Concours National
de la résistance et de la déportation

Des ressources pour participer
PARUTION

Enseigner la Résistance, dir. Laurent Douzou et Tristan Lecoq (2016)

28 Septembre, 2016 - 09:00

Enseigner la Résistance, sous la direction de Laurent Douzou et Tristan Lecoq, en partenariat avec la Fondation de la Résistance, univers Maîtriser, 160 pages, Canopé Éditions, septembre 2016.

L’histoire de la Résistance s’enrichit toujours de nouveaux éclairages, son héritage continue de marquer et d’inspirer notre société, et son enseignement occupe une place inédite dans les programmes scolaires en mêlant histoire et citoyenneté. Car c’est un temps exemplaire à plus d’un titre qui continue de susciter des questions, des polémiques et des débats. Un des rares moments où l’engagement d’une poignée de volontaires a contribué à changer le cours de l’histoire de notre pays. À l’heure où les programmes scolaires incitent à mieux prendre en compte l’engagement citoyen et à davantage cerner les enjeux de la Résistance, il est apparu nécessaire d’offrir aux enseignants une synthèse actualisée des connaissances sur cette période.

L’ouvrage, dirigé par Laurent Douzou, professeur des universités, et Tristan Lecoq, inspecteur général de l’Éducation nationale, et conçu en partenariat avec la Fondation de la Résistance, est composé de 12 articles écrits par les historiens spécialistes de la période : Sébastien Albertelli, Julien Blanc, Laurent Douzou, Thomas Fontaine, Jean-Marie Guillon, Pierre Laborie, Bruno Leroux, Jean-François Muracciole, Cécile Vast. Ces auteurs ont livré des textes inédits qui permettent de mieux cerner l’histoire et la mémoire de la Résistance française. Adossés à cet ouvrage, des études et des documents historiques commentés par des enseignants du second degré sont consultables en ligne.

Cette publication transmédia jette une passerelle entre la recherche universitaire et la pédagogie.

 

Lieu, date(s), heures : Version imprimée (réf. 941B3140) 16,90 euros disponibles dans les librairies de réseau Canopé et sur reseau-canope.fr. Version PDF (941PDF40) 6,99 euros, en vente sur reseau-canope.fr
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Docteur Adélaïde Hautval dite "Heidi" 1906-1988 – Des camps du Loiret à Auschwitz et à Ravensbrück

2 Janvier, 2017 - 09:00

La première biographie complète d’Adélaïde Hautval, femme d’exception, humaniste oubliée, par Georges Hauptmann, professeur de médecine honoraire de l’Université de Strasbourg, et Maryvonne Braunschweig, agrégée d’histoire, secrétaire générale du Cercle d’étude de la déportation et de la Shoah-Amicale d’Auschwitz.

Patriote française, Alsacienne, fille de pasteur réformé, médecin, elle fut arrêtée à Vierzon en mai 1942, pour franchissement illégal de la ligne de démarcation. Elle se solidarise avec les femmes juives arrêtées, ce qui lui vaut l’envoi dans les camps du Loiret, comme « Amie des Juifs ».

Déportée par le convoi des politiques françaises du 24 janvier 1943 à Auschwitz (convoi dit des « 31000 »), elle fut affectée au Block 10 des expériences pseudo-médicales d’Auschwitz I, mais refusa de participer aux expérimentations – lors du procès de Londres en 1964, son témoignage sur le Block 10 sera essentiel.

Transférée à Ravensbrück et Watenstedt, elle vient en aide, comme médecin détenue, à ses camarades déportées, quitte à désobéir aux ordres des Allemands.

Elle sera reconnue, parmi les premières, Juste parmi les Nations, dès 1965, pour avoir aidé des Juifs à Auschwitz.

 

Une publication du Cercle d’étude de la déportation et de la Shoah-Amicale d’Auschwitz, dans la collection "Petit Cahier" (2e série, n° 25).

Lieu, date(s), heures : Participation aux frais de 20 euros l’exemplaire. Frais de port pour la France : un exemplaire 6 euros (deux exemplaires 7 euros).
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Le Comité parisien de la Libération, de Charles Riondet (Presses universitaires de Rennes, 2017)

25 Janvier, 2017 - 09:00

Publication d'une thèse soutenue avec succès en 2015 sous la direction conjointe de Danielle ​Tartakowsky et Christine No​​ugaret. Elle permet de dresser un bilan dépassionné et scientifique de l'action du CPL dans la clandestinité, durant l'insurrection et après la Libération. L'ouvrage interroge en particulier les conceptions des acteurs, les controverses qui ont jalonné son histoire (sur l'opportunité de sa création, sur l'opportunité de l'insurrection, sur sa conduite, sur le processus de reconstruction politique à la Libération) et ses pratiques (responsabilités et tâches, règle de l'unanimité, etc).

Le rétablissement de la légalité républicaine en France occupée par les forces issues de la Résistance est un processus longuement préparé. Une de ses étapes décisives est l’unification de l’ensemble des forces de la Résistance, et la création des structures de coordination et de commandement uniques capables d’agir efficacement, suivant les ordres venus des instances supérieures, gouvernement d’Alger ou Conseil national de la Résistance. Dans ce contexte, le sort de la région parisienne et de la capitale est l’objet de toutes les attentions, pour des raisons aussi bien stratégiques que symboliques et l’action du Comité parisien de la libération (CPL), chargé de coordonner localement la Résistance, est particulièrement scrutée. Reflet de la situation politique de la Résistance parisienne, où communistes et non communistes sont en concurrence, parfois en conflit, le CPL est le principal architecte de la prise du pouvoir dans les mairies de Paris et de banlieue, notamment par le truchement de comités locaux de libération. Après la victoire d’août 1944, CPL et comités locaux de libération sont encore largement impliqués dans le processus de reconstruction politique du département de la Seine, adjuvants, parfois concurrents, des nouveaux pouvoirs politiques et administratifs. Cette étude vise à éclairer l’histoire clandestine et légale des institutions résistantes à Paris et en proche banlieue, en mettant l’accent sur le processus par lequel la confrontation des pratiques et des expériences résistantes contribue à forger des institutions originales, à la fois organes monolithiques, assemblées politiques pluralistes et centres de commandement.

Charles Riondet est docteur en histoire, spécialiste de la Résistance à Paris et en banlieue, et ingénieur de recherches à l’INRIA dans le domaine des humanités numériques. Alors qu’il conduisait sa thèse, il a été archiviste au Musée de la Résistance et est devenu, depuis, membre de son conseil scientifique.

Bon de commande auprès du Musée de la Résistance nationale.

Lieu, date(s), heures :
EXPOSITION

1886-1945. Dessins assassins ou la corrosion antisémite en Europe

20 Mars, 2017 - 09:30 - 25 Février, 2018 - 18:00

Plus de 120 documents et objets - affiches françaises, allemandes, russes, ukrainiennes, hongroises ; cartes postales ; Unes de presse ; livres pour adultes ou enfants ; journaux, tracts sont exposés afin de comprendre comment s’est structuré, à partir de Drumont, l’antisémitisme qui a conduit l’Europe à la Shoah.

1re partie : 1880 - 1920, l'image antisémite en gestation

À la fin du 19e siècle, dans de nombreux pays d’Europe ressurgit la haine antisémite. Nourri de l’antijudaïsme chrétien traditionnel, l’antisémitisme moderne répond à une situation nouvelle : la généralisation du suffrage universel et du parlementarisme impose dorénavant de gagner les faveurs de l’opinion publique pour contester efficacement le pouvoir.

En cette période de crise économique, de montée des nationalismes et de remise en cause des valeurs traditionnelles, les juifs deviennent une cible idéale : présents dans tous les pays, à tous les échelons de la société, capables d’assimilation et de réussites brillantes mais, sans État pour les défendre, ils apparaissent comme faibles et forts à la fois, liés à l’étranger et donc antipatriotes.

L’antisémitisme, qui se diffuse principalement à droite et à l’extrême-droite de l’échiquier politique, prétend avec Drumont se doter d’une base scientifique, fondant le rejet des juifs sur une présumée différence raciale.

2e partie : 1920 - 1939, l’image antisémite, des partis jusqu’au pouvoir

L’antisémitisme sort revigoré de la guerre, accompagnant après 1917 l’anticommunisme qui suit la vague révolutionnaire européenne. À côté de la production marchande émerge un nouveau type d’usage de l’image, instrumentalisée dorénavant par des partis structurés et puissants. Alors que jusque-là seuls les citoyens intéressés consommaient les images politiques, dorénavant, au travers de l’action militante, c’est la population dans son ensemble qui est visée.

Dans Mein Kampf (1925), Hitler accorde une place centrale à la propagande qui doit valoriser les mythes fondateurs et les valeurs constitutives du "peuple éternel", mais aussi diffuser la haine des adversaires (juifs, communistes, libéraux).

L’individu doit pouvoir s’identifier à ce peuple idéal ;  la propagande « raciale » visant à souder la Nation, en masquant les différences sociales.

3e partie : 1939 - 1945, l'image antisémite, de la guerre au génocide

Le 1er septembre 1939, l’Allemagne nazie envahit la Pologne. Le 3, la France, le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande déclarent la guerre à l’Allemagne. L’entrée en guerre de nombreuses puissances, dont l’URSS en juin 1941 puis les États-Unis en décembre, donne une dimension planétaire au conflit, dont la responsabilité incombe aux seuls juifs selon Hitler et sa "prophétie".

Les nazis ne se contentent plus d’une politique violente de ségrégation, de spoliation et d’émigration forcée des juifs vers l’Est de l’Europe dans des ghettos surpeuplés et insalubres ; il s’agit dorénavant de les exterminer. À partir de juin 1941 et l’entrée en guerre contre l’URSS (opération Barbarossa), la propagande se focalise sur un juif "ploutocratique" (c’est-à-dire allié, capitaliste et occidental) et "bolchevique" (c’est-à-dire slave et soviétique).

 

Tous ces documents proviennent de la collection privée Arthur Langerman, collectionneur de documents sur l’antisémitisme, né en 1942 à Anvers. En mars 1944, sa famille est déportée à Auschwitz. Après la guerre, il retrouvera sa mère. Comme beaucoup de ses contemporains, il prend la mesure de l’horreur de la Shoah en 1961, avec le procès Eichmann. C’est à partir de ce moment qu’il rassemble un fonds de plus de 7 000 documents, affiches, journaux ou objets antisémites. Cette exposition présente une partie de ce fonds exceptionnel.

Voir article de Télérama.

Lieu, date(s), heures : Mémorial de Caen, esplanade Général-Eisenhower, 14050 Caen. Ouvert de 9:30 à 18:00. Fermeture annuelle en janvier. L'accès à l'exposition est compris dans le billet d'entrée du Mémorial. Sinon, 5 €/personne pour visiter uniquement l'exposition temporaire.
PARUTION

Parcours dans Paris : Hélène Berr, une étudiante à Paris durant la Shoah

28 Mars, 2017 - 09:00

Il y a 73 ans, le 27 mars 1944, Hélène Berr est déportée vers le camp d’Auschwitz-Birkenau avec ses parents Antoinette et Raymond. C’est aussi le jour de ses 23 ans. Deux ans plus tôt, la jeune femme a entamé la rédaction d’un journal intime alors que la persécution contre les Juifs se renforce jour après jour dans la capitale.

Le Mémorial de la Shoah a réalisé en partenariat avec les éditions Tallandier et Audiolib, et grâce à Mariette Job, nièce d’Hélène Berr, un parcours dans les rues de Paris à la découverte de l’histoire de cette jeune fille, étudiante durant la Shoah. La visite pédestre dure 2 h 30 à travers les quartiers parisiens, vers différents lieux emblématiques tels que la Sorbonne ou les jardins du Luxembourg.

Pour suivre ce parcours, il faut télécharger gratuitement l’application Guidigo sur mobile ou tablette (fonctionne sur Androïd et iOS). Le parcours Hélène Berr est également gratuit. Une fois téléchargé, le parcours est accessible hors connexion Internet, y compris la carte. Ainsi, on peut toujours s'orienter grâce au GPS intégré et à la réalité augmentée sur le mobile ou la tablette et démarrer la visite guidée sur les traces d’Hélène Berr.

 

 

Lieu, date(s), heures : Mémorial de la Shoah.
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Si je reviens un jour – les lettres retrouvées de Louise Pikovsky, webdocumentaire de Stéphanie Trouillard (2017)

3 Avril, 2017 - 12:00

En 2010, lors d’un déménagement au sein du lycée Jean-de-La-Fontaine, dans le 16e arrondissement de Paris, des lettres et des photographies ont été trouvées dans une vieille armoire. Enfouis là depuis des dizaines d’années, ces documents appartenaient à une ancienne élève, Louise Pikovsky. Plusieurs mois durant, en pleine Seconde Guerre mondiale, cette jeune lycéenne a correspondu avec sa professeure de lettres, Anne-Marie Malingrey, entretenue jusqu’à un ultime mot du 22 janvier 1944, jour de son arrestation avec sa famille. Internés à Drancy, le père, la mère et les quatre enfants ont été déportés à Auschwitz début février. Ils n’en reviendront pas.

Informée de cette découverte, Stéphanie Trouillard, journaliste de France 24, a prêté main-forte à Khalida Hatchy, une professeure de l’établissement qui souhaitait reconstituer le parcours de cette jeune fille. À partir des documents de Louise, elles ont pu retrouver des témoins, des cousins éloignés et des anciennes élèves, et rendre enfin la parole à Louise, une élève particulièrement douée, qui n’a pas pu vivre l’existence brillante à laquelle elle semblait destinée.

Un webdocumentaire hébergé sur le site de France 24. Avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et du Mémorial de la Shoah.

 
Lieu, date(s), heures :
PARUTION

Lieux de mémoire 1940-1945 Résistance Occupation Libération (application)

12 Avril, 2017 - 10:00

Parution en avril 2017 de l’application mobile Lieux de mémoire 1940-1945, réalisée et gérée par le département AERI de la Fondation de la Résistance.

Cette application permet de :

  • géolocaliser les lieux de mémoire se situant à proximité et découvrir les événements associés,
  • rechercher des lieux de mémoire dans d’autres secteurs géographiques,
  • photographier et envoyer à l’équipe du Département AERI les lieux manquants, contribuant ainsi à l’enrichissement de l’application.
Près de 1 300 lieux ont déjà été recensés et présentés par une équipe d’historiens : plaques commémoratives, stèles ou monuments, souvent bien modestes, parfois dédiés à un seul résistant, et qui ont été conçus pour lutter contre l’oubli de ceux qui se sont battus pour nos libertés il y a plus de soixante-dix ans.
 
 
Accessible à tous, cette application permet par exemple aux collégiens et lycéens qui étudient cette période d’aller dans les rues de leur ville avec leur professeur.e à la recherche des lieux de mémoire et de photographier les lieux non répertoriés, pour enrichir notre mémoire collective.
 
Lieu, date(s), heures :
EXPOSITION

Les jours sans

13 Avril, 2017 - 10:00 - 29 Janvier, 2018 - 18:00

Aux côtés des actes héroïques et faits marquants de la guerre, l’impact de la vie quotidienne durant la Seconde Guerre mondiale passe souvent au second plan. Mais comment faire vivre son foyer quand la nourriture vient à manquer? 

Les jours sans opère une plongée dans le quotidien des Français soumis aux privations et aborde différentes problématiques : comment faire face non seulement aux drames et tragédies de la guerre, mais aussi aux pénuries de toutes sortes, à la désorganisation de l’économie dans un pays qui vient à manquer de tout ? Quelles furent les stratégies de survie ? Quels furent les comportements ? Quels furent les effets, réels et symboliques, de la privation de nourriture à l’échelle d’une société ?

 

VISITES COMMENTÉES

  • Samedi 15 avril à 15:00
  • Dimanche 16 à 15:00 - Visite en famille
  • Dimanche 23 à 15:00H
  • Samedi 29 à 15:00
  • Dimanche 30 à 15:00 - Visite en famille

 

  • Dimanche 7 mai à 15:00
  • Dimanche 14 à 15:00
  • Samedi 20 à 15:00
  • Samedi 27 à 15:00
  • Dimanche 4 juin à 15:00
  • Samedi 10 à 15:00
  • Dimanche 18 à 10:30
  • Samedi 24 à 15:00
  • Samedi 1er juillet à 15:00
  • Dimanche 9 à 15:00
  • Samedi 15 à 15:00
  • Dimanche 27 août à 15:00
  • Dimanche 3 septembre à 10:30
 
 
 
Lieu, date(s), heures : Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, Espace Berthelot, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon, tél. 04 78 72 23 11. Ouvert du mercredi au dimanche de 10:00 à 18:00. Réservation conseillée : 04 72 73 99 00 ou chrd.reservation@mairie-lyon.fr.
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Cheminots victimes de la répression 1940-1945 

20 Avril, 2017 - 09:00

« Tous les ans pour le lundi de Pâques tu chanteras ou tu joueras au violon Tristesse de Chopin », écrit Roger Guintard à son épouse, le 14 avril 1944, avant d'être fusillé, dans une dernière lettre qu'elle ne recevra jamais. Fils de cheminot, serrurier à l'essai aux ateliers du matériel de Saintes, il avait choisi de résister. Des mots comme celui-ci, adressés à leurs familles par des hommes et des femmes aux vies trop brèves, engagés ou non, frappés par l'iniquité et l'arbitraire de l'occupant et de ses collaborateurs, sont collectés tout au long de ce livre (Perrin/SNCF, 2017, 25 €).

Un livre-mémorial qui recense par ordre alphabétique les 2 229 agents ou anciens employés de la SNCF victimes de la répression menée par les autorités nazies et le régime de Vichy entre 1940 et 1945 – qu'ils aient été assassinés, fusillés, abattus, qu'ils aient disparu en prison ou en déportation – et dont la grande majorité était des résistants. Les 443 cheminots tués lors des combats de la Libération font l'objet d'une partie additionnelle.

L'ouvrage restitue via des fiches biographiques, parfois accompagnées de photos, les parcours personnel et professionnel de ces cheminots ainsi que leurs engagements résistants. Cette recherche scientifique d'envergure, initiée par la SNCF en 2011, a été conduite par un comité composé d'historiens, d'archivistes et d'acteurs du paysage associatif et mémoriel, sous la direction de Thomas Fontaine, directeur du Musée de la Résistance nationale.

Lieu, date(s), heures :
EXPOSITION

Shoah et bande dessinée

24 Juillet, 2017 - 10:00 - 7 Janvier, 2018 - 18:00

La mémoire contemporaine réserve une place particulière à la Shoah, un événement sans précédent dans l’Histoire. Le propre de tout événement est d’être historicisé, médiatisé, bref de devenir sujet de fiction. La Shoah ne pouvait y échapper. Non sans prudence, erreurs et tâtonnements mais aussi avec génie, la BD s’est donc emparée de la Shoah.

C’est ce parcours historique et artistique qui est proposé dans ce qu’il est convenu d’appeler le 9e art en interrogeant les sources visuelles de ces représentations, leur pertinence, leur portée et leurs limites. Comment la Shoah a été mobilisée par la fiction, que ce soit dans les comics ou dans la bande dessinée francobelge avec La Bête est morte ! de Calvo, où le thème est présent dès 1944. Près de 75 ans plus tard, des lignes de force, quasiment une grammaire, se dégagent de ces narrations et de ces représentations dont cette exposition va tenter, pour la première fois, de dresser l’inventaire.

Lieu, date(s), heures : Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris. Tél. 01 42 77 44 72. Ouvert tous les jours (sauf le samedi) de 10:00 à 18:00 (jusqu’à 22:00 le jeudi). Entrée libre – 1er étage. Visites guidées : pour les individuels, les jeudis 9 et 23 février, 16 et 23 mars 2017, de 19:30 à 21:00 (gratuit, sans réservation préalable) ; pour les groupes, sur demande par téléphone au 01 53 01 17 38. Pour suivre l’exposition sur les réseaux sociaux : #ExpoShoahBD.
EXPOSITION

Jean Gabin dans la guerre (1939-1945)

5 Septembre, 2017 - 10:00 - 18 Février, 2018 - 18:00

Jean Gabin est une star de cinéma quand l’annonce de la guerre en juillet 1939 interrompt le tournage de son dernier film, Remorques. Réfugié en zone sud, il fait l’objet d’un chantage des Allemands qui veulent le voir incarner la collaboration à l’écran. L’acteur quitte alors la France pour les Etats-Unis où il soutient l’effort de guerre aux côtés de « La Grande » Marlène Dietrich. Mais à l’instar de "L’Imposteur", rôle qu’il incarne à la demande du général de Gaulle pour servir la propagande de la France Libre, Gabin prend conscience qu’il ne peut plus n’être qu’un soldat fictif. En janvier 1944, il s’engage dans les Forces françaises combattantes et troque sa légendaire casquette contre celle de fusilier-marin. Après une première bataille à bord de l’Elorn au large de l’Afrique du nord, il devient instructeur puis conducteur dans la 2e division blindée du  char «  le Souffleur II », qu’il ne quittera pas de la libération de Royan aux portes du nid d’aigle d’Hitler à Berchtesgaden.

Cette exposition documentaire, réalisée par la Société des amis du musée Jean Gabin, en partenariat avec le conseil départemental du Val d’Oise, présente des photographies d’époque, mais également des objets personnels et militaires, brossent le portrait du second maître Jean Moncorgé, alias Jean Gabin, pour qui « la guerre, c’est pas du cinéma ».

 

AUTOUR DE L'EXPOSITION

Projections de films

Pour les journées du patrimoine 2017 le musée propose un week-end de projections autour de l’exposition temporaire « Jean Gabin dans la guerre 1939-1945 ».
Entrée gratuite / réservation conseillée auprès du musée

Samedi 16 septembre à 15:00

L’Imposteur

Film réalisé par Jean Duvivier (1944)

 

Dimanche 17 septembre à 15:00

Remorques

Adaptation à l’écran d’un roman de Roger Vercel par Jacques Prévert, film réalisé par Jean Grémillon (1941) et dont le tournage a été interrompu par le début de la guerre.
 

 

Conférence

"De Jean Moncorgé à Jean Gabin. Derrière l’acteur, portraits d’un homme engagé"

Jeudi 12 octobre à 14:30

Entrée libre

Lieu, date(s), heures : Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris – Musée Jean Moulin, 23 allée de la 2e DB, Jardin atlantique au-dessus de la gare Montparnasse, 75015 Paris. Tél. 01 40 64 39 44 ou 52. Ouvert du mardi au dimanche de 10:00 à 18:00 (sauf jours fériés). Entrée gratuite. Visites commentées gratuites pour les groupes, sur réservation uniquement (01 40 64 39 44).
EXPOSITION

S'engager pour la France : les Polonais du Pas-de-Calais 1939/1945

9 Septembre, 2017 - 10:00 - 30 Avril, 2018 - 18:00

Page Facebook : S'engager pour la France : les Polonais du Pas-de-Calais.

 

Week-end « La Coupole aux couleurs de la Pologne » le samedi 9 et le dimanche 10 septembre 2017, pour l'ouverture de l'exposition (conférences, projection, visites commentées, marché traditionnel polonais...).

Lieu, date(s), heures : La Coupole, Centre d'histoire et de mémoire du Nord–Pas-de-Calais et Planétarium 3D, 62570 Wizernes, adresse postale CS 40284, 62504 Saint-Omer cedex, tél. 03 21 12 27 27, lacoupole@lacoupole.com, www.lacoupole-France.com . Ouvert de 09:00 à 18:00 (sauf juillet-août : 10:00 à 19:00). Service pédagogique, tél. 03 21 12 27 30, fax 03 21 39 21 45, pedagogique@lacoupole.com. Service réservation, tél. 03 21 93 07 07, fax 03 21 39 21 45, reservation@lacoupole.com.
EXPOSITION

Un procès pour l'histoire. Klaus Barbie 1987 devant la justice​, mémoires d'un procès

14 Septembre, 2017 - 14:00 - 2 Février, 2018 - 17:00

À partir des archives du procès de Klaus Barbie conservées aux Archives départementales et métropolitaines, et de documents complémentaires issus en particulier du fonds du mémorial de la Shoah (à Paris) et des Archives nationales de France, l’exposition propose de s’interroger sur la constitution des témoignages de ce procès, son écho à Lyon et au-delà, et ses répercussions à court et à long terme.

Le rassemblement des témoignages commence dès les années d’occupation, et se poursuit autour d’organismes spécialisés après la guerre ; c’est en particulier le sens du « Mémorial de l’Oppression » à Lyon. Les victimes entament alors un long travail de reconstitution. Si dès 1972, l’image de Klaus Barbie réfugié en Bolivie apparaît sur les écrans de télévision, onze années seront encore nécessaires avant qu’il soit ramené et incarcéré sur le sol français, et quatre années avant que s’ouvre le procès pour crimes contre l’humanité, autour de la rafle au siège de l’UGIF du 9 février 1943, de la déportation des enfants d’Izieu le 6 avril 1944 et de l’organisation du convoi du 11 août 1944.

Le procès s’ouvre le 11 mai pour se clore le 4 juillet 1987 devant la cour d’assises du Rhône. Pour la première fois, il est filmé dans son intégralité, en application d’une loi votée en 1985, créant les archives audiovisuelles de la justice, témoignage mais surtout preuve de l’événement, qui rend de manière plus sensible l’émotion de la parole des témoins. L’écho du procès est considérable à Lyon et bien au-delà.

Au-delà du verdict, ce procès, pour l’histoire et la mémoire, ouvre la voie à une réflexion en profondeur sur les événements de la Seconde Guerre mondiale en France et l’accès aux archives de cette période, suscitant des questions qui se poursuivent encore aujourd’hui.

 

Réalisée en partenariat avec le Mémorial national de la prison de Montluc, cette exposition complète celle présentée au Mémorial : « Klaus Barbie 1987, Mémoires d’un procès – Montluc, une prison dans l’Histoire » jusqu'au 30 juin 2018.

Lieu, date(s), heures : Archives départementales du Rhône et de la métropole de Lyon, 34 rue Général-Mouton-Duvernet, 69003 Lyon, tél. 04 72 35 35 00, fax 04 26 29 18 10, archives@rhone.fr. Tram T4, arrêt « Archives départementales ». Ouverture du lundi au vendredi de 08:30 à 17:00 (fermé du 25 décembre 2017 au 1er janvier 2018 inclus).
EXPOSITION

Klaus Barbie 1987 – Mémoires d'un procès | Montluc, une prison dans l'Histoire

14 Septembre, 2017 - 18:00 - 30 Juin, 2018 - 17:30

À l’occasion des 30 ans du procès de Klaus Barbie, le Mémorial propose une exposition retraçant à la fois le procès de Klaus Barbie, son parcours mais aussi celui de ses victimes. L’exposition, présentée au sein même du chemin de ronde de la prison, trouve en ce lieu une résonance particulière.

Réalisée en partenariat avec les Archives départementales du Rhône et de la métropole de Lyon, cette exposition complète celle présentée aux Archives : « Un procès pour l'histoire. Klaus Barbie 1987 devant la justice​, mémoires d'un procès » jusqu'au 2 février 2018.

Lieu, date(s), heures : Mémorial national de la prison de Montluc, 4 rue Jeanne-Hachette, 69003 Lyon, tél. 04 78 53 60 41, info@memorial-montluc.fr. Entrée gratuite. Individuels : du mercredi au samedi, 14:00-17:30. Visites guidées gratuites tous les samedis à 10:30 sur réservation (reservation@memorial-montluc).
EXPOSITION

Les enfants juifs du Montargois dans la Shoah

10 Octobre, 2017 - 18:00 - 7 Janvier, 2018 - 18:00

Il y a 75 ans… des enfants étaient arrêtés dans le Montargois et internés dans le camp de Beaune-la-Rolande. Parmi eux, Raymonde, Suzanne et Flore…

En partenariat avec les Archives municipales de Montargis.

Lieu, date(s), heures : Cercil, Musée-mémorial des enfants du Vel d’Hiv – Centre d’histoire et de mémoire sur les camps de Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Jargeau, 45, rue du Bourdon-Blanc, 45000 Orléans. Tél. 02 38 42 03 91. Mardi de 14:00 à 20:00, mercredi au vendredi et dimanche de 14:00 à 18:00. Pour les groupes, tous les jours sur rendez-vous.

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