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2011, année des outre-merOutre-mer

N° 17 - La seconde vie des déchets

fileadmin/user_upload/OUTREMER/Collection/catalogues/files/assets/downloads/page0017.pdf

Panneau réalisé avec le concours de :

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Le contenu de l’affiche

La seconde vie des déchets
 Pour…
 

  • valoriser les déchets agricoles par l’innovation
  • développer de nouvelles sources d’énergie

Présentation du thème 

 Comment gérer les déchets loin de la métropole ?

La gestion des déchets est simple quand il existe des centres de retraitement spécialisés et des routes pour les atteindre. Cela devient plus compliqué dès que l’on est à l’écart de la métropole. Dans tous les territoires isolés d’outre-mer, il faut trouver les moyens de traiter sur place chaque catégorie de déchets. La canne à sucre donne le rhum, mais aussi des déchets : les vinasses, sous-produits de la distillation, et les fibres de bagasse, ce qui reste de la canne à sucre broyée. Pourtant, l’élaboration du rhum est essentielle à l’économie des Antilles et à la diversité de leurs paysages. L’INRA cherche des solutions pour gérer ces résidus polluants en les valorisant.       

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 Quand la canne à sucre devient papier

La bagasse est le résidu fibreux et difficilement recyclable que laisse la canne à sucre quand on en a extrait le jus. Des chercheurs de l’IRD, Institut de recherche pour le développement, et de l’INRA ont mis au point un procédé biologique qui transforme cette bagasse en pâte à papier. Son principe fait appel aux biotechnologies et repose sur le métabolisme particulier d’un champignon filamenteux : Pycnoporus cinnabarinus. Mis en culture sur la bagasse, il produit une enzyme qui détruit la lignine qu’elle contient pour la transformer en pâte à papier. Ce procédé est d’autant plus intéressant qu’il réduit l’usage des produits chlorés et organochlorés très polluants qu’utilise habituellement l’industrie papetière pour blanchir la lignine.  

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 De l’énergie dans les vinasses

La distillation d’un litre de rhum génère 20 litres de vinasses, un déchet qui entraîne pollution des eaux et odeurs nauséabondes. L’INRA étudie actuellement la méthanisation des vinasses afin d’éviter leur épandage et les risques que cela entraîne. Processus naturel, la méthanisation dégrade la matière organique pour donner du biogaz. Celui-ci est composé principalement de méthane et peut être utilisé comme combustible. La méthanisation est réalisée en milieu humide et en absence d’oxygène, dans l’espace clos que forme le digesteur (ou fermentateur). Elle a cette double utilité de dépolluer et de donner un nouveau produit très intéressant pour l’outre-mer : de l’énergie.

Le saviez-vous ?
 

  • 0,93 m3 de gaz naturel 1 m3 de méthane
  • 1,3 kg de charbon 1 m3 de méthane
  • 9,7 kWh d’électricité 1 m3 de méthane
  • 1,15 litre d’essence 
  • 1 litre de mazout 1 m3 de méthane
  • 1,7 litre d’alcool à brûler 1 m3 de méthane

Iconographie 

  • Méthaniseur de l’usine de Bonne-Mère en Guadeloupe. © INRA
  • Schématisation d’un digesteur industriel pour le traitement des vinasses (Distillerie de Bonne-Mère/Sainte-Rose). © INRA
  • Équivalences énergétiques du méthane © INRA

L'accompagnement pédagogique

Ce livret vous propose des informations complémentaires, une médiagraphie, les points de programmes d'enseignement concernés par le thème traité, et des activités à mener  en classe à partir de l'affiche.

Télécharger l'accompagnement pédagogique de l'affiche n°17 (format PDF)