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Le cdi du Colegiul National  "Horea, Closca si Crisan" d’Alba Iulia (Roumanie)

Par Anne Francou, Savoirscdi,
[mars 2010]

Mots clés : Roumanie , bibliothèque scolaire , international

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1. Vue générale du Colegiul "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie - [Savoirscdi, 2010]
1. Vue générale du Colegiul "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie - [Savoirscdi, 2010]

Interview de Georgeta Badau et Lucretia Birz.
Georgeta Badau et Lucretia Birz travaillent au Colegiul National "Horea, Closca si Crisan" d’Alba Iulia, ville située en Transylvanie. Elles répondent à deux voix à nos questions concernant leur activité professionnelle et la situation plus générale des bibliothèques scolaires en Roumanie.
Pour découvrir la ville d'Alba Iulia, vous pouvez consulter le site de la ville d'Alba Iulia :
Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://www.apulum.ro/ ainsi que le site portail de la Bucovine : http://www.bucovine.com/fr/pages/villes/alba_iulia.shtml
NB. Cette interview prolonge l'intervention faite par Mme Badau lors des Journées Savoirscdi 2008

Bonjour Mesdames. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Georgeta Badau : J’ai toujours eu un amour très personnel pour l’écrivain argentin Jorge Luis Borges qui imaginait le Paradis sous les traits d'une bibliothèque. C’est pourquoi, peut-être, après avoir fini le lycée,  j’ai été étudiante en bibliothéconomie-archivistique pendant trois ans, puis à la faculté des lettres quatre ans. Entre temps, j’ai fait un Master en philologie et j' ai suivi un cours post-universitaire de professeur-documentaliste. Je suis formatrice de documentalistes suite à plus de 700 heures de formation suivies en Roumanie et en France dans le cadre du projet bilatéral « Education à l’information en milieu rural défavorisé » (entre juillet 2000 et novembre 2005). Depuis 1988, je suis enseignante de français au Colegiul National "Horea, Closca si Crisan" d’Alba Iulia. Il faut savoir que le terme « colegiul » en roumain n’a pas le même sens qu'en France, il est synonyme de « lycée ».

Lucretia Birz : Je suis bibliothécaire au Colegiul National "Horea, Closca si Crisan" depuis trois ans. Avant d’obtenir cet emploi, mon seul lien avec la bibliothèque était la passion pour les livres. J’ai fini un lycée économique, ensuite la faculté de sociologie, puis j’ai fait un master en Management de projets. J’ai suivi également un cours post-universitaire de professeur-documentaliste. Je trouve que le travail dans une bibliothèque n’est ni facile, ni monotone comme on pourrait le croire, c’est un travail  plein de responsabilités et de défis.

Quelle est la situation générale des bibliothèques scolaires en Roumanie ?

Georgeta Badau  : Théoriquement, des bibliothèques scolaires existent dans tous les établissements scolaires de Roumanie. Mais il est sûr que le terme « bibliothèque » est impropre pour certaines d’entre elles, surtout celles situées en milieu rural qui souffrent du manque de ressources matérielles et humaines.

Qui gère généralement ces bibliothèques ?

Georgeta Badau  : La plupart des bibliothèques scolaires de Roumanie sont gérées par des bibliothécaires scolaires ayant au moins un diplôme de baccalauréat. Pourtant, beaucoup d’entre eux ont une formation universitaire. Un contrat à durée indéterminé pour le  poste de bibliothécaire demande une formation obligatoire en sciences de l’information et de la documentation (formation initiale ou cours post-universitaire de reconversion professionnelle). Les bibliothécaires scolaires font partie de la catégorie du personnel enseignant auxiliaire et doivent assurer 40 heures obligatoires de présence dans l’établissement. Dans certains établissements, surtout en milieu rural, la gestion de la documentation scolaire est assurée plus ou moins bénévolement par un enseignant de discipline car un poste de bibliothécaire suppose l’existence d'au moins 600 élèves et de 10.000 documents.  Depuis la rentrée 2008, pour certaines des bibliothèques scolaires transformées en centre de documentation et d’information, le Ministère de l’Education Nationale a créé des postes de professeurs-documentalistes.
Par l’Ordre ministériel no. 5689 du 20.10.2008 ont été approuvés les premiers documents concernant la vie du CDI et les responsabilités de la nouvelle fonction: le Règlement d’organisation et de fonctionnement des centres de documentation et d’information, la fiche du poste et la fiche d’évaluation  du professeur-documentaliste. Les deux fonctions impliquent 40 heures de travail par semaine, mais leur distribution est différente. L’article 19 du Règlement national prévoit pour le professeur-documentaliste « 18 heures d’activités individuelles ou en partenariat avec les élèves et le personnel enseignant : initiation à la recherche documentaire, projets pédagogiques, projets éducatifs et culturels, orientation scolaire et professionnelle, rattrapage des élèves en difficulté scolaire, animations lecture et animations culturelles » et 22 heures par semaine pour les activités de préparation méthodique et scientifique complémentaire, préparation et évaluation des matériels et des activités, conception des programmes de rattrapage, assurance du service de prêt, accès libre des usagers aux ressources du CDI, gestion du CDI, veille documentaire. Les 18 heures correspondent, en fait, aux 18 heures obligatoires face aux élèves pour chaque enseignant roumain. Pourtant, si les enseignants de discipline ne sont pas obligés de passer dans l’établissement les 22 heures du poste réservées à d’autres activités que les heures de cours, l’article 38 du Règlement cité ci-dessus prévoit « au  minimum 10 heures d’accès libre au CDI en dehors des activités programmées ». A mon avis, le texte est ambigu à cause du mot « au minimum » qui laisse le temps de présence obligatoire à l’appréciation de chaque établissement. Sur le terrain, on peut constater les effets de cette ambiguïté : il y a des CDI gérés par un professeur-documentaliste qui sont ouverts pour le public 28 heures par semaine et d’autres qui fonctionnent 40 heures par semaine, le professeur-documentaliste ayant le même emploi du temps que le bibliothécaire scolaire. Ce qui est, sans doute, injuste. L’avenir apportera, probablement,  des réponses satisfaisantes pour tout le monde. Je l’espère, en tout cas.

Existe-t-il un concours réservé aux professionnels de la documentation scolaire ?

Georgeta Badau  : Oui, depuis juillet 2008. Si les bibliothécaires scolaires doivent passer un concours local, organisé par l’établissement recruteur, les professeurs-documentalistes sont obligés de passer un concours national (épreuve écrite de 3 heures). Ils doivent obtenir à ce concours  7 sur 10 pour devenir titulaires d’un poste en milieu urbain et 5 sur 10 pour devenir titulaires d’un poste en milieu rural. Sinon, ils peuvent participer au concours de recrutement des professeurs suppléants (organisé un mois après le concours des titulaires) et bénéficier d’un contrat à durée déterminée, pour une année scolaire.

Pouvez-vous nous présenter votre établissement ?

Georgeta Badau  : C’est un lycée général à section bilingue francophone qui célèbre cette année son 91ème anniversaire. Il est difficile de résumer en quelques lignes presque cent ans d’existence - je vais d'ailleurs me servir pour cela des informations publiées en 2009 par Valer Cerbu, notre proviseur [1] -. Fondé en février 1919, le lycée roumain d’Etat Mihai Viteazul a fonctionné au début dans le bâtiment de l’ancienne Ecole Civile Hongroise,  avec 4 classes et 172 élèves (127 élèves ordinaires et 45 particuliers dont seulement 37 filles, le lycée étant un lycée de garçons). En juin 1922, l’établissement est visité par le ministre de l’Education Nationale de l’époque, Constantin Anghelescu. Impressionné par la discipline et la qualité de l’activité scolaire, il promet au lycée un nouvel emplacement. Commencée en 1923, la construction actuelle n'est achevée qu'en 1940. Pendant la deuxième guerre mondiale, le bâtiment est transformé en hôpital médical soviétique, les cours ne reprennent qu'à la rentrée 1945. Au 1er septembre 1960, le lycée de garçons, devenu entre temps  l’Ecole Moyenne no.1, fusionne avec  l’Ecole Moyenne "Horea, Closca si Crisan "(l’ancien lycée de filles) pour former le Lycée "Horea, Closca si Crisan." La dénomination actuelle du lycée "Colegiul National" a été établie dix ans  après la chute du régime communiste, en  1999.
Actuellement, le lycée a 804 élèves, 65 professeurs et une très bonne dotation matérielle : 34 salles de classes, 7 laboratoires (physique, chimie, biologie, informatique), 3 cabinets (histoire, géographie et langues modernes), une salle de sport, un centre informatique et un CDI.  En 2009, l’établissement a été désigné comme le deuxième meilleur lycée entré dans la  compétition nationale « 10 pour la Roumanie ». C’est un résultat qui reflète notre  activité, ce qui nous honore, mais aussi nous donne beaucoup de responsabilités.  

Comment est née la bibliothèque scolaire de votre établissement ?

Georgeta Badau  : Dès l’année scolaire 1919/1920, dans le nouveau lycée ont fonctionné deux bibliothèques, une pour les élèves et une autre pour les professeurs. Ultérieurement, les deux fonds ont été réunis et la bibliothèque scolaire a fait son chemin. En 2000, le lycée a été inclu dans le groupe des onze établissements pilotes du Projet franco-roumain « Education à l’information en milieu rural défavorisé ». La gestion du premier CDI, inauguré le 14 décembre 2000, a été assurée dans la période 2000-2002 de façon bénévole par moi-même et  par deux enseignantes de français formées dans le cadre de ce projet. Les deux premières années, le petit CDI aménagé dans une salle de classe a fonctionné en parallèle avec la bibliothèque scolaire et a été perçu par son public plutôt comme un centre de langues, son fonds étant majoritairement en langues étrangères. En 2002, les deux structures ont fusionné et le nouveau CDI, ouvert 40 heures par semaine, a réussi à s’imposer comme un endroit incontournable de l’information, de la culture, mais surtout de l’innovation pédagogique. J’ai continué à assurer, aux côtés de la bibliothécaire scolaire,  l’organisation et le fonctionnement de la nouvelle structure info-documentaire pendant encore six ans.

Combien de personnes  travaillent au cdi actuellement ?

Lucretia Birz : Notre CDI a un seul poste de bibliothécaire. C’est moi qui occupe ce poste de bibliothécaire depuis 2007, quand l’ancienne bibliothécaire est partie à la retraite, et c’est moi qui gère toute l'activité du CDI menée en collaboration évidemment avec l’équipe pédagogique.

Qui fréquente le CDI ? A quelles conditions sont accueillis les élèves ?

Lucretia Birz : Le CDI est ouvert en priorité aux élèves et au personnel de l’établissement. Eux seulement peuvent emprunter des documents.  Pourtant, d’autres usagers extérieurs (enseignants, élèves, parents…) ont le droit de consulter sur place nos documents, avec l’accord préalable du proviseur et, pour les groupes organisés, sous une réservation faite 24 heures à l'avance. En fait, le lycée a beaucoup de partenariats, ce qui suppose l’ouverture du CDI à un public de plus en plus large. Cette année, par exemple, les étudiants qui suivent le cours post-universitaire de formation de professeurs-documentalistes à l’Université Babes-Bolyai de Cluj-Napoca ont fait leur stage pratique dans notre CDI (24 heures par semestre) . 

Menez-vous des activités pédagogiques avec les élèves ?

Lucretia Birz: Oui, bien sûr. Chaque année, dans le projet du CDI figurent plusieurs activités pédagogiques. « Les élèves découvrent le livre », « Le laboratoire de sociologie », « Voyage dans le monde du livre », « L’histoire de l’histoire », « Découvrir l’œuvre d’un écrivain : Ion Creanga », voilà quelques-uns des projets proposés à notre public pour cette année scolaire.  Je consulte mes collègues enseignants et nous décidons ensemble des modalités et des ressources nécessaires pour bien mener ces activités. Il n’est pas facile de gérer son temps, mais nous faisons tous des efforts. Ensuite, il y a beaucoup d’enseignants qui viennent  travailler (autrement que dans la salle de classe) au CDI  avec leurs élèves pour les motiver, je pense. Je n’interviens pas dans ces cours, je suis là pour mettre à leur disposition les ressources, parfois pour aider les élèves et/ou les enseignants à manipuler certains supports ou équipements.

Georgeta Badau : Cette fois-ci je vais parler du point de vue de l’enseignante que je suis. Pour compléter ce que Lucretia vient de dire, je vais vous avouer que je vois dans ces cours tenus au CDI  une façon d’intégrer cette structure dans le programme de mes élèves. Ils ont 5-6 heures de cours par jour, sans pause déjeuner et les motiver pour travailler (même en s’amusant) encore une ou deux heures après les cours obligatoires est un défi pour moi ainsi que pour chacun de mes collègues, y compris ma collègue bibliothécaire. "C’est plus intéressant d’aller au club sportif ou au club de théâtre ? Très bien,  mais parfois venir au CDI peut être au moins aussi intéressant". C’est le message que j’essaie de transmettre à mes élèves par l’intermédiaire des projets que je leur propose chaque année. L’exploitation d’un film, de la musique, l’organisation de petites animations lecture et surtout les nouvelles technologies constituent des outils à la portée de tout enseignant de langues. Et ce sont autant de clés pour ouvrir la porte imaginaire vers la lecture. Quel est l’espace privilégié pour la lecture sinon le CDI ? L’année dernière, par exemple, en travaillant en partenariat avec un lycée américain, une de mes classes a été lauréate du concours « Bloguons en français », concours dans lequel la lecture documentaire et la recherche d'information ont été à l’honneur.  Cette année, j’ai créé un petit club lecture en français dans le cadre du projet « Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreLectures partagées », un projet E-twinning où je travaille en partenariat avec Christelle Demange-Ducrot ma collègue documentaliste du lycée français d’Istanbul.  Et les exemples pourraient continuer [2]

Le fonds documentaire est-il informatisé ? Combien de documents possède la bibliothèque ?

Lucretia Birz : La plupart du fonds documentaire est informatisé.  Il y  a 24048 documents dans le fonds documentaire de notre CDI (livres, périodiques, cartes, documents audiovisuels) et 15211 sont dans la base de données. J’utilise le logiciel roumain Bibliotheq.

Les élèves ont-ils un accès à Internet au cdi ?

Lucretia Birz: Le CDI dispose de 18 ordinateurs pour le public. Il faut savoir que le CDI a une salle multimédia équipée de 14 ordinateurs portables, utilisables sous la responsabilité d’un professeur ; seulement 4 ordinateurs sont en libre service à tout moment. Tous les ordinateurs sont reliés à Internet. 

La recherche documentaire fait-elle partie des programmes d'enseignement ?

Georgeta Badau : Plus ou moins. L’analyse attentive des programmes d’enseignement permettrait d’identifier des contenus et des compétences qui relèvent de la recherche documentaire, mais il n’y a pas, pour le moment, un référentiel de compétences documentaires comme en France. Les programmes d’enseignement sont chargés et, à mon avis, les acquisitions des élèves dans le domaine documentaire ne semblent pas constituer un enjeu fort pour les disciplines. Très souvent, les enseignants les considèrent comme un accessoire du programme et ont du mal à les envisager comme une possibilité de former l'esprit critique. Certains sont conscients qu’ils n’ont pas les compétences requises pour travailler au CDI et voient mal comment ils pourraient accompagner leurs élèves dans leurs apprentissages. Faut-il créer la discipline "documentation" ? J’ai toujours été de ceux qui ont répondu affirmativement à cette question, en tenant compte de la réalité de mon pays. Il faut créer cette nouvelle discipline, mais il faut absolument éviter de l’isoler des autres. Entre  2002 et 2009, dans mon établissement (comme dans d’autres CDI de Roumanie) le CDI était intégré dans l’emploi de temps de certains élèves (il était malheureusement impossible de former tous les élèves à cause des contraintes horaires et financières imposées par le plan d’enseignement et le nombre de postes), sous la forme d’un cours optionnel proposé à une ou deux classes de 9ème [3] . Pour que le cours soit approuvé, j’ai dû  élaborer un programme validé par le Conseil d’Administration et ensuite par le Rectorat du département d’Alba. Même si le cours se déroulait au CDI, les élèves devaient bénéficier d’un support de cours et leurs connaissances devaient être évaluées par des notes, comme pour n’importe quelle autre discipline. Pendant la première année d’étude les élèves étaient initiés à l’organisation de l’espace, du fonds documentaire et à l’utilisation des fichiers papier du CDI, ils apprenaient les codes du livre et des périodiques, ainsi que la technique de réalisation d’une bibliographie. Lors de la deuxième année d’étude, les élèves étaient familiarisés avec l’utilisation des bases de données en ligne, des ressources Internet et avec la technique d’élaboration d’un dossier documentaire et d’un exposé écrit. Au-delà des notions théoriques, réutilisées dans le cadre d’un projet (inter)disciplinaire, il y avait au moins un projet lecture par semestre et/ou une action culturelle (défi-lecture, rencontre avec un écrivain ou un professionnel du livre/de l’audiovisuel, atelier d’écriture créative, atelier de théâtre, exposition…), réalisés en partenariat documentaliste-bibliothécaire-équipe pédagogique. A présent, il y a beaucoup de changements au niveau du système éducatif roumain et les nouveaux textes officiels ne permettent plus l’intégration d’un tel cours optionnel dans le programme des lycéens sans perturber la grille horaire des autres disciplines. Je le regrette, évidemment.

Existe-t-il une association des bibliothécaires scolaires qui défend la profession ?

Lucretia Birz : Oui, il s'agit de l’Association Roumaine des Bibliothécaires [4] . Le siège de cette association est à Bucarest et il existe des filiales dans chaque département. Je suis membre de cette association. Je considère que le Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtreblog de l’association constitue une base importante de ressources et un lieu d’échanges pour tous les professionnels des bibliothèques et des CDI.

Comment voyez-vous l'avenir des cdi de votre pays ?

Lucretia Birz : Pour faire face aux besoins de plus en plus pointus des usagers, les structures info-documentaires (bibliothèques et/ou CDI) du milieu scolaire doivent s’adapter en permanence aux conditions concrètes du « marché de l’information » et devenir de plus en plus compétitives. Elles doivent moderniser leurs activités traditionnelles et s’impliquer activement dans le développement du savoir et du transfert des connaissances. 

Georgeta Badau : Je suis confiante en leur avenir et leur évolution,  mais les paroles de ma collègue me font penser à ce que Jean-Paul Sartre écrivait autrefois dans son ouvrage L’Etre et le Néant  : « Tel rocher qui manifeste une résistance profonde si je veux le déplacer sera, au contraire, une aide précieuse si je veux l’escalader pour contempler le paysage. En lui-même – s’il est possible d’envisager ce qu’il peut être en lui-même – il est neutre, c’est-à-dire qu’il attend d’être éclairé par une fin pour se manifester comme adversaire ou auxiliaire ». Peut-être, pour les enseignants du troisième millénaire les bibliothèques scolaires et/ou les centres de documentation et d’information seront-ils comme le rocher sartrien qui attend, neutre, son destin. A nous de découvrir leurs meilleurs aspects et de les mettre au service de l’éducation.

2.Salle n°2 -cdi du Lycée "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie - [Savoirscdi]
2.Salle n°2 -cdi du Lycée "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie - [Savoirscdi]
5.Lucretia Birz avec ses élèves - cdi du Lycée "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie - [Savoirscdi]
3. Salle n°3 - cdi du Lycée "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie -[Savoirscdi].
3. Salle n°3 - cdi du Lycée "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie -[Savoirscdi].
4. Salle multimedia -cdi du Lycée "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie -[Savoirscdi]
6. Séance avec les élèves au cdi du Lycée "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie - [Savoirscdi]
5.Lucretia Birz avec ses élèves - cdi du Lycée "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie - [Savoirscdi]
4. Salle multimedia -cdi du Lycée "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie -[Savoirscdi]
6. Séance avec les élèves au cdi du Lycée "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie - [Savoirscdi]
7. Atelier au cdi du Lycée "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie -[Savoirscdi]
7. Atelier au cdi du Lycée "Horea, Closca si Crisan" d'Alba Iulia - Roumanie -[Savoirscdi]

[1] CERBU, Valer. Colegiul National Horea, Closca si Crisan la 90 de ani. In: Universul scolii, no.2-3, 2009, p.1-2.
[2] Le blog de Georgeta Badau est consultable à l'adresse suivante : http://lewebpedagogique.com/flegbadau/
[3] La neuvième est la première année de lycée en Roumanie.
[4] Site officiel de l'ABR consultable à l'adresse : http://www.abr.org.ro/

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