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Pour mémoirePour mémoire

Les années noires 1940-1945

La théorie

Les origines de la Révolution nationale sont multiples, Pétain s’appuyant sur différentes influences. Selon l’ordre moral catholique, la France doit retourner à la foi traditionnelle de ses années de gloire, accepter l’autorité et la hiérarchie, résoudre les conflits sociaux par la charité. Après un soutien sans faille, les évêques protestent contre l’arrestation des Juifs à l’été 1942. Le deuxième pôle est issu du fascisme : Robert Brasillach (normalien, romancier, critique littéraire et rédacteur en chef de Je suis partout) et Pierre Drieu la Rochelle (romancier, directeur sous l’Occupation de La Nouvelle Revue française) exaltent le groupe, la gloire du passé, les défilés, l’amitié entre les jeunesses de toutes les nations. Des partisans d’un État fédéral souhaitent redonner de la force à l’administration locale pour permettre aux notables de retrouver leur influence et diminuer le pouvoir parisien. À l’inverse, des partisans d’un État centralisé estiment que les parlementaires de la IIIe République ont été incompétents et qu’il faut les remplacer par des agents performants. Certains pensent qu’une économie communautaire, sans laisser-faire, mais avec des organisations mixtes travailleurs-employés, permettrait de rétablir l’économie. D’autres veulent adapter l’économie aux crises, en permettant aux capitalistes d’organiser leur propre défense, sous l’œil de l’État, et défendent le corporatisme. Certains souhaitent des réunions de masse, des mouvements de jeunes et d’anciens combattants, assemblés autour du Maréchal. D’autres veulent un régime policier et des tribunaux. Qu’est-ce que ces différentes aspirations ont en commun : le rejet du laisser-faire, du système parlementaire et d’une société axée sur le peuple. Ils veulent un ordre élitiste. Beaucoup d’entre eux sont des techniciens, peu écoutés sous la IIIRépublique.