Concours National
de la résistance et de la déportation

Des ressources pour participer
EXPOSITION

Chroniques interdites – Résister par l’art et la littérature – 1940-1945

17 Janvier, 2016 - 15:00 - 30 Avril, 2017 - 18:00

Prolongation en 2017 de l'exposition temporaire du Musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne.

Cette exposition a été accompagnée par la parution du bulletin Résistance 15|16 « Chroniques interdites – Résister par l'art et la littérature – 1940-1945 ».

Lieu, date(s), heures : Musée de la Résistance nationale, MRN, parc Vercors, 88 avenue Marx-Dormoy, 94500 Champigny-sur-Marne. Tél. 01 48 81 45 97. En raison de la préparation du transfert des expositions du musée dans un bâtiment moderne sur les quais de la Marne, le MRN se voit contraint de limiter ses horaires d’ouverture au public. Désormais, le musée est ouvert : pour les groupes, sur réservation uniquement ; pour les visiteurs individuels, samedi et dimanche entre 14 heures et 18 heures.
EXPOSITION

Antoinette Sasse. Rebelle, résistante et mécène (1897-1986)

12 Avril, 2016 - 10:00 - 29 Janvier, 2017 - 18:00

Une femme d’exception et amie intime de Jean Moulin.

Anticonformiste, Antoinette Sasse (1897-1986) l’est assurément. Rebelle dans sa vie privée : elle divorce de Raymond Sachs en 1933. Parfaite illustration de la garçonne des Années folles, sportive et soucieuse de son image, elle pratique le ski, la natation et conduit sa voiture. Elégante, elle s’habille chez les grands couturiers – Jeanne Lanvin, Lucien Lelong, Maggy Rouff. Son carnet d’adresses richement fourni – hommes politiques, diplomates, banquiers, avionneurs mais aussi artistes – lui permet de fréquenter le Tout-Paris.

S’affirmant comme une peintre fauviste, amie de Léger, de Soutine, de Friesz et de Van Dongen, Antoinette Sasse expose dans différents salons. Femme d’affaires avisée, elle fait fructifier la fortune dont elle a hérité et s’assure un train de vie exceptionnel. Résistante dès l’été 1940, elle devient une assistante précieuse pour Jean Moulin qui, limogé de ses fonctions de préfet, s’installe dans le Midi à Saint-Andiol où il œuvre pour la Résistance.

En plus de cela, Antoinette Sasse travaille en 1942 pour le réseau Gilbert dirigé par son beau-frère, le colonel Groussard. Après la guerre, elle met sa ténacité au service de la recherche de la vérité sur l’arrestation de Jean Moulin jusqu’à ce que justice soit rendue. Son combat pour la mémoire du grand résistant l’amène à léguer toute sa fortune à la Ville de Paris pour réaliser le musée Jean Moulin inauguré en 1994.

Lieu, date(s), heures : Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris – Musée Jean Moulin, 23 allée de la 2e DB, Jardin atlantique au-dessus de la gare Montparnasse, 75015 Paris. Tél. 01 40 64 39 44 ou 52. Ouvert du mardi au dimanche de 10:00 à 18:00 (sauf jours fériés). Entrée libre les 17 et 18 septembre 2016, lors des Journées européennes du patrimoine.
PARUTION

Edmond Proust. MAIF, Résistance, ses combats pour la liberté, biographie de Michel Chaumet (2016)

13 Mai, 2016 - 09:00 - 31 Août, 2017 - 20:00

« Secrétaire de mairie, conseiller syndical du SN, secrétaire général du Comité Départemental de Rassemblement Populaire, secrétaire général de la Fédération Départementale des Combattants Républicains, président, secrétaire ou membre très actif de plusieurs autres “sociétés savantes” (Instruction Populaire, Ligue des Droits de l’Homme, Paix et Liberté, Fédération des Officiers de Réserve Républicains, Jeunesses républicaines et laïques, Libre Pensée etc., etc.). Je sais, c’est trop ! Et puis après ? »

Ainsi s’exprimait Edmond Proust dans les années 1930. C’était sans compter avec les très lourdes responsabilités qu’il devait assumer par la suite.

Dès 1935, c’est la présidence de la MAAIF, mutuelle qu’il a contribué à fonder, qu’il a installée à Niort devenue, grâce à lui, la capitale des mutuelles, et qu’il a portée à bout de bras jusqu’à sa mort, lui consacrant alors toute son énergie.

Pendant la seconde guerre mondiale, c’est la direction de la Résistance dans les Deux-Sèvres. Libéré de son camp de prisonniers en 1941, il fonde un groupe autour de lui, rallie l’OCM en 1943, en devient le chef départemental, puis celui de l’AS. Enfin, en 1944, il commande les soldats de l’ombre réunis sous la bannière FFI, avant de les grouper dans le 114° RI, héroïque devant la poche de La Rochelle et distingué pour faire partie des troupes d’occupation en Allemagne en 1945.

Edmond Proust, c’est aussi un sportif, un musicien, un acteur de théâtre, un père de famille, bref un homme dans toute sa plénitude, un modèle peut-être, un exemple sûrement !

Edmond Proust. MAIF, Résistance : ses combats pour la liberté, de Michel Chaumet, Geste Éditions, 2016, 198 pages, 29,90 €.

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"Message pour le tourteau fromagé: Chaumette est notre seul ami, vous devez lui faire tous confiance ". C'est par ce message diffusé à la mi-août 1944 que Koenig, le responsable des opérations militaires de la France Libre à Londres nommait le chef de la résistance unie en Deux-Sèvres : Edmond Proust. L'homme qui accédait ainsi à une responsabilité majeure en un moment crucial pour l'avenir du pays était loin d'être un inconnu.

Le fondateur de la MAIF

Edmond Proust était né le 20 octobre 1894 à Chenay. Il entre à l'école normale de Parthenay en 1912. L'un de ses camarades de promotion, Emile Eugène, le décrit ainsi:

" C'est un beau jeune homme, de taille au-dessus de la moyenne, d'allure dégagée, dont le visage au teint mat, éclairé par deux yeux vifs au regard clair et droit, est encadré d'abondants et longs cheveux d'un noir de jais...

Doué d'une claire intelligence alliée à une exquise sensibilité, animé d'une énergie morale peu commune au service d'un sens élevé du devoir, il exerce, sans le vouloir, une influence toujours saine et heureuse sur tous ses camarades..

Tous, nous subissons inconsciemment dans doute, l'ascendant du chef qu'il révèle déjà en lui..."

La première guerre mondiale le voit mobilisé au 32° R.I. Sous-lieutenant en octobre 1918, il n'est démobilisé qu'en septembre 1919. Il s'est battu aussi bien en Argonne qu'en Champagne, sans oublier l'enfer de Verdun: son courage et sa bravoure lui ont valu la croix de guerre avec palme.

Dès la rentrée 1919, il est affecté comme instituteur à Saivre, patrie d'un autre grand résistant (le général Faucher) puis, trois ans plus tard au hameau de Perré dans la même commune, où il accomplira la totalité de sa carrière enseignante jusqu'en octobre 1949. Car lui qui aurait pu, après la deuxième guerre, prétendre à des postes très importants, retournera, une fois sa tâche héroïque accomplie, à son école comme si de rien n'était.

Comme la grande majorité des instituteurs issus de l'école normale, Proust était fermement laïque et républicain. Il n'hésitait pas à défendre l'école et les valeurs laïques qui y étaient attachées lorsqu'elles paraissaient menacées.

Cela explique son engagement dans le petit groupe des fondateurs de la MAAIF (Mutuelle d'assurance automobile des instituteurs de France) qui crée la première mutuelle d'assurances automobile, d'inspiration nettement anticapitaliste. L'année suivante, Edmond Proust est nommé président de la mutuelle lors de la première assemblée générale tenue à Fontenay-le-Comte et décide son transfert à Niort. Dès lors, la mutuelle va  occuper une grande place dans sa vie, au point que, même pendant la guerre, il continue de se rendre au siège niortais, y compris à vélo lorsqu'il ne peut faire autrement, et qu'au plus fort de la chasse à l'homme que lui livre la Gestapo, il se fera tenir au courant de son activité.

L’engagement dans la Résistance

Arrive le deuxième conflit mondial. Proust est mobilisé de nouveau. La défaite submerge son unité comme le reste de l'armée française. Il est fait prisonnier  et emprisonné à Nuremberg entre septembre 1940 et août 1941. Grâce à une amnistie en faveur des anciens combattants de 1914-1918, il put regagner les Deux-Sèvres. Mais nul n'en doutait autour de lui: c'était pour reprendre immédiatement le combat contre l'occupant et l'oppresseur. Son engagement dans l'OCM en fut une démonstration éclatante.

Nouveau chef départemental de l'OCM après les arrestations d'août 1943, Edmond Proust (pseudo Gapit) s'entoure d'une nouvelle équipe de direction et  réorganise  le mouvement.

Le chef des FFI

Peu après, il  accède à la direction de l'AS qui regroupe, à partir de l'automne 1943, les restes de l'OCM et Libé-Nord, mouvement d'orientation socialiste plutôt implanté dans le Sud du département.

Mais le 18 février 1944, la Gestapo frappe à nouveau, et vise directement la tête. Elle s'en prend ce jour-là à tout l'état-major départemental de l'AS.

Suite à l'arrestation du général Faucher, survenue en janvier 1944, Edmond Proust se sentait menacé. Vivant dans l'inquiétude de se réveiller pris dans la nasse allemande, Gapit quittait son domicile chaque nuit et allait dormir chez des voisins sûrs.

Le 18 février, arrivant à son école, il aperçoit la Gestapo qui s'apprête à l'encercler. Opérant alors une retraite aussi rapide que prudente, il réussit à se défiler dans un champ de topinambours qui borde le derrière de l'école.

Pendant trois semaines, Edmond Proust se terre. La nuit tombée, il gagne le refuge qu'il avait pris la précaution de se réserver en cas de besoin. Il s'agit du logis de la Bidolière, fièrement perché au-dessus de vallée de la Sèvre, face au Breuil de Sainte-Eanne. Edmond Proust se cache toute la journée dans la partie haute du logis et ne sort de sa tanière que la nuit, à la faveur de l'obscurité.

Pour tenter d'accréditer l'idée d'une fuite en Angleterre, qui permettrait de desserrer l'étau de la Gestapo, on fait passer à la BBC le message suivant: "Obterre [c'est le premier prénom - non usité - d'Edmond Proust] et Lina bien arrivés. Bon courage à tous. A bientôt."

Prudent, Proust reste trois semaines sans donner de nouvelles. Tous ses subordonnés le croient donc en Angleterre, les Allemands peut-être aussi.

Quelle ne fut donc pas la surprise des époux Marsteau, Suzanne et René, tous deux instituteurs à l'école de Sainte-Eanne et responsables de Libé-Nord, puis de l'AS, ayant échappé à la rafle du 18 février, de voir arriver, un beau soir de mars, Edmond Proust à leur domicile : " La tentative d'arrestation de Proust, dira plus tard René Marsteau, fut pour nous un moment de consternation. Nous étions cependant certains que, libre, il ne pourrait rester loin de la lutte et il savait que le point de ralliement pour les rescapés était l'école de Sainte-Eanne. En effet, trois semaines plus tard, nous le vîmes apparaître un soir dans la nuit, vêtu d'un vieux costume, rendu méconnaissable par une barbe hirsute. Avec lui, revenaient l'espoir et la sérénité. Un quart d'heure après, nous étions au travail..."

Gapit changeait alors de pseudo pour devenir Chaumette. La libération des Deux-Sèvres était alors en vue. Et le 15 août 1944, il devenait chef des FFI qui réunissaient tous les résistants, ceux de l'AS (Armée Secrète) comme ceux des FTP (Francs Tireurs et Partisans).

(site Résistance.s)

Lieu, date(s), heures :
EXPOSITION

Le sport européen à l’épreuve du nazisme – Des JO de Berlin aux JO de Londres (1936-1948)

23 Juin, 2016 - 10:00 - 29 Janvier, 2017 - 18:00

Les Jeux Olympiques de Berlin, organisés en 1936 par le IIIe Reich, inaugurent une décennie tragique pour le sport européen. L’exposition évoque cette histoire, jusqu'au renouveau olympique esquissé à Londres en 1948. Elle retrace également une vingtaine de carrières sportives bouleversées par la montée du nazisme, dont celle du célèbre lyonnais Tola Vologe.

Le nazisme, le fascisme et les régimes de collaboration ont utilisé le sport pour contrôler les jeunesses et les masses, justifier leurs idéologies xénophobes et racistes, et parfois infliger des supplices particuliers aux champions juifs déportés.

Comment s’est comporté le monde sportif face aux politiques d’exclusion, face à l’application des lois antijuives jusque dans les stades, les gymnases et les piscines ? Comment, pour les minorités opprimées, pour les résistants, et même pour certains prisonniers des camps, le sport a-t-il pu servir de refuge, voire de « réarmement » moral et corporel ? L’exposition s’empare de ces questions et retrace une vingtaine de carrières d'athlètes français, italiens, allemands, polonais, autrichiens, hongrois, bouleversées par la montée du nazisme. Elle s'organise autour de sept disciplines (gymnastique, escrime, sports de combat, natation, athlétisme, football, sports de raquette). 

Parmi ces athlètes, le sportif d’origine lituanienne Tola Vologe, arrêté et exécuté à Lyon le 27 mai 1944, et qui donnera son nom à l’actuel centre d’entrainement de l’Olympique Lyonnais.

Visites commentées :

  • Samedi 7 janvier à 15:00
  • Samedi 28 janvier à 15:00
  • Dimanche 15 janvier  à 15:00
  • Dimanche 29 janvier à 10:30

Samedi 21 janvier à 15h  
Visite le samedi 21 janvier à 15:00 avec Paul Dietschy, maître de conférences en histoire du sport à l’Université de Franche-Comté, directeur du Laboratoire des Sciences Historiques (EA 2273).

 

Lieu, date(s), heures : Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, Espace Berthelot, 14 avenue Berthelot, 69007 Lyon, tél. 04 78 72 23 11. Ouvert du mercredi au dimanche de 10:00 à 18:00.
PARUTION

Mémoires d'objets, Histoires de résistance, ouvrage de Xavier Aumage et Julie Baffet (MRN)

19 Septembre, 2016 - 09:00 - 30 Juin, 2017 - 23:45

Cet ouvrage destiné au grand public permet d'appréhender la Résistance au travers d'une soixantaine d'objets remarquables par leur histoire et emblématiques par leur valeur de témoignage, issus de la collection du Musée de la Résistance nationale : le sac à main à doubles parois ingénieusement bricolé qui a sauvé la vie de la résistante Lise London, le parachute qui permit à des pigeons voyageurs de sauter sur la France occupée, le jouet d’enfant qui servit à imprimer les premiers appels à la Résistance, le pistolet 7.65 de Celestino Alfonso un des résistants de la sinistre Affiche rouge, ou des objets réalisés à partir de matériaux de récupération dans les camps de concentration, etc.

Chacun de ces objets a été remis au MRN par un donateur pour qu’il continue à témoigner des actions et des motivations de celles et ceux qui les ont utilisés. Ils révèlent tous un itinéraire en résistance. Ils recèlent l’histoire d’hommes et de femmes, soldats volontaires sans uniformes, qui se sont engagés dans un combat périlleux contre le nazisme et ses séides en France.

Qu’ils soient artisanaux (bombes bricolées, faux papiers qui déguisaient le colonel Fabien en curé) ou produits en série comme ces postes émetteurs fournis par les Alliés et la fameuse mitraillette Sten, tous ces objets ont en commun de témoigner de l’espoir animant les combattants de l’ombre, ceux qui, dans les moments les plus sombres de l’histoire de France, ont résisté.

Xavier Aumage est spécialiste de l’histoire visuelle de la Seconde Guerre mondiale. Archiviste au musée de la Résistance nationale, il a été le commissaire de l’exposition « Traits Résistants – l’image du résistant dans la bande dessinée » au CHRD à Lyon en 2011 (catalogue Éditions Libel). Il est également un des auteurs de Les Résistants – Récits, témoignages et documents inédits du musée de la Résistance nationale (Éditions Belin, 2015). 
Responsable des éditions au musée de la Résistance nationale à Champigny, rédactrice en chef de la revue
Notre Musée, Lucie Baffet est également un des auteurs de Les Résistants – Récits, témoignages et documents inédits du musée de la Résistance nationale.

Lieu, date(s), heures : Éditions Ouest-France, 12,50 €.
PARUTION

Enseigner la Résistance, dir. Laurent Douzou et Tristan Lecoq (2016)

28 Septembre, 2016 - 09:00

Enseigner la Résistance, sous la direction de Laurent Douzou et Tristan Lecoq, en partenariat avec la Fondation de la Résistance, univers Maîtriser, 160 pages, Canopé Éditions, septembre 2016.

L’histoire de la Résistance s’enrichit toujours de nouveaux éclairages, son héritage continue de marquer et d’inspirer notre société, et son enseignement occupe une place inédite dans les programmes scolaires en mêlant histoire et citoyenneté. Car c’est un temps exemplaire à plus d’un titre qui continue de susciter des questions, des polémiques et des débats. Un des rares moments où l’engagement d’une poignée de volontaires a contribué à changer le cours de l’histoire de notre pays. À l’heure où les programmes scolaires incitent à mieux prendre en compte l’engagement citoyen et à davantage cerner les enjeux de la Résistance, il est apparu nécessaire d’offrir aux enseignants une synthèse actualisée des connaissances sur cette période.

L’ouvrage, dirigé par Laurent Douzou, professeur des universités, et Tristan Lecoq, inspecteur général de l’Éducation nationale, et conçu en partenariat avec la Fondation de la Résistance, est composé de 12 articles écrits par les historiens spécialistes de la période : Sébastien Albertelli, Julien Blanc, Laurent Douzou, Thomas Fontaine, Jean-Marie Guillon, Pierre Laborie, Bruno Leroux, Jean-François Muracciole, Cécile Vast. Ces auteurs ont livré des textes inédits qui permettent de mieux cerner l’histoire et la mémoire de la Résistance française. Adossés à cet ouvrage, des études et des documents historiques commentés par des enseignants du second degré sont consultables en ligne.

Cette publication transmédia jette une passerelle entre la recherche universitaire et la pédagogie.

 

Lieu, date(s), heures : Version imprimée (réf. 941B3140) 16,90 euros disponibles dans les librairies de réseau Canopé et sur reseau-canope.fr. Version PDF (941PDF40) 6,99 euros, en vente sur reseau-canope.fr
EXPOSITION

Que pouvaient-ils faire ? Résistance au national-socialisme 1939-1945

4 Octobre, 2016 - 10:00 - 2 Avril, 2017 - 18:00

Une exposition de la Fondation 20 juillet 1944 en coopération avec le Mémorial de la Résistance allemande de Berlin.

En 1933, Hitler et les nationaux-socialistes prennent le pouvoir en Allemagne. Ils installent une dictature. La plupart des Allemands adhèrent au nouveau régime avec enthousiasme ou s’en accommodent parce qu’ils espèrent en retirer des avantages. Certains restent passifs. Ceux qui s’opposent aux violations des droits de l’homme et aux crimes des nouveaux potentats sont peu nombreux. Ils utilisent les ressources à leur disposition, même dans les conditions imposées par la dictature, pour mener une action politique. Chaque individu doit alors choisir : se rallier aux nationaux-socialistes, attendre sans rien faire, ou résister.

L’invasion de la Pologne en septembre 1939 marque le début de la Seconde Guerre mondiale. Le régime redouble de brutalité à l’égard de ses opposants.En dépit de cela, une petite minorité d’Allemands continue de lutter activement contre le régime.

Cette exposition témoigne de la diversité des formes revêtues par la résistance au national-socialisme. Certaines personnes diffusent des informations en provenance de radios étrangères, impriment des tracts et les distribuent. D’autres aident des Juifs persécutés, des prisonniers de guerre ou des travailleurs forcés. Et d’aucuns tentent de renverser Hitler, pour mettre un terme à son régime criminel et à la guerre.

Lieu, date(s), heures : Musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris – Musée Jean Moulin, 23 allée de la 2e DB, Jardin atlantique au-dessus de la gare Montparnasse, 75015 Paris. Tél. 01 40 64 39 44 ou 52. Ouvert du mardi au dimanche de 10:00 à 18:00 (sauf jours fériés).
EXPOSITION

La négation de l’Homme dans les camps nazis (1933-1945)

22 Octobre, 2016 - 17:00 - 14 Octobre, 2017 - 17:00

Cette exposition présente la prédominance affirmée de la nature et de la force d’une idée de supériorité supposée de la race aryenne dont est issue l’idéologie nazie au point de nier l’Homme et ainsi de créer les camps de concentration. Cette vision du monde est mise en œuvre dès l’ouverture des premiers camps et se renforce à mesure que le système concentrationnaire se développe, même quand la logique économique de la guerre totale tend à s’imposer sur la logique répressive initiale.

  • Panneau 01 : Présentation
  • Panneau 02 : Le nazisme

  • Panneau 03 : Les premiers camps

  • Panneau 04 : Ils dénoncent

  • Panneau 05 : Le convoi et l’arrivée au camp (1940-1945)

  • Panneau 06 : Le génocide

  • Panneau 07 : Les enfants

  • Panneau 08 : La survie

  • Panneau 09 : Le travail

  • Panneau 10 : Faire savoir

  • Panneau 11 : Juger et sanctionner

  • Panneau 12 : Après les camps

 

Deux expositions itinérantes sont à disposition en prêt gratuit pour les scolaires et partenaires (location possible pour les autres entités). ATTENTION : La possibilité de réserver l’exposition est donnée prioritairement aux établissements scolaires de Loire-Atlantique jusqu’au vendredi 18 novembre 2016. Au-delà de cette date, les réservations seront ouvertes à tous (partenaires, municipalités, associations et autres demandeurs) et attribuées au fur et à mesure des disponibilités.

Lieu, date(s), heures : Musée de la Résistance de Châteaubriant, La Sablière, carrière des Fusillés, 44110 Châteaubriant, tél. +33 (0) 2 40 28 60 36. Ouvert le mercredi et le samedi de 14:00 à 17:00, et sur rendez-vous pour les groupes. Entrée gratuite.
EXPOSITION

Le premier génocide du XXe siècle – Herero et Nama dans le Sud-Ouest africain allemand, 1904-1908

25 Novembre, 2016 - 10:00 - 12 Mars, 2017 - 18:00

« C’était, et c’est aujourd’hui encore, ma politique que d’appliquer cette force par la terreur absolue, voire la cruauté.
Je détruirai les tribus rebelles en versant des torrents de sang et d’argent.
C’est uniquement après un tel nettoyage que quelque chose de nouveau pourra apparaître et perdurer. » 
(Lothar von Trotha, 1904)

Entre 1904 et 1908, environ 80 % du peuple herero et 50 % du peuple nama vivant sur le territoire de l’actuelle Namibie ont été exterminés par les forces du Deuxième Reich, soit environ 65 000 Herero et 10 000 Nama. En passe d’être reconnu publiquement par la République fédérale d’Allemagne comme génocide, ce crime de l’histoire coloniale africaine est aujourd’hui considéré comme le premier génocide du XXe siècle.

À travers une exposition riche de nombreux documents d’archives, d’objets et de photographies, le Mémorial de la Shoah propose pour la première fois en France d’aborder cet événement encore très largement méconnu du grand public, et devenu un sujet de recherche depuis le milieu des années 1990.

 

Lieu, date(s), heures : Mémorial de la Shoah, 17, rue Geoffroy-l’Asnier, 75004 Paris. Tél. 01 42 77 44 72. Entrée libre niveau crypte et entresol. Ouvert tous les jours (sauf le samedi) de 10:00 à 18:00 (jusqu’à 22:00 le jeudi).
EXPOSITION

La BD prend le maquis !

3 Décembre, 2016 - 10:00 - 22 Mai, 2017 - 18:00

La bande dessinée a investi depuis longtemps le champ historique de la Seconde Guerre mondiale. Elle fut même présente durant le conflit comme en témoigne le célèbre album d'Edmond-François Calvo, La bête est morte !, publié en 1944. Cette production foisonnante a conduit le musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère à bâtir une exposition dédiée au « neuvième art » autour du thème central du maquis, dans une région où cette forme de résistance fut particulièrement développée.

Sur une idée originale de Xavier Aumage, archiviste du musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne et commissaire de l'exposition, ce travail revient ainsi sur plus de soixante-dix ans de création artistique à travers des planches originales, des storyboards, des archives et des objets qui gagent de la place du maquis dans les représentations du conflit.

En partenariat avec le musée de la Résistance nationale, le Centre d'histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, le Dauphiné libéré et les éditions Glénat.

Lieu, date(s), heures : Musée de la Résistance et de la Déportation de l’Isère – Maison des Droits de l'Homme, 14, rue Hébert, 38000 Grenoble. Tél. 04 76 42 38 53, fax 04 76 42 55 89, mél musee.resistance@isere.fr. Entrée libre. Ouvert tous les jours, sauf le mardi matin : lundi, mercredi, jeudi, vendredi de 9:00 à 18:00 ; mardi de 13:30 à 18:00 ; samedi et dimanche de 10:00 à 18:00.
EXPOSITION

De l’Homme au néant : la négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi

5 Décembre, 2016 - 14:00 - 28 Avril, 2017 - 18:00

Cette exposition réalisée à l’initiative de l’Association Souvenir de la Résistance et des Fusillés du Fort de Bondues et en partenariat avec les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation – Département Nord, traite de la négation de l’Homme dans l’univers concentrationnaire nazi.

Les 14 panneaux historiques permettent au visiteur de plonger dans ce processus de déshumanisation de l’Homme en réponse à l’idéologie nazie fondée sur la croyance en la supériorité de la race aryenne, sur la haine du Juif et sur la théorie de l’espace vital. Dans les camps, les détenus perdent leur dignité d’homme et deviennent des Stücke (des pièces). Ils sont mis au travail forcé, utilisés comme cobayes, ou bien sont éliminés dans les centres de mise à mort parce qu’ils sont considérés comme inutiles ou parce qu’ils sont juifs ou tsiganes.

En lien avec le thème du Concours national de la Résistance et de la Déportation 2017, cette exposition offre des matériaux aux collégiens et aux lycéens préparant le CNRD.


Pour en savoir plus sur l’exposition :

Lieu, date(s), heures : Musée de la Résistance de Bondues, Fort Lobau, avenue du général de Gaulle/2 chemin Saint-Georges, RN 17, 59910 Bondues, tél. : 03 20 28 88 32, fax : 03 20 25 94 95, hpriego@mairie-bondues.fr. Pour les visiteurs individuels : ouvert les lundis, mercredis, jeudis, vendredis de 14 heures à 16 h 30 (visite libre), les premier et troisième dimanches du mois de 14 h 30 à 18 heures (visite guidée à 15 h 30). Pour les groupes : ouvert sur réservation du lundi au vendredi de 9 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures. Fermé le mardi et les jours fériés.
EXPOSITION

Les archives de l’abbé Leduc, Beaune-la-Rolande, 1941-1944

8 Décembre, 2016 - 18:00 - 9 Mars, 2017 - 18:00

L’abbé Jacques Doublier, otage de la Gestapo lorsqu’il était séminariste en 1943-1944, a retrouvé récemment des documents conservés par l’abbé Narcisse Leduc, curé-doyen de Beaune-la-Rolande de 1919 à 1952, relatifs à des personnes internées dans le camp de Beaune-la-Rolande et dans celui de Jargeau. Il joua en effet un rôle auprès de familles d’internés juifs, en quête de nouvelles de leurs proches ou cherchant un moyen de leur faire parvenir des colis. En servant ainsi d’intermédiaire, il leur apporta aide et réconfort. En 1942, l’abbé Leduc obtint des laissez-passer pour exercer son ministère auprès d’internés convertis au catholicisme. Il devient ainsi l’aumônier du camp de Beaune-la-Rolande, jusqu’en avril 1943 – les autorités allemandes lui interdisant dès lors tout accès au camp.

 

Exposition conçue par le Cercil-Musée Mémorial des enfants du Vel d’Hiv et le Service des archives historiques de l’évêché d'Orléans, avec le soutien des Amis de l’Histoire de Beaune et de l’Amitié Judéo-Chrétienne d’Orléans.

Lieu, date(s), heures : Cercil (Centre d'étude et de recherche sur les camps d'internement dans le Loiret et la déportation juive), 45, rue du Bourdon-Blanc, 45000 Orléans. Tél. 02 38 42 03 91. Mardi de 14:00 à 20:00, mercredi à vendredi et dimanche de 14:00 à 18:00. Visites commentées le 15 décembre à 18:00, le 21 décembre à 15:00, le 28 décembre à 15:00, le 10 janvier à 18:00, par François Maurin du Service des archives historiques de l’évêché d'Orléans et l’équipe du Cercil.
PARUTION

La négation de l’homme dans l’univers concentrationnaire nazi (bulletin pédagogique annuel "Résistance 16|17" du MRN)

20 Décembre, 2016 - 09:00 - 31 Décembre, 2017 - 23:45

Le dossier pédagogique annuel du musée de la Résistance nationale, entièrement consacré au thème du CNRD 2016-2017, a été publié fin décembre 2016.

 

Travailler sur le thème retenu par le jury national du CNRD pour 2017, c’est pénétrer au plus profond de l’expérience totalitaire nazie, au cœur de son projet criminel.

La négation de l’homme dans l’univers concentrationnaire nazi trouve son origine dans l’idéologie développée par Hitler et ses complices. Fondé sur un dévoiement de l’idée de nature et sur l’existence supposée de races humaines, le nazisme détermine ceux qui appartiennent à la « race supérieure », dite « germanique » ou « aryenne » et leur arroge le droit de dominer les « races » considérées comme « inférieures », en premier lieu la « race juive ». Cette perception de l’humanité se traduit par l’élimination de membres de la « race inférieure » qui, selon les critères nazis, présentent des « tares » et ne méritent pas de vivre. Réécrivant l’histoire, les idéologues nazis désignent les forces censées représenter un danger pour l’Allemagne et appellent les Allemands à les combattre sous la direction d’un guide, pour les séparer de la population allemande, les chasser des territoires allemands voire les anéantir pour éviter toute menace dans l’avenir de l’Allemagne.

Les camps de concentration, ouverts pour briser l’opposition politique, deviennent rapidement des instruments au service du projet idéologique nazi. La répression qui s’exerce sur les détenus est en phase avec la vision du monde des nazis. Cette logique répressive se renforce à mesure que le système concentrationnaire se développe et demeure quand la logique économique de la Guerre totale tend à s’imposer dans le fonctionnement des camps de concentration.

Les témoignages laissés par les détenus décrivent une mécanique implacable, destinée à utiliser l’humain jusqu’aux limites de sa résistance physique ou psychologique, à remplacer tout homme devenu inutile par un autre comme s’il ne s’agissait que d’éléments interchangeables. Malgré la volonté de tenir et de faire face, malgré les solidarités individuelles et collectives, la plupart des déportés ont eu le sentiment d’avoir été privés de leur dignité et de leur intégrité, parce que niés en tant qu’êtres humains.

Dans les camps d’extermination, les nazis ont poussé jusqu’à son terme la négation de l’homme. Le processus génocidaire, amorcé par l’idée d’une sous-humanité, est mis en œuvre par les exécutions de masse par balles puis par l’ouverture des centres de mise à mort. Le massacre rationalisé et organisé de millions d’êtres humains, parce que juifs, parce que ne devant pas vivre selon les critères nazis, a marqué l’entrée de l’humanité dans une ère nouvelle et inquiétante. C’est pourquoi, avant même la fin de la guerre, s’est posée la question du jugement des criminels et de leur condamnation, du fait de l’ampleur des crimes commis, complètement révélés après la découverte des camps et les enquêtes qui ont suivi. Immédiatement, les rescapés, mais aussi les philosophes, les penseurs politiques, les théologiens, mais aussi les historiens, les juristes, les scientifiques, ont tenté de réfléchir sur ce qu’il s’était passé dans les camps nazis. De grands textes en ont résulté. Certains s’interrogent sur la condition humaine, tels ceux de Robert Antelme et de Primo Levi, d’autres la font progresser, comme le Code de Nuremberg ou la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Les candidats au CNRD sont conviés à prendre la mesure des événements dramatiques qui se sont déroulés dans l’univers concentrationnaire et à comprendre comment de tels actes ont pu se produire. Ils sont surtout incités à repérer comment les déportés sont parvenus à faire face, ont voulu demeurer ou sont restés des êtres humains à part entière malgré les tentatives de déshumanisation individuelle ou collective mises en œuvre par les SS et leurs complices. Le thème 2017 du CNRD ne doit donc pas être abordé comme la seule évocation de l’entreprise de destruction d’hommes par d’autres hommes au nom d’une vision inégalitaire de l’humanité mais comme la démonstration de la capacité des êtres humains à défendre et à faire vivre un idéal de liberté et de solidarité pour tous au nom de l’unicité de l’espèce humaine.

 

Ressources complémentaires :

Lieu, date(s), heures :
EXPOSITION

Lutetia, 1945 : le retour des déportés

9 Janvier, 2017 - 10:00 - 4 Février, 2017 - 18:00

Exposition itinérante organisée par la délégation AFMD-DT 75, Délégation de Paris des Amis de la Fondation pour le mémoire de la Déportation.

 

Panneaux :

Lieu, date(s), heures : Du 9 au 14 janvier : Rochefort (Charente-Maritime), Palais des Congrès - salle Aurore. Du 16 au 21 : Saint-Jean d’Angély (17), Hôtel de Ville. Du 23 au 28 : Saintes (17), Salle centrale, place de l'Evinage. Du 30 janvier au 4 février : Pons (17), salle des Fêtes, place de l'Europe.
TÉLÉVISION

Adolf Eichmann, une exécution en question, documentaire de Florence Jammot (2014)

18 Janvier, 2017 - 20:40 - 1 Février, 2017 - 09:20

Le 29 mai 1962, un groupe d’intellectuels de l’université hébraïque de Jérusalem refuse un épilogue au procès Eichmann. Il envoie une pétition au président Itzhak Ben Zvi pour demander que la sentence de mort du criminel de guerre Eichmann soit commuée. Ce documentaire revient sur un débat qui a agité historiens, philosophes et témoins israéliens à l’époque.

[Débat en complément, non diffusé le 30 octobre : Droit de suite – La longue traque des nazis, avec Stefan Martens, directeur adjoint de l'Institut historique allemand, Serge Klarsfeld, historien, militant de la mémoire de la Shoah, et Annette Wieviorka, historienne, spécialiste de la Shoah et de l'histoire des juifs du XXe siècle et auteure de : Le moment Eichmann (Albin Michel).]

Lieu, date(s), heures : Chaîne Histoire, 52 min. Rediff. VENDREDI 20 JANVIER 2017 À 23:20, DIMANCHE 22 JANVIER 2017 À 17:00, MERCREDI 1 FÉVRIER 2017 À 09:20.

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