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Les Mamelles de Tirésias

Présentation

Les Mamelles de Tirésias est le titre d'un opéra-bouffeopéra-bouffe
[n. m.] : genre lyrique français (avec parfois des passages parlés) traitant d’un sujet comique. Terme créé en 1855 par Jacques Offenbach pour qualifier ses propres œuvres.
en un prologue et deux actes composé par Francis Poulenc en 1944-1945, dédié à son ami Darius Milhaud.

Les Mamelles de Tirésias

  • Musique de Francis Poulenc, livret d'après Guillaume Apollinaire
  • Mise en scène de Macha Makeïeff
  • Direction musicale de Ludovic Morlot
  • à l'Opéra Comique du 7 au 13 janvier 2011
Photo - Opéra Les Mamelles de Tirésias© Jean-Louis Fernandez / Opéra national de Lyon

Le livret

Établi par le compositeur lui-même, le livretlivret
[n. m.] : de l’italien libretto, petit livre. Paroles d’un opéra. Dans l’espace chorégraphique, le livret est un texte  qui donne l'éclaircissement et l'argument d'une pantomime ou d'un ballet ». Certains écrivains ou dramaturges se sont faits spécialistes du livret d’opéra : Eugène Scribe, Henri Meilhac, Ludovic Halévy, Louis Laloy, Henri Cain, Temsitocle Solera, Felice Romani, Lorenzo Da Ponte, Pietro Metastasio, Hugo von Hofmannsthal, Luigi Illica, Whystan Hugh Auden, David Hwang…
reprend en l'abrégeant la pièce de théâtre éponyme de Guillaume Apollinaire, créée en 1917.

La création et la distribution

La première représentation des Mamelles de Tirésias a eu lieu le 3 juin 1947 à l'Opéra Comique de Paris, sous la direction d'Albert Wolff, avec Denise Duval (Thérèse), Paul Payen (le Mari), Robert Jeantet (le Directeur), Émile Rousseau (le Gendarme), Marcel Énot (Presto), Alban Derroja (Lacouf), Serge Rallier (le Journaliste), Jacques Hivert (le Fils), Jane Attys (la Marchande de journaux). La mise en scène, les décors et les costumes sont d'Erté.

Les personnages

  • Le Directeur de théâtre (barytonbaryton
    [n.m.] : voix masculine, de registre médian. Grands rôles de barytons : Orfeo (L’Orfeo, Monteverdi), Don Giovanni (Don Giovanni, Mozart), Figaro (Il Barbiere di Seviglia, Rossini), Nabucco (Nabucco, Verdi), Rigoletto (Rigoletto, Verdi) , Falstaff (Falstaff, Verdi), Scarpia (Tosca, Puccini), Escamillo (Carmen, Bizet), Golaud (Pelléas et Mélisande, Debussy), Barak (Die Frau ohne Schatten, R. Strauss), Il Prigioniero (Il Prigioniero, Dallapiccola), Wozzeck (Wozzeck, Berg), Stolzius (Die Soldaten, Zimmermann). La voix de baryton, selon le timbre et la tessiture, peut se subdiviser en plusieurs catégories : baryton Martin, baryton léger, baryton Verdi et baryton-basse.
    ),
  • Thérèse-Tirésias-la Cartomancienne (sopranosoprano
    [n. f. et n. m.] : voix féminine aigüe. Peut se subdiviser en plusieurs catégories selon l’emploi et la tessiture : soprano coloratura, soprano léger, soprano lyrique, soprano dramatique. S’utilise au féminin pour désigner une personne et au masculin pour désigner la voix.
    ),
  • le Mari de Thérèse (initialement baryton, revu comme ténorténor
    [n. m.] : voix masculine aigüe. Peut se subdiviser en plusieurs catégories selon l’emploi et la tessiture : haute-contre, trial, ténor léger, ténor lyrique, heldentenor.
    ),
  • le Gendarme (baryton),
  • Lacouf (trialtrial
    [n. m.] (ou ténor-bouffe) : ténor léger, spécialisé dans les emplois comiques. Vient du chanteur Antoine Trial (1737-1795). La tessiture est généralement limitée et l’emploi au falsetto courant. Rôles de trial ou ténor-bouffe du grand répertoire : Iro (Il Ritorno d’Ulisse en Patria, Monteverdi), Don Basilio (Le Nozze di Figaro, Mozart), Ménélas (La Belle Hélène, Offenbach), Pluton (Orphée aux enfers, Offenbach), Incredibile (Andrea Chénier, Giordano), Dottore Cajus (Falstaff, Verdi), L’Innocent (Boris Godounov, Moussorgski), Goro (Madame Butterfly, Puccini), La Théière / La Rainette / L’Arithmétique (L’Enfant et les sortilèges, Ravel), Der Narr (Wozzeck, Berg).
    ),
  • Presto (baryton),
  • Le Journaliste (ténor),
  • le Fils (baryton),
  • la Marchande de journaux (mezzo-sopranomezzo-soprano
    [n. f.] : voix féminine, de registre médian. Grands rôles de mezzo-soprano : Ottavia (L’Incoronazione di Poppea, Monteverdi), Dido (Dido and Æenas, Purcell), Bradamante (Alcina, Haendel), Phèdre (Hippolyte et Aricie, Rameau), Dorabella (Così fan tutte, Mozart), Rosina (Il Barbiere di Seviglia, Rossini), Cassandre & Didon (Les Troyens, Berlioz), Carmen (Carmen, Bizet), Fricka (Der Ring des Nibelungen, Wagner), Amneris (Aida, Verdi), Princesse Eboli (Don Carlos, Verdi), Marina Msnishek (Boris Godounov, Moussorgski), Charlotte (Werther, Massenet), Oktavian (Der Rosenkavalier, R. Strauss), Mère Marie de l’Incarnation (Dialogues des carmélites, Poulenc), Mescalina (Le Grand Macabre, Ligeti).
    ),
  • chœur mixte.

L'argument

L'action se passe à Zanzibar, ville imaginaire. Dans le Prologue, le directeur de théâtre entretient les spectateurs de la guerre, du théâtre nouveau, de la natalité… Le rideau se lève sur la place de Zanzibar. Thérèse, jeune et jolie épouse, décide de se transformer en homme (Tirésias), de faire carrière et de se séparer de son mari. Celui-ci, travesti en femme et courtisé par un gendarme, réagit en déclarant que « la femme n'est qu'un neutre à la face du ciel » et se targue de faire seul des enfants. Au deuxième acte, c'est autour d'un père de 40 049 enfants que gravitent les personnages, dont une cartomancienne de passage qui s'avère être Tirésias, désireux de redevenir Thérèse et de retrouver son mari. La morale de la pièce : « Cher public, faites des enfants ! »

Dans une note de Francis Poulenc, on trouve trace du souhait précis du compositeur quant à la traduction scénique de son œuvre : « Pour la mise en scène des Mamelles de Tirésias, je désire que les costumes soient de l'époque de 1910. Le décor devra représenter une ville imaginaire de la Riviera française, quelque part entre Monte-Carlo et Nice. Sous aucun prétexte la mise en scène ne devra être exotique. »

Synopsis de l'œuvre

Consulter l'annexe 1