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2011, année des outre-merOutre-mer

N° 7 - Biodiversité en terrain minier

fileadmin/user_upload/OUTREMER/Collection/catalogues/files/assets/downloads/page0007.pdf

Panneau réalisé avec le concours de :

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Le contenu de l’affiche

Biodiversité en terrain minier
 Pour... 
 

  • continuer à exploiter une ressource minière considérable
  • assurer le développement économique
  • protéger une biodiversité exceptionnelle
  • permettre l’activité touristique

Présentation du thème

Comment exploiter le nickel de manière durable en Nouvelle-Calédonie ?

La Nouvelle-Calédonie fait partie des premiers producteurs mondiaux de nickel. Les terrains miniers à l’origine du minerai de nickel couvrent près du tiers de son territoire. Mais l’exploitation minière à ciel ouvert nécessite d’importants décapages du sol qui génèrent une forte érosion, des dérèglements hydriques, des pollutions de cours d’eau et une perte de la biodiversité. Les terrains ultramafiques, dérivés essentiellement de péridotites, qui composent ces terrains miniers, datent de 37 millions d’années. Pauvres en éléments nutritifs mais très riches en magnésium et en nickel, ils abritent une flore riche et originale, particulièrement bien adaptée à ce milieu spécifique, et une faune d’une grande diversité. 

Zoom

Plus de vert, moins d’érosion

 Près de 150 ans d’activité minière en Nouvelle-Calédonie ont mis à nu 20 000 hectares. Ils doivent désormais être revégétalisés, afin de freiner l’érosion des sols. Cette revégétalisation passe aujourd’hui par l’utilisation des plantes indigènes des terrains miniers, seules capables de résister aux très fortes contraintes des sols ultramafiques (pauvres en nutriments, comme le phosphore, riches en métaux, comme le nickel). Un essai de revégétalisation bien mené (ci-contre) a montré qu’en quatre ans, la croissance des espèces plantées pouvait atteindre 50 cm/an, ce qui est exceptionnel sur ces terrains. Plus de quarante espèces végétales se sont, quant à elles, implantées spontanément à partir du stock de graines contenues dans le sol. Ces graines provenaient du décapage d’une mine. La terre ainsi extraite a été réutilisée sur le site à restaurer.                                

Zoom

Des plantes au nickel

La Nouvelle-Calédonie est un des lieux les plus riches au monde en plantes métallophytes, qui ont la capacité de pousser sur des sols riches en métaux. Y sont présentes environ 60 espèces hyperaccumulatrices, c’est-à-dire capables d’accumuler plus de 1 000 ppm de nickel dans leurs tissus, quand la majorité des plantes en France ne dépassent pas 10 ppm... Ainsi, Geissois pruinosa (Cunoniaceae) arbore des fleurs magnifiques et contient en moyenne 8 000 ppm de nickel dans ses feuilles (cf. photo de fond).

Le saviez-vous ?

Péridotite : roche silicatée constituant le manteau terrestre de structure grenue et dont les cristaux d’olivine et de pyroxène, sont visibles à l’œil nu. Les péridotites peuvent en outre, selon leur localisation en profondeur, contenir du plagioclase, du spinelle ou du grenat.

Iconographie 

  • Geissois pruinosa © IAC - Laurent Lhuillier
  • Un terrain revegetalisé © IAC - Laurent Lhuillier

L'accompagnement pédagogique

Ce livret vous propose des informations complémentaires, une médiagraphie, les points de programmes d'enseignement concernés par le thème traité, et des activités à mener  en classe à partir de l'affiche.

Télécharger l'accompagnement pédagogique de l'affiche n°7 (format PDF)