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Opéra en actesOpéra en actes

Einstein on the Beach

Présentation

Photo de l’opéra Einstein on the Beach, répétition du Knee Play 1Répétition du Knee Play 1
© Lucie Jansch, Einstein on the Beach 2012, Approved Production Photos

Retrouvez la captation intégrale de la production du théâtre du châtelet sur le site culture Box.

Un opéra en 4 actes, 9 scènes et 5 scènes de transition (knee plays).

Nomenclature

Quatre acteurs principaux.
Douze chanteurs « doubling as possible as dancers and actors » (soprano, alto, ténor, basse).
Un violoniste solo.
Un ensemble de claviers, vents et voix amplifiés caractéristiques du Philip Glass Ensemble :

  • claviers ;
  • saxophone soprano ;
  • saxophone alto ;
  • flûte ;
  • orgue ;
  • clarinette basse ;
  • synthétiseur basse.

Une conception architecturale

Trois thèmes visuels, répétés chacun trois fois et associés à trois univers thématiques musicaux :

  • le train ;
  • une cour de justice ;
  • un domaine avec un vaisseau spatial en vol stationnaire.

Lors de la répétition :

  • le train est devenu un building ;
  • la cour de justice est devenue un lit ;
  • le domaine est devenu l’intérieur du vaisseau spatial qui approche.

Il s’agit en quelque sorte de périodes temporelles en lien avec la vie d’Einstein. Lorsqu’il était jeune homme, c’était le temps des trains à vapeur, et à la fin de sa vie, l’homme vole dans l’espace, dans des navettes spatiales. C’est de là que vient l’idée des parties qui constituent l’architecture de l’œuvre.

Structure de l’œuvre

KNEE PLAY 1 (Chœur et orgue électrique)
ACTE I        Scène 1        TRAIN (ensemble, chœur et voix soliste)
                    Scène 2        TRIAL (chœur, violon, orgue électrique et flûtes)
KNEE PLAY 2 (Violon Solo)
ACTE II        Scène 1        DANCE 1 – Field with Spaceship (ensemble, voix et danseur soliste)
                     Scène 2        NIGHT TRAIN (2 voix, chœur et petit ensemble)
KNEE PLAY 3 (Chœur a capella)
ACTE III        Scène 1        TRIAL/PRISON (chœur, orgue électrique et ensemble)
                      Scène 2        DANCE 2 – Field with Spaceship (6 voix, violon et orgue électrique)
KNEE PLAY 4 (Chœur et violon)
ACTE IV        Scène 1        BUILDING/TRAIN (chœur et ensemble)
                      Scène 2        BED (orgue électrique et voix)
                      Scène 3        SPACESHIP (chœur et ensemble)
KNEE PLAY 5 (Chœur de femmes, violon et orgue électrique)

Le violoniste, grimé en Einstein, est un personnage sur scène. Cette position de jeu, à mi-chemin entre les musiciens de l’orchestre et l’acteur de théâtre, offre un indice sur son rôle. On peut le voir tantôt comme Einstein lui-même, tantôt simplement comme un témoin des événements qui se déroulent sur la scène, mais toujours, néanmoins, comme référence musicale à l’œuvre dans son ensemble.

Photo de l’opéra Einstein on the Beach à l’Opéra national de Montpellier en 2012Production 2012 / Opéra national de Montpellier
© Marc Ginot

Résumé/Synopsis

Einstein on the Beach n’est pas une œuvre linéaire ou narrative au sens où peut s’entendre une grande partie du répertoire lyrique traditionnel. Il s’agit plutôt d’une performance plus globale, où la musique, les gestes et les éléments verbaux fusionnent dans une forme sans référence avec les éléments traditionnels du théâtre ou de l’opéra.

« I saw Einstein as a portrait opera. » (Philip Glass)

Pour reprendre l’expression de Philip Glass, Einstein on the Beach est un « opéra portrait ». Il s’agit, si l’on considère les différents propos des créateurs sur leur œuvre, d’une construction ou d’une forme architecturale qui remplace l’intrigue, la narration, le développement et tous les accessoires du théâtre traditionnel. En somme, ce portrait d’Einstein se veut une « vision poétique ». Dans une des conversations entre Bob Wilson et Philip Glass, ce dernier raconte que Wilson disait aimer le personnage d’Einstein (choisi préférentiellement à d’autres idées mises en avant : Hitler, Chaplin…) justement comme personnage dramatique, car tout le monde sait déjà qui il est, ce qui permet de le traiter d’une manière bien différente. L’objet de la représentation, de l’œuvre, n’est pas de faire découvrir le personnage, son histoire et ses contours psychologiques, ce qui laisse aux créateurs une marge de liberté beaucoup plus importante. Et c’est cela qui intéresse Glass et Wilson. C’est finalement au spectateur d’emmener avec lui son histoire et sa conception du personnage d’Einstein, et de construire avec l’œuvre une nouvelle histoire, une « vision », son propre sens.