Concours National
de la résistance et de la déportation

Des ressources pour participer
EXPOSITION

Beate et Serge Klarsfeld ou les combats de la mémoire (1968-1978)

7 Décembre, 2017 - 10:00 - 9 Septembre, 2018 - 18:00

La décennie 1968-1978 marque un nouveau tournant dans la mémoire de la Shoah en Europe et dans le monde, dans un contexte de grands bouleversements politiques, sociaux et culturels. L’action souvent retentissante du couple formé par Beate et Serge Klarsfeld exerce un rôle majeur dans cette évolution. Cinquante ans après la gifle administrée par Beate Klarsfeld en 1968 au chancelier ouest-allemand Kurt Georg Kiesinger et quarante ans après la publication en 1978 par Serge Klarsfeld du Mémorial de la déportation des Juifs de France, le Mémorial de la Shoah consacre une exposition à l’œuvre de Beate et Serge Klarsfeld en faveur des victimes de la Shoah, contre l’impunité d’anciens responsables de la « solution finale » et contre l’antisémitisme.

Grâce à de nombreux documents et objets inédits, l’histoire et les motivations de leurs engagements sont pleinement restituées, rejoignant celles de toute une génération dont ils deviennent jusqu’à aujourd’hui les symboles.

« Je n’aurais pas pu mener ce combat sans Beate et inversement. Nous avons toujours tout fait ensemble. Nous sommes des époux siamois. » (Serge Klarsfeld)

 

Commissaire de l’exposition : Olivier Lalieu, historien, responsable de l’aménagement des lieux de mémoire et des projets externes, Mémorial de la Shoah.

Lieu, date(s), heures : Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris. Tél. 01 42 77 44 72. Ouvert tous les jours (sauf le samedi) de 10:00 à 18:00 (jusqu’à 22:00 le jeudi). Entrée libre – niveau crypte et entresol, 4e étage (salle de lecture). Visites guidées : pour les groupes, sur demande par téléphone au 01 53 01 18 06.
EXPOSITION

Gamins d'hier, Ados d'aujourd'hui. L'histoire se raconte et se transmet

15 Janvier, 2018 - 09:00 - 29 Septembre, 2018 - 18:30
 

Sur les enfants et les jeunes de 1939 à 1945. Pour découvrir la vie quotidienne des enfants durant la guerre et l’0ccupation, les bouleversements qu’ils ont connus mais aussi l’engagement des jeunes dans la Résistance et ses conséquences, le destin d’enfants juifs cachés et certains déportés…

Pour souligner à la fois les différences entre les jeunes d’hier et les jeunes d’aujourd’hui et surtout ce qui rapproche ces deux générations de gamins à 80 ans d’intervalle. Alors que trois générations les séparent, ces gamins d’hier et ces ados d’aujourd’hui ont pourtant bien des points communs : les copains, les parents, l’école, les devoirs, les vacances, les jeux (même si ce sont des jeux vidéo aujourd’hui), les rêves, les premiers flirts, l’envie de grandir plus vite…

Pour montrer quel’Histoire est avant tout faite d’individus, faite par des hommes et des femmes ordinaires, comme nous, qui nous ressemblent. Pour souligner que ce sont justement ces destins individuels qui rapprochent les jeunes de l’Histoire. L'exposition se veut donc un pont entre les générations pour que les jeunes d’aujourd’hui puissent s’identifier aux jeunes d’hier.

 

Lieu, date(s), heures : Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Toulouse, 52 allée des Demoiselles, 31400 Toulouse, tél. 05 61 14 80 40, musee-resistance@cd31.fr, page Facebook https://www.facebook.com/museeresistance.hautegaronne/. Entrée gratuite, du lundi au vendredi de 09:00 à 12:00 et de 13:30 à 17:30. Le samedi de 10:00 à 18:30 en journée continue. Fermeture le dimanche et les jours fériés.
PARUTION

Polices et gendarmerie françaises, polices et armée allemandes, en France occupée, 1940-1944, dans les politiques de répression, de fusillades et de déportation des Juifs, Tsiganes, résistants...

16 Janvier, 2018 - 09:00

Avec une conférence de Jean-Marc Berlière sur "Les polices françaises sous l’Occupation, 1940-1944", les témoignages d’Esther Dzik-Sénot et de Raphaël Esrail, une conférence de Laurent Thiery sur "Les responsabilités du Commandement militaire allemand de Lille dans les déportations depuis le Nord de la France, 1940-1944", les témoignages de François-René Cristiani-Fassin Lili Rosenberg-Leignel, et des articles de F. Bottois, M. Braunschweig, G. Célerse, J. Duhem, M-P. Hervieu, C. Monjanel. (actes de la conférence du 25 novembre 2015 et de la conférence du 9 novembre 2016).

 

Une publication du Cercle d’étude de la déportation et de la Shoah, dans la collection "Petit Cahier" (3e série, n° 26, janvier 2018).

Lieu, date(s), heures : Participation aux frais de 20 euros l’exemplaire. Frais de port pour la France : un exemplaire 6 euros (deux exemplaires 7 euros). À commander au Cercle d’étude de la Déportation et de la Shoah, Maison des Associations du 11e arrondissement, 8 rue du Général-Renault, 75011 Paris.
EXPOSITION

Humour interdit

6 Février, 2018 - 14:30 - 30 Septembre, 2018 - 18:00

« Humour interdit » : ce fut le nom d'une exposition de dessins de presse et de caricatures, qui a eu lieu à Toulouse en décembre 1944, au lendemain de la Libération. Après quatre années de censure et de répression, les artistes retrouvent leur liberté d'expression. Les dessins sont à nouveau narquois, grinçants, subversifs et pour certains, revanchards. Quand le dessin devient une arme, quelle place occupe-t-il pendant la Seconde Guerre mondiale ? En écho, ce fut aussi le titre de l'exposition créée par le musée départemental de la Résistance et de la Déportation de la Haute-Garonne au lendemain de l'attentat contre le journal Charlie Hebdo en 2015.

Cette exposition, d'une grande richesse iconographique et enrichie de documents originaux conservés dans les collections du centre régional « Résistance & Liberté » et montrés pour la première fois, présente ainsi un grand nombre de dessins exceptionnels aux supports divers : presse, tracts, affiches, brochures..., produits entre 1939 et 1945. Elle questionne la place et la fonction du dessin qui, quel que soit l'usage, est une arme psychologique. Pour l'occupant, les collaborationnistes et l'Etat français, le dessin est au service de l'embrigadement de la population pour dénoncer « l'anti-France ». Les caricatures discriminent, diffament et calomnient. Pour les résistants et les Alliés, aux moyens limités, le dessin sert la contre-propagande, aéroportée clandestinement par l'aviation alliée. Pour les prisonniers de guerre et les déportés, le dessin est une arme de survie à valeur, aujourd'hui, testimoniale.

Lieu, date(s), heures : Centre Régional « Résistance & Liberté », Écuries du Château, Rond-point du 19-mars-1962, 79100 Thouars, tél. 05 49 66 42 99, info@crrl.fr, www.crrl.fr. Groupes (au moins 10 personnes) 09:00-18:00 tous les jours sur rendez-vous. Individuels : 14:30-18:00 du mardi au vendredi et le dimanche (sauf jours fériés). Adulte : 2,50 € / 2 € réduit. Gratuit : -18 ans, étudiant, demandeur d'emploi, adhérent. Activités pédagogiques : service des publics, tél. 05 49 66 42 99. Visites commentées de l'exposition pendant les vacances scolaires : 24 et 31 juillet, 7, 14 et 21 août, à 15:00. À partir de 9 ans. Durée : 45 min. Tarifs des visites : adulte, de 2 € à 4 € ; enfant -12 ans et adhérent : gratuit ; tarif famille (couple + 3 enfants de + 12 ans) : 14 €. Le billet pour la visite commentée offre l'accès gratuit à l'exposition permanente du Centre Régional "Résistance & Liberté". Réservation conseillée.
RADIO

Raphael Lemkin et l'invention du concept du génocide (à réécouter ou podcaster)

14 Février, 2018 - 13:30

Qui est l’homme sans lequel le concept de génocide n’aurait pas vu le jour ?

A la fin de sa vie, dans les années 50, rencontrant dans un parc  un groupe de jeunes filles en fleurs, il se serait ainsi adressé à elles : « Savez-vous que je sais dire : je t’aime dans un nombre incalculable de langues ? »

Son histoire, en effet, est celle d’un polyglotte. Il naît au Nord-Est de Varsovie dans ce qui était encore l’empire russe. Il devient un juriste réputé de la République de Pologne indépendante. Son invasion en 1939 le contraint à fuir en Suède. Il refuse la malédiction du réfugié et, au bout de quelques mois, il enseigne en suédois. Le voici enfin aux Etats-Unis, il est professeur d’université. Quant au français, il le parle assez bien.

On ne s’étonnera pas si le mot qu’il forge pour incriminer les violences de masse systématisées juxtapose le grec et le latin. Génocide, de genos et occidere.

L’histoire de Lemkin est d’abord  celle d’un enfant élevé en yiddish, dont la famille était certes accoutumée aux pogroms mais qui ne parvenait pas à croire qu’elle pouvait être entièrement anéantie. Son travail est commandé par un changement permanent d’échelle : d’un côté, les interrogations sur son frère, sa belle-sœur, ses amis, et, de l’autre, l’interrogation du crime absolu. On ne peut saisir l’inédit sans le mettre en rapport avec la poche de réalité dont on est familier.

En accumulant et en traitant sa documentation sur le régime nazi, Lemkin cherchait sans doute un soulagement à son chagrin personnel. Mais son but, en inventant le mot nouveau de génocide, était de raisonner en termes de groupes – humains, nationaux, religieux, voire politiques. Et de les placer sous la protection d’un  droit international renouvelé. 

 

Avec Annette Becker, historienne, professeure des universités à Paris-Ouest Nanterre La Défense.

 

Références :

  • Les messagers du désastre. Raphael Lemkin, Jan Karski et les génocides écrit par Annette Becker (Fayard)
  • Les cicatrices rouges 14-18. France et Belgique occupées écrit par Annette Becker (Fayard)
  • Oubliés de la Grande Guerre. Humanitaire et culture de guerre (1914-1918) écrit par Annette Becker (Hachette Pluriel)
  • Retour à Lemberg écrit par Philippe Sands (Editions Albin-Michel)
  • Génocide. Anatomie d'un crime écrit par Yves Ternon (Armand Colin)
  • L'État criminel. Les génocides au XXe siècle écrit par Yves Ternon (Seuil)
  • Qu'est-ce qu'un génocide ? écrit par Rafaël Lemkin (Editions du Rocher)
  • Juifs de Pologne, de l'âge d'or aux pogroms (L'Histoire hors-série n° 421)

 

 
Lieu, date(s), heures : France Inter, 30 min. « La marche de l'Histoire », émission de Jean Lebrun. À réécouter ou podcaster sur www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire/la-marche-de-l-histoire-14-fevrier-2018.
RADIO

Milena Jesenska, le feu vivant (Prague 1896-Ravensbrück 1944) [à réécouter ou podcaster]

24 Février, 2018 - 15:00

Il disait d’elle qu’elle était un "feu vivant". Milena Jesenska est connue pour avoir été la destinataire des plus belles lettres de Franz Kafka, les Lettres à Milena. Elle fut aussi traductrice, journaliste et résistante.

Lieu, date(s), heures : France Culture, 60 min. Émission « Une vie, une œuvrer » par Irène Omélianenko.
RADIO

1936 : les jeux Olympiques de Hitler [à réécouter et podcaster]

25 Février, 2018 - 18:10

Avec Jérôme Prieur, réalisateur de Les jeux d'Hitler, Berlin 1936, diffusé sur Arte le 27 février à 20:50.

Lieu, date(s), heures : France Inter, 50 min. « L'œil du tigre », une émission de Philippe Collin.
EXPOSITION

August Sander : Persécutés/persécuteurs, des hommes du XXe siècle

8 Mars, 2018 - 10:00 - 15 Novembre, 2018 - 18:00

Figure majeure de la photographie, August Sander (1876-1964) se lance dès 1920 dans le projet de dresser le portrait de la société allemande classée en types sociaux et professionnels. Cette œuvre d’une vie, Hommes du XXe siècle, ne sera jamais publiée dans son intégralité de son vivant.

L’un de ses trois enfants, Erich (1903-1944), est incarcéré en 1934 à Cologne en raison de son engagement politique. Il devient l’un des photographes de la prison et laisse un témoignage exceptionnel. Resté à Cologne, August Sander va y réaliser des portraits de commande pour des membres du parti national-socialiste, ainsi que pour des Juifs de Cologne.

À la fin de la guerre, il décide d’intégrer aux Hommes du XXe siècle les photos qu’Erich a faites en prison sous le titre « Prisonniers politiques », ainsi que la série de portraits de Juifs de Cologne sous le nom « Persécutés » et celle des nationaux-socialistes.

Ces portfolios, exposés pour la première fois en France, donnent la possibilité de découvrir une autre facette de cette œuvre magistrale, notamment des portraits d’hommes et de femmes, ici dans toute leur dignité d'« Hommes du XXe siècle », dignité dont les nazis avait voulu les exclure.

 

Publication

August Sander, Persécutés / persécuteurs, des Hommes du XX e siècle, 2018. En vente à la librairie du Mémorial de la Shoah ou sur la librairie en ligne.

Lieu, date(s), heures : Mémorial de la Shoah, niveau - 1, 17, rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris. Tél. 01 42 77 44 72. Entrée libre. Du 8 mars au 15 novembre 2018. Les visites guidées sont proposées sur demande aux groupes. Sur réservation : tél. : 01 53 01 18 06 ou education@memorialdelashoah.org Pour suivre l’exposition sur les réseaux sociaux : #ExpoPhotoSander
EXPOSITION

Adélaïde Hautval, « Amie des Juifs » (prolongation jusqu'au 30 septembre 2018)

27 Mars, 2018 - 14:00 - 30 Septembre, 2018 - 18:00

Selon Adélaïde Hautval elle-même, c'est « par une succession de circonstances plutôt curieuses » qu’elle fut arrêtée, internée, déportée par les nazis, et qu'elle fut celle qui dit non à Mengele.

En mai 1942, elle est arrêtée sur le quai de la gare à Vierzon alors qu’elle vient à la recherche d’une valise égarée. Pendant son interrogatoire, elle reprend vertement deux soldats allemands qui critiquent la France. Condamnée à une semaine d’emprisonnement à Bourges, elle prend la défense d’une femme juive, puis se fabrique une étoile jaune. Elle manifeste sa désapprobation lors du transfert des familles juives par la Gestapo au camp de Beaune-la-Rolande : « Ce sont des gens comme les autres, laissez-les… » – « Du moment que vous les défendez, vous partagerez leur sort », lui réplique-t-on.

Internée au camp de Pithiviers, puis dans celui de Beaune-la-Rolande, elle est témoin de l’arrivée massive des familles arrêtées lors de la rafle du Vel d’Hiv, puis de la séparation des mères et des enfants. Elle assiste comme elle le peut, depuis l’infirmerie, les enfants restés seuls. Elle sera le témoin de leur déportation. Transférée de la prison d’Orléans en novembre 1942 au fort de Romainville, puis à Compiègne, elle sera déportée le 24 janvier 1943 à Auschwitz. Elle est affectée en tant que médecin au block 10 et refuse de participer aux expérimentations. En août 1944, elle est transférée à Ravensbrück.

Elle reçoit en 1945 la Légion d’Honneur, et, en 1965, la médaille des Justes qui vient d’être créée. 

« Adélaïde Hautval est l’une des femmes les plus admirables que j’ai connue (…) une des personnalités les plus remarquables que l’humanité ait connues. En raison de sa grande modestie peu de gens étaient informés de son action extraordinaire (…) envers tous les êtres humains, quels qu’ils soient (…,) ceux qui souffraient et étaient persécutés. », déclare Moshé Bejski, juge à la cour suprême d’Israël, au décès d’Adélaïde Hautval en 1988.

 

Exposition réalisée par le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv, avec les archives de sa famille, des Archives départementales du Loiret et du Cher, de Yad Vashem, de Georges Hauptmann et Maryvonne Braunschweig, du Mémorial de la Shoah, de l’hôpital psychiatrique de Lannemezan et du musée-mémorial d’Auschwitz-Birkenau. 

Lieu, date(s), heures : Orléans, Cercil, Musée-mémorial des enfants du Vel d’Hiv – Centre d’histoire et de mémoire sur les camps de Beaune-la-Rolande, Pithiviers et Jargeau, 45, rue du Bourdon-Blanc, 45000 Orléans, cercil@cercil.eu. Ouvert du mardi au vendredi et le dimanche de 14 heures à 18 heures (fermé le samedi et le lundi), nocturne le mardi jusqu'à 20 heures.
EXPOSITION

KG : les prisonniers de guerre du Cher dans la Seconde Guerre mondiale

6 Avril, 2018 - 08:30 - 9 Septembre, 2018 - 17:30

KG ou Kriegsgefangener, c'est-à-dire prisonnier de guerre en allemand. Parmi les 1 500 000 prisonniers français de la Seconde Guerre mondiale, environ 10 000 étaient originaires du département du Cher.

A partir de documents méconnus issus des fonds des Archives départementales, cette exposition met en lumière la vie de ces captifs dans les camps allemands. Elle permet d’évoquer leur travail, leurs rapports avec le régime de Vichy, leurs activités intellectuelles et culturelles et leurs liens avec la Résistance. La présentation des oeuvres d’artistes prisonniers comme le dessinateur Maurice Delavier et le sculpteur Hervé Mhun offre un autre point de vue sur la vie de ces milliers de soldats internés.

Un guide des sources sur le thème des prisonniers de guerre français de la Seconde Guerre mondiale est consultable en ligne sur le site des Archives départementales du Cher : Les prisonniers de guerre français de la Seconde Guerre mondiale.

 

Lieu, date(s), heures : Musée de la Résistance et de la Déportation du Cher, site des Archives départementales, salle des expositions temporaires, rue Heurtault-de-Lamerville, 18000 Bourges. Tél. 02 48 55 82 60. Entrée libre et gtratuite. Ouvert du mardi au vendredi de 08:30 à 12:30 et de 13:30 à 17:30, le samedi, le dimanche et les jours fériés de 14:00 à 18:00.
EXPOSITION

Évasions, l’art sans liberté

7 Avril, 2018 - 18:30 - 23 Septembre, 2018 - 19:00

 

Au-delà de ce qu’on nomme communément « l’art carcéral », l’exposition rassemble plus largement, et pour la première fois, des œuvres et travaux plastiques produits dans des espaces de privation de liberté : prisons, mais aussi camps et lieux d’accueil d’exilés, jusqu’aux camps de concentration.

 

Des productions des ateliers de la jungle de Calais aux dessins réalisés au camp de Ravensbrück par la résistante déportée Jeannette L'Herminier ou aux cartes à jouer fabriquées par Lou Blazer au camp de sécurité de Gaggenau (Bade-Wurtemberg) où furent transférés les détenus du camp de Schirmeck, des Paños, créés par les prisonniers mexicains dans les geôles américaines, aux travaux plastiques produits dans les prisons françaises par des détenus dans le cadre d’ateliers de pratique artistique, cette exposition pose l’expression artistique comme dernière des libertés de l’homme. Ainsi en témoigne l’exceptionnel ensemble de carnets de recettes de cuisine illustrés, imaginés et rédigés dans des camps de concentration et des camps de travail.

L’exposition s’organise selon trois sections : 
- Territoires imaginaires (camps et campements d’exilés et de réfugiés), 
- Dehors imaginaires (prisons), 
- Festins imaginaires (camps de concentration).

Lieu, date(s), heures : MIAM (Musée international des arts modestes), 23 quai Maréchal-de-Lattre-de-Tassigny, 34200 Sète, miam@miam.org, miam@ville-sete.fr, tél. 33 (0) 4 99 04 76 44. Ouvert tous les jours de 09:30 à 19:00. Visites guidées du lundi au vendredi à 14:30 et à 16:00, groupes sur réservation.
EXPOSITION

La part visible des camps. Les photographies du camp de concentration de Mauthausen (1938-1945)

9 Avril, 2018 - 09:30 - 31 Août, 2018 - 18:30

En trente panneaux, sont rassemblés plus de 500 clichés pris dans le camp de concentration de Mauthausen par les soldats SS durant son fonctionnement, par des déportés résistants espagnols et par des Américains lors de sa libération.

Voir notre éphéméride du 31 mai 1941 : "Des photos de dignitaires nazis visitant Mauthausen détournées par des déportés espagnols".

Lieu, date(s), heures : Musée mémorial de la bataille de Normandie, salle des expositions, boulevard Fabian-Ware , 14400 Bayeux, www.bayeuxmuseum.com/musee_memorial_bataille_de_normandie.html. Entrée libre. Exposition visible aux heures d'ouverture du musée : tous les jours de 09:30 à 18:30.
RADIO

Entretien avec Claude Lanzmann, 7/10, une émission de Laure Adler (2006) (disponible en ligne)

10 Juin, 2018 - 00:40

Claude Lanzmann : « La temporalité est centrale dans Shoah, par sa longueur et sa construction circulaire. »

Lieu, date(s), heures : France Culture, 22 min.
EXPOSITION

De l’Asie à la France Libre. Joseph et Marie Hackin, archéologues et Compagnons de la Libération

15 Juin, 2018 - 10:00 - 16 Septembre, 2018 - 18:00

Cette exposition, à forte teneur archéologique et d’histoire de l’art, retrace la vie d'un couple d’archéologues, Joseph et Marie Hackin, qui furent parmi les premiers à rejoindre la France Libre en 1940, et révèle tout un pan de l’archéologie pionnière de la première moitié du XXesiècle.

Le parcours muséographique revient sur leur travail archéologique. Avec des pièces uniques comme le Bouddha de Païtâvâ ou les ivoires du trésor de Begram, fruits des découvertes en Afghanistan, et des extraits de prises de vues ethnographiques réalisées par Marie Hackin en Afghanistan.

Mais il n’est pas possible de parler du couple Hackin sans évoquer leur engagement dans la France Libre : l'exposition s’attache à présenter les conditions de leur engagement précoce auprès du général de Gaulle et détaille les responsabilités qui leur incombent, à la direction des relations extérieures de la France Libre pour Joseph, ou dans l’organisation du corps des Volontaires françaises pour Marie.

Exposition organisée par le musée de l’ordre de la Libération, le musée de l’Armée et le musée national des Arts asiatiques-Guimet,

Lieu, date(s), heures : Hôtel national des Invalides, 51 bis boulevard de La-Tour-Maubourg, 75007 Paris. Ouvert tous les jours à l’exception du 18 juin 2018, de 10:00 à 18:00 (nocturne le mardi jusqu'à 21:00). Tarifs (exposition & collections permanentes du musée de l'Armée) : 12 €, tarif réduit 10 €, gratuit pour les moins de 18 ans. Renseignements : contact@ordredelaliberation.fr, tél. 01 47 05 35 15.
EXPOSITION

Photographier la mémoire

18 Juin, 2018 - 10:00 - 5 Octobre, 2018 - 17:00

"Photographier la mémoire" est un projet pédagogique et artistique transfrontalier autour d'une mémoire méconnue : la mémoire des camps de concentration annexes du KL Natzweiler.

L’ancien camp de concentration de Natzweiler, implanté sur le site du Struthof, est bien connu des Alsaciens. En revanche, peu de personnes savent qu’il contrôlait un réseau de plus de 50 camps annexes plus ou moins grands, répartis des deux côtés du Rhin, dans les actuels Länder du Bade-Wurtemberg, de Rhénanie-Palatinat, et de Hesse, ainsi qu’en Alsace-Moselle alors annexée et en France occupée (Meurthe-et-Moselle).

Comment donner à voir les différents lieux qui forment le camp de Natzweiler ? Comment faire émerger chez les jeunes Français et les jeunes Allemands une mémoire commune ?

Pour répondre à ces questions, un projet pédagogique franco-allemand original a été mis sur pied par trois partenaires : l’ORT Strasbourg, le Centre européen du résistant déporté (site du camp principal), et le VGKN, l’association allemande qui s’occupe des lieux de mémoire des camps annexes de Natzweiler. Le projet a été lancé le 29 septembre 2017 au CERD.

L’idée : demander à des élèves scolarisés à proximité de l’ancien camp et de ses camps annexes de constituer une mémoire photographique des lieux.

Après l'inauguration de l'exposition au lycée ORT de Strasbourg, elle circule dans les différents lieux de mémoire du camp de Natzweiler en France et en Allemagne.

Lieu, date(s), heures : Mairie de Schwindratzheim (Bas-Rhin, du 18 au 30 juin). Centre européen du résistant déporté, au Struthof, site de l'ancien camp de concentration de Natzweiler (du 3 juillet au 31 août), route départementale 130, 67130 Natzwiller, tél. 03 88 47 44 67. Parlement européen à Strasbourg (du 1er au 5 octobre).

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