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Capitaine Conan

Le contexte historique général

La chronologie des événements sur le front d’Orient

Rappeler le contexte historique général de l’action de Capitaine Conan pour situer de manière plus précise la diégèse du film.

Bertrand Tavernier évoque à travers Capitaine Conan l’armée d’Orient qui a combattu dans les Balkans durant la Première Guerre mondiale. Les belligérants sont d’un côté les empires centraux (Autriche-Hongrie et Allemagne) et leurs alliés (Empire Ottoman, Bulgarie, Roumanie et Hongrie) opposés à la France, le Royaume-Uni, l’Italie, la Serbie, la Russie et la Grèce. L’armée d’Orient, qui comportait plusieurs nationalités, avait connu une série de revers militaires. Le premier est celui des Dardanelles contre l’Empire Ottoman (janvier 1915 – décembre 1915). À la suite de cet échec, une partie des troupes évacuée de la péninsule de Gallipoli fut débarquée à Salonique pour venir en aide aux Serbes mais ces derniers avaient déjà été vaincus par la Bulgarie qui venait d’entrer en guerre. Le maréchal Joffre décide alors de laisser l’armée le long d’un front de 400 kilomètres s’étendant de l’Albanie à la frontière gréco-turque. L’Allemagne compte quant à elle sur les Bulgares pour retenir cette armée qui permet de constituer un front là où les soldats français auraient été plus utiles ailleurs.
Cette armée d’Orient reste aussi en position pour des raisons plus politiques. La France, le Royaume-Uni, l’Italie et la Russie y laissent leurs contingents pour se surveiller mutuellement de manière à empêcher l’ascendant d’une nation sur les autres dans la région. L’armée d’Orient est donc réduite à la défensive et doit faciliter, par sa résistance, les opérations sur les autres fronts.
Un autre danger menace cette armée : les maladies faisant rage dans cette zone de marais et de lagunes dans la région de Salonique. Le paludisme et la dysenterie ont fauché 360 000 soldats entre 1915 et 1918. Les soldats de l’armée d’Orient que Clémenceau avait surnommés les « jardiniers de Salonique », leur reprochant leur inaction (ils entretenaient des petits jardins pour améliorer l’ordinaire et surtout pour lutter contre le scorbut), voient leur situation changer en 1917 avec l’éradication de l’épidémie de paludisme et l’entrée en guerre de la Grèce à leurs côtés. La région de Salonique devient alors une base solide de départ pour les opérations d’envergure à venir. Le nouveau commandant en chef de cette armée, le général Franchet d’Esperey, lance une grande offensive vers le front bulgare le 15 septembre 1918. En une dizaine de jours, le front est percé, notamment avec la prise du mont Sokol. L’armistice est signé avec la Bulgarie le 29 septembre 1918 puis c’est la capitulation de l’Empire Ottoman le 30 octobre suivie de celle de l’Autriche-Hongrie le 3 novembre. L’armée d’Orient n’est pas tout de suite démobilisée et est dispersée entre l’armée du Danube, l’armée de Hongrie et un corps d’occupation à Constantinople. La guerre reprend ensuite en Roumanie, nouvel État sur la carte qui avait annexé la Bessarabie. Les soldats français de cette armée du Danube servent de cordon sanitaire pour protéger la jeune Roumanie mais aussi empêcher la « contagion bolchévique » de la nouvelle Russie. C’est seulement en mars 1919 que les soldats sont démobilisés.

Les compagnies franches

Rappeler le rôle des corps francs sur le front d’Orient pendant la Première Guerre mondiale.

Pendant la Grande Guerre, les divisions d’infanteries disposaient de compagnies franches ou corps francs. Elles étaient menées par des officiers aimant la guerre qui recrutaient des volontaires parfois parmi des détenus de droit commun. Ces unités étaient spécialisées dans l’assaut des tranchées adverses. Elles tentaient des coups de mains à des endroits précis pour capturer des prisonniers, pour détruire des nids de mitrailleuses ou faire des observations du terrain. Ces opérations commandos dont le point d’orgue était le combat rapproché au couteau étaient très fréquentes sur le front d’Orient, les missions étaient surtout axées sur la capture de prisonniers à des fins de renseignements. Le capitaine Conan est à la tête d’un des corps francs composé dans le film d’une cinquantaine de soldats.

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