Concours National
de la résistance et de la déportation

Des ressources pour participer
PARUTION

Enseigner la Résistance, dir. Laurent Douzou et Tristan Lecoq (2016)

28 Septembre, 2016 - 09:00

Enseigner la Résistance, sous la direction de Laurent Douzou et Tristan Lecoq, en partenariat avec la Fondation de la Résistance, univers Maîtriser, 160 pages, Canopé Éditions, septembre 2016.

L’histoire de la Résistance s’enrichit toujours de nouveaux éclairages, son héritage continue de marquer et d’inspirer notre société, et son enseignement occupe une place inédite dans les programmes scolaires en mêlant histoire et citoyenneté. Car c’est un temps exemplaire à plus d’un titre qui continue de susciter des questions, des polémiques et des débats. Un des rares moments où l’engagement d’une poignée de volontaires a contribué à changer le cours de l’histoire de notre pays. À l’heure où les programmes scolaires incitent à mieux prendre en compte l’engagement citoyen et à davantage cerner les enjeux de la Résistance, il est apparu nécessaire d’offrir aux enseignants une synthèse actualisée des connaissances sur cette période.

L’ouvrage, dirigé par Laurent Douzou, professeur des universités, et Tristan Lecoq, inspecteur général de l’Éducation nationale, et conçu en partenariat avec la Fondation de la Résistance, est composé de 12 articles écrits par les historiens spécialistes de la période : Sébastien Albertelli, Julien Blanc, Laurent Douzou, Thomas Fontaine, Jean-Marie Guillon, Pierre Laborie, Bruno Leroux, Jean-François Muracciole, Cécile Vast. Ces auteurs ont livré des textes inédits qui permettent de mieux cerner l’histoire et la mémoire de la Résistance française. Adossés à cet ouvrage, des études et des documents historiques commentés par des enseignants du second degré sont consultables en ligne.

Cette publication transmédia jette une passerelle entre la recherche universitaire et la pédagogie.

 

Lieu, date(s), heures : Version imprimée (réf. 941B3140) 16,90 euros disponibles dans les librairies de réseau Canopé et sur reseau-canope.fr. Version PDF (941PDF40) 6,99 euros, en vente sur reseau-canope.fr
EXPOSITION

Klaus Barbie 1987 – Mémoires d'un procès | Montluc, une prison dans l'Histoire

14 Septembre, 2017 - 18:00 - 30 Juin, 2018 - 17:30

À l’occasion des 30 ans du procès de Klaus Barbie, le Mémorial propose une exposition retraçant à la fois le procès de Klaus Barbie, son parcours mais aussi celui de ses victimes. L’exposition, présentée au sein même du chemin de ronde de la prison, trouve en ce lieu une résonance particulière.

Réalisée en partenariat avec les Archives départementales du Rhône et de la métropole de Lyon, cette exposition complète celle présentée aux Archives : « Un procès pour l'histoire. Klaus Barbie 1987 devant la justice​, mémoires d'un procès » jusqu'au 2 février 2018.

Lieu, date(s), heures : Mémorial national de la prison de Montluc, 4 rue Jeanne-Hachette, 69003 Lyon, tél. 04 78 53 60 41, info@memorial-montluc.fr. Entrée gratuite. Individuels : du mercredi au samedi, 14:00-17:30. Visites guidées gratuites tous les samedis à 10:30 sur réservation (reservation@memorial-montluc).
EXPOSITION

Beate et Serge Klarsfeld ou les combats de la mémoire (1968-1978)

7 Décembre, 2017 - 10:00 - 9 Septembre, 2018 - 18:00

La décennie 1968-1978 marque un nouveau tournant dans la mémoire de la Shoah en Europe et dans le monde, dans un contexte de grands bouleversements politiques, sociaux et culturels. L’action souvent retentissante du couple formé par Beate et Serge Klarsfeld exerce un rôle majeur dans cette évolution. Cinquante ans après la gifle administrée par Beate Klarsfeld en 1968 au chancelier ouest-allemand Kurt Georg Kiesinger et quarante ans après la publication en 1978 par Serge Klarsfeld du Mémorial de la déportation des Juifs de France, le Mémorial de la Shoah consacre une exposition à l’œuvre de Beate et Serge Klarsfeld en faveur des victimes de la Shoah, contre l’impunité d’anciens responsables de la « solution finale » et contre l’antisémitisme.

Grâce à de nombreux documents et objets inédits, l’histoire et les motivations de leurs engagements sont pleinement restituées, rejoignant celles de toute une génération dont ils deviennent jusqu’à aujourd’hui les symboles.

« Je n’aurais pas pu mener ce combat sans Beate et inversement. Nous avons toujours tout fait ensemble. Nous sommes des époux siamois. » (Serge Klarsfeld)

 

Commissaire de l’exposition : Olivier Lalieu, historien, responsable de l’aménagement des lieux de mémoire et des projets externes, Mémorial de la Shoah.

 

Conférence inaugurale : « Beate et Serge Klarsfeld, l’engagement de toute une vie », jeudi 07 décembre 2017 à 19:30

Les époux Klarsfeld reviennent sur les principales étapes de leur parcours et les ressorts de leurs actions depuis 50 ans au service de la justice, de la mémoire et de l’histoire de la Shoah comme de la défense des Juifs partout dans le monde.

En présence de Beate et Serge Klarsfeld, et de Bernard-Henri Lévy, philosophe et écrivain.

Rencontre animée par Laurent Delahousse, journaliste.

Attention, cet événement étant complet à l’auditorium, les places restantes sont en salle de retransmission : http://billetterie.memorialdelashoah.org/fiche_conference.asp?cfid=17D78859.

Lieu, date(s), heures : Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris. Tél. 01 42 77 44 72. Ouvert tous les jours (sauf le samedi) de 10:00 à 18:00 (jusqu’à 22:00 le jeudi). Entrée libre – niveau crypte et entresol, 4e étage (salle de lecture). Visites guidées : pour les individuels, les jeudis 4 janvier, 1er février, 1er mars et 5 avril 2018, de 19:30 à 21:00 (gratuit, sans réservation préalable) ; pour les groupes, sur demande par téléphone au 01 53 01 18 06.
EXPOSITION

Gamins d'hier, Ados d'aujourd'hui. L'histoire se raconte et se transmet

15 Janvier, 2018 - 09:00 - 29 Septembre, 2018 - 18:30
 

Sur les enfants et les jeunes de 1939 à 1945. Pour découvrir la vie quotidienne des enfants durant la guerre et l’0ccupation, les bouleversements qu’ils ont connus mais aussi l’engagement des jeunes dans la Résistance et ses conséquences, le destin d’enfants juifs cachés et certains déportés…

Pour souligner à la fois les différences entre les jeunes d’hier et les jeunes d’aujourd’hui et surtout ce qui rapproche ces deux générations de gamins à 80 ans d’intervalle. Alors que trois générations les séparent, ces gamins d’hier et ces ados d’aujourd’hui ont pourtant bien des points communs : les copains, les parents, l’école, les devoirs, les vacances, les jeux (même si ce sont des jeux vidéo aujourd’hui), les rêves, les premiers flirts, l’envie de grandir plus vite…

Pour montrer quel’Histoire est avant tout faite d’individus, faite par des hommes et des femmes ordinaires, comme nous, qui nous ressemblent. Pour souligner que ce sont justement ces destins individuels qui rapprochent les jeunes de l’Histoire. L'exposition se veut donc un pont entre les générations pour que les jeunes d’aujourd’hui puissent s’identifier aux jeunes d’hier.

 

Lieu, date(s), heures : Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Toulouse, 52 allée des Demoiselles, 31400 Toulouse, tél. 05 61 14 80 40, musee-resistance@cd31.fr, page Facebook https://www.facebook.com/museeresistance.hautegaronne/. Entrée gratuite, du lundi au vendredi de 09:00 à 12:00 et de 13:30 à 17:30. Le samedi de 10:00 à 18:30 en journée continue. Fermeture le dimanche et les jours fériés.
PARUTION

Polices et gendarmerie françaises, polices et armée allemandes, en France occupée, 1940-1944, dans les politiques de répression, de fusillades et de déportation des Juifs, Tsiganes, résistants...

16 Janvier, 2018 - 09:00

Avec une conférence de Jean-Marc Berlière sur "Les polices françaises sous l’Occupation, 1940-1944", les témoignages d’Esther Dzik-Sénot et de Raphaël Esrail, une conférence de Laurent Thiery sur "Les responsabilités du Commandement militaire allemand de Lille dans les déportations depuis le Nord de la France, 1940-1944", les témoignages de François-René Cristiani-Fassin Lili Rosenberg-Leignel, et des articles de F. Bottois, M. Braunschweig, G. Célerse, J. Duhem, M-P. Hervieu, C. Monjanel. (actes de la conférence du 25 novembre 2015 et de la conférence du 9 novembre 2016).

 

Une publication du Cercle d’étude de la déportation et de la Shoah, dans la collection "Petit Cahier" (3e série, n° 26, janvier 2018).

Lieu, date(s), heures : Participation aux frais de 20 euros l’exemplaire. Frais de port pour la France : un exemplaire 6 euros (deux exemplaires 7 euros). À commander au Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah, Maison des Associations du 11e arrondissement, 8 rue du Général-Renault, 75011 Paris.
EXPOSITION

Humour interdit

6 Février, 2018 - 14:30 - 30 Septembre, 2018 - 18:00

« Humour interdit » : ce fut le nom d'une exposition de dessins de presse et de caricatures, qui a eu lieu à Toulouse en décembre 1944, au lendemain de la Libération. Après quatre années de censure et de répression, les artistes retrouvent leur liberté d'expression. Les dessins sont à nouveau narquois, grinçants, subversifs et pour certains, revanchards. Quand le dessin devient une arme, quelle place occupe-t-il pendant la Seconde Guerre mondiale ? En écho, ce fut aussi le titre de l'exposition créée par le musée départemental de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne au lendemain de l'attentat contre le journal Charlie Hebdo en 2015.

Cette exposition, d'une grande richesse iconographique et enrichie de documents originaux conservés dans les collections du centre régional « Résistance & Liberté » et montrés pour la première fois, présente ainsi un grand nombre de dessins exceptionnels aux supports divers : presse, tracts, affiches, brochures..., produits entre 1939 et 1945. Elle questionne la place et la fonction du dessin qui, quel que soit l'usage, est une arme psychologique. Pour l'occupant, les collaborationnistes et l'Etat français, le dessin est au service de l'embrigadement de la population pour dénoncer « l'anti-France ». Les caricatures discriminent, diffament et calomnient. Pour les résistants et les Alliés, aux moyens limités, le dessin sert la contre-propagande, aéroportée clandestinement par l'aviation alliée. Pour les prisonniers de guerre et les déportés, le dessin est une arme de survie à valeur, aujourd'hui, testimoniale.

Lieu, date(s), heures : Centre Régional « Résistance & Liberté », Écuries du Château, Rond-point du 19-mars-1962, 79100 Thouars, tél. 05 49 66 42 99, info@crrl.fr, www.crrl.fr. Groupes (au moins 10 personnes) 09:00-18:00 tous les jours sur rendez-vous. Individuels : 14:30-18:00 du mardi au vendredi et le dimanche (sauf jours fériés). Adulte : 2,50 € / 2 € réduit. Gratuit : -18 ans, étudiant, demandeur d'emploi, adhérent. Activités pédagogiques : service des publics, tél. 05 49 66 42 99. Visites commentées de l'exposition pendant les vacances scolaires : 24 et 31 juillet, 7, 14 et 21 août, à 15:00. À partir de 9 ans. Durée : 45 min. Tarifs des visites : adulte, de 2 € à 4 € ; enfant -12 ans et adhérent : gratuit ; tarif famille (couple + 3 enfants de + 12 ans) : 14 €. Le billet pour la visite commentée offre l'accès gratuit à l'exposition permanente du Centre Régional "Résistance & Liberté". Réservation conseillée.
RADIO

Raphael Lemkin et l'invention du concept du génocide (à réécouter ou podcaster)

14 Février, 2018 - 13:30

Qui est l’homme sans lequel le concept de génocide n’aurait pas vu le jour ?

A la fin de sa vie, dans les années 50, rencontrant dans un parc  un groupe de jeunes filles en fleurs, il se serait ainsi adressé à elles : « Savez-vous que je sais dire : je t’aime dans un nombre incalculable de langues ? »

Son histoire, en effet, est celle d’un polyglotte. Il naît au Nord-Est de Varsovie dans ce qui était encore l’empire russe. Il devient un juriste réputé de la République de Pologne indépendante. Son invasion en 1939 le contraint à fuir en Suède. Il refuse la malédiction du réfugié et, au bout de quelques mois, il enseigne en suédois. Le voici enfin aux Etats-Unis, il est professeur d’université. Quant au français, il le parle assez bien.

On ne s’étonnera pas si le mot qu’il forge pour incriminer les violences de masse systématisées juxtapose le grec et le latin. Génocide, de genos et occidere.

L’histoire de Lemkin est d’abord  celle d’un enfant élevé en yiddish, dont la famille était certes accoutumée aux pogroms mais qui ne parvenait pas à croire qu’elle pouvait être entièrement anéantie. Son travail est commandé par un changement permanent d’échelle : d’un côté, les interrogations sur son frère, sa belle-sœur, ses amis, et, de l’autre, l’interrogation du crime absolu. On ne peut saisir l’inédit sans le mettre en rapport avec la poche de réalité dont on est familier.

En accumulant et en traitant sa documentation sur le régime nazi, Lemkin cherchait sans doute un soulagement à son chagrin personnel. Mais son but, en inventant le mot nouveau de génocide, était de raisonner en termes de groupes – humains, nationaux, religieux, voire politiques. Et de les placer sous la protection d’un  droit international renouvelé. 

 

Avec Annette Becker, historienne, professeure des universités à Paris-Ouest Nanterre La Défense.

 

Références :

  • Les messagers du désastre. Raphael Lemkin, Jan Karski et les génocides écrit par Annette Becker (Fayard)
  • Les cicatrices rouges 14-18. France et Belgique occupées écrit par Annette Becker (Fayard)
  • Oubliés de la Grande Guerre. Humanitaire et culture de guerre (1914-1918) écrit par Annette Becker (Hachette Pluriel)
  • Retour à Lemberg écrit par Philippe Sands (Editions Albin-Michel)
  • Génocide. Anatomie d'un crime écrit par Yves Ternon (Armand Colin)
  • L'État criminel. Les génocides au XXe siècle écrit par Yves Ternon (Seuil)
  • Qu'est-ce qu'un génocide ? écrit par Rafaël Lemkin (Editions du Rocher)
  • Juifs de Pologne, de l'âge d'or aux pogroms (L'Histoire hors-série n° 421)

 

 
Lieu, date(s), heures : France Inter, 30 min. « La marche de l'Histoire », émission de Jean Lebrun. À réécouter ou podcaster sur www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-14-fevrier-2018.
RADIO

Milena Jesenska, le feu vivant (Prague 1896-Ravensbrück 1944) [à réécouter ou podcaster]

24 Février, 2018 - 15:00

Il disait d’elle qu’elle était un "feu vivant". Milena Jesenska est connue pour avoir été la destinataire des plus belles lettres de Franz Kafka, les Lettres à Milena. Elle fut aussi traductrice, journaliste et résistante.

Lieu, date(s), heures : France Culture, 60 min. Émission « Une vie, une œuvrer » par Irène Omélianenko.
RADIO

1936 : les jeux Olympiques de Hitler [à réécouter et podcaster]

25 Février, 2018 - 18:10

Avec Jérôme Prieur, réalisateur de Les jeux d'Hitler, Berlin 1936, diffusé sur Arte le 27 février à 20:50.

Lieu, date(s), heures : France Inter, 50 min. « L'œil du tigre », une émission de Philippe Collin.
EXPOSITION

Les graffitis, ultimes témoignages des fusillés du Mont-Valérien

1 Mars, 2018 - 09:00 - 30 Juin, 2018 - 18:00

Le Mont-Valérien, haut lieu de la mémoire nationale du ministère des armées, à Suresnes (92), présente, en partenariat avec le musée de la Résistance nationale et avec le soutien du Mémorial de la Shoah, une exposition temporaire et itinérante consacrée aux graffitis laissés dans la chapelle par les fusillés. Objets mémoriels découverts à la Libération, ces 31 messages sont les derniers témoignages des condamnés à mort et des otages fusillés au Mont-Valérien. 

Ils rappellent aussi la diversité des profils des combattants de l'ombre ou des otages : communiste, juif, étranger, Français. Des hommes différents mais dont certains ont vécu leurs dernières heures ensemble dans cette chapelle. 

Cette exposition aura pour vocation de se déplacer sur l'ensemble du territoire et permet de retracer le parcours de certains fusillés, le rôle des organisations clandestines et d'illustrer le rôle du Mont-Valérien dans l'organisation répressive au cours de la guerre.

Lieu, date(s), heures : Mont-Valérien, avenue du Professeur Léon-Bernard, 92150 Suresnes, tél. 01 47 28 46 35. Ouvert du mardi au dimanche, 9:00-12:30 et 13:30-18:00.
EXPOSITION

August Sander : Persécutés/persécuteurs, des hommes du XXe siècle

8 Mars, 2018 - 18:00 - 15 Novembre, 2018 - 10:00

Figure majeure de la photographie, August Sander (1876-1964) se lance dès 1920 dans le projet de dresser le portrait de la société allemande classée en types sociaux et professionnels. Cette œuvre d’une vie, Hommes du XXe siècle, ne sera jamais publiée dans son intégralité de son vivant.

L’un de ses trois enfants, Erich (1903-1944), est incarcéré en 1934 à Cologne en raison de son engagement politique. Il devient l’un des photographes de la prison et laisse un témoignage exceptionnel. Resté à Cologne, August Sander va y réaliser des portraits de commande pour des membres du parti national-socialiste, ainsi que pour des Juifs de Cologne.

À la fin de la guerre, il décide d’intégrer aux Hommes du XXe siècle les photos qu’Erich a faites en prison sous le titre « Prisonniers politiques », ainsi que la série de portraits de Juifs de Cologne sous le nom « Persécutés » et celle des nationaux-socialistes.

Ces portfolios, exposés pour la première fois en France, donnent la possibilité de découvrir une autre facette de cette œuvre magistrale, notamment des portraits d’hommes et de femmes, ici dans toute leur dignité d'« Hommes du XXe siècle », dignité dont les nazis avait voulu les exclure.

 

Publication

August Sander, Persécutés / persécuteurs, des Hommes du XX e siècle, 2018. En vente à la librairie du Mémorial de la Shoah ou sur la librairie en ligne.

 

Rencontres

 • Conférence inaugurale, jeudi 08 mars 2018 à 20:00 : « Voir, observer, penser », trois actions qui vont guider le photographe August Sander dans son projet des Hommes du XXe siècle. Pendant et après la Seconde Guerre mondiale, la conscience de ce qui s’est passé et la blessure de la mort en prison de son fils Erich, inspirent la composition de son grand oeuvre. Son fils, ses petits-fils et arrière-petits-fils poursuivront cette mission devenue familiale, en lien avec des spécialistes de la photographie.

En présence de Gerd Sander et Julian Sander, Fondation August Sander, Werner Jung, directeur du Centre de documentation sur le nazisme, Cologne, Alain Sayag, conservateur honoraire, Centre Pompidou. Rencontre animée par Michel Guerrin, rédacteur en chef, Le Monde. Entrée libre sur réservation : http://billetterie.memorialdelashoah.org/fiche_conference.asp?cfid=17D78863.

 

• Rencontre, dimanche 11 mars 2018 à 14:30 : à l’occasion de la parution du Songe du photographe, de Patricia Reznikov, éd. Albin Michel, 2017 – Joseph, un jeune Parisien de quinze ans, tente de fuir l’indifférence de sa famille. Accueilli dans une maison d’artistes, il trouve sa place parmi des exilés au passé douloureux. Au récit de leurs histoires, Joseph panse ses blessures et fait l’apprentissage de l’amour. Éducation sentimentale et esthétique, réflexion sur la solitude, ce roman est aussi une ode à la photographie du XXe siècle, à celle d’André Kertész ou d’August Sander.

En présence de l’auteure Patricia Reznikov. Rencontre animée par Ariane Singer, journaliste. Tarifs : 5 € / 3 €. Réservation en ligne : http://billetterie.memorialdelashoah.org/fiche_conference.asp?cfid=17D78864.

 

• Table ronde, dimanche 11 mars 2018 à 16:30 : « Être Juif en Allemagne dans les années 1930 » – connue sous le nom « Les persécutés », la série de portraits des Juifs de Cologne est réalisée par August Sander à la fin des années 1930. Mais que savons-nous réellement de la situation quotidienne des Juifs allemands sous le régime national-socialiste ? Quelle est la chronologie des vagues d’émigration ? Et parmi ceux qui sont restés, comment ont-ils choisi de témoigner ?

En présence de Dominique Bourel, directeur de recherche, CNRS, Patrick Farges, professeur, histoire de l’Allemagne, université Paris Diderot, Christoph Kreutzmüller, historien et commissaire, Musée juif de Berlin. Rencontre animée par Johann Chapoutot, professeur, université Paris 4. Tarifs : 5 € / 3 €. Réservation en ligne : http://billetterie.memorialdelashoah.org/fiche_conference.asp?cfid=17D78865.

Lieu, date(s), heures : Mémorial de la Shoah, niveau - 1, 17, rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris. Tél. 01 42 77 44 72. Entrée libre. Visite guidée gratuite de l’exposition pour les individuels le jeudi 15 mars 2018 de 19:30 à 21:00. Sans réservation préalable. Les visites guidées sont proposées sur demande aux groupes. Sur réservation : tél. : 01 53 01 18 06 ou education@memorialdelashoah.org Pour suivre l’exposition sur les réseaux sociaux : #ExpoPhotoSander
EXPOSITION

Adélaïde Hautval, « Amie des Juifs » (prolongation jusqu'au 30 septembre 2018)

27 Mars, 2018 - 14:00 - 30 Septembre, 2018 - 18:00

Selon Adélaïde Hautval elle-même, c'est « par une succession de circonstances plutôt curieuses » qu’elle fut arrêtée, internée, déportée par les nazis, et qu'elle fut celle qui dit non à Mengele.

En mai 1942, elle est arrêtée sur le quai de la gare à Vierzon alors qu’elle vient à la recherche d’une valise égarée. Pendant son interrogatoire, elle reprend vertement deux soldats allemands qui critiquent la France. Condamnée à une semaine d’emprisonnement à Bourges, elle prend la défense d’une femme juive, puis se fabrique une étoile jaune. Elle manifeste sa désapprobation lors du transfert des familles juives par la Gestapo au camp de Beaune-la-Rolande : « Ce sont des gens comme les autres, laissez-les… » – « Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort », lui réplique-t-on.

Internée au camp de Pithiviers, puis dans celui de Beaune-la-Rolande, elle est témoin de l’arrivée massive des familles arrêtées lors de la rafle du Vel d’Hiv, puis de la séparation des mères et des enfants. Elle assiste comme elle le peut, depuis l’infirmerie, les enfants restés seuls. Elle sera le témoin de leur déportation. Transférée de la prison d’Orléans en novembre 1942 au fort de Romainville, puis à Compiègne, elle sera déportée le 24 janvier 1943 à Auschwitz. Elle est affectée en tant que médecin au block 10 et refuse de participer aux expérimentations. En août 1944, elle est transférée à Ravensbrück.

Elle reçoit en 1945 la Légion d’Honneur, et, en 1965, la médaille des Justes qui vient d’être créée. 

« Adélaïde Hautval est l’une des femmes les plus admirables que j’ai connue (…) une des personnalités les plus remarquables que l’humanité ait connues. En raison de sa grande modestie peu de gens étaient informés de son action extraordinaire (…) envers tous les êtres humains, quels qu’ils soient (…,) ceux qui souffraient et étaient persécutés. », déclare Moshé Bejski, juge à la cour suprême d’Israël, au décès d’Adélaïde Hautval en 1988.

 

Exposition réalisée par le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, avec les archives de sa famille, des Archives départementales du Loiret et du Cher, de Yad Vashem, de Georges Hauptmann et Maryvonne Braunschweig, du Mémorial de la Shoah, de l’hôpital psychiatrique de Lannemezan et du musée-mémorial d’Auschwitz-Birkenau. 

Lieu, date(s), heures : Orléans, Cercil, Musée-mémorial des enfants du Vel d’Hiv – Centre d’histoire et de mémoire sur les camps de Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Jargeau, 45, rue du Bourdon-Blanc, 45000 Orléans, cercil@cercil.eu. Ouvert du mardi au vendredi et le dimanche de 14 heures à 18 heures (fermé le samedi et le lundi), nocturne le mardi jusqu'à 20 heures.
EXPOSITION

Destruction & Reconstruction

3 Avril, 2018 - 10:00 - 30 Juin, 2018 - 18:00

Une comparaison des destructions et des reconstructions qui ont façonné le paysage et le patrimoine picards.

Lieu, date(s), heures : Musée de la Résistance et de la Déportation de Picardie, 5 place Carnegie, 02700 Tergnier, tél. 03 23 57 93 77. Visiteurs individuels : du mardi au samedi, de 10 :00 à 12 :00 et de 14 :00 à 18 :00 ; le dimanche de 14 :30 à 18 :30. Groupes : visites sur RDV du mardi au samedi. Fermé tous les lundis, le 1er mai, le 1er novembre, les 24 et 25 décembre et le 31 décembre et le 1er janvier.
EXPOSITION

KG : les prisonniers de guerre du Cher dans la Seconde Guerre mondiale

6 Avril, 2018 - 08:30 - 9 Septembre, 2018 - 17:30

KG ou Kriegsgefangener, c'est-à-dire prisonnier de guerre en allemand. Parmi les 1 500 000 prisonniers français de la Seconde Guerre mondiale, environ 10 000 étaient originaires du département du Cher.

A partir de documents méconnus issus des fonds des Archives départementales, cette exposition met en lumière la vie de ces captifs dans les camps allemands. Elle permet d’évoquer leur travail, leurs rapports avec le régime de Vichy, leurs activités intellectuelles et culturelles et leurs liens avec la Résistance. La présentation des oeuvres d’artistes prisonniers comme le dessinateur Maurice Delavier et le sculpteur Hervé Mhun offre un autre point de vue sur la vie de ces milliers de soldats internés.

Un guide des sources sur le thème des prisonniers de guerre français de la Seconde Guerre mondiale est consultable en ligne sur le site des Archives départementales du Cher : Les prisonniers de guerre français de la Seconde Guerre mondiale.

 

Lieu, date(s), heures : Musée de la Résistance et de la Déportation du Cher, site des Archives départementales, salle des expositions temporaires, rue Heurtault-de-Lamerville, 18000 Bourges. Tél. 02 48 55 82 60. Entrée libre et gtratuite. Ouvert du mardi au vendredi de 08:30 à 12:30 et de 13:30 à 17:30, le samedi, le dimanche et les jours fériés de 14:00 à 18:00.
EXPOSITION

Évasions, l’art sans liberté

7 Avril, 2018 - 18:30 - 23 Septembre, 2018 - 19:00

 

Au-delà de ce qu’on nomme communément « l’art carcéral », l’exposition rassemble plus largement, et pour la première fois, des œuvres et travaux plastiques produits dans des espaces de privation de liberté : prisons, mais aussi camps et lieux d’accueil d’exilés, jusqu’aux camps de concentration.

 

Des productions des ateliers de la jungle de Calais aux dessins réalisés au camp de Ravensbrück par la résistante déportée Jeannette L'Herminier ou aux cartes à jouer fabriquées par Lou Blazer au camp de sécurité de Gaggenau (Bade-Wurtemberg) où furent transférés les détenus du camp de Schirmeck, des Paños, créés par les prisonniers mexicains dans les geôles américaines, aux travaux plastiques produits dans les prisons françaises par des détenus dans le cadre d’ateliers de pratique artistique, cette exposition pose l’expression artistique comme dernière des libertés de l’homme. Ainsi en témoigne l’exceptionnel ensemble de carnets de recettes de cuisine illustrés, imaginés et rédigés dans des camps de concentration et des camps de travail.

L’exposition s’organise selon trois sections : 
- Territoires imaginaires (camps et campements d’exilés et de réfugiés), 
- Dehors imaginaires (prisons), 
- Festins imaginaires (camps de concentration).

Lieu, date(s), heures : MIAM (Musée international des arts modestes), 23 quai Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, 34200 Sète, miam@miam.org, miam@ville-sete.fr, tél. 33 (0) 4 99 04 76 44. Ouvert tous les jours de 09:30 à 19:00. Visites guidées du lundi au vendredi à 14:30 et à 16:00, groupes sur réservation.

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