre d’opérations de parachutages et d’atterrissages → Bureau des opérations aériennes.
  • Centurie → Organisation civile et militaire.
  • CFLN → Comité français de la Libération nationale.
  • CGA → Confédération générale de l’agriculture.
  • CGE → Comité général d'études.
  • CGPT → Comités de défense et d’action paysanne.
  • CGQJ → Aryanisation.
  • CGT → Confédération générale du travail.
  • CGTU → Confédération générale du travail.
  • Chemises brunes → SA.
  • Cimade ou Comité inter-mouvements auprès des évacués
    Association de solidarité active créée dans les faits en novembre 1939 par des responsables d’associations protestantes pour la jeunesse, officiellement en avril 1940, afin de venir en aide aux réfugiés alsaciens et lorrains dans le Sud-Ouest. Puis son champ d’intervention s’élargit légalement dans la zone sud aux camps d’internement d’étrangers juifs et/ou réfugiés politiques (Gurs, Récébédou, Brens, Rivesaltes). À partir des rafles de Juifs de 1942, l’action de solidarité de la Cimade se transforme en activités clandestines de sauvetage, en cachant les persécutés parmi la population française, en fabriquant des faux papiers, en organisant des filières d’évasion vers la Suisse : ainsi au Chambon-sur-Lignon, près de 5 000 personnes seront cachées, dont 3 000 Juifs, jusqu’à la Libération.
  • CLL → Comité départemental de libération.
  • CMN → Francs-Tireurs et partisans français.
  • CND → BCRA.
  • CNE → Front national de lutte pour la liberté et l'indépendance de la France ou Front national.
  • CNF → Comité national français.
  • CNR → Conseil national de la Résistance.
  • Code des otages
    Sous la pression de Hitler qui veut que pour chaque soldat allemand tué dans les pays occupés, cent otages soient fusillés, Otto von Stülpnagel, chef du commandement militaire de la Wehrmacht en France occupée (MBF), édicte le 28 septembre 1941 à destination des chefs de régions militaires un « code des otages » définissant un ordre de priorité pour désigner des otages – des responsables communistes à l’entourage des personnes arrêtées pour sabotages De fait, dès le 22 octobre 1941, suite à un attentat mortel à Nantes deux jours plus tôt du lieutenant-colonel Hotz, 48 internés (juifs, communistes et/ou résistants) sont fusillés à Châteaubriant, Nantes et Paris ; de même, le 24 octobre, 50 autres otages sont fusillés au camp de Souges, près de Bordeaux, après le meurtre le 21 octobre d’un autre responsable allemand. Entre septembre et décembre 1941, 215 otages sont ainsi exécutés en zone occupée. Ce type de fusillades sera progressivement abandonné en 1942, remplacé par la multiplication des déportations, avant de revenir en force au printemps et à l’été 1944.
  • Cohors → BCRA.
  • Collaborateurs, collabos, collaborationnistes, ultras
    « Collaborateurs » (« collabos » en est le diminutif péjoratif) désigne les Français qui collaborent avec l'occupant allemand par idéologie ou par intérêt (hommes politiques de Vichy, policiers, miliciens, indicateurs, entrepreneurs...). La collaboration a été symbolisée par la poignée de mains officielle de Hitler et Pétain à la gare de Montoire, le 24 octobre 1940, à la demande de Pétain et de Laval faisant alors des offres de services à l'Allemagne (« C’est dans l’honneur et pour maintenir l’unité française, une unité de dix siècles, dans le cadre d’une activité constructive du nouvel ordre européen, que j’entre aujourd’hui dans la voie de la collaboration […] Cette collaboration doit être sincère. », discours radiodiffusé de Pétain du 30 octobre 1940).
    « Collaborationnistes » ou « ultras » qualifie les organisations partisanes, surtout parisiennes, des collaborateurs les plus actifs, fascistes et pronazis, les plus acharnés contre les résistants et les juifs, et revendiquant la victoire du IIIe Reich, voire combattant à ses côtés : des partis comme le Parti populaire français ou PPF de Doriot ou le Rassemblement national populaire ou RNP de Déat, la Milice française de Darnand, la Légion des volontaires français contre le bolchevisme ou LVF.
    Le gouvernement de Vichy s'élargit à ces ultras début 1944 – Henriot devient secrétaire d'État à l'information, Darnand au maintien de l'ordre, Déat au travail. C'est la phase finale fascisante du régime de Vichy : les miliciens se rendent maîtres d'une partie des structures administratives et les groupes collaborationnistes multiplient exécutions et massacres.
    Voir Milice française, Parti populaire français, Rassemblement national populaire.
  • Colonie scolaire → Comité de la rue Amelot.
  • Comac → Comité d’action militaire.
  • Comidac → Comité d’action militaire.
  • Comité central des mouvements de Résistance ou CCMR
    Créé en juillet 1943 (après l’arrestation de Jean Moulin) par huit mouvements de Résistance (Mouvements unis de la Résistance de la zone sud et comité de coordination de la zone nord) qui prennent leurs distances avec les partis politiques d’avant-guerre et le CFLN, par différence avec le Conseil national de la Résistance. Le CCMR cesse de se réunir après début 1944, après avoir créé le Comidac, qui se rattachera au CNR en mai 1944 à l’instar des six autres commissions du CCMR (Désignations administratives, Noyautage des administrations publiques ou NAP, Ravitaillement, Services de santé, Comité d’action contre la déportation ou CAD, Commission de l’action immédiate).
  • Comité d’action contre la déportation ou CAD
    Créé en juillet 1943 pour coordonner la lutte contre le STO (= sens de « déportation » dans le nom du CAD), sous la direction d’Yves Farge, puis de Louis Saillant. Trois activités principales : recueil et utilisation d’informations sur les intentions allemandes en matière de STO ; production de fausses cartes de travail et d’alimentation pour les réfractaires au STO ; liens avec les mouvements de jeunesse et les maquis, auxquels le CAD distribue des fonds.
  • Comité d’action militaire ou Comac
    Créé le 1er février 1944, d’abord sous le nom de Comidac, par le CCMR pour fusionner les comités militaires des deux zones et diriger les Forces françaises de l’intérieur, créées au même moment grâce au rapprochement entre les structures militaires que constituaient l’Armée secrète, l’ORA giraudiste et les FTP communistes. Le Comidac est composé de Jean de Vogüé (zone nord), Maurice Chevance-Bertin (zone sud) et Pierre Villon (Front national, communiste). Une fois rattaché au CNR le 13 mai 1944, le Comidac devient le Comac Comité d’action militaire du CNR, « organisme de direction et de commandement des FFI », et, siégeant à Paris, réunit désormais Jean de Vogüé, Maurice Kriegel-Valrimont et Pierre Villon, en présence notamment de Jacques Chaban-Delmas (délégué militaire national, représentant du CFLN). Le Comac, au nom de la Résistance intérieure, et l’état-major national des FFI qu’il contrôle, entreront en conflit avec les deux instances du CFLN chargées de diriger l’action militaire de l’extérieur : un autre Comidac créé à Alger et l’état-major FFI du général Koenig à Londres. En réalité, ce sont surtout les responsables locaux et régionaux des FFI qui ont commandé et unifié les opérations de terrain. C’est ainsi que le Comac lui-même a été l’un des acteurs importants de l’insurrection parisienne et de la libération de Paris.
  • Comité de la rue Amelot ou Comité Amelot
    Dès l’entrée des forces allemandes à Paris, à la mi-mai 1940, un comité clandestin pour aider les Juifs étrangers est créé à Paris, dans les locaux de la Colonie scolaire et de son dispensaire La Mère et l’Enfant, 36 rue Amelot (11e), animé notamment par David Rapoport et Henry Bulawko. À partir des rafles de 1942, l’activité du comité s’étend à tout juif menacé (caches, sauvetage, filières de sortie de la zone occupée) ou déjà interné. 
    → Voir aussi Œuvre de secours aux enfants.
  • Comité départemental de libération ou CDL
    Mis en place clandestinement avant la Libération et chargé d’administrer à titre transitoire un département libéré (prise de pouvoir, épuration, ravitaillement, affaires courantes) jusqu’au retour de la légalité républicaine. Des comités locaux de libération ou CLL furent chargés d’administrer les communes libérées.
  • Comité français de la Libération nationale ou CFLN
    Formé le 3 juin 1943 de la réunion du Comité national français gaulliste de Londres et du pouvoir civil et militaire exercé à Alger par le général Giraud sous la houlette des Américains. Le CFLN, déclare de Gaulle le 3 juin, « est le pouvoir central français. Il dirige l’effort français dans la guerre sous toutes ses formes et en tous lieux. En conséquence, il exerce la souveraineté française sur tous les territoires placés hors du pouvoir de l’ennemi ; il assure la gestion et la défense de tous les intérêts français dans le monde ».De Gaulle et Giraud sont coprésidents du CFLN, qui compte un secrétaire général (Joxe) et sept commissaires (Abadie, Bonnet, Couve de Murville, Dithelm, Mayer, Pleven, Tixier). Le 4 août, Giraud doit accepter un partage des rôles : à lui le commandement militaire, à de Gaulle les pouvoirs civils. Mais début octobre 1943, après la libération de la Corse, alors que Giraud a agi hors du CFLN, de Gaulle prend le dessus et Giraud doit quitter la coprésidence du CFLN. Le 3 novembre, de Gaulle ouvre l’Assemblée consultative provisoire ou ACP et le CFLN est refondu le 9 novembre, incluant désormais des représentants des partis politiques (ainsi le radical Mendès France, puis à partir d’avril 1944 les communistes Grenier et Billoux) et de la Résistance intérieure (dont Frenay et d’Astier de la Vigerie). Plus de 400 ordonnances et décrets préparent la Libération. Le 3 juin 1944, le CFLN devient le Gouvernement provisoire de la République française, notamment pour contrer la volonté américaine de mettre en place l’AMGOT, c’est-à-dire une administration provisoire de la France libérée, assurée par des militaires alliés.
  • Comité général d'études ou CGE
    En juin 1942, Jean Moulin avait confié à un comité d'experts la tâche de faire la synthèse des projets politiques pour l'après-guerre. Ce comité devient à l'automne 1943, après la réorganisation et la réactivation du Conseil national de la Résistance consécutive à l'arrestation de Jean Moulin, le Comité général d'études, chargé de préparer les réformes de l'État à mener après la Libération. Il est composé de six, puis neuf membres : Paul Bastid, "Primus", ancien ministre radical ; François de Menthon, "Secondus", et Pierre-Henri Teitgen, démocrates-chrétiens ; Robert Lacoste, "Tertius", socialiste ; René Courtin, "Economicus", économiste libéral ; puis l'avocat bâtonnier Charpentier, Michel Debré et Pierre Lefaucheux, industriel. Du CGE émanera le Rapport sur la politique économique d'après guerre, rédigé surtout par Courtin, Teitgen et Menthon et publié clandestinement à Paris – et dont l'essentiel est validé par le général de Gaulle à Alger en novembre 1943 et par l'Assemblée consultative. Les principes de ce rapport formeront l'ossature du programme du CNR adopté le 15 mars 1944.
    → Voir Conseil national de la Résistance.
  • Comité inter-mouvements auprès des évacués → Cimade.
  • Comité local de libération → Comité départemental de libération.
  • Comité militaire national → Francs-Tireurs et partisans français.
  • Comité national des écrivains → Front national de lutte pour la liberté et l'indépendance de la France ou Front national.
  • Comité national français ou CNF
    Créé par le général de Gaulle à Londres le 24 septembre 1941, ses services d’abord militaires s’étant étoffés et complétés de directions civiles. De Gaulle a seul le pouvoir de signer des ordonnances. Le CNF est constitué de sept commissariats : économie, finances et colonies (Pleven), affaires extérieures (Diethelm, puis Massigli), intérieur, travail et information (idem, puis Philip), justice et instruction publique (Cassin), guerre (général Legentilhomme), marine (amiral Muselier), air (général Valin). Jean Moulin sera nommé commissaire également avant son 2e départ vers la métropole en mars 1943. Le CNF devient le CNLF le 3 juin 1943.
  • Comités de défense et d’action paysanne ou CDAP
    Structures clandestines mises en place en 1943, surtout dans la zone sud et par des communistes issus de la Confédération générale des paysans travailleurs ou CGPT dissoute en 1939, pour contrer la propagande de Vichy et de l’occupant.
  • Commissariat général aux questions juives → Aryanisation.
  • Commission d’action militaire → Comité d’action militaire.
  • Confédération générale de l’agriculture ou CGA
    Créée clandestinement en 1943 par des militants socialistes et radicaux, notamment par François Tanguy-Prigent (élu député socialiste du Front populaire en mai 1936, alors le plus jeune député de France, il sera ministre de l’agriculture du 4 septembre 1944 au 22 octobre 1947), pour s’opposer à la Corporation paysanne vichyste. La CGA fait paraître en 1944 un journal, La Résistance paysanne. En mars 1945, elle deviendra un syndicat agricole, mais la nouvelle FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles), créée en mars 1946, s’imposera à son détriment.
  • Confédération générale des paysans travailleurs → Comités de défense et d’action paysanne.
  • Confédération générale du travail ou CGT
    En 1921, avait eu lieu la scission de la CGT suite au congrès de Tours, entre la CGT des confédérés et la CGTU procommuniste (Confédération générale du travail unitaire), dont le secrétaire général est Benoît Frachon depuis 1933, mais la CGT et la CGTU se sont réunifiées au congrès de Toulouse en 1936. Le pacte germano-soviétique provoque, le 25 septembre 1939, l’exclusion des militants communistes qui refusent de condamner le pacte. Le 16 août 1940, une loi de Vichy dissout les centrales ouvrières, dont la CGT, et patronales (les décrets de mise en œuvre pour les différentes organisations paraissent seulement le 9 novembre 1940). Les « accords du Perreux » du 17 avril 1943 signés par les ex-confédérés et les ex-unitaires reconstituent clandestinement la CGT, qui est représentée à la création du Conseil national de la Résistance le 27 mai suivant et participera l’hiver 1944 à la rédaction du programme du CNR. Le 18 août 1944, la CGT appelle à la grève générale pour la Libération de Paris, puis sort de la clandestinité le 26 août et publie La Vie ouvrière au grand jour le 8 septembre.
  • Confédération générale du travail unitaire → Confédération générale du travail.
  • Confédérés → Confédération générale du travail.
  • Confrérie Notre-Dame → BCRA.
  • Conseil de la Résistance → Conseil national de la Résistance.
  • Conseil national de la Résistance ou CNR
    Constitué par Jean Moulin sur instruction du général de Gaulle, le CNR (appelé Conseil de la Résistance jusqu’à l’automne 1943) s’est réuni la première fois en plénière le 27 mai 1943, sous la présidence de Jean Moulin, avec des représentants des principaux mouvements de Résistance, de partis politiques et de syndicats. Sans équivalent dans les autres pays occupés par le Reich, il symbolise l’unification de la Résistance intérieure en elle-même et avec la France libre, sous l’autorité du général de Gaulle, qui reçoit ainsi une légitimité nationale et républicaine précieuse auprès des Alliés, dans le contexte de ses négociations avec Giraud qui vont aboutir le 3 juin 1943 à la création du CFLN à Alger. Le 15 mars 1944, le bureau du CNR adopte son programme, Les Jours heureux, qui prévoit les réformes à mener après la Libération. En fait, le CNR s’effacera assez vite de la scène politique une fois le général de Gaulle et le GPRF revenus à Paris entre le 25 et le 31 août 1944, mais il aura joué un rôle clé via la mise en œuvre par le GPRF des principales mesures de son programme démocratique. De fait, c’est le 27 mai qui a été choisi par la loi du 19 juillet 2013 comme date symbolique pour célébrer la nouvelle journée nationale de la Résistance : « Dans le cadre de cette journée anniversaire, les établissements d'enseignement du second degré sont invités à organiser des actions éducatives visant à assurer la transmission des valeurs de la Résistance et de celles portées par le programme du Conseil national de la Résistance. »
  • Conventions de Genève
    Traités internationaux depuis 1864 en matière de droit humanitaire, définissant des règles de protection des personnes dans les conflits armés. En particulier, la « convention de Genève » au singulier désigne souvent le texte international relatif au traitement des prisonniers de guerre, signé en juillet 1929 et qui sera révisé le 12 août 1949.
  • COPA → Bureau des opérations aériennes.
  • Corporation paysanne ou Corporation nationale paysanne
    Organisation corporatiste créée par Vichy le 2 décembre 1940 et regroupant les structures agricoles syndicales et patronales d’avant-guerre.
  • Cours martiales
    “Juridictions” d’État répressives et expéditives instituées hors du système judiciaire par une loi de Vichy du 20 janvier 1944 – tout individu « en flagrant délit d’assassinat ou de meurtre, de tentative d’assassinat ou de meurtre, commis au moyen d’armes ou d’explosifs, pour favoriser une activité terroriste », est traduit aussitôt devant une cour martiale, composée de trois “juges” anonymes nommés parmi son entourage par Joseph Darnand lui-même, secrétaire général au maintien de l’ordre depuis le 1er janvier et qui a reçu le 10 janvier les pleins pouvoirs pour réprimer la Résistance. Ni instruction, ni avocats. Si « la culpabilité est nettement établie », le condamné est immédiatement fusillé et jeté dans une fosse commune. Pas d’acquittement possible, ni recours, ni appel, ni demande de grâce. Pas d’obsèques ni de sépulture autorisées. Environ 200 exécutions de résistants eurent ainsi lieu en six mois en 1944, pendant la radicalisation ultracollaborationniste du régime de Vichy.
    → Voir aussi Sections spéciales.

Sources

  • « Acteurs de la répression et dispositifs répressifs – lexique indicatif », musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon, 2010.
  • Dictionnaire historique de la Résistance, dir. François Marcot, Robert Laffont, coll. Bouquins, 2006.
  • Documents de la Fondation de la Résistance.
  • Les évasions des Marches de la mort – janvier-février et avril-mai 1945, Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah-Amicale d’Auschwitz, Paris, 2014.
  • Site du Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah-Amicale d’Auschwitz.
  • Wikipédia.

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