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Opéra en actesOpéra en actes

La Traviata

Acte III

Duo Violetta/Alfredo et le finale de l’acte III – CD 2 [17-20]

À l’arrivée d’Alfredo, Violetta s’anime. Elle veut vivre. Le duo des amants (« Parigi, o cara » CD 2 [17]) prend l’apparence d’une petite valse joyeuse, simple et douce, mais vite assombrie par l’aggravation de l’état de Violetta.

Consulter la partition (PDF, 52 Ko)

Elle tombe (un accord menaçant des cuivres).

Le pathétique intense d’une seconde partie du duo mène directement vers le finale, où les forces de l’héroïne, qu’elle voudrait croire revenues (CD 2 [20]), la lâchent. Elle meurt. Avant qu’elle prononce ses dernières paroles de bonheur, le thème de l’aveu d’amour glisse chez les cordes en quadruple piano (pppp) dans un registre très aigu sur un lit de douceur d’un trémolo imperceptible. Comme une ombre passant à l’éternité.

Consulter la partition (PDF, 175 Ko)

La phrase célèbre de Marcel Proust, reconnaissant que Verdi avait su, avec La Traviata, « élever La Dame aux caméliascamélias
c’est peut-être du roman de George Sand, Isidora, paru en 1846, que viendrait le surnom de Marguerite : « Je vois bien que tu es amoureux de la Dame aux camélias » dit-on au héros (Isidora, t. I). Arrivant de sa province, de sa « vallée champêtre », Jacques s’éprend d’une femme magnifique, distinguée, qu’il entrevoit dans son jardin. Puis il parvient à la rencontrer et est admis dans sa serre : « Quel goût, écrit-il dans son journal, et quelle coquetterie dans l’arrangement de ces purs camélias et de ces cactus étincelants ! »
au niveau du Grand Art » vise pleinement la conception et le traitement exceptionnel du rôle de Violetta. Ce rôle unique dans le répertoire vocal, d’une beauté inouïe et d’une difficulté technique extrême, est conçu par le compositeur pour une voix absolue : sopranosoprano
voix féminine aiguë. Peut se subdiviser en plusieurs catégories selon l’emploi et la tessiture : soprano coloratura, soprano léger, soprano lyrique, soprano dramatique. S’utilise au féminin pour désigner une personne et au masculin pour désigner la voix.
coloraturecolorature
(de l’italien « coloratura », signifiant « coloré ») : qualifie l’agilité requise d’une voix féminine. Une soprano colorature par extension est une soprano au registre suraigu.
au premier acte, soprano lyriquesoprano lyrique
catégorie centrale de soprano. Contient la plupart des rôles actuellement au répertoire.
au deuxième et soprano dramatiquesoprano dramatique
soprano au registre central, dont la tessiture se situe entre le soprano lyrique et le mezzo-soprano. Voix typique du répertoire classique et romantique. Principaux rôles : La Contessa (Le Nozze di Figaro, Mozart), Donna Anna (Don Giovanni, Mozart), Leonore (Fidelio, Beethoven), Abigaille (Nabucco, Verdi), Elisabeth de Valois (Don Carlos, Verdi), Brunnhilde (Der Ring des Nibelungen, Wagner), Isolde (Tristan und Isolde, Wagner), Kundry (Parsifal, Wagner), Selika (LAfricaine, Meyerbeer), Marguerite (La Damnation de Faust, Berlioz), Santuzza (Cavalleria rusticana, Mascagni), Gioconda (La Gioconda, Ponchielli), Tosca (Tosca, Puccini), Turandot (Turandot, Puccini), Marie (Wozzeck, Berg), Elektra (Elektra, R. Strauss), Die Färberin (Die Frau ohne Schatten, R. Strauss), Die Marschalin (Der Rosenkavalier, R. Strauss). Il n’est pas rare de voir certains rôles de soprano dramatiques tenus par des mezzo-sopranos.
au troisième.