Connaître les résultats des enquêtes nationales

Enquête de climat scolaire élèves second degré 2013

Résumé des principaux résultats de l’enquête nationale de climat scolaire réalisée par la DEPP (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance) auprès de 18 000 élèves de collège interrogés dans un échantillon randomisé.

Cette deuxième édition de l’enquête nationale de victimation et de climat scolaire note la stabilité des situations décrites et du ressenti des personnes. À champ constant, les victimations déclarées par les collégiens n’augmentent pas entre 2011 et 2013.

Neuf élèves sur dix déclarent se sentir bien au collège et avoir de bonnes relations avec leurs enseignants en 2013. Les faits de violence grave touchent une minorité de collégiens, mais environ 13 % des élèves déclarent des atteintes du type cyber-violence. L'écart se creuse pour les collèges ECLAIR (Écoles, Collèges et Lycées pour l'Ambition, l'Innovation et la Réussite) plus exposés que les autres.

Les atteintes les plus souvent évoquées sont les insultes (57 %), le vol de fournitures (47 %), les sobriquets (39 %) et les mises à l’écart (37 %). Les violences physiques n’apparaissent qu’à la cinquième position du tableau, avec les bousculades qui touchent 36 % des élèves. Les violences physiques graves concernent 3 % des élèves et les violences à caractère sexuel 6 %.

L’indice de climat scolaire fait la synthèse de douze variables présentes dans le questionnaire. Entre 2011 et 2013, il se dégrade légèrement : 74 % des élèves répondent favorablement à dix questions ou plus, soit 4 points de moins pour les filles et 2 points de moins pour les garçons en deux ans. Cette proportion n’atteint pas les deux tiers des élèves scolarisés en Éclair. C’est principalement la question portant sur le sentiment de sécurité dans le quartier qui est responsable de la détérioration de l’indice global, en moyenne, pour les ECLAIR et pour les filles.

L’indice de victimation fait la synthèse de neuf faits de violence en prenant en compte la fréquence et la gravité des actes recensés. Calculé avec la même méthodologie qu’en 2011, il montre que les élèves sont plus nombreux à déclarer des violences verbales (29 % disent avoir subi des violences physiques avec une fréquence importante contre 41 % pour les violences verbales répétées). Si les déclarations de violence physique restent stables, en revanche, les situations proches du harcèlement, violence de nature plus psychologique, passent de 6 % à 7 %.

 Voir l'enquête complète (fichier pdf - 108 ko)