Concours National
de la résistance et de la déportation

Des ressources pour participer
PARUTION

Polices et gendarmerie françaises, polices et armée allemandes, en France occupée, 1940-1944, dans les politiques de répression, de fusillades et de déportation des Juifs, Tsiganes, résistants...

16 Janvier, 2018 - 09:00

Avec une conférence de Jean-Marc Berlière sur "Les polices françaises sous l’Occupation, 1940-1944", les témoignages d’Esther Dzik-Sénot et de Raphaël Esrail, une conférence de Laurent Thiery sur "Les responsabilités du Commandement militaire allemand de Lille dans les déportations depuis le Nord de la France, 1940-1944", les témoignages de François-René Cristiani-Fassin Lili Rosenberg-Leignel, et des articles de F. Bottois, M. Braunschweig, G. Célerse, J. Duhem, M-P. Hervieu, C. Monjanel. (actes de la conférence du 25 novembre 2015 et de la conférence du 9 novembre 2016).

 

Une publication du Cercle d’étude de la déportation et de la Shoah, dans la collection "Petit Cahier" (3e série, n° 26, janvier 2018).

Lieu, date(s), heures : Participation aux frais de 20 euros l’exemplaire. Frais de port pour la France : un exemplaire 6 euros (deux exemplaires 7 euros). À commander au Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah, Maison des Associations du 11e arrondissement, 8 rue du Général-Renault, 75011 Paris.
PARUTION

Leçons de la Shoah, de Gérard Rabinovitch (2018)

1 Avril, 2018 - 09:00

La Shoah est l’appellation retenue pour nommer le génocide perpétré contre les populations juives d’Europe pendant la Seconde Guerre mondiale. Son épouvante hante la modernité. Un spectre encore peu déchiffré rôde dorénavant dans l’histoire de la civilisation européenne : le nazisme.

Enseigner l’effectivité de ces faits est œuvre éducative, mais interroger ce qui y fait « leçons » et alertes reste un travail à ses prémisses qui appelle un croisement de disciplines. 

Appuyé des faits exhumés, consignés, explorés, cet ouvrage a pour objet :

  • de présenter des aspects peu soulignés et de répondre à certaines approximations à propos de la Shoah ;

  • de mettre au jour des dimensions notamment philologiques, jusqu’ici insuffisamment prises en compte ;

  • d’apporter un éclairage sur ce que la Shoah appelle de remises en perspective cognitives, de synthèses alertées, d’avertissements éthiques.

Ouvrage paru dans la collection « Eclairer » des éditions Réseau Canopé (avril 2018, 9,90 € imprimé, 3,90 € PDF ou ePub).

L'auteur : Gérard Rabinovitch, philosophe et sociologue, chercheur au CNRS, chercheur associé au Centre de recherches, psychanalyse, médecine, et société (Université Denis-Diderot), directeur de l’Institut européen Emmanuel-Levinas. Il a été le commissaire scientifique de l’exposition « Survivre. Les enfants dans la Shoah » du Mémorial de Caen (2009, voir le dossier de presse), l’auteur du dossier « Les enfants dans la Shoah » pour France TV Éducation et des ouvrages Terrorisme/Résistance. D’une confusion lexicale à l’époque des sociétés de masse (2014) et Somnambules et Terminators. Sur une crise civilisationnelle contemporaine (2016), parus aux éditions Le Bord de l’eau.

Lieu, date(s), heures :
RADIO

Entretien avec Claude Lanzmann, 7/10, une émission de Laure Adler (2006) (disponible en ligne)

10 Juin, 2018 - 00:40

Claude Lanzmann : « La temporalité est centrale dans Shoah, par sa longueur et sa construction circulaire. »

Lieu, date(s), heures : France Culture, 22 min.
RADIO

Daniel Cordier, un des derniers compagnons de la Libération (à réécouter ou podcaster)

18 Juin, 2018 - 13:30

 

 

 
Lieu, date(s), heures : France Inter, 30 min. « La marche de l'Histoire », émission de Jean Lebrun. À réécouter ou podcaster sur www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-18-juin-2018.
EXPOSITION

L'aviation britannique dans le ciel du Nord de la France. 1914-1945

25 Juin, 2018 - 09:00 - 30 Juin, 2019 - 18:00

À l’occasion du centenaire de la Royal Air Force, la Coupole expose les opérations majeures de l’armée de l’air britannique, dans une région particulièrement touchée lors du second conflit mondial, mettant l’accent principalement sur les destins d’hommes et de femmes : pilotes et membres d’équipage, résistants et civils.

Lieu, date(s), heures : La Coupole, Centre d'histoire et de mémoire du Nord–Pas-de-Calais, rue André Clabaux (Mont-à-Car) D210 - 62570 Helfaut/Wizernes, CS 40284, 62504 Saint-Omer cedex, tél. +33 (0)3 21 12 27 27, lacoupole@lacoupole.com. Ouvert de 09:00 à 18:00 (sauf juillet-août : 10:00 à 19:00). Service pédagogique, tél. 03 21 12 27 30, fax 03 21 39 21 45, pedagogique@lacoupole.com. Service réservation, tél. 03 21 93 07 07, fax 03 21 39 21 45, reservation@lacoupole.com.
RADIO

Les chasseurs nazis, série en 40 épisodes de Michel Pomarède et Jean-Philippe Navarre (2018, à réécouter ou podcaster)

2 Juillet, 2018 - 07:12 - 24 Août, 2018 - 13:49

De Paris à Washington en passant par Jérusalem et Ludwisburg, France Culture a mené l’enquête sur les chasseurs de nazis et leurs proies. Un documentaire radiophonique en 40 épisodes. Pendant huit semaines, des entretiens exclusifs, des archives rares, des extraits de récits incontournables et quelques révélations.

Avec les époux Klarsfeld, Jens Rommel, procureur qui dirige l’Office central d’enquêtes sur les crimes nationaux-socialistes, Efraim Zuroff, directeur du Centre Simon Wiesenthal, Eli Rosenbaum, procureur au sein de l’Human Rights and Special Prosecution Section du Department of Justice à Washington… 

 

  • Naissance d’une vocation : les Klarsfeld (Chapitre 1, Episode 1), 02/07/2018

  • Naissance d'une vocation : un ancien du Mossad (Chapitre 1, Episode 2), 03/07/2018

  • Naissance d'une vocation : l'Israélien Efraim Zuroff (Chapitre 1, Episode 3), 04/07/2018

  • Naissance d'une vocation : Eli Rosenbaum, procureur américain (Chapitre 1, Episode 4), 05/07/2018

  • Naissance d'une vocation : Jens Rommel, procureur allemand (Chapitre 1, Episode 5), 06/07/2018

 
  • Du gibier en tout genre : le procès de Nuremberg (Chapitre 2, Episode 1), 09/07/2018

  • Du gibier en tout genre : Wernher Von Braun (Chapitre 2, Episode 2), 10/07/2018

  • Du gibier en tout genre : Klaus Barbie (Chapitre 2, Episode 3), 11/07/2018

  • Du gibier en tout genre : la fuite des nazis (Chapitre 2, Episode 4), 12/07/2018

  • Du gibier en tout genre : Adolf Eichmann en exil (Chapitre 2, Episode 5), 13/07/2018

 

  • Les précurseurs : le vengeur Abba Kovner (Chapitre 3, Episode 1), 16/07/2018

  • Les précurseurs : Simon Wiesenthal, le premier chasseur (Chapitre 3, Episode 2), 17/07/2018

  • Les précurseurs : légendes de Simon Wiesenthal (Chapitre 3, Episode 3), 18/07/2018

  • Les précurseurs : le procureur allemand Fritz Bauer (Chapitre 3, Episode 4), 19/07/2018

  • Les précurseurs : Fritz Bauer, le chasseur d'Eichmann (Chapitre 3, Episode 5), 20/07/2018

 

  • Des agents en Argentine : l'enlèvement d'Eichmann (Chapitre 4, Episode 1), 23/07/2018

  • Des agents en Argentine : le procès Eichmann (Chapitre 4, Episode 2), 24/07/2018

  • Des agents en Argentine : Eichmann enterré (Chapitre 4, Episode 3), 25/07/2018

  • Des agents en Argentine : Josef Mengele (Chapitre 4, Episode 4), 26/07/2018

  • Des agents en Argentine : aller simple Buenos Aires-Tel Aviv (Chapitre 4, Episode 5), 27/07/2018

 

  • Les dessous de la traque : fiction ou réalité ? (Chapitre 5, Episode 1), 30/07/2018

  • Les dessous de la traque : le Mossad recrute un criminel nazi (Chapitre 5, Episode 2), 31/07/2018

  • Les dessous de la traque : Aloïs Brunner en Syrie (Chapitre 5, Episode 3), 01/08/2018

  • Les dessous de la traque : le Mossad rate Aloïs Brunner (Chapitre 5, Episode 4), 02/08/2018

  • Les dessous de la traque : Aloïs Brunner enterré (Chapitre 5, Episode 5), 03/08/2018

 

  • La méthode Klarsfeld : premiers faits d'armes (Chapitre 6, Episode 1), 06/08/2018

  • La méthode Klarsfeld : la claque de Beate Klarsfeld (Chapitre 6, Episode 2), 07/08/2018

  • La méthode Klarsfeld : Barbie jugé (Chapitre 6, Episode 3), 08/08/2018

  • La méthode Klarsfeld : Papon, Touvier devant la justice (Chapitre 6, Episode 4), 09/08/2018

  • La méthode Klarsfeld : faire preuve de mémoire (Chapitre 6, Episode 5), 10/08/2018

 

  • Les Américains font le ménage : des nazis en Amérique (Chapitre 7, Episode 1), 13/08/2018

  • Les Américains font le ménage : Elisabeth Holtzmann en action (Chapitre 7, Episode 2), 14/08/2018

  • Les Américains font le ménage : l'Office of Special Investigations (Chapitre 7, Episode 3), 15/08/2018

  • Les Américains font le ménage : direction Moscou (Chapitre 7, Episode 4), 16/08/2018

  • Les Américains font le ménage : le loupé des Américains (Chapitre 7, Episode 5), 17/08/2018

 

  • Un ultime baroud d'honneur : les regrets d'Eli Rosenbaum (Chapitre 8, Episode 1), 20/08/2018

  • Un ultime baroud d'honneur : les aveux d'Efraïm Zuroff (Chapitre 8, Episode 2), 21/08/2018

  • Un ultime baroud d'honneur : le bilan de Jens Rommel (Chapitre 8, Episode 3), 22/08/2018

  • Un ultime baroud d'honneur : la frustration de Jens Rommel (Chapitre 8, Episode 4), 23/08/2018

  • Un ultime baroud d'honneur : un ancien nazi en liberté... finalement extradé (Chapitre 8, Episode 5), 24/08/2018

 

S'abonner au podcast permet d'écouter chaque lundi l’intégralité des cinq épisodes du chapitre de la semaine en avant-première, avant leur diffusion à l’antenne.

Lieu, date(s), heures : France Culture, 10 min x 40 épisodes regroupés en huit chapitres hebdomadaires et diffusés du 2 juillet au 24 août 2018, du lundi au vendredi, à 07:12 (rediff. à 13:49).
EXPOSITION

Vercors en bobines. Le maquis à l'écran

7 Juillet, 2018 - 10:00 - 31 Août, 2019 - 18:30

Une exposition à la croisée de l'histoire du cinéma et des mémoires du Vercors, avec la présentation de films et de documents exceptionnels… À l'affiche : l'histoire mouvementée du film Au coeur de l'orage de Jean-Paul Le Chanois (1948) ; des séquences filmées dans le Vercors entre juin et août 1944, inédites et redécouvertes récemment ; d'autres films sur le Vercors et la Résistance (Le Franc-TireurLe violon de Vincent…).

Autour de l’exposition :

  • Des séances de cinéma avec la projection régulière de Au cœur de l’orage et de films et documentaires traitant de la Résistance et du Vercors.

  • Des visites commentées.

Lieu, date(s), heures : Musée départemental de la Résistance du Vercors, 40 rue du Fourna, 26420 Vassieux-en-Vercors, tél. 04 75 48 28 46, musee-resistance-vassieux@ladrome.fr. Visite commentée de l'exposition en juillet et août : tous les jeudis à 16:00, durée 45 min + projection du film 1 h 20. Horaires : - juillet, août : tous les jours 10:00-12:30 / 13:30-18:30 ; - mai, juin, septembre : tous les jours 10:00-12:00 / 14:00-18:00 ; - avril, octobre : du mardi au dimanche 10:00-12:00 / 14:00-18:00 ; - novembre à mars : du mercredi au dimanche 14:00-17:00. Fermé les 24, 25, 31 décembre, 1er janvier et de la de la fin des vacances de Noël au début des vacances d’hiver.
EXPOSITION

Les traces - Histoires d'une prison, Montluc 1921-2010

6 Septembre, 2018 - 19:00 - 28 Avril, 2019 - 17:30
L’EXPOSITION, PARCOURS ET SCÉNOGRAPHIE

Les couches historiques et mémorielles de la prison de Montluc sont multiples. Ses bâtiments portent sur eux les traces d’une histoire vive, complexe et violente. Chaque occupation, chaque bâtiment détruit ou rénové reste aujourd’hui visible à travers différentes traces souvent discrètes et difficiles à comprendre pour le visiteur. Cette exposition temporaire souhaite mettre en lumière et expliquer ces différentes marques, reflets des strates historiques et mémorielles de la prison et ainsi de permettre aux visiteurs d’appréhender l’histoire de Montluc dans sa globalité.

L’exposition se présente sous la forme d’un parcours permettant aux visiteurs de découvrir différentes traces disséminées sur la totalité du site de la prison et regroupées en quatre
grandes thématiques. Aux traces carcérales propres à l’histoire pénitentiaire du site viennent s’ajouter des traces clandestines laissées par les détenus sur les murs, les portes de la prison, témoignages précieux du passage de certains détenus à Montluc. Différentes traces artistiques laissées par des projets menés dans la prison depuis le début des années 1990 nous offrent également plusieurs fresques et dessins venant aujourd’hui encore égayer et rythmer les murs de la prison. Enfin, les traces mémorielles liées à l’ouverture au public du site comme haut lieu de la mémoire nationale sont également décryptées.

Ainsi, ces multiples traces nous permettent d’écrire l’histoire de la prison mais aussi celles plus singulières de tous ceux qui y sont passés.

 

LA PRISON DE MONTLUC, HAUT LIEU DE LA MÉMOIRE NATIONALE

Le Mémorial national de la prison de Montluc a été créé afin de rendre hommage aux Juifs, résistants et otages, victimes des nazis et de Vichy, en abordant l’étude des politiques de répression et de persécution de 1939 à 1944. Lieu emblématique de la mémoire lyonnaise, la prison de Montluc regroupe de nombreuses strates historiques se succédant de 1921 à 2009, date de fermeture de la maison d’arrêt pour femmes.

UNE NOUVELLE PRISON MILITAIRE, 1921-1939

UNE PRISON DANS LA GUERRE, 1939-1940

UNE PRISON AU SERVICE DE VICHY, juin 1940-janvier 1943

La signature de l’armistice, le 22 juin 1940, et l’arrivée au pouvoir du maréchal Pétain en juillet 1940 accentuent la répression entamée dès la déclaration de guerre. Située en zone sud, la
prison de Montluc conserve son statut militaire et devient progressivement un outil au service du régime de Vichy et de nouvelles juridictions d’exception. Aux communistes déjà enfermés dès 1939, s’ajoutent alors différents types de détenus tels que des anarchistes, francs-maçons et les premiers résistants arrêtés dans la région. Dès 1940, jusqu’à 360 personnes sont enfermées à Montluc pour une capacité théorique de 127 détenus. Les conditions de vie des prisonniers se durcissent mais restent, selon les archives et les témoignages des détenus de cette période, relativement acceptables, notamment au regard de la situation dans les prisons civiles. Les détenus bénéficient entre autres d’un droit de promenade, de trois repas quotidiens, de douches et de colis qui améliorent leur quotidien. Enfin, la totalité des personnes enfermées sous Vichy sont jugées par un tribunal militaire français et condamnées à des peines précises.

Parmi les personnes incarcérées à cette période, on retrouve notamment Jean de Lattre de Tassigny. Condamné par le tribunal d’État de Lyon le 9 janvier 1943 pour avoir refusé l’ordre de ne pas s’opposer à l’invasion de la zone sud par les Allemands, il est détenu à Montluc avant son transfert à la prison de Riom. Moins célèbre, Frank Séquestra est également détenu à Montluc après avoir été condamné à 6 mois de prison pour avoir mené des activités pro-gaullistes dans la région de Mâcon. Il réalise de nombreux dessins durant sa détention entre juillet 1941 et janvier 1942. Témoignages précieux, ils nous éclairent sur les conditions de vie des détenus à cette période. Certains sont présentés dans l’exposition permanente du Mémorial.

 

UNE PRISON MILITAIRE ALLEMANDE, 8 janvier 1943-24 août 1944

L’invasion de la zone sud, le 11 novembre 1942, suite au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord change profondément la situation à Lyon. Elle entraîne non seulement l’arrivée de la Wehrmacht et des forces de police allemandes mais rend également caduque une partie de la convention d’armistice de juin 1940 et conduit au démantèlement de l’armée française. Après une première réquisition partielle de la prison en janvier 1943, l’armée allemande réquisitionne totalement le site le 17 février 1943. Les détenus enfermés par Vichy sont alors transférés au fort de Vancia (Rhône), à la prison civile de Saint-Paul à Lyon ou celle de Nontron (Dordogne). La prison de Montluc devient alors pour Lyon et une large région Rhône-Alpes, l’un des centres de la répression allemande. Les premières grandes arrestations et démantèlements de réseaux et mouvements engendrent l’arrivée progressive de nombreux détenus.

En dépit de son statut militaire, la prison passe rapidement sous le contrôle de la Gestapo et notamment de Klaus Barbie, chef de la section IV du Sipo-Sd de Lyon. Résistants et opposants
politiques côtoient désormais Juifs, otages, réfractaires au STO et quelques droit-communs arrêtés dans la région Rhône-Alpes. Montluc est alors un véritable lieu de transit et la porte d’entrée vers l’univers concentrationnaire allemand. C’est notamment à Montluc que sont détenus Jean Moulin et ceux arrêtés avec lui le 21 juin 1943 à Caluire dans la maison du docteur
Dugoujon.

Le tribunal militaire allemand continue également de fonctionner et fait fusiller au moins 79 personnes entre octobre 1943 et juillet 1944 sur le stand de tir de La Doua à Villeurbanne. Parallèlement à ces arrestations, la population carcérale de Montluc augmente rapidement et culmine au début de l’année 1944. Au plus fort, ce sont près de 1 300 personnes qui sont internées à Montluc, qui perd alors son statut de prison pour devenir un lieu d’internement, un réservoir d’otages. Au-delà des cellules, tous les espaces de la prison sont progressivement transformés en lieu d’enfermement : les douches, les toilettes et les ateliers. Une baraque en bois, appelée par la suite « baraque aux Juifs », est même utilisée afin d’enfermer, en majorité, les hommes juifs de plus de 15 ans. Les cellules de 4 m2 peuvent alors accueillir jusqu’à huit détenus avec, pour seul mobilier, une tinette et une paillasse. Les repas deviennent de plus en plus rares et les colis encore autorisés en 1943, sont progressivement supprimés.

La toilette n’existe plus et les insectes prolifèrent dans la prison. Les interrogatoires et la torture effectués au siège de la Gestapo se généralisent. Montluc constitue alors une première étape dans le processus de déshumanisation voulu par les nazis. Des familles juives entières sont amenées à Montluc, même si nombre d’enfants étaient séparés des parents pour être enfermés à l’hôpital de l’Antiquaille. Tous sont en attente d’un transfert vers Drancy, puis d’une déportation dans les centres de mise à mort situés en Pologne. Les résistants, opposants politiques et réfractaires aux STO sont, eux, transférés vers les camps de transit de Compiègne et Romainville avant une déportation dans les camps de concentration allemands. 

Au total, entre le 17 février 1943 et le 24 août 1944, date de la libération de la prison, ce sont près de 10 000 personnes qui sont internées à Montluc. Plus de 60 % d’entre elles sont déportées et près de 10 % sont fusillées ou exécutées dans la région lyonnaise. En effet, l’intensification de la répression à partir du début de l’année 1944 coïncide non seulement avec une augmentation du nombre de convois de déportation, mais également avec une généralisation progressive des exécutions sommaires. La pression de plus en plus forte exercée par la Résistance, puis par les forces alliées suite aux débarquements de Normandie en juin 1944 et de Provence en août 1944 entraîne les Allemands dans un processus massif de liquidation des détenus de Montluc. Dès la fin du mois d’avril, des camions viennent récupérer des détenus afin de procéder à leur exécution dans différents lieux de la région lyonnaise. Ce sont au moins 556 internés de Montluc qui sont ainsi massacrés entre les mois d’avril et août 1944. À eux seuls, les deux derniers massacres de Bron, les 17, 18 et 21 août, et de Saint-Genis-Laval le 20 août 1944 représentent plus d’un tiers des personnes exécutées avec au moins 229 victimes, quelques jours seulement avant la libération de Montluc.

Craignant des représailles devant l’avancée des Alliés, l’armée allemande décide de quitter la prison le 24 août 1944 en fin de journée. Dès le lendemain, les quelque 900 internés alors
encore à Montluc sont transférés dans des structures religieuses situées à proximité. Ils y restent cachés jusqu’à la libération de la ville de Lyon, le 3 septembre 1944.

 

DE LA LIBÉRATION À L’ÉPURATION, août 1944–1947

UNE PRISON CIVILE DANS L’APRES-GUERRE, 1947-1958

LA GUERRE D’INDEPENDANCE ALGERIENNE, 1958-1962

UNE PRISON À PART, 1962-2009

UN MÉMORIAL, HAUT-LIEU DE LA MÉMOIRE NATIONALE, 2010 à nos jours

Lieu, date(s), heures : Mémorial national de la prison de Montluc, 4 rue Jeanne-Hachette, 69003 Lyon, tél. 04 78 53 60 41, info@memorial-montluc.fr. Entrée gratuite. Individuels : du mercredi au samedi, 14:00-17:30 ; visites guidées les après-midis à 15:30 ; visites guidées gratuites le premier samedi de chaque mois à 10:30 sur réservation (reservation@memorial-montluc). Scolaires et groupes (20 et plus) : du mardi au vendredi, de 09:00 à 17:30 sur réservation.
RADIO

Résistances tsiganes, récit documentaire sonore en deux parties de Claire Pouly-Borgeaud et Angélique Tibau : (1/2) Raymond Gurême – (2/2) Anina Ciuciu, un destin courageux (2018) (à podcaster ou à réécouter)

9 Septembre, 2018 - 13:30 - 10 Septembre, 2018 - 04:01

Face à l’oppression et aux persécutions, les Manouches, Sintès, Kalès, Yéniches, Rroms ou Tsiganes, ont opposé des formes de résistances très diverses. Loin de l'image victimaire que l'on peut avoir de ces communautés, c'est à l’énergie et à la force de leur résistance que puise cette émission dans le portrait de Raymond Gurême, jeune homme de 93 ans.

1er épisode : Raymond Gurême, samedi 8 septembre à 13:30, rediff. 10 septembre à 04:01

C’est à l’intérieur de sa caravane, en face du camp où il a été enfermé que Raymond Gurême nous convie, là où sont conservés ses papiers, ses photos, ses objets fétiches. Il veut nous raconter son « histoire pendant la triste guerre de 40 ». 

Né dans une famille française manouche, Raymond Gurême s’apprête à suivre les pas de ses ancêtres dans le cirque familial ambulant. Lorsque tout bascule en 1940 : l’ensemble de sa famille est arrêtée par la police française, enfermée dans les camps de Darnétal, près de Rouen, puis de Linas-Montlhéry, dans l’Essonne. Là, ils souffriront de la faim, de la soif et du froid - sous l’indifférence générale.  Son histoire de résistance rejoint celle des Roms, Gitans, Manouches… qui se sont insurgés contre la barbarie nazie le 16 mai 1944 au camp de Birkenau. Devenu le roi de l’évasion, en France puis en Allemagne, Raymond Gurême n’a de cesse de vouloir aider les siens, et son pays, la France. Il entre dans la Résistance et ne finira par retrouver sa famille que 9 ans plus tard.

Aujourd’hui, il s’est installé en patriarche, avec ses 15 enfants et quelque 200 descendants, juste en face de l’ancien camp : ironie de l’histoire, ou volonté d’en découdre avec les autorités qui, aujourd’hui encore, cherchent à le déloger, lui et sa famille ? Quoi qu’il en soit, Raymond Gurême a décidé de parler, pour témoigner d’abord, pour dénoncer ensuite, pour résister, enfin, aux discriminations toujours vives à l’égard des nomades.

 

2nd épisode : Anina Ciuciu, un destin courageux, dimanche 9 septembre à 13:30, rediff. 10 septembre à 04:30

16 mai 1944 : les femmes du « camp des familles tsiganes » d’Auschwitz II-Birkenau se soulèvent contre les nazis. Cet acte courageux est un symbole fort que célèbrent les gens du voyage tous les ans à Saint-Denis lors d’une grande fête de l'Insurrection gitane. Anina Ciuciu l’organise avec son association La Voix des Rroms. Cette jeune femme militante, à la voix posée et à l’énergie débordante, se dit fière d’être à la fois « rrom, roumaine et française ». Son engagement et sa lutte contre toute forme de discrimination s’enracinent dans une histoire personnelle qu’elle nous dévoile peu à peu. 

Anina Ciuciu est née à Craiova, en Roumanie. Comme toutes les familles rroms, sa famille subit des discriminations au travail et est rejetée dans un quartier périphérique de la ville, sans eau ni électricité. La pauvreté et le manque d’avenir les poussent à quitter la Roumanie pour trouver une vie meilleure en France. Le voyage s’avère très périlleux et aboutit contre attente dans le bidonville de Casilino, à Rome en Italie. Là, Anina et sa famille connaissent la pire misère et la mendicité. Ils décident de repartir pour la France, où leur sort n’est guère meilleur au départ : de squatts en hôtels sociaux, la famille finit par recevoir l’ordre de quitter le territoire - lorsqu’une institutrice, madame Jacqueline, leur ouvre les portes de l’école et de l’intégration. Avec le courage qui la caractérise, Anina Ciuciu gravit les échelons, entre en Sorbonne, obtient son diplôme d’avocate et se présente aux élections sénatoriales en 2017. Cette réussite, Anina en est fière, mais c’est avec une grande finesse et beaucoup de réserve qu’elle nous livre son récit - qui a force de vérité.

 

Un documentaire de Claire Pouly-Borgeaud, réalisé par Angélique Tibau. Prises de son Mathieu Perrot, Manon Houssein et Bernard Lagnel. Mixage : Archives INA : Marie Chauveau.

Avec Raymond Gurême, voyageur ; Anina Ciuciu, avocate ; Pierre Chopinaud, directeur de La Voix des Rroms ; François Lacroix, fondateur du Collectif pour la mémoire de l’internement en Essonne ; Mirabella Mile, de La Voix des Rroms ; Lora Yéniche, rappeuse ; Marie-Amélie Ciuciu, soeur d’Anina.

 

Réécouter l'émission sur le site de France Culture.

 

Témoignages sonores : Mateo Maximoff interné dans un camp pendant la guerre (Ina, 1999) – Raymond Gurême interviewé à Ivry (Ina, 2011).

Lieu, date(s), heures : France Culture, émission "Une histoire particulière", récit documentaire en deux parties de 30 min chacune.
RADIO

L'Ordre du jour, d'Éric Vuillard (1-5/5), fiction (2018) (à podcaster ou à réécouter)

10 Septembre, 2018 - 20:30 - 14 Septembre, 2018 - 20:30

"L’Ordre du jour d'Éric Vuillard, dernier prix Goncourt [Actes Sud, 2017], est un livre d’une puissance sidérante dans sa simplicité. En 160 (petites) pages, il montre comment « les plus grandes catastrophes s’annoncent souvent à petit pas » et « soulèvent les haillons hideux de l’histoire » pour raconter la marche vers l’abîme de l’Europe à travers deux moments. Le premier, c’est une réunion du 20 février 1933, où vingt-quatre puissants patrons allemands (Krupp, Opel, Siemens…), reçus par Hermann Göring et Adolf Hitler, devenu chancelier un mois plus tôt, sont exhortés à financer la campagne du parti nazi pour les législatives, et s’exécutent. « Ce moment unique de l’histoire patronale, une compromission inouïe avec les nazis, n’est rien d’autre pour les Krupp, les Opel, les Siemens, qu’un épisode assez ordinaire de la vie des affaires, une banale levée de fonds. Tous survivront au régime et financeront à l’avenir bien des partis à proportion de leur performance », écrit, grinçant, l’auteur.              

Le deuxième moment, celui auquel il se consacre le plus longuement, c’est l’Anschluss, l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne, le 12 mars 1938. Il remonte en réalité un mois plus tôt, à la rencontre entre Adolf Hitler et le chancelier autrichien Kurt von Schuschnigg ; le 12 février, à Vienne, note Vuillard, « c’est carnaval : les dates les plus joyeuses chevauchent ainsi les rendez-vous sinistres de l’histoire ».

Se faufiler dans les coulisses d’événements historiques et donner à voir l’envers du décor, révélerla part secrète de grotesque, de bêtise, de contingence, d’ennui et/ou de lâcheté, qui y menèrent… Telle est la méthode Vuillard. Né à Lyon en 1968, l’écrivain, également cinéaste (L’homme qui marche, 2006, Matteo Falcone, 2008), est convaincu que « l’histoire est un spectacle », comme il l’écrit dans L’Ordre du jour, ou, comme l’annonçait l’incipit du superbe Tristesse de la terre (Actes Sud, 2014), que « le spectacle est l’origine du monde »." (Raphaëlle Leyris, Le Monde).

  • Épisode 1 : Une réunion secrète – Le 20 février 1933, vingt-quatre puissants patrons allemands (Krupp, Opel, Siemens…) sont convoqués par Hermann Göring et Adolf Hitler, devenu chancelier un mois plus tôt…

  • Épisode 2 : Comment ne pas décider – En 1938, quelques jours avant l’Anschluss : Hitler demande à voir le chancelier autrichien, Kurt von Schuschnigg.

  • Épisode 3 : Une tentative désespérée – Face au chancelier autrichien von Schuschnigg, Hitler est inflexible. Il lui donne trois jours pour capituler.

  • Épisode 4 : Blitzkrieg – Le 11 mars 1938, Hitler organise son coup d'État et les troupes allemandes envahissent l’Autriche.

  • Épisode 5 : L'Europe aveugle – En 1938, au moment de l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne, l’Europe ferme les yeux et sombre dans l’abîme.

 

Réalisation: Laurence Courtois – Séquençage et montage du texte: Maya Boquet – Conseillère littéraire: Emmanuelle Chevrière – Lu par Grégoire Oestermann.

Avec les voix de : Sonia Masson, Dorli Lamar, Aurélie Youlia, Clémentine Verdier, Lison Pinet, Xavier Gallais, Werner Kolk, Joannes Hamm, Vincent Domenach et Pierre Mignard.

Bruitage et création sonore : Patrick Martinache et Benoît Faivre – Prise de son et mixage : Claire Levasseur – Assistance technique et montage : Dali Yaha – Assistante à la réalisation : Laure-Hélène Planchet.

Lieu, date(s), heures : France Culture, 5 x 24 min, émission « Le Feuilleton ».
RADIO

Résister, c'est dire, émission de Pierre-Yves Leprince (1975, à réécouter)

15 Septembre, 2018 - 00:41

Avec Madeleine Riffaud, Denise Vernay, Jacques Lemire, Pierre Seghers, Max-Pol Fouchet et Germaine Tillion.

Réalisation : Georges Godebert. Première diffusion : 1er février 1975.

Lien pour réécouter l'émission.

Lieu, date(s), heures : France Culture, 120 min.
EXPOSITION

Au nom d'Hippocrate - médecins déportés au camp de concentration de Natzweiler

15 Septembre, 2018 - 09:00 - 15 Juin, 2019 - 18:30

Entre 1933 et 1945, les nazis déportèrent de nombreux médecins pour des motifs politiques ou raciaux. Ce fut le cas à Natzweiler et dans ses camps annexes des deux côtés du Rhin.

Alors que le sujet des expérimentations médicales nazies est bien documenté, celui des médecins déportés est sous-étudié. Pourtant, il pose des questions fondamentales : que peut faire un médecin dans un camp, confronté à des pathologies souvent violentes, mais lui-même affaibli et dépourvu de moyens ? Que signifie exercer la médecine dans un camp où la mort règne ? Soulager son prochain ? Faire acte de résistance ? Sauver sa peau grâce à son savoir ?

L'exposition tente de répondre à ces questions à travers le parcours de sept médecins résistants déportés à Natzweiler et à travers le témoignage de déportés venus de toute l'Europe.

Illustrée par les dessins originaux d'Edouard Steegmann, elle présente également, en contrepoint, huit tableaux de l'artiste plasticienne Angélique Bègue consacrés aux expérimentations médicales nazies.

Le film Prisonnier 9157 réalisé par André Elias et Emmanuelle Vandycke sur la vie du Dr Georges Boogaerts (voir la bande annonce de Prisonnier 9157) sera également visible durant l'exposition. Résistant déporté belge au camp de concentration du Struthof, le Dr Boogaerts résista à la déshumanisation en soignant les autres prisonniers à l'infirmerie. Il devint un témoin clé d'expériences médicales nazies et de crimes secrets commis au block du crématoire.

Lieu, date(s), heures : Centre européen du résistant déporté, au Struthof, site de l'ancien camp de concentration de Natzweiler, route départementale 130, 67130 Natzwiller, tél. 03 88 47 44 67. Jusqu'au 15 octobre : Du 16 avril au 15 octobre : 09:00-18:30 - du 16 octobre au 23 décembre : 09:00-17:00 - fermé du 24 décembre au 28 février - du 1er mars au 15 avril : 09:00-17:00. Entrée libre.
EXPOSITION

Malines (Belgique) : Shoah et bande dessinée

17 Septembre, 2018 - 12:30 - 22 Avril, 2019 - 17:00

La mémoire contemporaine réserve une place particulière à la Shoah, un événement sans précédent dans l’Histoire. Le propre de tout événement est d’être historicisé, médiatisé, bref de devenir sujet de fiction. La Shoah ne pouvait y échapper. Non sans prudence, erreurs et tâtonnements mais aussi avec génie, la BD s’est donc emparée de la Shoah.

C’est ce parcours historique et artistique qui est proposé dans ce qu’il est convenu d’appeler le 9e art en interrogeant les sources visuelles de ces représentations, leur pertinence, leur portée et leurs limites. Comment la Shoah a été mobilisée par la fiction, que ce soit dans les comics ou dans la bande dessinée francobelge avec La Bête est morte ! de Calvo, où le thème est présent dès 1944. Près de 75 ans plus tard, des lignes de force, quasiment une grammaire, se dégagent de ces narrations et de ces représentations dont cette exposition va tenter, pour la première fois, de dresser l’inventaire.

Exposition réalisée par le Mémorial de la Shoah.

Lieu, date(s), heures : Kazerne Dossin, Mémorial, Musée et Centre de documentation sur l’Holocauste et les droits de l’homme, Goswin de Stassartstraat 153, 2800 Malines - Belgique. Ouvert les lundis, mardis, jeudis, vendredis de 09:00 à 17:00, les samedis et dimanches de 09:30 à 17:00.
PARUTION

Jean Moulin l'affranchi, de Bénédicte Vergez-Chaignon

3 Octobre, 2018 - 09:00

"Chez Jean Moulin, la grandeur allait de soi, écrit André Malraux vingt ans après sa disparition. Vingt-cinq jours clés, vingt-cinq journées particulières ont façonné le destin du grand résistant, dont la vie fut tragiquement écourtée à 44 ans. Une vie magnifiée par la passion et l’amour de la liberté. Mais aussi par le devoir.
Né en 1899 à Béziers dans une famille unie et très attachée aux valeurs humanistes, Jean Moulin s’engage à servir la république à travers ses fonctions dans l’administration. Tour à tour sous-préfet, préfet, puis attaché ministériel, il agrémente ses loisirs de sa passion pour l’art, affûte son talent de dessinateur dans les colonnes des grands journaux. Il aime la vie parisienne ; les nuits des années folles au cœur de la capitale font son enchantement.

Est-ce auprès des artistes qu’il a appris à regarder le monde? Avant l’Espagne et le Front populaire, le 6 février 1934 lui ouvre les yeux sur l’histoire en marche.
L’historienne Bénédicte Vergez-Chaignon éclaire les « grandes heures » de ce parcours où l’on découvre un homme pétri d’enthousiasme, amoureux, un grand sportif passionné de voitures, d’avions, de ski, que son goût certain pour le bonheur et une haute conception de ce que devait être la France ont encouragé à défendre ses valeurs, à résister – naturellement."

(Quatrième de couverture)

Paru le 3 octobre 2018, Flammarion, coll. Grandes biographies, ISBN : 9782081395725, 418 p., 24 €.

Lieu, date(s), heures :
EXPOSITION

Déportations

6 Octobre, 2018 - 10:00 - 25 Février, 2019 - 18:00

Vingt-quatre panneaux sur le camp de Dachau, sur la vie quotidienne au camp, les expériences, l'architecture, la mort omniprésente, avec des objets et documents donnés par la famille de Roger Delachoue, rescapé des camps, et un hommage à Isaac Celnikier, « peintre de la Shoah », avec vingt-quatre gravures, « Mémoires gravées ».

Lieu, date(s), heures : Musée de la Résistance en Argoat, Pôle de l’Étang Neuf, 22480 Saint-Connan, tél. 02 96 47 17 66, courriel : etangneuf.asso@orange.fr, page Facebook : https://www.facebook.com/PoleEtangNeuf/.

Pages

Erreur | Concours National de la Résistance et de la Déportation

Erreur

Message d'état

  • system_cron: Launched in thread 1
  • ctools_cron: Launched in thread 1
  • field_cron: Launched in thread 1
  • canope_cron: Launched in thread 1
  • queue_views_bulk_operations: Launched in thread 1
Le site Web a rencontré une erreur inattendue. Veuillez essayer de nouveau plus tard.