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Retour sur les textes : Premier degré (dans le cas de la liaison collège/école) et second degré

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Sont signalés en gras les axes et notions communs aux missions des professeurs documentalistes dans le domaine de la lecture.

École

Nouveaux programmes pour l’école à la rentrée 2008.
BO hors série n°3 du 19 juin 2008
Cycle des approfondissements – Programme du CE2, du CM1 et du CM2
Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://www.education.gouv.fr/bo/2008/hs3/programme_CE2_CM1_CM2.htm

Littérature

Le programme de littérature vise à donner à chaque élève un répertoire de références appropriées à son âge, puisées dans le patrimoine et dans la littérature de jeunesse d’hier et d’aujourd’hui ; il participe ainsi à la constitution d’une culture littéraire commune. Chaque année, les élèves lisent intégralement des ouvrages relevant de divers genres et appartenant aux classiques de l’enfance et à la bibliographie de littérature de jeunesse que le ministère de l’éducation nationale publie régulièrement. Ces lectures cursives sont conduites avec le souci de développer chez l’élève le plaisir de lire.
Les élèves rendent compte de leur lecture, expriment leurs réactions ou leurs points de vue et échangent entre eux sur ces sujets, mettent en relation des textes entre eux (auteurs, thèmes, sentiments exprimés, personnages, événements, situation spatiale ou temporelle, tonalité comique ou tragique...). Les interprétations diverses sont toujours rapportées aux éléments du texte qui les autorisent ou, au contraire, les rendent impossibles.

Liste de référence 2007 des œuvres de littérature pour les cycles II et III
Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://eduscol.education.fr/D0102/liste-litterature-c2-2007.pdf
Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://eduscol.education.fr/D0102/liste-litterature-c3-2007.pdf  

Collège

BO spécial n°6 du 28 août 2008 - Ouvre ce lien externe dans une nouvelle fenêtrehttp://media.education.gouv.fr/file/special_6/21/
8/programme_francais_general_33218.pdf

Préambule

Les programmes de français au collège contribuent à l’acquisition de plusieurs grandes compétences définies par le socle commun de connaissances et de compétences, notamment dans « La maîtrise de la langue française » et « La culture humaniste », mais aussi dans « la maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication», « Les compétences sociales et civiques » et « L’autonomie et l’initiative ».
L’organisation des programmes de français vise à la fois à satisfaire les exigences du socle, à établir des correspondances avec d’autres disciplines et à articuler les différents domaines de l’enseignement du français que sont l’étude de la langue, la lecture, l’expression écrite et orale. Cette articulation ou décloisonnement permet aux élèves de percevoir clairement ce qui relie la diversité des exercices qu’ils réalisent.
Les apprentissages des élèves au cours des quatre années du collège sont construits à partir des axes suivants : - la pratique, la maîtrise et l’analyse de la langue française (grammaire, orthographe, lexique) ; - un déroulement chronologique, avec des époques privilégiées pour chaque niveau (Sixième : l’Antiquité ; Cinquième : le Moyen Age, la Renaissance et le XVII° siècle ; Quatrième : les XVIII° et XIX° siècles ; Troisième : les XX° et XXI° siècles) ; le respect de ce cadre, qui n’est pas exclusif, assure la cohérence entre les enseignements de français et d’histoire, rendant ainsi possible des activités et des travaux interdisciplinaires ;
- une initiation à l’étude des genres et des formes littéraires ;
- le regard sur le monde, sur les autres et sur soi à différentes époques, en relation avec l’histoire des arts ;
- la pratique constante, variée et progressive de l’écriture, qui vient couronner le tout.

La lecture

Fonder une culture humaniste
Au collège, l’élève doit acquérir une culture que l’environnement social et médiatique quotidien ne suffit pas toujours à construire. L’enseignement du français donne à chacun les éléments maîtrisés d’une culture nécessaire à la compréhension des œuvres littéraires, cinématographiques, musicales et plastiques. Les lectures conduites en classe permettent d’initier aux mythes, contes et légendes, aux textes fondateurs et aux grandes œuvres du patrimoine. Elles sont aussi associées au travail sur le lexique et à la découverte des formes et des genres littéraires. Elles suscitent la réflexion sur la place de l’individu dans la société et sur les faits de civilisation, en particulier sur le fait religieux.
Le socle commun de connaissances et de compétences prévoit, au titre de la culture humaniste (pilier 5) que, tout au long de la scolarité au collège, les élèves soient « préparés à partager une culture européenne par une connaissance des textes majeurs de l’Antiquité (L’Iliade et L’Odyssée, récits de la fondation de Rome, La Bible) » et que soit ménagée en classe une « première approche du fait religieux en France, en Europe et dans le monde, en prenant notamment appui sur des textes fondateurs (en particulier des extraits de La Bible et du Coran) dans un esprit de laïcité respectueux des consciences et des convictions ».
L’enseignement du français fait découvrir et étudier différentes formes de langage […]
Dans tous les cas, le professeur cherche à susciter le goût et le plaisir de lire.
Année après année, selon une progression chronologique qui permet d’établir des relations avec le programme d’histoire, les élèves sont conduits à lire et à étudier des œuvres littéraires. Ils apprennent
d’une part à les situer dans un contexte historique et culturel, d’autre part à les analyser en fonction des genres et des formes auxquels elles appartiennent.
Ces démarches conjointes leur permettent de percevoir de manière vivante les échos que les œuvres entretiennent entre elles à travers le temps. Les relations avec les autres formes d’art, liées au contexte culturel ou à des thèmes, sont mises en évidence pour construire une culture structurée et partagée. La lecture des images, fixes ou animées, contribue également à la fondation d’une culture humaniste. Elle favorise la compréhension des œuvres littéraires étudiées en privilégiant des prolongements artistiques et en affinant la perception des contextes historiques et culturels.
Lecture analytique, lecture cursive
Pour fonder cette culture humaniste, le professeur de français construit sa progression à partir de la découverte et de l’étude de textes littéraires. Chaque année, les élèves sont invités à lire plusieurs œuvres du patrimoine, principalement français et francophone, mais aussi européen, méditerranéen ou plus largement mondial. […]
Le professeur doit s’assurer de la capacité de ses élèves à lire des œuvres intégrales, en tenant compte du niveau de chacun. Il développe leurs compétences en lecture et les amène progressivement à être des lecteurs autonomes. Il cherche à susciter le goût et le plaisir de lire. […]Dans la mesure du possible, il associe le professeur documentaliste à sa démarche.
On distinguera deux approches possibles des textes : la lecture  analytique et la lecture cursive.
-La lecture analytique se définit comme une lecture attentive et réfléchie, cherchant à éclairer le sens des textes et à construire chez l’élève des compétences d’analyse et d’interprétation.
Elle permet de s’appuyer sur une approche intuitive, sur les réactions spontanées de la classe, pour aller vers une interprétation raisonnée. En approfondissant ce qui a pu être acquis au cours de l’enseignement primaire, on développe l’aptitude des élèves à s’interroger sur les effets produits par les textes, sur leur sens, leur construction et leur écriture. Les diverses démarches d’analyse critique ainsi qu’un nécessaire vocabulaire technique, qui doit rester limité, ne constituent pas des objets d’étude en eux-mêmes ; ils sont au service de la compréhension et de la réflexion sur le sens. La lecture analytique peut porter soit sur un groupement de textes, soit sur une œuvre intégrale. L’étude de l’œuvre intégrale s’appuie sur une lecture complète préalablement effectuée par l’élève. En classe, elle combine la lecture analytique d’extraits avec un parcours transversal, qui peut être organisé à partir d’une question ou d’un thème donné.
-La lecture cursive est une lecture personnelle de l’élève, en dehors du temps scolaire mais le plus souvent en rapport avec le travail conduit en classe. Pour cette raison, elle gagne à être recommandée par le professeur qui cherche à développer le goût de lire, en proposant un choix commenté d’œuvres accessibles. La littérature de jeunesse occupe une place naturelle dans ce choix d’œuvres. Qu’elle revienne sur le passé ou qu’elle ouvre sur le monde d’aujourd’hui, elle contribue à l’acquisition d’une culture personnelle. Elle permet d’instaurer un dialogue avec les œuvres patrimoniales et elle facilite parfois l’accès à la lecture des œuvres classiques.
Le professeur choisit des textes de qualité adaptés à ses élèves et à son projet pédagogique. Cette lecture personnelle de l’élève n’exclut pas le recours à la lecture cursive, en classe, de textes ou documents destinés à éclairer l’étude qui est en cours. Ces différentes formes de lecture sont pratiquées avec le souci constant de privilégier l’accès au sens, de prendre en compte la dimension esthétique et de permettre une compréhension approfondie du monde et de soi. Elles s’attachent dans tous les cas à développer les compétences de lecture et à susciter le plaisir de lire.

Remarque : les enseignants sont invités à puiser dans les listes de référence des œuvres de littérature jeunesse. (Annexes des documents d’accompagnement).
http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/lettres/Inspection/Annexes/acc6_cc_Litt_jeunesse.htm

 Lycée - Préambule
http://www.cndp.fr/archivage/valid/90599/90599-16287-20896.pdf
I - Finalités
L’enseignement du français participe aux finalités générales de l’éducation au lycée : l’acquisition de savoirs, la constitution d’une culture, la formation personnelle et la formation du citoyen. Ses finalités propres sont la maîtrise de la langue, la connaissance de la littérature et l’appropriation d’une culture. Ces trois finalités interdépendantes méritent une égale attention. - Il contribue à la constitution d’une culture par la lecture de textes de toutes sortes, principalement d’œuvres littéraires significatives. Il forme l’attention aux significations de ces œuvres, aux questionnements dont elles sont porteuses et aux débats d’idées qui caractérisent chaque époque, dont elles constituent souvent la meilleure expression. Par là, il permet aux lycéens de construire une perspective historique sur l’espace culturel auquel ils appartiennent.
- Il favorise la formation personnelle de l’élève en donnant à chacun une meilleure maîtrise de la langue et en l’amenant à mieux structurer sa pensée et ses facultés de jugement et d’imagination. […]
- Il apporte à la formation du citoyen, avec la connaissance de l’héritage culturel, la réflexion sur les opinions et la capacité d’argumenter. Cet enseignement s’inscrit dans la continuité de celui du collège, mais ses démarches sont plus réflexives, […]
I. 1 La formation de la pensée : les perspectives d’étude
L’étude des textes contribue à former la réflexion sur l’histoire littéraire et culturelle, sur les genres et les registres, sur les significations et la singularité des textes et sur l’argumentation et les effets de chaque discours sur ses destinataires. […]
Ces quatre perspectives d’étude sont nécessaires pour accéder, de façon réfléchie, au sens des textes lus, et pour former le jugement comme l’esprit critique. Elles permettent, ensemble, une lecture variée des textes. Elles sont complémentaires ; cependant, l’enseignement du français au lycée doit permettre aux élèves de se les approprier progressivement. On aura soin de mettre en avant, pour chaque objet
étudié, la perspective ou les perspectives les plus pertinentes.
I. 2 Les connaissances : les objets d’étude
Les textes
La langue
La formation d’une culture  […]
I.3Mise en œuvre
Le français au lycée doit donner une culture active. Elle est nécessaire pour que se développe la curiosité des lycéens, condition première du goût de lire et de s’exprimer et du plaisir pris aux lettres et aux langages. À cette fin :
 La lecture est privilégiée : des lectures abondantes et variées sont indispensables. On fait donc lire aux élèves au moins six œuvres littéraires par an et de nombreux extraits. Pour l’étude des textes, qui est le but premier, il existe diverses démarches critiques ; le professeur les choisit en fonction des situations d’enseignement, mais ces démarches, ainsi qu’un nécessaire vocabulaire d’analyse qui doit rester limité.

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