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Pour mémoirePour mémoire

L'armistice du 11 novembre 1918

Commémorer

Les enfants des écoles déposent une gerbe au monument aux morts d’Angoulême le 11 novembre 2006
(Photo : Hugues Marquis)

Deux ans après l'armistice le 11 novembre 1920, un soldat inconnu est inhumé sous l'Arc de Triomphe et en 1922, le 11 novembre devient jour férié. Les cérémonies du 11 novembre contribuent à faire naître un « culte républicain », codifié dans l'entre-deux-guerres. La cérémonie du 11 novembre commence par un cortège, ouvert par les enfants et fermé par les anciens combattants, qui conduit au monument ; face à celui-ci, la foule écoute les discours puis l'appel des morts (à l'appel de chaque nom de défunt, un enfant ou un ancien combattant répond « mort pour la France ») avant que ne retentissent la Marseillaise et la sonnerie aux morts.

Ce cérémonial est toujours respecté aujourd'hui : après le dépôt de gerbes par les autorités civiles et militaires, les enfants des écoles déposent des fleurs au pied du monument aux morts d'Angoulême. Les porte-drapeaux représentent les associations d'anciens combattants de toutes les guerres. La présence des drapeaux associatifs est un élément essentiel de la cérémonie combattante. « Le porte-drapeau peut être un ancien combattant mais aussi toute personne, y compris des mineurs, qui présente toutes les conditions d’honorabilité et de tenue qui sied à un porteur de drapeau. » (Office national des anciens combattants). Le piquet militaire, au premier plan, maintient le lien entre armée et nation.

Les monuments aux morts permettent donc aux Français de se retrouver dans une cérémonie civique destinée, non pas à valoriser la guerre, mais à manifester l'hommage de la patrie aux citoyens. Elles constituent une leçon de civisme, particulièrement pour les enfants, dont la participation aux cérémonies est encouragée.