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Canada Bibliothèques scolaires et formation du bibliothécaire scolaire

par Carole Tilbian,
CRDP de l'académie de Lyon

Mots clés : Canada , bibliothèque , international

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Dossier de synthèse réalisé après consultation et compilation de documents canadiens. Les passages, tirés de textes anglophones, que j'ai traduits, sont signalés comme tels.
Je remercie Madame Paulette Bernhard, professeure honoraire à  l'Ecole de bibliothéconomie et des sciences de l'information de l'Université de Montréal, ainsi que Madame Jocelyne Dion, ancienne Conseillère pédagogique en moyens d'enseignement auprès de la Commission scolaire de la Seigneurie-des-Mille-Iles et présidente de l'Association pour la promotion des services documentaires scolaires (APSDS) et de la Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreCoalition en faveur des bibliothèques scolaires du Québec, pour l'aide qu'elles m'ont apportée dans la réalisation de ce dossier.

I Les bibliothèques scolaires dans le système éducatif canadien

A. Fonctionnement

Des systèmes éducatifs séparés

Au Canada, chaque province ou territoire est responsable de son système éducatif et dispose d'un Ministère de l'Education propre. Le Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreConseil des ministres de l'Éducation (le CMEC), créé en 1967, réunit les ministres des différentes provinces et territoires et constitue un instrument de relais et de concertation entre le gouvernement fédéral et les provinces et territoires.
Chaque système élabore cependant ses programmes d'études et gère ses propres données. Il est donc difficile d'évaluer le système canadien globalement puisqu'il n'existe pas de recueil de données systématique au niveau national, sauf dans le cas de projets qui supposent une concertation préalable (comme dans le cadre du Programme international de suivi des acquis des élèves, PISA, ou du projet national d'Enquête auprès des jeunes en transition, EJET).

Le financement des bibliothèques scolaires

Il n'existe pas d'unité nationale dans ce domaine dans la mesure où chaque système éducatif décide de ses propres règles et procédures de financement.

  • Les bibliothèques scolaires sont, cependant, le plus souvent, financées suivant le processus de répartition suivant :
    • Les gouvernement provinciaux et territoriaux fixent un montant global pour les dépenses de bibliothèques scolaires, lequel varie en fonction des objectifs politiques de chaque province et territoire.
    • La plupart du temps, ce montant prend en compte des critères démographiques (ratio par élève). 
    • Cette allocation est répartie entre les différentes commissions scolaires. 
    • Les commissions scolaires transfèrent ces budgets aux établissements.

Il faut souligner, cependant, que les budgets alloués aux bibliothèques par les gouvernements provinciaux et territoriaux ne sont pas "dédiés", c'est-à-dire que ces sommes (tout ou partie) peuvent être transférées et servir à d'autres fins que celles initialement prévues.

  • Autres sources de financement possibles :
    • Ressources émanant de l'établissement.
    • Collecte de fonds auprès de donateurs. 
    • Participation des parents (achat des manuels, de livres de fiction, de matériel informatique).
    • Ressources additionnelles octroyées par la commission scolaire pour soutenir des plans en cours (plans de développement, projets pilote, projets pour les milieux défavorisés) ; dans ce cas, la province ou le territoire peut en améliorer le montant.
    • Ressources additionnelles dont disposent les commissions et districts scolaires, provenant des taxes scolaires, basées sur l'impôt foncier.

Ce mode de fonctionnement explique les disparités qui existent d'une province et d'un établissement à l'autre. Selon la politique de la province et l'implication des parents, les établissements disposeront de fonds plus ou moins importants.

Le lieu « Bibliothèque scolaire » 

  • Implanté au cœur de l’établissement, l'espace "Bibliothèque scolaire" met à la disposition des élèves des ressources livresques  et électroniques.  Très souvent, dans un local adjacent à la bibliothèque, se trouvent les ordinateurs réservés à l'interrogation du catalogue et des bases de données, à l'accès Internet et à la formation des utilisateurs.
    En 1996, les établissements scolaires du Québec ont bénéficié d'un programme d'équipement informatique qui a permis l'informatisation des bibliothèques scolaires (mise en place d'un système de gestion informatique et accès internet). En 2000, cependant, encore un quart des bibliothèques du secondaire n'étaient toujours pas informatisées1.

La bibliothèque scolaire n'est cependant pas le seul point d'accès aux ressources électroniques, loin s'en faut : 

  • seul un ordinateur sur douze (8 %) se trouve dans la bibliothèque de l’école
  • 45 % des ordinateurs sont situés dans les laboratoires informatiques ; ces derniers sont parfois mitoyens à la bibliothèque, mais, souvent, ils sont localisés ailleurs dans l'établissement scolaire.2

  • Des bibliothèques scolaires sur le net :

Quelques liens vers des sites web de bibliothèques scolaires québécoises ou canadiennes, afin de découvrir l'organisation spatiale, les règles de fonctionnement et quelques catalogues. Pour accéder à d'autres sites, se reporter à la rubrique "Bibliothèques scolaires en ligne" dans la liste des documents consultés. 

B. Situation actuelle des bibliothèques scolaires au Canada

D'importantes restrictions budgétaires

En 2003-2004, la plupart des établissements primaires et secondaires disposaient d'une bibliothèque :

  • 95,4 % des écoles primaires ; 
  • 87,2% des écoles mixtes (primaire / secondaire) ;
  • 90,7 % des écoles secondaires.2

Ces chiffres, aussi encourageants soient-ils, ne doivent pas masquer la situation de crise dans laquelle se trouvent les bibliothèques scolaires canadiennes, qu'une récente enquête vient de confirmer2.

Globalement, les ressources consacrées aux bibliothèques scolaires ont diminué. En dépit de déclarations de principes, d’annonces de plans de soutien3 , les restrictions budgétaires touchent de plein fouet les bibliothèques scolaires. De multiples associations4 dénoncent cette évolution.

Conséquences des restrictions budgétaires

Dans un rapport rendu officiel par la Bibliothèque Nationale du Canada5 en septembre 2001, on découvre les conséquences de ces restrictions budgétaires.

Pour maintenir le service de bibliothèque, les écoles doivent :

  • Soit réduire les effectifs de personnel
    • suppression de postes
    • multiplication des postes à temps partiel6a
    • recours à du personnel moins qualifié ; en comparaison, les Etats-Unis sont mieux dotés, qui disposent d'un bibliothécaire qualifié pour 953 élèves dans le secondaire contre 1 pour 6500 élèves dans le secondaire au Québec7.
  • Soit réduire le temps d'ouverture
    • beaucoup de bibliothèques scolaires ne sont ouvertes qu'à temps partiel6b
    • beaucoup de bibliothèques scolaires ne sont accessibles aux élèves que lorsqu'ils sont accompagnés par un enseignant
    • le prêt d'ouvrages se fait parfois sur des plages horaires spécifiques et est assuré par des bénévoles ; cette situation est répandue au primaire, très peu au secondaire.
  • Soit limiter le budget de la bibliothèque :
    • réduction des dépenses d'acquisition. Les fonds livresques sont particulièrement visés et deviennent vite obsolètes ; ainsi, selon un rapport confidentiel, au Québec, 40 % des bibliothèques du primaire et 2/3 des bibliothèques du secondaire devraient retirer de leurs fonds entre 40 % et 50 % de leurs documents8.
    • limitation des dépenses d'équipement. Les parents sont ainsi mis à contribution pour l'achat de matériel informatique ou audiovisuel.

En moyenne, sur l’ensemble du pays, le budget alloué à l'acquisition d'ouvrages correspond à l'achat d'une série encyclopédique.
Dans un rapport de 2002 sur l’enseignement de la littérature canadienne dans les écoles secondaires, le Conseil des Arts du Canada dénonce cette pénurie :

"En l’absence d’un bibliothécaire qualifié à plein temps, la tâche de doter une école d’une collection de livres est difficile. Compte tenu de l’allocation aux anthologies d’une large part du budget attribué aux cours sur la langue anglaise et du peu d’argent consacré à l’achat de titres par auteur, l’accès des élèves et des enseignants au matériel littéraire est de plus en plus difficile à mesure que disparaissent les bibliothèques en milieu scolaire".

"Le plan d'action sur la lecture à l'école", un espoir pour le Québec ?

En janvier 2005, le ministre de l'éducation du Québec a annoncé la mise en place d'un "Plan d'action sur la lecture à l'école" qui comporte un volet "Bibliothèques scolaires" et soutient que :

"Afin de soutenir les décideurs qui doivent assurer aux élèves des conditions propices à l’apprentissage (service de soutien à l’utilisation des ressources documentaires de la bibliothèque scolaire) et de les informer des modèles organisationnels utilisés pour les bibliothèques scolaires du Québec (réseautage), le Ministère

  • produira et diffusera un document rappelant les grandes lignes du cadre de référence des services complémentaires en matière de bibliothèques scolaires;
  • identifiera et diffusera des modèles organisationnels efficaces de bibliothèques scolaires pouvant être transférables à d’autres établissements scolaires.

La Fédération des commissions scolaires du Québec et l’Association des commissions scolaires anglophones seront mises à contribution afin de repérer ces modèles organisationnels et de diffuser l’information dans l’ensemble du réseau de l’éducation préscolaire et de l’enseignement primaire et secondaire."

Plan d'action sur la lecture à l'école, document complémentaire (format .pdf)

II Le personnel des bibliothèques scolaires

 

A. Catégories de personnel

Il n'existe pas d'équivalent du professeur-documentaliste français. Le profil (statut, formation, responsabilités) du personnel exerçant en bibliothèque scolaire est diversifié.

Situation au Canada anglophone

On distingue :

  • L'enseignant-bibliothécaire
    • Formation :
      Il s'agit d'un enseignant justifiant d'une expérience pédagogique en classe d'au moins deux ans (enseignant du secondaire ou maître des écoles) qui a, en outre, suivi une formation diplômante en bibliothéconomie-sciences de l'information.
      "À l’échelle nationale, chaque école affecte en moyenne à sa bibliothèque 0,25 enseignant- bibliothécaire équivalent temps plein (ETP)."2
    • Tâches :
      Il gère la bibliothèque scolaire. Il s’emploie à intégrer la technologie de l’information aux programmes d’études et collabore avec le corps enseignant à l’élaboration des activités d’enseignement.
      "Les enseignants-bibliothécaires sont non seulement des éducateurs qui enseignent de la maternelle à la 12e année, mais aussi des bibliothécaires qui gèrent la bibliothèque d’une école. À ce double titre, ils s’occupent d’enseigner la lecture et la recherche et de tenir à jour la collection de la bibliothèque scolaire. D’après l’organisme ontarien People for Education, les enseignants-bibliothécaires travaillent avec les titulaires de classe à coordonner les ressources de la bibliothèque et les exigences des programmes d’études. De plus, ils enrichissent la collection de la bibliothèque et enseignent la lecture, l’écriture et les stratégies de recherche." 2
      Dans certains cas, il assure son service d'enseignement en plus de la responsabilité de la bibliothèque de l'école.
  • Le bibliotechnicien (ou technicien en documentation)
    • Formation
      Titulaire d’un certificat ou d’un diplôme en techniques de bibliothèque mais sans formation professionnelle en didactique.
      "En moyenne au Canada, les bibliotechniciens sont plus nombreux (0,26) dans les écoles que ne l’étaient les enseignants-bibliothécaires (0,25)."2
    • Tâches
      "Bien que les bibliotechniciens détiennent un certificat ou un diplôme en techniques de bibliothèque, ils n’ont pas la combinaison d’expérience en classe et de formation en bibliothèque qui caractérise les enseignants-bibliothécaires. Par conséquent, ils exercent des fonctions plus limitées que celles d’un enseignant-bibliothécaire."2
  • L'enseignant non bibliothécaire

Enseignant qui ne possède pas de compétences en bibliothéconomie. Cette catégorie de personnel "représentait en moyenne 0,05 employé ETP par école au Canada."2

  • Le personnel administratif affecté au service de bibliothèque

"Les employés de bureau représentaient près du cinquième (19,1 %) des employés ETP affectés à la bibliothèque."2

  • Les bénévoles

Il s'agit souvent de parents d'élèves qui pallient le manque de personnel en assurant des permanences pour que la bibliothèque garde des horaires d'ouverture plus adaptés aux besoins des élèves. Ils prennent notamment en charge les fonctions de prêt, quand ils n'ont pas carrément en charge le service de bibliothèque.
Ils représentent 48 % de l'effectif dans l'Ontario, au primaire2.

Cas particuliers au Québec

Le statut du personnel des bibliothèques et des médiathèques scolaires du Québec diffère de celui qui prévaut dans les autres provinces.

En effet, si dans les années 1970, le système scolaire québécois comptait des "professeurs-bibliothécaires" (aussi appelés "enseignants-bibliothécaires" ou "personnel pédagogique des bibliothèques scolaires"), faisant partie de la masse salariale des enseignants, cette catégorie de personnel a disparu depuis.
Pourtant, en 1989, une des recommandations du Comité d'Etudes sur la situation des bibliothèques scolaires québécoises, intitulé Rapport Bouchard9,  proposait de mettre en place une formation d'enseignant-bibliothécaire calquée sur celle qui existait à cette période en Ontario et dans certaines autres provinces anglophones.

Les bibliothèques scolaires québécoises sont donc placées sous la responsabilité d'un : 

  • Bibliothécaire scolaire

Il s'agit d'un bibliothécaire professionnel, titulaire d'un diplôme en bibliothéconomie-sciences de l'information, de niveau maîtrise. Certains sont des enseignants qui ont choisi de continuer leur formation dans ce domaine.

  • Spécialiste des moyens et techniques d'enseignement (SMTE)

Cette catégorie de personnel a souvent suivi une formation en technologie de l'éducation (ex : responsable des services audiovisuels) ainsi qu'une formation en bibliothéconomie-sciences de l'information (ex : responsable de bibliothèque).

  • Technicien en documentation

Ces personnels ont suivi une formation professionnelle de niveau collégial en documentation. On retrouve parfois aussi des techniciens en audiovisuel et en informatique.

  • Personnel administratif
  • Bénévole

Ils exercent surtout au niveau primaire.

B. Evolutions récentes

Compte-tenu des difficultés budgétaires des établissements, ces derniers ont de plus en plus tendance à confier la gestion de la bibliothèque scolaire à du personnel moins qualifié ; les bibliotechniciens tendent à remplacer de plus en plus souvent les enseignants-bibliothécaires, les bibliothécaires professionnels et les SMTE.

Cette évolution ne manque pas d'inquiéter tous les acteurs qui oeuvrent pour la reconnaissance du rôle pédagogique du bibliothécaire scolaire.
Il convient de noter que ce sont les directeurs d'école qui ont répondu à l'enquête menée en 2003 par Statistique Canada et qu'il semble qu'ils aient eu, dans certains cas, une perception erronée du statut des responsables de leurs propres bibliothèques ; ainsi, alors que, selon l'enquête de Statistique Canada, 166 bibliothécaires professionnels exerceraient dans les écoles au Québec, Jocelyne Dion, présidente de la Coalition québécoise en faveur des bibliothèques scolaires, n'en dénombre qu'une trentaine...

C. Services de coordination et centres de services

Bien qu'il n'existe pas, au Canada, de réseau équivalent à celui des CNDP-CRDP-CDDP, on trouve des structures et des services ayant pour mission de coordonner et de faciliter le fonctionnement des bibliothèques scolaires. En outre, des conseillers pédagogiques peuvent, au niveau des districts ou des commissions scolaires, prendre en charge le dossier des bibliothèques scolaires.

  • Services et personnels de coordination10

Ils existent à différents niveaux géographiques (local, régional, provincial) ; ils peuvent avoir une spécialisation disciplinaire. Ils ont pour vocation d'aider à la planification et au fonctionnement des bibliothèques scolaires et sont dotés d'un personnel qualifié.
Le Calgary Regional Learning Resources Council, en Alberta ; l'Instructional Materials Center de Lakehead Public Schools, Thunder Bay, en Ontario ; le Centre provincial de ressources pédagogiques (CPRP) de l'Université Sainte-Anne (Nouvelle Ecosse), tous trois créés à la fin des années 1970, proposent ainsi à la fois des ressources pédagogiques et des actions de formation.

  • Centres de services

Ils fournissent des produits et des services à l'intention des bibliothèques.
Par exemple, au Québec, le SDM (Services documentaires multimédia Inc) développe, exploite et diffuse des banques de données adaptées aux besoins des bibliothèques ; repère et traite les documents répondant aux besoins des réseaux d'enseignement et de bibliothèques.

III Quelle conception du rôle du bibliothécaire scolaire au Canada ?

Le rôle éducatif du bibliothécaire scolaire est affirmé dans tous les textes consultés.
Au Canada, hors Québec, la terminologie est d’ailleurs révélatrice : alors qu’aux Etats-Unis, on parle de "bibliothécaire scolaire" et de spécialiste des médias ("School Librarian" et "School Library Media Specialist"), au Canada anglophone, on utilise le terme "enseignant-bibliothécaire" ("Teacher-Librarian").

Cependant, comme en France, les personnels en activité déplorent le manque de reconnaissance de leur rôle pédagogique par les enseignants de discipline.

A. Enseignants et enseignants-bibliothécaires, une difficile reconnaissance 

Un panorama des études internationales menées sur ce sujet

Dans un article, intitulé “Novice Teachers’ Perceptions of the Role of the Teacher-librarian in Information Literacy”, Katherine Miller propose une synthèse, tirée de la littérature professionnelle nord-américaine, sur la façon dont les enseignants et le personnel de direction perçoivent le rôle de l’enseignant-bibliothécaire.

Il en ressort que :

  • "La plupart des enseignants ne comprennent pas le rôle de l’enseignant-bibliothécaire, particulièrement son rôle pédagogique…*" Ils le considèrent davantage comme un administratif, un technicien, ou, au mieux, comme un fournisseur d’informations…
  • La plupart des enseignants de discipline ne voient pas l’utilité d’intégrer la formation à l’information à leurs programmes et ont du mal à considérer le bibliothécaire comme un vrai partenaire pédagogique. Dans le compte-rendu d’une étude menée en Floride en 2003, on découvre que "pour bon nombre d’enseignants le rôle du bibliothécaire scolaire est considéré comme insignifiant, secondaire, car ce dernier ne délivre pas de notes*" ou n’influe pas sur les passages…
  • Le personnel de direction influe sensiblement sur la perception que les enseignants ont de leurs collègues bibliothécaires. Faire reconnaître son rôle pédagogique par l’administration semble constituer un enjeu vital car, "dans tous les pays, l’intégration de programmes informationnels aux programmes disciplinaires ne peut se faire si le principal n’a qu’une conception limitée*" des fonctions de l’enseignant-bibliothécaire.

* Traduction C. Tilbian

Des études ou enquêtes menées dans d’autres pays, comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon, corroborent les constats nord-américains.

Consciente de ce manque de reconnaissance du rôle fondamental que l’enseignant-bibliothécaire peut jouer au sein de l’établissement, deux associations anglophones (qui ont fusionné en juin 2004), l'Association for Teacher-Librarianship in Canada (ATLC) et la  Canadian School Library Association (CSLA) ont publié conjointement un document qui définit les compétences et les missions du bibliothécaire scolaire et qui milite pour que :

  • "Les programmes soient le fruit d’un partenariat entre le principal, l’enseignant et l’enseignant-bibliothécaire, avec le soutien du district ou de la commission. 
  • (...) Le rôle du bibliothécaire scolaire ne se réduise pas à préparer le travail de ses collègues de discipline, pour les soulager. 
  • Le principal encourage le partenariat (...)
  • Les enseignants aient conscience que la production et l’utilisation de l’information concernent l’ensemble de l’établissement et doivent être intégrées aux cours 
  • Le bibliothécaire prenne l’initiative du travail collaboratif et mette tout en œuvre pour le développer.*"11

* Traduction C. Tilbian

Deux enquêtes canadiennes sur la relation entre enseignants et bibliothécaires scolaires
  • Comment les jeunes enseignants perçoivent-ils le rôle de leur collègue bibliothécaire ?

Après avoir enseigné durant vingt ans, Katherine Miller exerce depuis trois ans comme enseignante-bibliothécaire. Elle est, depuis, confrontée à une perception inadéquate de ses fonctions, tant par ses collègues enseignants que par l’administration.
Aussi a-t-elle a décidé de mener une enquête auprès des professeurs débutants, exerçant depuis moins de cinq ans, en s’appuyant sur leur vécu, afin de déterminer :

    • Comment les jeunes enseignants percevaient le rôle de l’enseignant-bibliothécaire ;
    • Si la formation initiale des enseignants les préparait à travailler en partenariat afin de développer les compétences informationnelles des élèves.

Si la majorité des enseignants gardent de bons souvenirs de l’enseignant-bibliothécaire du lycée et de l’université qu’ils ont fréquentés, et s’ils lui associent les notions d’aide, de disponibilité, de savoir, particulièrement technique (localisation des documents, utilisation des outils technologiques), ils ont du mal à percevoir le rôle pédagogique de l’enseignant-bibliothécaire :

    • Plus d’une fois, ils omettent de l'inclure parmi les membres de l’équipe éducative. 
    • Une conception ancienne prévaut : l’enseignant-bibliothécaire est avant tout celui qui met l’information à disposition, qui procure de la documentation liée aux programmes et qui œuvre en partie au développement de la lecture des élèves.
  • Autre étude canadienne sur la perception par les enseignants de discipline de l'utilité pédagogique de la bibliothèque scolaire

En juin 1999, une étude conduite sur les bibliothèques scolaires de la région de l’Estrie permit de dresser un état des lieux, matériel, financier et humain, pour les trois commissions scolaires concernées.
Cette enquête démontre clairement que les enseignants ont une conception limitée de l'utilité pédagogique de la bibliothèque, surtout centré autour de la lecture :

" Voici un résumé de ce qu’ils en pensent. 

  • La bibliothèque incite à la lecture. 
  • Elle aide à développer l’imagination et la créativité. 
  • Elle est une source de motivation, car la lecture est la base de tout. 
  • Elle est directement liée au plaisir de découvrir. 
  • Elle permet aux enfants de faire des recherches, de répondre aux différentes questions qu’ils se posent. 
  • Elle doit être un lieu de travail, de réflexion et de stimulation intellectuelle. 
  • Elle est un complément aux activités et à la matière vues en classe. 
  • Elle est un endroit facile d’accès et attrayant pour tous. 
  • Elle offre des livres variés."12a

La liste des activités les plus couramment pratiquées confirme l'énoncé précédent :

  • "Au primaire : rencontres d’auteurs, Semaine du livre, Semaine du français, jeu-questionnaire  pour promouvoir la lecture, Palmarès du livre, exposition de travaux d’élèves, concours de lecture, création de bandes dessinées, Journée mondiale du livre, introduction à la bibliothèque, lecture dirigée, fonctionnement des prêts, manipulation de livres, lecture par les plus vieux aux plus jeunes, Heure du conte, présentation des nouveaux livres ; au secondaire : initiation à la recherche, activités thématiques liées à des événements ponctuels, rencontres d’auteurs, présentation de nouveaux livres, Semaine du français..."12b
  • Attentes et besoins du personnel enseignant en matière de bibliothèques scolaires
    Questionnaire pour évaluer l’utilisation de la bibliothèque scolaire par les enseignants
  • Résultats de cette enquête (p. 26 à 30)

B. Quelles compétences pour quelles missions ?

Place au sein de l'établissement scolaire

Dans le document qu'elles ont publié en novembre 1997, l'Association for Teacher-Librarianship in Canada (ATLC) et la  Canadian School Library Association (CSLA) ont défini les compétences et les missions du bibliothécaire scolaire.
Intitulé «Students' Information Literacy Needs in the 21st Century : Competencies for Teacher-Librarians», il énumère les compétences, professionnelles et individuelles, de l'enseignant-bibliothécaire.
Ce référentiel présente des similitudes étonnantes avec les documents publiés aux Etats-Unis en 1998 dans le cadre de l’Information Power ;  le bibliothécaire scolaire y est défini comme : 

  • un enseignant
  • un  spécialiste de l’information
  • un partenaire pédagogique
  • un décideur en matière de programmes.

Membre dynamique de l’équipe éducative, initiateur du partenariat, son investissement au sein de l'équipe pédagogique (participation aux réunions, à la définition des programmes) est mis en avant. Parmi les compétences listées, le sens relationnel, l’art de la négociation, la capacité à initier les actions et à s'adapter sont récurrents.

Rôle de l'enseignant-bibliothécaire dans la formation aux TIC

En 2005, l'Association Canadienne pour les Bibliothécaires Scolaires a défini le rôle de l'enseignant-bibliothécaire dans la formation aux TIC (Technology in the School Learning Resource Centre, 2005).

Le bibliothécaire scolaire a pour mission de :

  • "développer chez les élèves l'esprit critique et la libre pensée ; 
  • apprendre aux élèves à déterminer quand les outils technologiques leur sont nécessaires ;
  • développer chez les élèves des compétences informationnelles avancées ; 
  • apprendre aux élèves à gérer des ressources ;
  • intégrer les technologies aux processus d'apprentissage et aux activités d'enseignement ;
  • inculquer aux élèves les règles d'utilisation des ressources technologiques (sécurité, citation) ;
  • développer l'autonomie des élèves afin d'en faire des utilisateurs éclairés de l'information, toute leur vie durant ;
  • permettre aux élèves d'accéder à une large palette de services et de ressources ;
  • aider les enseignants et les membres de l'équipe éducative à intégrer les TIC dans leurs programmes.*"

* Traduction C. Tilbian

Des normes pour la bibliothèque scolaire

En juillet 2003, l'Association Canadienne pour les Bibliothèques Scolaires a publié un document qui définit les contours de la formation à l'information. Ce référentiel, intitulé "Achieving Information Literacy : Standards for School Library Programs in Canada", était attendu depuis longtemps.

Il définit trois enjeux éducatifs majeurs dans lesquels la bibliothèque scolaire joue un rôle important :

  • La création de l'identité nationale.
    La bibliothèque scolaire doit permettre à tous les élèves d'accéder aux ressources qui constituent l'héritage national commun. Alors que tous les enfants n'ont pas accès à une bibliothèque publique, tous doivent avoir accès à une bibliothèque scolaire.
  • Le développement d'une société d'apprenants.
    Les programmes de la bibliothèque scolaire doivent permettre l'exercice d'une réflexion flexible, le développement de l'esprit critique.. La bibliothèque scolaire ne se réduit pas à un centre de ressources mais doit être également un centre d'apprentissage à l'utilisation de ces ressources. 
  • Le développement d'une société alphabétisée en matière d'information
    L'alphabétisation informationnelle désigne la capacité à accéder et à utiliser de multiples types d'information. Les bibliothèques scolaires programment des séquences avec les enseignants pour intégrer cette formation à l'information aux programmes."

En guise de conclusion...

 

Les enquêtes menées aux Etats-Unis, qui prouvent statistiquement l'impact de la bibliothèque scolaire sur la réussite des élèves, ont été largement diffusées sur le territoire canadien. Transmises aux pouvoirs publics régionaux et provinciaux, elles offrent aux associations professionnelles canadiennes des arguments pour réclamer des plans d'action en faveur des bibliothèques scolaires : qualification du personnel ; recrutement ; augmentation des budgets d'équipement ; alimentation des fonds...
En 2000, Jocelyne Dion relevait plusieurs facteurs , propres au contexte québécois mais valables pour l'ensemble du Canada, qui devraient permettre "un redressement du réseau des bibliothèques scolaires : 

  • un régime pédagogique modifié faisant une place aux services documentaires
  • une politique de la lecture et du livre en vigueur
  • des liens qui se tissent entre des bibliothèques et l'université
  • une collaboration interassociative bien engagée
  • des projets de concertation entre bibliothèques scolaires et municipales."1

Cette forte mobilisation peut laisser espérer une amélioration de la situation matérielle des bibliothèques scolaires canadiennes. Les personnels pourront alors peut-être plus facilement faire reconnaître leur rôle pédagogique au sein de l'équipe éducative.

Documents consultés et mentionnés

Enquêtes et témoignages

  • Bibliothèques scolaires et enseignants-bibliothécaires au Canada : résultats de l'Enquête sur les technologies de l'information et des communications dans les écoles, 2003-2004
    • Bibliothèques scolaires et enseignants-bibliothécaires
      Article synthétique présentant les principaux résultats de l'Enquête sur les technologies de l'information et des communications dans les écoles menée par le département de statistiques du Canada.
      Le Quotidien, 04 mai 2005
    • Résultats complets de l'enquête, téléchargeables (format .pdf)
      [Consultés le 14 juin 2005]
  • The Crisis in Canada’s School Libraries The Case for Reform and Re-Investment : A report for the Association of Canadian Publishers  (, format .pdf)
    Rapport de Ken Haycock pour l'association des éditeurs canadiens, publié en 2003 : état des lieux ; impact de la bibliothèque scolaire sur l'apprentissage, le développement des compétences de lecture, l'acquisition d'une identité culturelle ; recommandations adressées aux pouvoirs publics.
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • Schools without properly staffed school Libraries disadvantage Ontario students : summit on Scool Libraries conclusion
    Conclusions et recommandations prononcées lors du sommet sur les bibliothèques scolaires en Ontario, 28 mai 2002.
    Ontario Library Association
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • Fifth Annual Library Report on Ontario Elementary Schools  (format .pdf)
    Rapport annuel de l'association People for Education sur les bibliothèques scolaires des écoles élémentaires de l'Ontario, mai 2002
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • Écoles primaires et secondaires : Rôle, défis et état financier des ressources en établissements et en bibliothèques scolaires au Canada
    Rapport préparé pour la Bibliothèque nationale du Canada sur le mode de fonctionnement, les tendances de l'emploi, le profil des activités dans les bibliothèques scolaires.
    Valérie Groux. Programme de la statistique culturelle. Culture, tourisme et centre de la statistique de l'éducation Statistique Canada, septembre 2001
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • Rapport régional portant sur les bibliothèques scolaires de la région de l’Estrie (format .pdf)
    Enquête menée en novembre 1999 qui croise le jugement des responsables des bibliothèques scolaires, des élèves et des enseignants sur les bibliothèques scolaires.
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • Les bibliothèques scolaires québécoises plus que jamais  (format .pdf)
    Rapport Bouchard, datant de 1989, qui dévoila l'état inquiétant des bibliothèques scolaires au Québec et leur développement anarchique.
    Rapport du comité d'Etudes. Québec, Ministère de l'Education, Direction générale de l'Evaluation des ressources didactives, 1989, XXIV - 216 p.
  • Novice Teachers’ Perceptions of the Role of the Teacher-librarian in Information Literacy
    Présentation et compte-rendu de l'enquête menée auprès de professeurs débutants sur leur perception du rôle du bibliothécaire scolaire.
    Miller, Katherine. School Libraries in Canada, vol.24, n°3, 2005
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • School Libraries: An Endangered Service
    Etat des lieux synthétique du service de bibliothèque scolaire en Ontario (personnel, horaires, fonds)
    McDonald, Valerie. People for Education. 2005
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • Bibliothèques : le scandale !
    Article sur la situation des bibliothèques scolaires au Québec en 2004.
    Bordeleau, Francine. Le Libraire : portail du livre au Québec, 01/03/2004
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • Bibliothèques scolaires au Québec : une référence pour nos CDI. Qu'en est-il aujourd'hui ?
    Historique et bilan des politiques sur la bibliothèque scolaire au Québec. Des modèles de fonctionnement au primaire et au secondaire.
    Dion, Jocelyne. InterCDI, n°166, juillet-août 2000, p. 72-76.
  • Les bibliothèques scolaires québécoises : un avenir au conditionnel.
    Article sur la situation des bibliothèques scolaires au Québec en 1998 et les perspectives d'évolution
    Dion, Jocelyne. Education et Francophonie, Volume XXVI Numéro 1, automne-hiver 1998
    [Consulté le 14 juin 2005]

Recommandations

  • Technology in the School Learning Resource Centre (format .pdf)
    Le rôle du bibliothécaire scolaire dans l'intégration des TIC dans la formation à l'information et les avantages de cette intégration.
    Canadian Association for School Libraries, 2005
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • Briller parmi les meilleurs avec la bibliothèque scolaire (format .doc)
    Mémoire de la Coalition en faveur des bibliothèques scolaires dans le cadre du forum sur l’éducation (mars 2004), qui propose un rappel du portrait actuel de la situation mais aussi des pistes de réflexion et des solutions.
    Coalition en faveur des bibliothèques scolaires, mars 2004,
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • The Vision Underlying the New Standards for School Library Programs in Canada (, format .pdf)
    Les enjeux éducatifs des programmes de formation à l'information.
    Canadian Association for School Libraries, 04 juillet 2003
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • Students' Information Literacy Needs in the 21st Century : Competencies for Teacher-Librarians
    Référentiel de compétences pour les bibliothécaires scolaires listant des compétences professionnelles et personnelles.
    The Association for Teacher-Librarianship in Canada (ATLC) et the Canadian School Library Association (CSLA), novembre 1997, novembre 1997
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • Urgence d'un investissement au sein des bibliothèques scolaires pour soutenir les habiletés d'apprentissage de nos jeunes
    Communiqué adressé par la Coalition en faveur des bibliothèques scolaires au gouvernement du Québec afin qu'il augmente le budget des bibliothèques scolaires.
    Coalition en faveur des bibliothèques scolaires, avril 2004
    [Consulté le 14 juin 2005]
  • Communiqué de l'Union des écrivains et des écrivaines québécoises : Pour un plan d'action en faveur des bibliothèques scolaires en 2003
    Communiqué pour défendre la bibliothèque scolaire comme lieu de rencontre avec le livre et le patrimoine mondial ; comme lieu d'un apprentissage transdisciplinaire.
    Le Devoir, 10 janvier 2001
    [Consulté le 14 juin 2005]

Associations

  • Canadian Association for School Libraries
    Depuis juin 2004, les deux associations anglophones de bibliothécaires scolaires (ex- CSLA er ATLC) ont fusionné pour devenir la CASL (Canadian Association for School Libraries). Elle constitue une section de la CLA (Canadian Library Association) qui regroupe des personnes en activité, exerçant dans les bibliothèques publiques, universitaires, scolaires...
    Elle publie une revue en ligne: School Libraries in Canada Online

    [Consulté le 24 juin 2005]
  • Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ)
    Association professionnelle qui regroupe les détenteurs d'une maîtrise en Bibliothéconomie- Sciences de l'Information.
  • Association pour l'avancement des sciences et des techniques de la documentation (ASTED)
    Seconde association québécoise qui se présente comme le réseau des spécialistes de l'information documentaire,  ouvert  à plusieurs catégories de personnels des bibliothèques et du monde du livre
  • Association pour la promotion des services documentaires scolaires
    Association québécoise qui regroupe toutes les catégories de personnels, y compris les bénévoles, qui oeuvrent dans les bibliothèques scolaires.
    Elle publie un bulletin en ligne: L'index virtuel
     
  • People for Education
    Association de parents d'élèves de l'Ontario qui publie des enquêtes sur les bibliothèques scolaires de la province.

Coalitions en faveur des bibliothèques scolaires

Bibliothèques scolaires en ligne

Il n'existe pas de portail recensant de manières exhaustive les sites web de bibliothèques scolaires canadiennes ou québécoises. On trouvera cependant des liens sur les sites suivants :

Signets thématiques 

[1] Dion, Jocelyne. "Bibliothèques scolaires au Québec : une référence pour nos CDI. Qu'en est-il aujourd'hui ?". InterCDI, n°166, juillet-août 2000, p. 72-76.
[2] Bibliothèques scolaires et enseignants-bibliothécaires au Canada : résultats de l'Enquête sur les technologies de l'information et des communications dans les écoles, 2003-2004
David Coish.  Programme de la statistique culturelle. Culture, tourisme et centre de la statistique de l'éducation. Statistique Canada, mai 2005
Téléchargeable en ligne :
Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://www.statcan.ca/francais/research/81-595-MIF/81-595-MIF2005028.pdf
[3] Au Québec, par exemple, en janvier 2005, le ministre de l’Éducation, monsieur Pierre Reid, a présenté, devant des partenaires du milieu scolaire et des représentants du milieu du livre, un plan d’action triennal sur la lecture à l’école. Ce plan d’action, placé sous le signe du plaisir et de la découverte, comporte notamment un investissement de 60 millions de dollars sur trois ans dans les bibliothèques scolaires. Cette somme est cependant réservée à l'acquisition de documents, non au recrutement de personnel.
[4] En octobre 2002, dans la province de Québec, une Coalition en faveur des bibliothèques scolaires a ainsi été fondée, qui réunit des enseignants, des bibliothécaires, des écrivains, des éditeurs, de libraires, de bibliothécaires et d'animateurs du livre et de la lecture … Elle demande "que soit favorisée la réussite scolaire par un meilleur financement des bibliothèques scolaires et par l'embauche de personnel professionnel. La Coalition veut assurer à la bibliothèque la place essentielle qu’elle doit occuper dans l’école. C’est pourquoi elle fait la promotion, auprès du public, des décideurs politiques et des médias, de l’urgence d’un investissement pour lui permettre de répondre à sa mission éducative, plus particulièrement en assurant la présence de personnel qualifié, l’accès à une collection de documents riche et variée et à des équipements et des appareils informatiques performants".
Dans les provinces anglophones, des associations similaires relaient ces revendications : la Coalition canadienne pour la la défense des bibliothèques scolaires ; la Coalition de Colombie-Britannique.
[5] Écoles primaires et secondaires : Rôle, défis et état financier des ressources en établissements et en bibliothèques scolaires au Canada.
Valérie Groux. Programme de la statistique culturelle. Culture, tourisme et centre de la statistique de l'éducation Statistique Canada, septembre 2001 [site en archive]
En ligne :  Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://epe.lac-bac.gc.ca/100/200/301/nlc-bnc/elementary_secondary_schools-ef/9/14/index-f.html
[6] 6a. En Ontario, par exemple, en 2001-2002, 78% des enseignants-bibliothécaires des écoles élémentaires travaillaient à mi-temps. Fifth Annual Library Report on Ontario Elementary Schools, p. 2
6b. Fifth Annual Library Report on Ontario Elementary Schools, p. 3
[7] "Alors qu'aux États-Unis, la moyenne nationale des bibliothécaires scolaires certifiés est de un pour 953 élèves (il y a 6,5 bibliothécaires pour 3500 élèves à la Cherry Creek High School, au Colorado), les réseaux public et privé québécois comptaient en 2000, selon une enquête menée par l'APSDS, un bibliothécaire pour plus de 25 000 élèves du primaire et un bibliothécaire pour plus de 6500 élèves du secondaire."
Pour un plan d'action en faveur des bibliothèques scolaires en 2003, Le Devoir, 01 2003.
En ligne Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://www.ledevoir.com/dossiers/217/17956.html#
[8] Rapport sur la situation des bibliothèques scolaires québécoises. Ministère de l’Éducation du Québec, Direction des ressources didactiques du ministère, Décembre 2002.
[9] Les bibliothèques scolaires québécoises plus que jamais. Rapport du comité d'Etudes. Québec, Ministère de l'Education, Direction générale de l'Evaluation des ressources didactives, 1989, XXIV - 216 p.
Disponible en ligne au format .pdf :
Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://www.meq.gouv.qc.ca/publications/guide/16-7412.pdf
[10] La revue School Libraries in Canada a consacré un numéro spécial à ces services. Intitulé "Central services and Leadership for School Libraries",  on peut y découvrir le modèle du Toronto District School Board.
[11] Students' Information Literacy Needs in the 21st Century: Competencies for Teacher-Librarians. The Association for Teacher-Librarianship in Canada (ATLC) et The Canadian School Library Association (CSLA), novembre 1997
En ligne : Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://www.caslibraries.ca/publications/pub_literacy.aspx
[12] 12a. Rapport régional portant sur les bibliothécaires scolaires de la région de l’Estrie, p. 27
Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://station05.qc.ca/dr/doc-telech/rap-reg.PDF
12b. Rapport régional portant sur les bibliothécaires scolaires de la région de l’Estrie, p. 14
Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://station05.qc.ca/dr/doc-telech/rap-reg.PDF

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