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Pour mémoirePour mémoire

L'armistice du 11 novembre 1918

Les tranchées

Tranchée britannique de première ligne sur la Somme, septembre 1916
Photo : Imperial War Museum

 Soldat français au repos dans un abri
© Archives départementales de la Charente

Les tranchées sont apparues dans les guerres avant la Première Guerre mondiale, notamment lors de la guerre russo-japonaise. Les tranchées restent cependant le symbole de la Grande Guerre. C’est la guerre de position menée en 1915, 1916, 1917 qui privilégie la défense sur l’attaque. La tranchée offre une protection au combattant. Au fil de la guerre, les systèmes sont de plus en plus perfectionnés. Pendant une bonne partie de l'année 1918, on se bat encore dans les tranchées.

Sur le front ouest, les tranchées s’étendent sur 700 km de la mer du Nord à la Suisse. Les tranchées de première ligne sont destinées à l’observation et à l’attaque. La tranchée adverse se situe parfois à une dizaine de mètres. Entre les deux, après les fils barbelés, un no man’s land. Les tranchées de première ligne sont reliées entre elles, ainsi qu’aux lignes de seconde position quelques kilomètres en arrière, par des boyaux.

La photographie est représentative de la guerre de position et des ravages causés par les bombardements. L’absence de végétation (à l’exception de restes d’arbres déchiquetés), les ruines à peine visibles des habitations, les nombreux trous d’obus, attestent de la violence des combats et de la fréquence des bombardements.

La photographie du soldat au repos donne aussi une image rassurante des soldats à la guerre à travers des clichés de la vie quotidienne. La propagande officielle fait de la tranchée un lieu confortable et convivial. La réalité est toute autre comme le montrent les témoignages. Cependant, les hommes se sont adaptés tant bien que mal à leurs abris sommaires. On y dort, on y mange, on s’y distrait. La guerre a ainsi vu naître un artisanat (voire un art) des tranchées à travers la fabrication d'objets plus ou moins utilitaires avec des matériaux de récupération comme la fabrication à partir de cartouches de porte-plumes où la douille vidée sert de manche, de cachets, de coupe-papiers, formés d'une lame de cuivre insérée dans la douille, de briquets...