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Pour mémoirePour mémoire

L'appel du 18 juin 1940

L’entrée dans la carrière

Bien que la famille vive à Paris, Charles de Gaulle voit le jour dans une maison de la rue Princesse à Lille, le 22 novembre 1890, enfant d’un milieu de bourgeoisie parisienne classique par son père et de bourgeoisie du textile du nord de la France par sa mère.

Il suit ses classes primaires chez les Frères des écoles chrétiennes, puis entre au collège de l’Immaculée conception, où il se montre fort en histoire et en français, négligeant le reste. Reçu au baccalauréat le 19 juillet 1906, 1re série Latin-Grec. Il poursuit ses études en Belgique après l’interdiction faite aux congrégations d’enseigner en France. Bien qu’il n’y ait aucune tradition militaire dans sa famille, il prépare Saint-Cyr au collège Stanislas, y est reçu le 30 septembre 1909. En poste à Arras, pour son stage d’homme de troupe, refusant la promiscuité des casernes républicaines, il reçoit divers surnoms, « la grande asperge », « double mètre », mais celui de « connétable » (plus haute distinction militaire de la monarchie) le cerne sans doute davantage pour ses congénères. Il manifeste très vite une réelle ambition. À Saint-Cyr, en 1910, issu de la promotion Fez, il choisit l’infanterie, se montre brillant élève, sauf en sport et en tir, et se classe 13e à la sortie de l’école.

Le jeune Charles De Gaulle à 18 ans en 1909 en tenue de cadet à l’école  militaire Saint Cyr.

Le jeune Charles De Gaulle à 18 ans en 1909 en tenue de cadet à l’école militaire Saint Cyr.
© Rue des Archives / RDA.

Charles de Gaulle en Saint-Cyrien : la photographie est datée de 1910 dans l’ouvrage d’E. Roussel. Sorti officier de l’école en 1912. Cette photographie appartient au type « photographies scolaires », chaque Saint-Cyrien posant avec le même fond, un ciel un peu tourmenté, permettant un fondu pour des tirages en noir et blanc. Une photographie presque identique est connue pour le futur général Juin.

 Il choisit alors de retourner au 33e régiment d’infanterie à Arras, préférant le sol de France à l’exotisme colonial. Philippe Pétain commande ce régiment. Entre celui que de Gaulle surnomme rapidement « précis le Sec » et le futur père de la France Libre, une communauté de religion, un même anticonformisme vis-à-vis du commandement, permettent l’instauration d’une certaine sympathie. La volonté de rester sur la terre de France marque les deux hommes. Cependant la même envie se traduit en juin 1940 par des décisions diamétralement opposées dans les faits, dans leur impact mais aussi sur l’avenir de chacun des deux hommes, sur l’avenir même de la Nation.