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Ce dossier a été coordonné par le CRDP de Lyon

À noter

Ce dossier est disponible aux formats pdf, epub et mobi.

L’anglais utilise l’expression « print disabled » pour qualifier tous ceux qui, pour une raison ou une autre, se tiennent éloignés des rivages de l’écrit. Pour une personne déficiente visuelle, l’accès à l’information est souvent difficile et les jeunes déficients visuels entrent plus difficilement que d’autres en lecture et en écriture.

Si l’on ajoute que le handicap visuel est un handicap dont la prévalence est faible dans la population d’âge scolaire, la scolarisation d’un élève déficient visuel soulève pour les équipes pédagogiques de multiples questions auxquelles elles doivent rapidement apporter des réponses. Le sentiment de l’urgence, de la complexité, la peur de mal faire, l’incertitude accompagnent souvent cette recherche de solutions. Au CDI, les demandes sont le plus souvent liées à la lecture (où trouver des livres adaptés ? Faut-il constituer un fonds particulier ?…) mais aussi au travail personnel (si l’élève a un exposé, une recherche à faire, comment l’aider ?), à l’intégration dans des séances déjà élaborées pour des élèves « sans handicap » (comment puis-je faire faire le même travail ? Quelles adaptations pédagogiques puis-je proposer ?) et enfin à l’utilisation des outils informatiques. 
Il s’agit ici de donner quelques repères aux professeurs-documentalistes afin de leur permettre de répondre à des besoins « particuliers ». Ce dossier ne sous-estime pas la complexité de l’accueil des élèves handicapés et ne proposera pas de solutions clés en main puisqu’en matière de handicap il faut construire du sur-mesure. L’accès à l’information est ici considéré dans un sens large et renvoie tant à la mise à disposition des ressources qu’aux opérations d’adaptation nécessaires et à la formation des élèves.

I. Généralités

I. 1 Définitions du handicap

Pour l’OMS, le handicap se définit par trois caractéristiques : la déficience qui correspond à l’aspect lésionnel du handicap (la cause du handicap pouvant être pathologique, traumatique, génétique), l’incapacité qui correspond à l’altération des compétences et le désavantage (ou handicap proprement dit) qui découle de l’inadaptation de l’environnement.
La loi de février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées donne une nouvelle définition du handicap. Constitue un handicap « toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques,  d’un polyhandicap ou d’un trouble de la santé invalidant ».[1]
Au cœur de cette définition, on retrouve donc le handicap comme la résultante d’une interaction entre un individu et un environnement. Les actions menées autour du handicap doivent avoir pour effet entre autres d’aplanir les problèmes posés par cette rencontre entre une personne dont les compétences sont altérées et un environnement inadapté.

I.2 Les différents types de handicap : une classification qui évolue

La loi de 2005 définit les fonctions qui peuvent être atteintes : fonctions physiques, fonctions sensorielles, fonctions psychiques, fonctions mentales, fonctions cognitives. Plusieurs fonctions peuvent être atteintes simultanément, on parle alors de polyhandicap. Il faut toutefois garder à l’esprit que aussi bien les définitions que les classifications sont le reflet de la manière dont une civilisation envisage ce qu’elle nomme et que ces définitions ne sont pas figées.

I.3 La déficience visuelle  ou plutôt les déficiences visuelles

La déficience visuelle (qui appartient aux déficiences sensorielles) est définie à l’aide de deux critères: l’état du champ visuel et l’acuité visuelle. En France, une personne est considérée comme malvoyante lorsque son acuité visuelle (après correction) est inférieure ou égale à 4/10e au meilleur œil et/ou lorsque son champ visuel est réduit à 20°. Est considérée comme aveugle toute personne dont l’acuité visuelle est inférieure ou égale à 1/20e au meilleur œil après correction et/ou dont le champ visuel est inférieur à 10°.
Ces définitions légales et objectives ne sont toutefois pas suffisantes pour apprécier les gênes fonctionnelles rencontrées par la personne déficiente visuelle et la manière dont elle y fait face. « Par ailleurs, une déficience ainsi chiffrée a un retentissement différent, selon qu’elle est congénitale ou acquise, tôt ou tardivement, isolée ou associée à d’autres pathologies ou à des troubles réactionnels. » [2]
On distingue habituellement trois grands groupes de vision fonctionnelle perturbée : 
- la vision floue avec un champ visuel intact : vision précise perturbée voire impossible mais déplacements et repérage dans l’espace pouvant être normaux.
- la vision tubulaire (champ visuel rétréci) : vision précise conservée (c’est la macula, la zone centrale de la rétine qui assure cette fonction) mais déplacements et repérage dans l’espace difficiles.
Le scotome central avec vision périphérique intacte : vision précise perturbée voire impossible

Mais les gênes fonctionnelles sont multiples et parfois combinées chez un même individu. On peut distinguer : la cécité totale (qui implique des modalités non visuelles, auditives ou tactiles, d’accès à l’information) ; vision de loin floue ; vision de près nécessitant une vision très rapprochée ; vision tubulaire ; vision périphérique ; anomalie de la vision des couleurs, photophobie, nystagmus (marqué par l’existence de secousses du globe oculaire). La part, chez des adolescents, des troubles réactionnels est importante et se manifeste de manière différente selon les individus : négation du handicap, refus des outils palliatifs, volonté de ne pas se faire remarquer, de ne pas être identifié comme handicapé par les pairs, … Il faut savoir également qu’une personne malvoyante, grâce au travail de rééducation mené en particulier par les orthoptistes, peut apprendre à mieux utiliser ses possibilités visuelles restantes pour compenser sa déficience.  Ainsi, il faut bien conjuguer la déficience visuelle au pluriel puisqu’une multiplicité de paramètres doit être prise en compte.

I.4 Quelques chiffres

Contrairement à d’autres pays qui disposent d’informations statistiques précises, il existe en France peu de chiffres sur la déficience visuelle comme sur  d’autres handicaps. Une des enquêtes  de l’INSEE sur le handicap "Enquête H. Handicaps/I. Incapacités/ D. Dépendance" [3] a été menée de 1998 à 2001. En France, il y aurait 1 700 000 personnes déficientes visuelles (avec des atteintes diverses) dont 207 000 personnes malvoyantes profondes  et 61 000 aveugles complets.
Le ministère de l’Education nationale, dans le RERS 2010 (Repères et références statistiques 2010 [4]) donne  le chiffre de  67 310 enfants handicapés scolarisés dans le second degré dont 2196 jeunes déficients visuels. Il est à noter que 67,5 % de ces enfants déficients visuels  bénéficient d’un matériel adapté (ordinateur équipée d’un logiciel d’agrandissement et/ou d’une synthèse vocale, téléagrandisseur, loupe électronique,  bloc-notes braille, …). 
Il faut donc souligner la faible prévalence du handicap visuel chez les personnes jeunes. Pourtant, malgré ce faible nombre, la présence d’un élève déficient visuel dans un établissement scolaire doit être activement prise en compte et chacun des membres de l’équipe éducative et pédagogique doit se sentir concerné pour permettre un accueil de qualité.

I.5 La scolarisation des jeunes déficients visuels en France

Désormais, la scolarité des enfants handicapés est énoncée comme un droit par la loi de 2005 (cf [1]) qui vise aussi à favoriser la scolarisation des élèves déficients visuels ou handicapés en milieu ordinaire. On parle aujourd’hui à partir du terme anglo-saxon, d’école inclusive.
Les élèves déficients visuels sont soit scolarisés en milieu ordinaire de manière individuelle ou collective (ULIS), soit scolarisés, en particulier lorsqu’ils souffrent d’autres troubles associés, dans des établissements du secteur médico-social dépendant du milieu associatif ou du Ministère de la Santé comme l’INJA (Institut National des Jeunes Aveugles à Paris) [5]. Il existe aussi en France, deux établissements spécialisés publics dépendants de l’Education nationale qui scolarisent des élèves déficients visuels et qui ont le statut d’Etablissement Régional d’Enseignement Adapté (EREA) : la Cité scolaire René Pellet-EREA DV de Villeurbanne et l’ERDV de Loos-les-Lille. Il faut toutefois également savoir que l’existence de ces établissements est remise en cause. En leur sein, les équipes pédagogiques acquièrent des compétences précieuses qui ne sont pas toujours valorisées dans le cadre institutionnel.
La majorité des élèves déficients visuels suivent, dans le second degré, leur scolarité dans une classe ordinaire (avec l’aide d’un A.V.S.) puisque la faible occurrence du handicap visuel chez les jeunes encourage la scolarisation individuelle. C’est aussi tout ce qui fait la difficulté de l’accueil puisqu’il faut construire du sur-mesure pour un temps limité (4 ans en collège, 3 ans en lycée) sans être sûr que le travail mené pourra être réutilisé.

II. la compensation du handicap : les aides humaines et materielles

Les personnes handicapées ont besoin d’un certain nombre d’accompagnement et d’aides. On parle alors de compensation du handicap. Ces aides peuvent être humaines ou matérielles.

II. 1 Les aides humaines : les services, les personnes

Elles sont indispensables, permettent à l’élève aveugle ou malvoyant de gagner du temps, de se sentir pris en compte (et non en charge). Elles peuvent être structurées dans des services, dans des équipes organisées ou individuelles. 

Les S3AIS : Les Services d’Aide à l’Acquisition de l’Autonomie et à l’Intégration Scolaire

Les SAAAIS accompagnent des enfants et des adolescents de 0 à 20 ans, présentant une déficience visuelle après une décision préalable de la CDAPH (Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées). Une équipe pluridisciplinaire allant de l’ophtalmologue au psychologue mais comprenant aussi des enseignants spécialisés, des kinésithérapeutes, des instructeurs en locomotion, propose aux bénéficiaires l’ensemble des moyens de compensation du handicap, met à disposition des matériels pédagogiques adaptés. Bien sûr, ces missions dépendent des moyens alloués et il existe de grandes disparités selon les départements mais ce service est un interlocuteur incontournable pour les enseignants non spécialistes qui accueillent un élève déficient visuel. 

L’AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire)

Dans certains cas, un AVS peut être chargé d’accompagner, dans tout ou partie de ses activités scolaires, à plein temps ou à temps partiel l’élève en situation de handicap. Ils peuvent être individuels, placés auprès de l’enfant, ou collectifs, affectés auprès de l’établissement scolaire. Ils sont recrutés et payés par l’Education Nationale, les collectivités territoriales, ou des associations. Régulièrement, la pérennisation de ces emplois auprès des jeunes sur le long terme est remise en question pour cause de budget en pleine récession. La problématique principale posée aux AVS qui accompagnent un élève déficient visuel est comment accompagner sans assister, sans « faire à la place de ». Cette juste distance ne peut être décidée une fois pour toutes  mais dépend de la personne accompagnée.

L’équipe pédagogique et l’équipe de suivi de la scolarisation

La circulaire  du 7 septembre 2006 [6] définit les conditions de mise en œuvre et de suivi du projet personnalisé de scolarisation (PPS). Cette circulaire définit également la composition de l’équipe de suivi de la scolarisation et ses missions. Cette équipe - qui comprend outre les parents ou représentants légaux, l’enseignant référent, le ou les enseignants de l’élève (souvent dans le secondaire, le professeur principal de la classe), les enseignants spécialisés, des professionnels de santé ou d’éducation, le chef d’établissement, le COP - « exerce une fonction de veille sur le déroulement du parcours scolaire de l’élève handicapé afin de s’assurer : - que l’élève bénéficie des accompagnements particuliers que sa situation nécessite : accompagnements pédagogiques, éducatifs, thérapeutiques ou rééducatifs, aides techniques et humaines... ; - que ce parcours scolaire lui permet de réaliser, à son propre rythme si celui-ci est différent des autres élèves, des apprentissages scolaires en référence à des contenus d’enseignement prévus par les programmes en vigueur à l’école, au collège ou au lycée. »

A retenir : La complexité de l’accueil d’un élève déficient visuel (ou atteint de tout autre handicap) rend plus que jamais nécessaire l’échange et la bonne circulation des informations nécessaires à un accueil et à une scolarité de qualité. L’équipe de suivi de la scolarisation se réunit une fois par an mais dans le quotidien ce sont les mille et un échanges (parfois informels) qui font que ce suivi est rendu possible. Le professeur-documentaliste doit plus que jamais « aller à la pêche » aux informations si elles ne lui sont pas communiquées. Les informations de base dont chaque membre de l’équipe doit disposer a minima sont : les aides palliatives  utilisées par l’élève parce qu’elles lui sont indispensables (matériel spécifique, braille, …), les adaptations dont il a besoin (taille de caractères, interlignage, non-vision des couleurs, …), les aménagements nécessaires (sensibilité à l’éblouissement ou au contraire nécessité d’un éclairage d’appoint par exemple)

II.2 Les aides techniques et matérielles

Un élève déficient visuel est susceptible d’utiliser, selon son handicap et les tâches qu’il souhaite réaliser un certain nombre de matériels techniques de compensation.  En voici un bref rappel (pour les caractéristiques plus détaillées se reporter au site lecolepourtous qui présente une fiche détaillée illustrée pour chaque matériel [7]).

Téléagrandisseur Elève malvoyant Lire un document (texte ou image), regarder un objet, écrire
Loupe manuelle ou électronique lève malvoyant Lire un document (texte ou image), regarder un objet, écrire
Logiciel d’agrandissement d’écran Elève malvoyant Piloter un ordinateur, utiliser tout type de logiciels, naviguer sur Internet
Logiciel d’accès ou de revue d’écran Elève brailliste Piloter un ordinateur, naviguer sur Internet, utiliser des applications accessibles.
Machine à écrire Perkins Elève brailliste  Surtout utilisée par les élèves du primaire. Permet d’écrire en braille, de prendre des notes, de produire des documents en braille
Bloc notes braille Eleve brailliste Prendre des notes, écrire, lire un document texte ou audio naviguer sur Internet, télécharger des livres numériques (Bibliotheque HELEN, bibliosesame), communiquer des documents lisibles par une personne voyante
Plage braille  Eleve brailliste  Permet à l’utilisateur brailliste d’un ordinateur d’avoir un retour en braille (sur une plage éphémère) des informations communiquées par le logiciel de lecture d’écran. 
Machine à lire : scanner doté d’une mémoire et d’une synthèse vocale Elève brailliste + Elève malvoyant  Permet à l’utilisateur de prendre connaissance d’un document imprimé grâce à une synthèse vocale.

Les outils à disposition des enseignants pour adapter

Logiciel NAT  Un transcripteur universel gratuit de documents standards en braille : Permet de transcrire en braille des textes littéraires ou scientifiiques
Embosseuse (imprimante braille) Permet d’embosser (c'est-à-dire de créer un document en braille à partir d’un document informatique préparé pour l’embossage)
Teléagrandisseur [EREA]
Teléagrandisseur [Savoirscdi 2010]
Blocnotesbraille [EREA]
Blocnotesbraille [Savoirscdi 2010]

III. Accueillir un élève déficient visuel au CDI

III.1 LA LECTURE : Acquisition de la lecture, accès aux livres et aux documents

Les difficultés d’accès à la lecture commencent dès l’école par le manque de choix : donner le goût de lire, c’est offrir un choix suffisant de documents attractifs. Ce choix est restreint pour les déficients visuels avec des différences entre utilisateurs du braille et utilisateurs de documents agrandis ou à la mise en page adaptée.
Il faut savoir qu’une faible proportion d’aveugles utilise le braille puisque, selon l’enquête HID citée précédemment [3], 1% des déficients visuels ont appris le braille et seuls la moitié s’en servent pour la lecture et l’écriture. En effet, un « bon lecteur » en braille est de manière générale un lecteur qui a commencé à apprendre le braille jeune. A partir d’un certain âge, le sens tactile se développe avec moins d’efficacité. Certains adultes qui ont appris le braille tardivement sont par exemple capables de lire des textes courts - une notice de médicaments, des numéros de téléphone, des adresses (textes utilitaires) - mais ne se lanceront pas dans la lecture d’un roman ou d’un essai. En outre, les documents en braille sont très encombrants.
La lecture pour les personnes déficientes visuelles, en particulier pour les braillistes dans le secondaire et le supérieur,  passe aujourd’hui par le numérique et par l’audio essentiellement. Mais il est toujours nécessaire pour les enfants braillistes, qui apprennent à lire le braille, d’utiliser le papier.

L’édition adaptée

L’édition adaptée en France a comme principale caractéristique d’être associative. Il n’existe pas, comme dans d’autres pays, de dépôt légal pour l’édition adaptée. La BDEA (Opens external link in new windowBanque de données de l’Edition Adaptée), hébergée sur le site de l’Opens external link in new windowINJA (Institut des Jeunes Aveugles) a pour mission de recenser les documents adaptés, en prêt ou en vente. En raison des coûts importants d’édition, il vaut mieux avoir recours au prêt plutôt qu’à l’achat (en particulier pour le braille).
On constate d’importantes évolutions liées au numérique. La Loi sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information (DADVSI) et l’exception au droit d’auteur en faveur des personnes handicapées qu’elle a prévue ont marqué une étape importante mais les réticences des éditeurs ont été nombreuses. On peut trouver sur le site du Ministère de la Culture et de la Communication tous les détails de la mise en œuvre de l'exception au droit d’auteur pour les personnes handicapées [8].
Les fichiers numériques qui peuvent être lus sur des terminaux à affichage braille éphémère permettent un gain de place évident. Les catalogues de deux bibliothèques numériques réservées aux personnes déficientes visuelles (sur inscription et justificatif) s’étoffent : Opens external link in new windowBibliotheque Hélène, Opens external link in new windowBibliosesame.
On observe également une évolution de l’offre de livres audio (qui ne remplace toutefois pas la lecture visuelle ou tactile) mais qui concerne davantage les adultes que les jeunes.  Si le numérique a permis à l’offre adaptée d’évoluer dans le sens d’une plus grande diversité, cette offre éditoriale est toujours nettement inférieure à l’offre éditoriale non adaptée.

III.2 Les problématiques liées à la déficience visuelle et à l’accès à l’information écrite et visuelle

Globalement, trois problèmes majeurs inhérents à la déficience visuelle qui peuvent interférer sur la qualité des apprentissages :

  • des problèmes liés à la représentation spatiale : les déplacements, le schéma corporel, la représentation d’un lieu, de l’emplacement des ressources, la lecture de cartes en géographie, de schémas, de figures géométriques, la lecture de tableaux à double entrée, l’organisation de l’information sur une page Internet
  • des problèmes liés à la prise d’information écrite, accès à l’information : le numérique permet un accès plus aisé à l’information à condition que les critères  d’accessibilité aient été pris en compte dès la conception la part importante de l’image dans les documents scolaires est, pour un élève déficient visuel, un obstacle à l’accès à cette information qui doit être décryptée et adaptée,
  • des problèmes liés au temps : globalement, un temps supplémentaire est nécessaire à compétences et connaissances égales pour réaliser une tâche (un bon lecteur braille lit 6 à 7 fois moins vite qu’un bon lecteur en noir, en lecture silencieuse), lecture en grands caractères (dépend de la qualité du document, de la malvoyance)

Il faut également prendre en compte une fatigabilité accrue liée à un besoin de concentration plus élevée et les charges de travail supplémentaires induites par le handicap. La bonne maîtrise du matériel informatique adapté nécessite des apprentissages spécifiques, le passage du braille intégral au braille abrégé également, de même que la lecture de documents en relief. Enfin, peuvent se surajouter à la journée scolaire des apprentissages liés à la vie quotidienne et aux soins (locomotion, kinésithérapie,etc.). 

III.3 Pour un CDI et des ressources accessibles

L’accessibilité du lieu

Quelques grands principes d’accessibilité doivent être respectés pour que le CDI soit un lieu où les élèves déficients visuels aient plaisir à venir travailler : 

  • Circulation : privilégier un espace de circulation libre, sans obstacle. Envisager un chemin de texture différente au sol (de l’entrée vers le bureau d’accueil par exemple, ou vers le poste de travail adapté). Les encadrements de porte sont contrastés par rapport au mur. 
  • Mobilier : le mobilier doit être contrasté par rapport au sol.
  • Signalétique : Choisir une police sans empâtement, un étiquetage bien contrasté. Prévoir des étiquettes en braille si un fonds braille ou audio est présent au CDI. Iil existe une pince DYMO braille accessible aux voyants au catalogue de l’AVH [9] (Association Valentin Haüy).
  • Eclairage : Prévoir des éclairages individuels en appoint et des stores pour les élèves qui souffriraient de photophobies. Les écrans d’ordinateurs seront installés perpendiculairement aux fenêtres pour éviter tout reflet. 

Si aucun aménagement n’est envisageable, il est nécessaire de faire découvrir à l’élève déficient visuel, aveugle ou malvoyant l’espace du CDI dans le calme, de manière individuelle. Le recours à une maquette en Lego peut être tout à fait judicieux pour qu’un élève aveugle se forge une représentation mentale des espaces et de l’organisation des ressources la plus proche possible de la réalité. Même si l’élève brailliste ne peut accéder aux documents, il est aussi très important qu’il puisse se représenter la manière dont les documents sont classés dans un CDI ou une bibliothèque (différents types de classement, classification DEWEY ou CDU).

L’accessibilité des ressources

Pour que le CDI soit un lieu où les élèves déficients visuels puissent venir travailler, il est nécessaire de leur proposer un matériel adapté, qui sera défini selon les besoins de l’élève accueilli (télé-agrandisseur, ordinateur disposant d’une plage braille, d’un logiciel de revue d’écran (NVDA gratuit ou Jaws payant), d’un logiciel d’agrandissement de caractères, prises réseau et secteur pour permettre l’utilisation d’ordinateurs portables ou de bloc-notes braille personnels). Ces demandes sont à faire auprès du chef d’établissement dans le cadre du Projet Personnalisé de Scolarisation.
Il existe des différences notables entre les adaptations nécessaires pour un élève brailliste (qui utlise le braille) et un élève noiriste (qui lit les caractères imprimés) et des différences tout aussi notables entre les capacités d’un individu souffrant du même type de handicap à comprendre ces informations une fois adaptées.
En un mot, il n’y a pas d’adaptation standard mais plutôt des principes généraux à connaître.

  • un document adapté va permettre à l’élève déficient visuel d’accéder lui-même à l’information, sans passer par un tiers. Même si ce travail est réalisé par le professeur-documentaliste ou les professeurs de discipline, le bénéfice pour l’élève est indéniable.
  • de la qualité de l’adaptation dépend la qualité de l’appropriation de l’information et de l’apprentissage.
  • une « bonne adaptation » est une adaptation négociée avec la personne concernée. Ne pas hésiter à faire des propositions différentes. Tenir compte aussi du confort de lecture et de la fatigabilité de l’élève (il peut y avoir un écart entre les propositions de l’ophtalmologiste et ce que l’élève demande dans une situation de travail). 
Les documents textes papier ou numériques 
  • Elèves malvoyants 
    Il faut identifier plusieurs situations :
    • L’élève dispose d’un matériel de grossissement (télé-agrandisseur, loupe) qui lui permettra de lire le document d’origine. Pas d’adaptation à proprement parler mais une exploration préalable de la structure du document avec l’élève peut être une aide précieuse dans la mesure où l’agrandissement va limiter l’exploration globale du document.
    • L’élève ne dispose d’aucun matériel ou le grossissement ne lui convient pas : il faut donc adapter le document lui-même à l’aide d’un scanner disposant d’un dispositif OCR (Reconnaissance de caractères) en retravaillant la mise en forme. De préférence choisir des polices sans empâtement (type Arial, Verdana, Tahoma), choisir une taille appropriée (14, 16, 18...) mais proposer aussi du gras le cas échéant. Ne pas oublier que pour certains élèves, l’agrandissement est inapproprié, c’est au contraire un rétrécissement de la zone de lecture (petits caractères et présentation en colonnes) qui est préférable.
      Remarque : la photocopie agrandie en A3 est à éviter au maximum. C’est une cote mal taillée qui peut donner l’impression que l’adaptation est faite alors qu’il n’en est rien. Le repérage des informations sur une zone plus grande de lecture est d’autant plus difficile. Pour chaque élève déficient visuel, il est souhaitable de créer un document communiqué à tous les enseignants qui reprennent les caractéristiques personnelles de l’adaptation. 
    • L’élève dispose d’un ordinateur (avec ou sans logiciel d’agrandissement) qui lui permet de lire des documents numériques (ou que l’on numérisera). Dans ce cas, privilégier l’accès aux documents numériques (encyclopédies, dictionnaires, articles en ligne…) permet de gagner du temps. Si la numérisation d’un document papier est nécessaire (article d’un périodique par exemple), ne pas oublier que certaines aides à la navigation (création d’un sommaire ou d’un plan, utilisation de liens hypertextes pour la navigation) facilitent grandement le travail de l’élève en lui permettant de gagner en rapidité.
  • Elèves braillistes 
    Il faut bien avoir à l’esprit que la lecture globale est impossible et que l’approche des informations textuelles est donc séquentielle. L’adaptation doit donc en tenir compte en créant des aides à la navigation rendues possibles par l’adaptation de documents en format .html (création de liens hypertextes : sommaire, plan, retour au sommaire). 
    Pour les ressources documentaires déjà numériques (articles de dictionnaire ou d’encyclopédie en ligne, articles de périodiques, pages web), il est parfois judicieux, pour rendre l’accès plus rapide et plus facile, de sélectionner uniquement la partie texte et de la proposer en format .txt ou .rtf (en dépouillant par exemple cette ressource des images ou des animations qui parasitent la lecture pour un élève brailliste).  
    Il faut également prendre en compte l’adaptation des consignes (des verbes comme COCHER, ENTOURER, SOULIGNER ne correspondent à aucune tâche réalisable par un élève aveugle). 
    Deux types d’adaptations sont possibles :
    • le document texte papier est numérisé, débarrassé de ses attributs graphiques (ce qui peut représenter pour certains articles de la presse adolescente un travail assez long) et proposé en format .txt ou .rtf pour être lu sur un bloc-notes braille.
    • le document texte papier est numérisé et préparé grâce à un logiciel spécifique (NAT, Winbraille) pour être embossé (braille papier) [10].
Les documents audio

Il est parfois tout aussi rapide de lire et d’enregistrer un document texte pour le rendre accessible. En effet, certaines mises en page compliquent notablement la reconnaissance de caractères. On parle de multimodalité d’accès (visuelle, tactile, audio). Cette adaptation convient aussi bien pour un élève malvoyant qu’un élève aveugle. Il existe un format audio, le format DAISY, qui offre des possibilités de navigation et de repérage très intéressantes. En effet, le grand intérêt de ces livres CD DAISY est de permettre aux auditeurs de localiser un chapitre, une ligne, une page et de le repérer grâce à un signet.

Les documents graphiques

Ces documents (cartes, schémas, figures géométriques, tableaux, photographies,…) sont très présents dans le cursus scolaire et sont source de nombreuses difficultés d’accès pour les personnes déficientes visuelles. Se lancer dans l’adaptation de documents graphiques prend beaucoup de temps et nécessite des connaissances bien précises. Le Service des Documents Adaptés pour Déficients Visuels de l’INS-HEA de Suresnes [11] propose une sélection de dessins adaptés téléchargeables pour des non-voyants ou des malvoyants. Les documents en braille nécessitent pour être édités en relief un papier thermo-gonflable et un four (en vente à l’Association Valentin Haüy [9]. Ces documents sont en général accompagnés de guide de lecture.

Document sourceDestinatairePistes d’adaptation
Document texte papier impriméElève aveugle Numérisation à l’aide d’un scanner OCR, simplification de la mise en forme
Elève malvoyantLecture à l’aide d’un télé-agrandisseur ou d’une loupe
Numérisation à l’aide d’un scanner OCR, simplification de la mise en forme, transformation de la police, de la taille et de la casse
Document texte numériqueElève aveugle Dépouillement des attributs de mise en formeCréation d’un plan, d’un sommaire (en particulier pour les textes longs) d’aides à la navigation (format html)Lecture sur ordinateur à l’aide d’un logiciel de revue d’écran (retour vocal) ou lecture tactile à l’aide d’une plage braille éphémère, lecture sur un bloc notes braille (tactile ou audio).
Elève malvoyantLecture à l’aide d’un logiciel d’agrandissement d’écran ou des fonctions proposées par le système d’exploitation ou le logiciel de traitement de texte (modification de la police de caractère et de la casse, synthèse vocale, personnalisation de l’affichage et du pointeur…)
Document graphiqueElève malvoyantSimplification des contours, des couleurs, des informations, des légendes.
Elève aveugle Simplification des contours, des couleurs, des informations, des légendes (création par exemple de deux schémas quand un seul suffit pour un voyant). Création de textures différentes. Rédaction d’un guide de lecture. Accompagnement à la lecture.
L’accessibilité du Web

Selon l’atteinte visuelle et les gênes fonctionnelles, on peut dégager 4 configurations d’utilisation de l’outil informatique et d’Internet :

  • la déficience visuelle est modérée : les fonctionnalités d’accessibilité propres au système d’exploitation suffisent, de même que l’utilisation d’un écran de taille plus importante (17 ou 19 pouces)
  • la déficience visuelle est plus importante : un logiciel de grossissement d’écran devient nécessaire avec souvent des aides techniques de type loupes électroniques autour de l'ordinateur.
  • la déficience visuelle est grave : un logiciel d’agrandissement n'est plus suffisant, l'aide d’un logiciel de revue d’écran  devient nécessaire ou le recours à la synthèse vocale incluse dans le système d’exploitation
  • enfin pour les déficiences les plus graves, ou pour des raisons de performances (vitesse de lecture) le braille est indispensable (retour tactile par une plage braille). 
    Il faut savoir que, malgré des progrès, tous les sites web ne sont pas accessibles aux personnes aveugles. Pourtant des standards d’accessibilité (définis par le consortium W3C) existent. Tous les créateurs de sites devraient en tenir compte ce qui n’est pas toujours le cas. 

Plus que jamais, trouver des informations sur Internet nécessite des temps d’apprentissage et de préparation incontournables : des temps consacrés à des apprentissages techniques (connaissance du clavier, commandes de navigation du logiciel de lecture d’écran utilisé, commandes du bloc notes braille, …) , des temps consacrés à des apprentissages identiques à ceux des autres élèves (culture de l’information : fiabilité des sources, pertinence des résultats, fabrication de l’information, etc …), des temps consacrés à un repérage préalable des sites, de leur structure, de l’organisation de l’information. Il faut noter qu’à capacités intellectuelles égales, un élève déficient visuel sera plus lent qu’un voyant. 

L’accessibilité du logiciel documentaire 

L’accessibilité des logiciels comme celle des sites web est une question complexe sur le plan technique. Si l’on se place du point de vue de l’utilisateur, les problèmes les plus fréquemment rencontrés sont des problèmes dus à une  incompatibilité avec les logiciels de revue d’écran (comme Jaws), incompatibilité qui peut évoluer (positivement ou négativement) selon les versions du logiciel documentaire comme du logiciel de revue d’écran.  Au gré des évolutions technologiques incessantes, c’est assez problématique. Il faudrait que les recommandations d’accessibilité soient suivies dès la conception des logiciels.
Les tests réalisés, en 2006 et 2008, avec BCDI3 et BCDIweb avec un élève et un professeur aveugles tous deux et très performants avec l’utilisation d’un ordinateur PC et une plage braillle ont montré que l’utilisation du logiciel est quasi impossible pour une personne aveugle pour des raisons d’accessibilité (certains bugs sont des obstacles insurmontables quand on pilote un ordinateur à l’aide d’une synthèse vocale). L’interface BCDIweb (en langage html) pourrait paraître plus accessible mais certains problèmes de navigation demeurent, très chronophages et les réponses du CRDP de Poitiers inexistantes. Il faut donc privilégier une utilisation accompagnée du logiciel en prenant en compte les connaissances importantes à acquérir par rapport à la recherche documentaire informatisée : qu’est ce qu’une base de données documentaire ? Comment choisir des mots-clés pertinents ? Comment se présentent les résultats de la recherche ? (on peut, par exemple, adapter en format .txt pour la rendre lisible, une liste de résultats que l’élève brailliste pourra lire en autonomie afin de sélectionner lui-même les documents qui pourront lui être utiles). On peut aussi utiliser un catalogue de bibliothèque en ligne, accessible , comme celui de la Médiathèque de l’AVH afin de sensibiliser l’élève à la notion de critères de recherche (en sachant que les critères sont limités) : Opens external link in new windowhttp://www.avh.asso.fr/mediatheque/catalogue_mediatheque.php.
Il paraît en tout cas pertinent, d’intégrer l’élève brailliste dans les activités de recherche afin qu’il ne se sente pas exclu des travaux proposés.

Pour conclure

Pour tous les élèves, la maîtrise de l’information et  l’appropriation d’une culture de l’information est un gage de réussite scolaire et les professeurs-documentalistes du second degré ont un rôle moteur à jouer en ce domaine. Certains chemins conduisent, plus que d’autres, les enfants handicapés sur les voies de la réussite :
Un chemin où l’élève est actif dans les processus d’apprentissage, où on lui demande son avis, et où on sollicite sa famille,  sur ce qui lui convient le mieux
Un chemin où les compétences des uns et des autres s’entrecroisent pour nouer les fils de la réussite
Un chemin où le facteur temps n’est pas une contrainte annexe mais le pivot de l’apprentissage
Un chemin où l’on donne à l’élève les moyens de se connaître, de valoriser ses ressources, de se former aux outils palliatifs qui lui sont indispensables
Un chemin où l’élève croisera des enseignants, prêts à se former pour mieux accompagner
Un chemin enfin pavé non pas de compassion et de pitié mais de bienveillance et de professionnalité

Accueillir un jeune déficient visuel, c’est ne pas le confondre avec son handicap, c’est le considérer dans sa singularité et mettre en œuvre (parce que c’est un droit et non une faveur) l’ensemble des moyens qui existent pour l’accompagner dans son parcours scolaire et personnel.

Quelle recherche documentaire quand on est déficient visuel ?

Témoignage de deux anciens élèves de l’EREA de VILLEURBANNE.
[visualiser l'interview].

4 questions posées à Françoise Martinelli

Montage vidéo réalisé au CRDP de l'académie de Lyon par Marcel Lognon : [voir l'entretien]

Mémoire réalisé par Françoise Martinelli dans le cadre du 2CA-SH option B

Maîtrise de l’information et déficience visuelle : quels enjeux , quelle formation ?

Pour aller plus loin

  • MUSSET, Marie, THIBERT, Rémi. École et Handicap : de la séparation à l’inclusion des enfants en situation de handicap. in Dossier d’actualité de la VST, n° 52, mars 2010 [en ligne] Consultable à l'adresse : http://www.inrp.fr/vst/LettreVST/52-mars-2010.php
  • Sourds et scolarisés : de l'école à l'université. Scéren-CRDP de Lyon, 2009. DVD 90 min.

Pour trouver des réponses aux questions qui se posent :

  • HANDISCOL' : Guide pour les enseignants qui accueillent un élève présentant une déficience visuelle. Ministère de l’éducation nationale, 2004 [en ligne]. Consultable à l'adresse : Opens external link in new windowhttp://media.eduscol.education.fr/file/ASH/35/7/guide_eleves_deficients_visuels
    _116357.pdf

    Ce guide traite de la scolarisation des élèves déficients visuels, ce terme générique regroupant les malvoyants et les aveugles (ou non-voyants). Son objectif est de fournir quelques indications susceptibles de faire mieux connaître et comprendre les caractéristiques de la déficience visuelle, en apportant aux enseignants des pistes pédagogiques et techniques adaptées aux différents troubles visuels.
  • L'Ecole pour tous [en ligne]. Consultable à l'adresse : Opens external link in new windowhttp://www.lecolepourtous.education.fr 
    Site portail d’informations et d’échanges pour l’accueil à l’école des élèves  en situation de handicap, en particulier par le biais des TICE. Ce site présente une rubrique questions-réponses, des informations juridiques et législatives, des témoignages vidéos

Pour se former, commander de la documentation, télécharger des dessins adaptés

  • Institut National Supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés [en ligne]. Consultable à l'adresse : Opens external link in new windowhttp://www.inshea.fr
    Etablissement d’enseignement supérieur, l’INS HEA, basé à Suresnes, agit pour la scolarisation, l’éducation et la formation des publics à besoins éducatifs particuliers. Cet établissement assure, sur le plan national, la formation des enseignants au 2CA-SH option B (déficients visuels) et édite La nouvelle revue de l’adaptation et de la scolarisation ainsi que de nombreux supports pédagogiques (dont certains sont téléchargeables, comme les dessins en relief).
  • Bibliothèques et handicap : guide pratique in Arald Rhône-Alpes [en ligne]. Consultable à l'adresse : Opens external link in new windowhttps://www.arald.org/telechargement/49/bibliotheques_et_handicaps.pdf Issu d’une réflexion sur l’accueil de tous les publics dans les
    bibliothèques, initiée en 2009 par l’Agence Rhône-Alpes pour
    le livre et la documentation et la Direction régionale des affaires
    culturelles de Rhône-Alpes, Bibliothèques et handicaps a été
    réalisé en partenariat avec les bibliothèques départementales
    de la région Rhône-Alpes
    .

    Pour savoir si un livre existe en édition adaptée

  • Banque de données de l'édition adaptée in Institut National des Jeunes Aveugles [en ligne]. Consultable à l'adresse : Opens external link in new windowwww.inja.fr/bdea
    L’Institut National des Jeunes Aveugles a reçu la mission en 1995 de recueillir et de diffuser l’ensemble des données bibliographiques des fonds des éditions adaptéesLa BDEA permet d’accéder au CCEA (Catalogue Collectif de l’Edition Adaptée) mais aussi à des catalogues distants : Bibliothèque Numérique SESAME, Bibliothèque d’Antony, Serveur Helene, Bibliothèque du Congrès, INCA (Institut National Canadien des Aveugles).
    Cette banque de données permet rapidement de savoir si un document a été adapté et par qui.
  • Les éditions adaptées in Livre et lecture en Bretagne [en ligne]. Consultable à l'adresse : Opens external link in new windowhttp://www.livrelecturebretagne.fr/les-editions-adaptees/ 
    Livre et lecture en Bretagne a listé les éditeurs qui proposent des documents adaptés, mais aussi les bibliothèques de prêt de documents adaptés (grands caractères, braille, numérique, audio).

Notes de bas de page

[1] Pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Loi no 2005-102 du 11 février 2005. Consultable en ligne à l'adresse : Opens external link in new windowhttps://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000809647

[2] HANDISCOL' : Guide pour les enseignants qui accueillent un élève présentant une déficience visuelle. Consultable en ligne à l'adresse :
http://www.ash.ac-aix-marseille.fr/spip/IMG/pdf/handiscol_motrice.pdf

[3] Les résultats de l'enquête sont consultables sur le site de l'INSEE à l'adsresse : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/irsoc006.pdf?GSBYPASS=E738AA29DF085B800F4527C49A666F48&N=qxAIO5&M=application/pdf&D=

[4] Consultable à l'adresse : Opens external link in new windowhttp://media.education.gouv.fr/file/2010/16/9/RERS_2010_152169.pdf

[5] Pour consulter le site de l'INJA : Opens external link in new windowhttp://www.inja.fr/

[6] Circulaire n° 2006-126 du 17 août 2006 parue au Bulletin Officiel n° 32. Consultable en ligne à l'adresse : Opens external link in new windowhttp://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2009/08/cir_29342.pdf 

[7] Site L'Ecole pour tous consultable à l'adresse : Opens external link in new windowhttp://www.lecolepourtous.education.fr/

[8] Informations consultables à l'adresse : Opens external link in new windowhttp://www.exception.handicap.culture.gouv.fr

[9] Site de l'Association Valentin Haüy consultable à l'adresse : Opens external link in new windowhttp://www.avh.asso.fr/

[10] Embosser signifie imprimer en relief.

[11] Base de données de l'INS HEA consultable à l'adresse : Opens external link in new windowhttp://www.inshea.fr/ressource/liste-des-fiches-sdadv-multi-filtre 

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