Concours National
de la résistance et de la déportation

Des ressources pour participer
EXPOSITION

Chroniques interdites – Résister par l’art et la littérature – 1940-1945

17 Janvier, 2016 - 15:00 - 30 Avril, 2017 - 18:00

Prolongation en 2017 de l'exposition temporaire du Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne.

Cette exposition a été accompagnée par la parution du bulletin Résistance 15|16 « Chroniques interdites – Résister par l'art et la littérature – 1940-1945 ».

Lieu, date(s), heures : Musée de la Résistance nationale, MRN, parc Vercors, 88 avenue Marx-Dormoy, 94500 Champigny-sur-Marne. Tél. 01 48 81 45 97. En raison de la préparation du transfert des expositions du musée dans un bâtiment moderne sur les quais de la Marne, le MRN se voit contraint de limiter ses horaires d’ouverture au public. Désormais, le musée est ouvert : pour les groupes, sur réservation uniquement ; pour les visiteurs individuels, samedi et dimanche entre 14 heures et 18 heures.
PARUTION

Edmond Proust. MAIF, Résistance, ses combats pour la liberté, biographie de Michel Chaumet (2016)

13 Mai, 2016 - 09:00 - 31 Août, 2017 - 20:00

« Secrétaire de mairie, conseiller syndical du SN, secrétaire général du Comité Départemental de Rassemblement Populaire, secrétaire général de la Fédération Départementale des Combattants Républicains, président, secrétaire ou membre très actif de plusieurs autres “sociétés savantes” (Instruction Populaire, Ligue des Droits de l’Homme, Paix et Liberté, Fédération des Officiers de Réserve Républicains, Jeunesses républicaines et laïques, Libre Pensée etc., etc.). Je sais, c’est trop ! Et puis après ? »

Ainsi s’exprimait Edmond Proust dans les années 1930. C’était sans compter avec les très lourdes responsabilités qu’il devait assumer par la suite.

Dès 1935, c’est la présidence de la MAAIF, mutuelle qu’il a contribué à fonder, qu’il a installée à Niort devenue, grâce à lui, la capitale des mutuelles, et qu’il a portée à bout de bras jusqu’à sa mort, lui consacrant alors toute son énergie.

Pendant la seconde guerre mondiale, c’est la direction de la Résistance dans les Deux-Sèvres. Libéré de son camp de prisonniers en 1941, il fonde un groupe autour de lui, rallie l’OCM en 1943, en devient le chef départemental, puis celui de l’AS. Enfin, en 1944, il commande les soldats de l’ombre réunis sous la bannière FFI, avant de les grouper dans le 114° RI, héroïque devant la poche de La Rochelle et distingué pour faire partie des troupes d’occupation en Allemagne en 1945.

Edmond Proust, c’est aussi un sportif, un musicien, un acteur de théâtre, un père de famille, bref un homme dans toute sa plénitude, un modèle peut-être, un exemple sûrement !

Edmond Proust. MAIF, Résistance : ses combats pour la liberté, de Michel Chaumet, Geste Éditions, 2016, 198 pages, 29,90 €.

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"Message pour le tourteau fromagé: Chaumette est notre seul ami, vous devez lui faire tous confiance ". C'est par ce message diffusé à la mi-août 1944 que Koenig, le responsable des opérations militaires de la France Libre à Londres nommait le chef de la résistance unie en Deux-Sèvres : Edmond Proust. L'homme qui accédait ainsi à une responsabilité majeure en un moment crucial pour l'avenir du pays était loin d'être un inconnu.

Le fondateur de la MAIF

Edmond Proust était né le 20 octobre 1894 à Chenay. Il entre à l'école normale de Parthenay en 1912. L'un de ses camarades de promotion, Emile Eugène, le décrit ainsi:

" C'est un beau jeune homme, de taille au-dessus de la moyenne, d'allure dégagée, dont le visage au teint mat, éclairé par deux yeux vifs au regard clair et droit, est encadré d'abondants et longs cheveux d'un noir de jais...

Doué d'une claire intelligence alliée à une exquise sensibilité, animé d'une énergie morale peu commune au service d'un sens élevé du devoir, il exerce, sans le vouloir, une influence toujours saine et heureuse sur tous ses camarades..

Tous, nous subissons inconsciemment dans doute, l'ascendant du chef qu'il révèle déjà en lui..."

La première guerre mondiale le voit mobilisé au 32° R.I. Sous-lieutenant en octobre 1918, il n'est démobilisé qu'en septembre 1919. Il s'est battu aussi bien en Argonne qu'en Champagne, sans oublier l'enfer de Verdun: son courage et sa bravoure lui ont valu la croix de guerre avec palme.

Dès la rentrée 1919, il est affecté comme instituteur à Saivre, patrie d'un autre grand résistant (le général Faucher) puis, trois ans plus tard au hameau de Perré dans la même commune, où il accomplira la totalité de sa carrière enseignante jusqu'en octobre 1949. Car lui qui aurait pu, après la deuxième guerre, prétendre à des postes très importants, retournera, une fois sa tâche héroïque accomplie, à son école comme si de rien n'était.

Comme la grande majorité des instituteurs issus de l'école normale, Proust était fermement laïque et républicain. Il n'hésitait pas à défendre l'école et les valeurs laïques qui y étaient attachées lorsqu'elles paraissaient menacées.

Cela explique son engagement dans le petit groupe des fondateurs de la MAAIF (Mutuelle d'assurance automobile des instituteurs de France) qui crée la première mutuelle d'assurances automobile, d'inspiration nettement anticapitaliste. L'année suivante, Edmond Proust est nommé président de la mutuelle lors de la première assemblée générale tenue à Fontenay-le-Comte et décide son transfert à Niort. Dès lors, la mutuelle va  occuper une grande place dans sa vie, au point que, même pendant la guerre, il continue de se rendre au siège niortais, y compris à vélo lorsqu'il ne peut faire autrement, et qu'au plus fort de la chasse à l'homme que lui livre la Gestapo, il se fera tenir au courant de son activité.

L’engagement dans la Résistance

Arrive le deuxième conflit mondial. Proust est mobilisé de nouveau. La défaite submerge son unité comme le reste de l'armée française. Il est fait prisonnier  et emprisonné à Nuremberg entre septembre 1940 et août 1941. Grâce à une amnistie en faveur des anciens combattants de 1914-1918, il put regagner les Deux-Sèvres. Mais nul n'en doutait autour de lui: c'était pour reprendre immédiatement le combat contre l'occupant et l'oppresseur. Son engagement dans l'OCM en fut une démonstration éclatante.

Nouveau chef départemental de l'OCM après les arrestations d'août 1943, Edmond Proust (pseudo Gapit) s'entoure d'une nouvelle équipe de direction et  réorganise  le mouvement.

Le chef des FFI

Peu après, il  accède à la direction de l'AS qui regroupe, à partir de l'automne 1943, les restes de l'OCM et Libé-Nord, mouvement d'orientation socialiste plutôt implanté dans le Sud du département.

Mais le 18 février 1944, la Gestapo frappe à nouveau, et vise directement la tête. Elle s'en prend ce jour-là à tout l'état-major départemental de l'AS.

Suite à l'arrestation du général Faucher, survenue en janvier 1944, Edmond Proust se sentait menacé. Vivant dans l'inquiétude de se réveiller pris dans la nasse allemande, Gapit quittait son domicile chaque nuit et allait dormir chez des voisins sûrs.

Le 18 février, arrivant à son école, il aperçoit la Gestapo qui s'apprête à l'encercler. Opérant alors une retraite aussi rapide que prudente, il réussit à se défiler dans un champ de topinambours qui borde le derrière de l'école.

Pendant trois semaines, Edmond Proust se terre. La nuit tombée, il gagne le refuge qu'il avait pris la précaution de se réserver en cas de besoin. Il s'agit du logis de la Bidolière, fièrement perché au-dessus de vallée de la Sèvre, face au Breuil de Sainte-Eanne. Edmond Proust se cache toute la journée dans la partie haute du logis et ne sort de sa tanière que la nuit, à la faveur de l'obscurité.

Pour tenter d'accréditer l'idée d'une fuite en Angleterre, qui permettrait de desserrer l'étau de la Gestapo, on fait passer à la BBC le message suivant: "Obterre [c'est le premier prénom - non usité - d'Edmond Proust] et Lina bien arrivés. Bon courage à tous. A bientôt."

Prudent, Proust reste trois semaines sans donner de nouvelles. Tous ses subordonnés le croient donc en Angleterre, les Allemands peut-être aussi.

Quelle ne fut donc pas la surprise des époux Marsteau, Suzanne et René, tous deux instituteurs à l'école de Sainte-Eanne et responsables de Libé-Nord, puis de l'AS, ayant échappé à la rafle du 18 février, de voir arriver, un beau soir de mars, Edmond Proust à leur domicile : " La tentative d'arrestation de Proust, dira plus tard René Marsteau, fut pour nous un moment de consternation. Nous étions cependant certains que, libre, il ne pourrait rester loin de la lutte et il savait que le point de ralliement pour les rescapés était l'école de Sainte-Eanne. En effet, trois semaines plus tard, nous le vîmes apparaître un soir dans la nuit, vêtu d'un vieux costume, rendu méconnaissable par une barbe hirsute. Avec lui, revenaient l'espoir et la sérénité. Un quart d'heure après, nous étions au travail..."

Gapit changeait alors de pseudo pour devenir Chaumette. La libération des Deux-Sèvres était alors en vue. Et le 15 août 1944, il devenait chef des FFI qui réunissaient tous les résistants, ceux de l'AS (Armée Secrète) comme ceux des FTP (Francs Tireurs et Partisans).

(site Résistance.s)

Lieu, date(s), heures :
PARUTION

Mémoires d'objets, Histoires de résistance, ouvrage de Xavier Aumage et Julie Baffet (MRN)

19 Septembre, 2016 - 09:00 - 30 Juin, 2017 - 23:45

Cet ouvrage destiné au grand public permet d'appréhender la Résistance au travers d'une soixantaine d'objets remarquables par leur histoire et emblématiques par leur valeur de témoignage, issus de la collection du Musée de la Résistance nationale : le sac à main à doubles parois ingénieusement bricolé qui a sauvé la vie de la résistante Lise London, le parachute qui permit à des pigeons voyageurs de sauter sur la France occupée, le jouet d’enfant qui servit à imprimer les premiers appels à la Résistance, le pistolet 7.65 de Celestino Alfonso un des résistants de la sinistre Affiche rouge, ou des objets réalisés à partir de matériaux de récupération dans les camps de concentration, etc.

Chacun de ces objets a été remis au MRN par un donateur pour qu’il continue à témoigner des actions et des motivations de celles et ceux qui les ont utilisés. Ils révèlent tous un itinéraire en résistance. Ils recèlent l’histoire d’hommes et de femmes, soldats volontaires sans uniformes, qui se sont engagés dans un combat périlleux contre le nazisme et ses séides en France.

Qu’ils soient artisanaux (bombes bricolées, faux papiers qui déguisaient le colonel Fabien en curé) ou produits en série comme ces postes émetteurs fournis par les Alliés et la fameuse mitraillette Sten, tous ces objets ont en commun de témoigner de l’espoir animant les combattants de l’ombre, ceux qui, dans les moments les plus sombres de l’histoire de France, ont résisté.

Xavier Aumage est spécialiste de l’histoire visuelle de la Seconde Guerre mondiale. Archiviste au musée de la Résistance nationale, il a été le commissaire de l’exposition « Traits Résistants – l’image du résistant dans la bande dessinée » au CHRD à Lyon en 2011 (catalogue Éditions Libel). Il est également un des auteurs de Les Résistants – Récits, témoignages et documents inédits du musée de la Résistance nationale (Éditions Belin, 2015). 
Responsable des éditions au musée de la Résistance nationale à Champigny, rédactrice en chef de la revue
Notre Musée, Lucie Baffet est également un des auteurs de Les Résistants – Récits, témoignages et documents inédits du musée de la Résistance nationale.

Lieu, date(s), heures : Éditions Ouest-France, 12,50 €.
PARUTION

Enseigner la Résistance, dir. Laurent Douzou et Tristan Lecoq (2016)

28 Septembre, 2016 - 09:00

Enseigner la Résistance, sous la direction de Laurent Douzou et Tristan Lecoq, en partenariat avec la Fondation de la Résistance, univers Maîtriser, 160 pages, Canopé Éditions, septembre 2016.

L’histoire de la Résistance s’enrichit toujours de nouveaux éclairages, son héritage continue de marquer et d’inspirer notre société, et son enseignement occupe une place inédite dans les programmes scolaires en mêlant histoire et citoyenneté. Car c’est un temps exemplaire à plus d’un titre qui continue de susciter des questions, des polémiques et des débats. Un des rares moments où l’engagement d’une poignée de volontaires a contribué à changer le cours de l’histoire de notre pays. À l’heure où les programmes scolaires incitent à mieux prendre en compte l’engagement citoyen et à davantage cerner les enjeux de la Résistance, il est apparu nécessaire d’offrir aux enseignants une synthèse actualisée des connaissances sur cette période.

L’ouvrage, dirigé par Laurent Douzou, professeur des universités, et Tristan Lecoq, inspecteur général de l’Éducation nationale, et conçu en partenariat avec la Fondation de la Résistance, est composé de 12 articles écrits par les historiens spécialistes de la période : Sébastien Albertelli, Julien Blanc, Laurent Douzou, Thomas Fontaine, Jean-Marie Guillon, Pierre Laborie, Bruno Leroux, Jean-François Muracciole, Cécile Vast. Ces auteurs ont livré des textes inédits qui permettent de mieux cerner l’histoire et la mémoire de la Résistance française. Adossés à cet ouvrage, des études et des documents historiques commentés par des enseignants du second degré sont consultables en ligne.

Cette publication transmédia jette une passerelle entre la recherche universitaire et la pédagogie.

 

Lieu, date(s), heures : Version imprimée (réf. 941B3140) 16,90 euros disponibles dans les librairies de réseau Canopé et sur reseau-canope.fr. Version PDF (941PDF40) 6,99 euros, en vente sur reseau-canope.fr
EXPOSITION

Que pouvaient-ils faire ? Résistance au national-socialisme 1939-1945

4 Octobre, 2016 - 10:00 - 2 Avril, 2017 - 18:00

Une exposition de la Fondation 20 juillet 1944 en coopération avec le Mémorial de la Résistance allemande de Berlin.

En 1933, Hitler et les nationaux-socialistes prennent le pouvoir en Allemagne. Ils installent une dictature. La plupart des Allemands adhèrent au nouveau régime avec enthousiasme ou s’en accommodent parce qu’ils espèrent en retirer des avantages. Certains restent passifs. Ceux qui s’opposent aux violations des droits de l’homme et aux crimes des nouveaux potentats sont peu nombreux. Ils utilisent les ressources à leur disposition, même dans les conditions imposées par la dictature, pour mener une action politique. Chaque individu doit alors choisir : se rallier aux nationaux-socialistes, attendre sans rien faire, ou résister.

L’invasion de la Pologne en septembre 1939 marque le début de la Seconde Guerre mondiale. Le régime redouble de brutalité à l’égard de ses opposants.En dépit de cela, une petite minorité d’Allemands continue de lutter activement contre le régime.

Cette exposition témoigne de la diversité des formes revêtues par la résistance au national-socialisme. Certaines personnes diffusent des informations en provenance de radios étrangères, impriment des tracts et les distribuent. D’autres aident des Juifs persécutés, des prisonniers de guerre ou des travailleurs forcés. Et d’aucuns tentent de renverser Hitler, pour mettre un terme à son régime criminel et à la guerre.

Lieu, date(s), heures : Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris – Musée Jean Moulin, 23 allée de la 2e DB, Jardin atlantique au-dessus de la gare Montparnasse, 75015 Paris. Tél. 01 40 64 39 44 ou 52. Ouvert du mardi au dimanche de 10:00 à 18:00 (sauf jours fériés).
EXPOSITION

La négation de l’Homme dans les camps nazis (1933-1945)

22 Octobre, 2016 - 17:00 - 14 Octobre, 2017 - 17:00

Cette exposition présente la prédominance affirmée de la nature et de la force d’une idée de supériorité supposée de la race aryenne dont est issue l’idéologie nazie au point de nier l’Homme et ainsi de créer les camps de concentration. Cette vision du monde est mise en œuvre dès l’ouverture des premiers camps et se renforce à mesure que le système concentrationnaire se développe, même quand la logique économique de la guerre totale tend à s’imposer sur la logique répressive initiale.

  • Panneau 01 : Présentation
  • Panneau 02 : Le nazisme

  • Panneau 03 : Les premiers camps

  • Panneau 04 : Ils dénoncent

  • Panneau 05 : Le convoi et l’arrivée au camp (1940-1945)

  • Panneau 06 : Le génocide

  • Panneau 07 : Les enfants

  • Panneau 08 : La survie

  • Panneau 09 : Le travail

  • Panneau 10 : Faire savoir

  • Panneau 11 : Juger et sanctionner

  • Panneau 12 : Après les camps

 

Deux expositions itinérantes sont à disposition en prêt gratuit pour les scolaires et partenaires (location possible pour les autres entités). ATTENTION : La possibilité de réserver l’exposition est donnée prioritairement aux établissements scolaires de Loire-Atlantique jusqu’au vendredi 18 novembre 2016. Au-delà de cette date, les réservations seront ouvertes à tous (partenaires, municipalités, associations et autres demandeurs) et attribuées au fur et à mesure des disponibilités.

Lieu, date(s), heures : Musée de la Résistance de Châteaubriant, La Sablière, carrière des Fusillés, 44110 Châteaubriant, tél. +33 (0) 2 40 28 60 36. Ouvert le mercredi et le samedi de 14:00 à 17:00, et sur rendez-vous pour les groupes. Entrée gratuite.
EXPOSITION

La BD prend le maquis !

3 Décembre, 2016 - 10:00 - 22 Mai, 2017 - 18:00

La bande dessinée a investi depuis longtemps le champ historique de la Seconde Guerre mondiale. Elle fut même présente durant le conflit comme en témoigne le célèbre album d'Edmond-François Calvo, La bête est morte !, publié en 1944. Cette production foisonnante a conduit le musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère à bâtir une exposition dédiée au « neuvième art » autour du thème central du maquis, dans une région où cette forme de résistance fut particulièrement développée.

Sur une idée originale de Xavier Aumage, archiviste du musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne et commissaire de l'exposition, ce travail revient ainsi sur plus de soixante-dix ans de création artistique à travers des planches originales, des storyboards, des archives et des objets qui gagent de la place du maquis dans les représentations du conflit.

En partenariat avec le musée de la Résistance nationale, le Centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, le Dauphiné libéré et les éditions Glénat.

Lieu, date(s), heures : Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère – Maison des Droits de l'Homme, 14, rue Hébert, 38000 Grenoble. Tél. 04 76 42 38 53, fax 04 76 42 55 89, mél musee.resistance@isere.fr. Entrée libre. Ouvert tous les jours, sauf le mardi matin : lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 9:00 à 18:00 ; mardi de 13:30 à 18:00 ; samedi et dimanche de 10:00 à 18:00.
EXPOSITION

De l’Homme au néant : la négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi

5 Décembre, 2016 - 14:00 - 28 Avril, 2017 - 18:00

Cette exposition réalisée à l’initiative de l’Association Souvenir de la Résistance et des Fusillés du Fort de Bondues et en partenariat avec les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation – Département Nord, traite de la négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi.

Les 14 panneaux historiques permettent au visiteur de plonger dans ce processus de déshumanisation de l’Homme en réponse à l’idéologie nazie fondée sur la croyance en la supériorité de la race aryenne, sur la haine du Juif et sur la théorie de l’espace vital. Dans les camps, les détenus perdent leur dignité d’homme et deviennent des Stücke (des pièces). Ils sont mis au travail forcé, utilisés comme cobayes, ou bien sont éliminés dans les centres de mise à mort parce qu’ils sont considérés comme inutiles ou parce qu’ils sont juifs ou tsiganes.

En lien avec le thème du Concours national de la Résistance et de la Déportation 2017, cette exposition offre des matériaux aux collégiens et aux lycéens préparant le CNRD.


Pour en savoir plus sur l’exposition :

Lieu, date(s), heures : Musée de la Résistance de Bondues, Fort Lobau, avenue du général de Gaulle/2 chemin Saint-Georges, RN 17, 59910 Bondues, tél. : 03 20 28 88 32, fax : 03 20 25 94 95, hpriego@mairie-bondues.fr. Pour les visiteurs individuels : ouvert les lundis, mercredis, jeudis, vendredis de 14 heures à 16 h 30 (visite libre), les premier et troisième dimanches du mois de 14 h 30 à 18 heures (visite guidée à 15 h 30). Pour les groupes : ouvert sur réservation du lundi au vendredi de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures. Fermé le mardi et les jours fériés.
PARUTION

La négation de l’homme dans l’univers concentrationnaire nazi (bulletin pédagogique annuel "Résistance 16|17" du MRN)

20 Décembre, 2016 - 09:00 - 31 Décembre, 2017 - 23:45

Le dossier pédagogique annuel du musée de la Résistance nationale, entièrement consacré au thème du CNRD 2016-2017, a été publié fin décembre 2016.

 

Travailler sur le thème retenu par le jury national du CNRD pour 2017, c’est pénétrer au plus profond de l’expérience totalitaire nazie, au cœur de son projet criminel.

La négation de l’homme dans l’univers concentrationnaire nazi trouve son origine dans l’idéologie développée par Hitler et ses complices. Fondé sur un dévoiement de l’idée de nature et sur l’existence supposée de races humaines, le nazisme détermine ceux qui appartiennent à la « race supérieure », dite « germanique » ou « aryenne » et leur arroge le droit de dominer les « races » considérées comme « inférieures », en premier lieu la « race juive ». Cette perception de l’humanité se traduit par l’élimination de membres de la « race inférieure » qui, selon les critères nazis, présentent des « tares » et ne méritent pas de vivre. Réécrivant l’histoire, les idéologues nazis désignent les forces censées représenter un danger pour l’Allemagne et appellent les Allemands à les combattre sous la direction d’un guide, pour les séparer de la population allemande, les chasser des territoires allemands voire les anéantir pour éviter toute menace dans l’avenir de l’Allemagne.

Les camps de concentration, ouverts pour briser l’opposition politique, deviennent rapidement des instruments au service du projet idéologique nazi. La répression qui s’exerce sur les détenus est en phase avec la vision du monde des nazis. Cette logique répressive se renforce à mesure que le système concentrationnaire se développe et demeure quand la logique économique de la Guerre totale tend à s’imposer dans le fonctionnement des camps de concentration.

Les témoignages laissés par les détenus décrivent une mécanique implacable, destinée à utiliser l’humain jusqu’aux limites de sa résistance physique ou psychologique, à remplacer tout homme devenu inutile par un autre comme s’il ne s’agissait que d’éléments interchangeables. Malgré la volonté de tenir et de faire face, malgré les solidarités individuelles et collectives, la plupart des déportés ont eu le sentiment d’avoir été privés de leur dignité et de leur intégrité, parce que niés en tant qu’êtres humains.

Dans les camps d’extermination, les nazis ont poussé jusqu’à son terme la négation de l’homme. Le processus génocidaire, amorcé par l’idée d’une sous-humanité, est mis en œuvre par les exécutions de masse par balles puis par l’ouverture des centres de mise à mort. Le massacre rationalisé et organisé de millions d’êtres humains, parce que juifs, parce que ne devant pas vivre selon les critères nazis, a marqué l’entrée de l’humanité dans une ère nouvelle et inquiétante. C’est pourquoi, avant même la fin de la guerre, s’est posée la question du jugement des criminels et de leur condamnation, du fait de l’ampleur des crimes commis, complètement révélés après la découverte des camps et les enquêtes qui ont suivi. Immédiatement, les rescapés, mais aussi les philosophes, les penseurs politiques, les théologiens, mais aussi les historiens, les juristes, les scientifiques, ont tenté de réfléchir sur ce qu’il s’était passé dans les camps nazis. De grands textes en ont résulté. Certains s’interrogent sur la condition humaine, tels ceux de Robert Antelme et de Primo Levi, d’autres la font progresser, comme le Code de Nuremberg ou la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Les candidats au CNRD sont conviés à prendre la mesure des événements dramatiques qui se sont déroulés dans l’univers concentrationnaire et à comprendre comment de tels actes ont pu se produire. Ils sont surtout incités à repérer comment les déportés sont parvenus à faire face, ont voulu demeurer ou sont restés des êtres humains à part entière malgré les tentatives de déshumanisation individuelle ou collective mises en œuvre par les SS et leurs complices. Le thème 2017 du CNRD ne doit donc pas être abordé comme la seule évocation de l’entreprise de destruction d’hommes par d’autres hommes au nom d’une vision inégalitaire de l’humanité mais comme la démonstration de la capacité des êtres humains à défendre et à faire vivre un idéal de liberté et de solidarité pour tous au nom de l’unicité de l’espèce humaine.

 

Ressources complémentaires :

Lieu, date(s), heures :
PARUTION

Docteur Adélaïde Hautval dite "Heidi" 1906-1988 – Des camps du Loiret à Auschwitz et à Ravensbrück

2 Janvier, 2017 - 09:00

La première biographie complète d’Adélaïde Hautval, femme d’exception, humaniste oubliée, par Georges Hauptmann, professeur de médecine honoraire de l’Université de Strasbourg, et Maryvonne Braunschweig, agrégée d’histoire, secrétaire générale du Cercle d’étude de la déportation et de la Shoah-Amicale d’Auschwitz.

Patriote française, Alsacienne, fille de pasteur réformé, médecin, elle fut arrêtée à Vierzon en mai 1942, pour franchissement illégal de la ligne de démarcation. Elle se solidarise avec les femmes juives arrêtées, ce qui lui vaut l’envoi dans les camps du Loiret, comme « Amie des Juifs ».

Déportée par le convoi des politiques françaises du 24 janvier 1943 à Auschwitz (convoi dit des « 31000 »), elle fut affectée au Block 10 des expériences pseudo-médicales d’Auschwitz I, mais refusa de participer aux expérimentations – lors du procès de Londres en 1964, son témoignage sur le Block 10 sera essentiel.

Transférée à Ravensbrück et Watenstedt, elle vient en aide, comme médecin détenue, à ses camarades déportées, quitte à désobéir aux ordres des Allemands.

Elle sera reconnue, parmi les premières, Juste parmi les Nations, dès 1965, pour avoir aidé des Juifs à Auschwitz.

 

Une publication du Cercle d’étude de la déportation et de la Shoah-Amicale d’Auschwitz, dans la collection "Petit Cahier" (2e série, n° 25).

Lieu, date(s), heures : Participation aux frais de 20 euros l’exemplaire. Frais de port pour la France : un exemplaire 6 euros (deux exemplaires 7 euros).
EXPOSITION

Shoah et bande dessinée

20 Janvier, 2017 - 10:00 - 30 Octobre, 2017 - 18:00

La mémoire contemporaine réserve une place particulière à la Shoah, un événement sans précédent dans l’Histoire. Le propre de tout événement est d’être historicisé, médiatisé, bref de devenir sujet de fiction. La Shoah ne pouvait y échapper. Non sans prudence, erreurs et tâtonnements mais aussi avec génie, la BD s’est donc emparée de la Shoah.

C’est ce parcours historique et artistique qui est proposé dans ce qu’il est convenu d’appeler le 9e art en interrogeant les sources visuelles de ces représentations, leur pertinence, leur portée et leurs limites. Comment la Shoah a été mobilisée par la fiction, que ce soit dans les comics ou dans la bande dessinée francobelge avec La Bête est morte ! de Calvo, où le thème est présent dès 1944. Près de 75 ans plus tard, des lignes de force, quasiment une grammaire, se dégagent de ces narrations et de ces représentations dont cette exposition va tenter, pour la première fois, de dresser l’inventaire.

Lieu, date(s), heures : Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris. Tél. 01 42 77 44 72. Ouvert tous les jours (sauf le samedi) de 10:00 à 18:00 (jusqu’à 22:00 le jeudi). Entrée libre – 1er étage. Visites guidées : pour les individuels, les jeudis 9 et 23 février, 16 et 23 mars 2017, de 19:30 à 21:00 (gratuit, sans réservation préalable) ; pour les groupes, sur demande par téléphone au 01 53 01 17 38. Pour suivre l’exposition sur les réseaux sociaux : #ExpoShoahBD.
PARUTION

Le Comité parisien de la Libération, de Charles Riondet (Presses universitaires de Rennes, 2017)

25 Janvier, 2017 - 09:00

Publication d'une thèse soutenue avec succès en 2015 sous la direction conjointe de Danielle ​Tartakowsky et Christine No​​ugaret. Elle permet de dresser un bilan dépassionné et scientifique de l'action du CPL dans la clandestinité, durant l'insurrection et après la Libération. L'ouvrage interroge en particulier les conceptions des acteurs, les controverses qui ont jalonné son histoire (sur l'opportunité de sa création, sur l'opportunité de l'insurrection, sur sa conduite, sur le processus de reconstruction politique à la Libération) et ses pratiques (responsabilités et tâches, règle de l'unanimité, etc).

Le rétablissement de la légalité républicaine en France occupée par les forces issues de la Résistance est un processus longuement préparé. Une de ses étapes décisives est l’unification de l’ensemble des forces de la Résistance, et la création des structures de coordination et de commandement uniques capables d’agir efficacement, suivant les ordres venus des instances supérieures, gouvernement d’Alger ou Conseil national de la Résistance. Dans ce contexte, le sort de la région parisienne et de la capitale est l’objet de toutes les attentions, pour des raisons aussi bien stratégiques que symboliques et l’action du Comité parisien de la libération (CPL), chargé de coordonner localement la Résistance, est particulièrement scrutée. Reflet de la situation politique de la Résistance parisienne, où communistes et non communistes sont en concurrence, parfois en conflit, le CPL est le principal architecte de la prise du pouvoir dans les mairies de Paris et de banlieue, notamment par le truchement de comités locaux de libération. Après la victoire d’août 1944, CPL et comités locaux de libération sont encore largement impliqués dans le processus de reconstruction politique du département de la Seine, adjuvants, parfois concurrents, des nouveaux pouvoirs politiques et administratifs. Cette étude vise à éclairer l’histoire clandestine et légale des institutions résistantes à Paris et en proche banlieue, en mettant l’accent sur le processus par lequel la confrontation des pratiques et des expériences résistantes contribue à forger des institutions originales, à la fois organes monolithiques, assemblées politiques pluralistes et centres de commandement.

Charles Riondet est docteur en histoire, spécialiste de la Résistance à Paris et en banlieue, et ingénieur de recherches à l’INRIA dans le domaine des humanités numériques. Alors qu’il conduisait sa thèse, il a été archiviste au Musée de la Résistance et est devenu, depuis, membre de son conseil scientifique.

Bon de commande auprès du Musée de la Résistance nationale.

Lieu, date(s), heures :
EXPOSITION

Un regard sur l'immigration et l'intégration des Juifs en France de 1860 à 1948

21 Mars, 2017 - 18:00 - 21 Mai, 2017 - 18:00

A travers une exceptionnelle collection de six cents photos est retracé plus d’un siècle d’immigration juive en France. Venus des quatre coins de l’Europe, les regards et les poses de ces femmes et de ces hommes expriment une farouche volonté de devenir français. Alors, quand le monde s’écroule et les engloutit comme Juifs – et comme étrangers –, souvent ne reste plus qu’une photo jaunie pour rappeler les jours d’avant. Ces photos montrent les étapes de l’immigration des Juifs d’Europe centrale et orientale et du bassin méditerranéen et de leur intégration dans le pays d’accueil, en dépit des difficultés auxquelles ils se sont heurtés – et malgré la période tragique de l’occupation.

Exposition conçue par l’Association Mémoire Juive de Paris et présentée en écho à l’exposition "Histoires de migrations, de l’intimité à l’espace public" (conçue par l’association « Mémoires Plurielles, Cultures et histoires des migrations en région Centre-Val de Loire » et l’Université de Tours/CNRS Citeres et présentée au musée Historique et Archéologique de la ville d’Orléans de 24 mars au 9 juillet 2017).

 

Inauguration de l'exposition le mardi 21 mars 2017 à 18 heures, en présence de Rachel Jedinak, présidente d’honneur de l’association Mémoire Juive, suivie d’une conférence :

"L’immigration juive en France de 1933 à 1962 : une perspective transnationale", par Laura Hobson Faure, PhD, maîtresse de conférences en études américaines, Université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.

Qu’est-ce que l’immigration juive, et pourquoi étudier ce phénomène ? Pourquoi une perspective transnationale ? L’analyse portera sur deux périodes, tout d’abord l’avant-guerre, avec l’arrivée des réfugiés/migrants d’Europe centrale, puis l’après-guerre, depuis les migrations d’Europe de l’Est jusqu’à l’arrivée massive des Juifs d’Algérie. Qui « gère » ces crises migratoires ? Quelles sont les attitudes des Français juifs ou non juifs envers ces immigrés ? Comment cette histoire nous aide-t-elle à mieux comprendre l’actualité ?

Lieu, date(s), heures : Cercil (Centre d'étude et de recherche sur les camps d'internement dans le Loiret et la déportation juive), 45, rue du Bourdon-Blanc, 45000 Orléans. Tél. 02 38 42 03 91. Mardi de 14:00 à 20:00, mercredi à vendredi et dimanche de 14:00 à 18:00. Entrée libre.
TÉLÉVISION

Passeur d'hommes (The Passage), film britannique de Jack Lee Thompson (1979)

25 Mars, 2017 - 00:35 - 29 Mars, 2017 - 19:00

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la résistance française engage un Basque espagnol pour faire traverser la frontière au professeur Bergson et à sa famille. Très vite, ils sont poursuivis par un dangereux nazi.

Avec :

  • Anthony Quinn : le Basque
  • James Mason : Professeur Bergson
  • Malcolm McDowell : Von Berkow
  • Christopher Lee : le Gitan
  • Patricia Neal : Ariel
  • Michael Lonsdale : Renoudot
  • Kay Lenz : Leah
  • Marcel Bozzuffi : Perea.
Lieu, date(s), heures : TCM, 99 min. Rediff. le 26 mars à 07:10, le 29 mars à 19:00.
TÉLÉVISION

L'assaut de Juno (Storming Juno), docu-fiction canadien de Tim Wolochatiuk (2010)

25 Mars, 2017 - 01:00 - 8 Avril, 2017 - 01:46

Ce docu-fiction, inspiré des récits des vétérans canadiens, raconte l'histoire du caporal Dan Hartigan, parachuté au-dessus de la Normandie dans le cadre de l'opération Overlord, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, du lieutenant Bill Grayson, qui débarque avec ses hommes sur la plage Juno Beach, secteur affecté à l'armée canadienne, et du sergent Leo Gariepy, chef de char également débarqué sur Juno. Le film met en avant le rôle de l'armée canadienne, méconnu, dans cette opération militaire hors du commun.

Avec Benjamin Muir, Kevin Jake Walker, Craig Cyr.

Lieu, date(s), heures : Toute l'Histoire, 88 min. Rediff. le 26 mars à 05:26, le 27 mars à 01:13, le 28 mars à 11:25, le 2 avril à 07:17, le 7 avril à 08:40, le 8 avril à 01:46.

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