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Les Galates

Iconographie

Le grand autel de Pergame

Pergame est la capitale des Attalides. La construction du grand autel aurait été décidée au moment de la fin de la guerre contre les Galates ; il fut érigé entre –180 et –159 pour célébrer la victoire du roi attalique Eumène II sur les Galates.
Sur les parois, figure la grande frise représentant la gigantomachie, le combat des Dieux contre les Géants. Cette frise, teintée de manichéisme, représente les Attalides sous les traits des dieux tandis que les Galates sont vraisemblablement assimilés aux Géants. La frise orientale retrace le combat livré par Zeus et Athéna. 

Le Monument d’Attale

Il s’agit d’un monument consacré vers –225 par Attale Ier sur l’Acropole d’Athènes.
Il se composait d’un ensemble de quatre groupes :

  • une Gigantomachie, 
  • un combat contre les Amazones,
  • le combat de Marathon,
  • et la défaite des Galates en Mysie.

L’un des guerriers git sur son bouclier tandis que les autres, terrassés ou blessés, supplient leur vainqueur.

« Le mur de la citadelle du côté du midi est orné de diverses peintures dont voici le sujet ; la guerre des Dieux contre les Géants qui habitaient la Thrace et l’isthme de Pallène, le combat des Athéniens contre les Amazones, leur victoire sur les Perses à la journée de Marathon et la défaite des Gaulois en Mysie ; chaque tableau est d’environ deux coudées, c’est Attalus qui les a mis et consacrés dans le lieu où ils sont. »

 Pausanias, Périégèse, I, 25

Galate mourant
Galate mourant

Copie romaine d’un original de Pergame vers 230 av. notre ère, découvert dans les Jardins de Salluste, Mont Quirinal (Rome). Musées du Capitole, Italie.
 © Archives Alinari. Florence. Dist. RMN / Fratelli Alinari. 

Galate mourant - Détail
Galate mourant - Détail

Copie romaine d’un original de Pergame vers 230 av. notre ère, découvert dans les Jardins de Salluste, Mont Quirinal (Rome). Musées du Capitole, Italie.
 © Archives Alinari. Florence. Dist. RMN / Fratelli Alinari. 

Le Gaulois mourant ou Galate mourant est la copie romaine en marbre d’un original grec perdu, vraisemblablement exécuté en bronze, commandé entre –230 et –220 par Attale Ier de Pergame pour commémorer sa victoire sur les Galates. Le Gaulois figure nu ; il porte autour du cou le torque ; il repose sur son bouclier ; son épée et sa trompe de guerre sont à ses côtés.

« [...] on reconnaît le barbare du Nord à la sombre énergie de ses traits, à ses cheveux drus et hérissés, à l’ossature un peu rude de son corps. Le torque passé à son cou et les moustaches qui recouvrent sa lèvre supérieure, alors que les joues et le menton sont rasés, précisent sa nationalité gauloise. »

Joseph Déchelette, Manuel d’archéologie, tome IV, 1927.

Gaulois blessé
Gaulois blessé

Albâtre, époque hellénistique (323-331 avant J.-C.)
(C) RMN / Hervé Lewandowski.

Statue en marbre de Paros (vers –100), trouvée dans l’Agora des Italiens à Délos. C’est un guerrier gaulois, blessé à la cuisse. On aperçoit sur le sol un casque galate.