Pour explorer des pistes d'utilisation des cartes mentales par, avec et pour les élèves.

1 Les étapes de la recherche d'information

1.1 Mobiliser ses idées / Faire émerger ses représentations / Déterminer des pistes de recherche

«Pour s'informer, il est nécessaire d'avoir des idées» [1]. La démarche de recherche d'informations débute nécessairement par une étape de mobilisation d'idées. C'est un « préalable indispensable riche d'enseignements permettant d'appréhender la  “complexité” »[2] d'un sujet.

Il s'agit de faire émerger les acquis, les hypothèses, les réflexions, les représentations sans recours - au moins dans un premier temps - à une quelconque source d'information.
Mobiliser suppose de laisser libre cours à ses pensées et créer ainsi des liens neufs, voire inattendus, entre ses idées.
Le recours aux cartes mentales, permet de ne pas cantonner ses acquis, hypothèses, représentations ou questions dans un schéma linéaire et /ou chronologique. L'ajout de nouvelles idées qui émergent suite aux associations est facilité.
Dans le cadre d'un questionnement ou d'une mobilisation des idées, les élèves peuvent être amenés à replacer les résultats de leurs réflexions dans une carte mentale qu'ils organisent et illustrent à leur convenance.
Ce passage permet une réorganisation de leurs connaissances, un classement, une hiérarchisation. Toute l'information produite est ainsi, grâce aux cartes mentales, représentée d'une manière visuelle et structurée.
Notons toutefois que cette carte sera évolutive (enrichissement personnel ou par le groupe en y intégrant les nouvelles données, issues de sources documentaires notamment) et qu'il peut être intéressant d'en conserver les traces afin de «mesurer» l'évolution des acquis et/ou représentations des élèves.
Entrent dans ce cadre, le «diagramme soleil» et le QQQOCP déjà utilisés depuis fort longtemps par les professeurs documentalistes.

Figure 3 : Thérèse Raquin et les Impressionnistes
Figure 3 : Thérèse Raquin et les Impressionnistes

Thérèse Raquin et les Impressionnistes, réalisée pour des élèves de seconde dans le cadre de l'enseignement de français, pour une recherche documentaire. Claudine Teyssèdre, professeur documentaliste, Gers.

Pour aller plus loin

Enrichir son questionnement, l'exemple de Wikimindmap.

Dans le cadre d'une recherche de mots-clés, notons la possibilité d'utiliser l'outil Wikimindmap. Ce dernier extrait les liens internes, les titres de sections des articles de Wikipedia en les réagençant sous forme d'une carte mentale, permettant ainsi d'avoir une vue globale d'un sujet tel qu'il est traité dans l'encyclopédie.
Cette carte peut ensuite être retravaillée à l'aide d'un logiciel car elle est exportable au format .mm 

1.2 Élaborer un plan

La phase de questionnement ou le brainstorming fait émerger les représentations des élèves et met en évidence qu'ils possèdent déjà des connaissances dans le domaine d'étude. Elle permet également de pouvoir esquisser le plan de recherche qui évoluera au cours de la recherche d'information.

Il est rare que l'on en reste à une simple liste de concepts, l'idée étant de pouvoir réagencer les idées, les compléter au fur et à mesure de l'avancée des recherches, pour arriver jusqu'au plan de la production finale.
Ces différents étapes renvoient clairement à la méthode de mobilisation des idées dite de «procédure concrète» développée par Di Lorenzo [1] qui explicite les différentes étapes permettant d'aboutir à un plan (d'investigation) à partir d'une liste de mots clés. L'exemple ci-dessous permet d'illustrer les différentes étapes qui mènent au plan en y introduisant les cartes mentales.

Figure 5
Figure 5

1- Liste de mots en lien avec le thème traité

Figure 5 : Développer les apprentissages documentaires dès le CM2 : Questionnement autour d'un pays européens. Liaison CM2 6e par Hélène Cristofari. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://web.archive.org/web/20081207131049 ou Opens external link in new windowhttp://eprofsdocs.crdp-aix-marseille.fr/Developper-les-apprentissages.html?artsuite=1

 

 

Figure 6
Figure 6

2- Classer les termes de la liste, donner un intitulé aux classes constituées, ajouter des idées nouvelles suscitées par cette réorganisation

Figure 6 : Développer les apprentissages documentaires dès le CM2 : Questionnement autour d'un pays européens. Liaison CM2 6e par Hélène Cristofari. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://web.archive.org/web/20081207131049 ou Opens external link in new windowhttp://eprofsdocs.crdp-aix-marseille.fr/IMG/pdf/Questionnement__pays_europeens.pdf

3- Organiser le plus possible chaque classe et ajouter des idées nouvelles qui auraient été suscitées par ce nouveau classement.

Des sous-ensembles peuvent alors être créés.

Figure 7
Figure 7

4- Etablir le plus de relations possibles entre les classes

Figure 7

Figure 8
Figure 8

5- Organiser les classes entre elles en les regroupant

Les regroupements opérés peuvent ensuite être réemployés pour la construction d'un plan linéaire “classique” provisoire qui évoluera fort probablement suite à la consultation de documents, l'intégration de nouvelles idées ou informations.
Notons à ce titre que bon nombre de logiciels de création de cartes mentales sont capables de réaliser cette opération en un seul clic

Figure 8 : Développer les apprentissages documentaires dès le CM2 par Hélène Cristofari. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://web.archive.org/web/20081207131049 ou Opens external link in new windowhttp://eprofsdocs.crdp-aix-marseille.fr/IMG/pdf/Questionnement__pays_europeens.pdf

1.3 Prendre des notes : repérer les idées clés / résumer

La prise de notes est une activité complexe qui inclut diverses opérations : sélection, stockage ; hiérarchisation, organisation, reformulation des informations prélevées.

Prise de notes à partir d'un ou plusieurs textes

Lors d'un travail de recueil d'informations à partir de documents écrits, la prise de notes impose d'activer à la fois :

  • La lecture pour accéder aux informations des documents ;
  • L'écriture des notes ;
  • La lecture pour contrôler les notes en cours de transcription.

«  Ces différentes activités peuvent être regroupées en deux grandes composantes de traitement des informations réalisées par le noteur qui doit « comprendre » et « rédiger ». La production de notes est suffisamment complexe pour faire l'objet d'un apprentissage (Stahl, King, & Henk, 1991). » [3]

L'intérêt des cartes mentales résiderait ainsi dans l'allègement de ces différentes tâches.
Basées bien souvent sur une première activité de surlignage, les cartes mentales permettent une autre approche de la prise de notes. On pourra alors traiter de manière concomitante et sur un même support, les opérations de prélèvement, de stockage, d'organisation des informations prélevées.
Par ailleurs, on constate de manière récurrente qu'il reste parfois difficile pour certains élèves de se départir de plans préétablis par les documents consultés pour se les réapproprier.
L'usage des cartes mentales, par leur forme, conduit nécessairement à une rupture avec la linéarité originelle, forçant par là même la réinterprétation et/ou la réorganisation de l'information issue des documents. L'idée est ici de jouer sur une activité de “déstructuration / restructuration” d'un texte ou d'un discours passant nécessairement par une réappropriation des idées principales des textes.

Figure 9
Figure 9
Figure 10
Figure 10

Figures 9 et 10 : Illustration du principe de «destructuration» par Francesca Cantalupi, étudiante Master MEF Documentation.

Ainsi, la prise de notes à l'aide des cartes mentales, par la forme qu'elle impose limite de fait les opérations de copier coller qui, s'ils sont utilisés, conduisent nécessairement à une réinterprétation finale.

Prise de notes à partir d'une situation d'expression orale

Réalisée lors de l'écoute d'un enseignant, d'un document sonore ou audiovisuel, la prise de notes impose de mettre en oeuvre simultanément :

  • L'écoute, afin de comprendre ce qui est dit par le locuteur ;
  • L'écriture, afin de transcrire ce qui doit être conservé en tenant compte des objectifs de la prise de notes
  • La lecture pour contrôler si ce qui est transcrit est valide au regard de ce qui vient d'être dit et des objectifs de stockage des informations. [3]

Il s'agit donc là encore d'une tâche complexe, induisant la mise en jeu simultanée de plusieurs opérations mentales : l'écoute, la compréhension, l'analyse et la sélection avant de procéder à la prise de notes proprement dite.
Durant cet exercice, l'élève doit s'appuyer constamment sur deux actions opposées : suppression et conservation.

Les apports d'une carte mentale dans ce type d'activité peuvent se décliner de la manière suivante :

  • Elles économiseraient l'effort de rédaction car on ne conserve que des mots-clés.
  • Elles faciliteraient la visualisation de la structure du discours entendu. Bien souvent, il faut “improviser” un plan adapté aux informations reçues dans un certain ordre.
  • Elles apporteraient une grande souplesse puisqu'elles permettent, en direct, de rapprocher des concepts sémantiques voisins sans tenir compte de l'ordre dans lequel ils ont été abordés par le locuteur.

Notons ici qu'il est possible de faciliter cette prise de notes, en proposant aux élèves une ossature pré-établie pour la carte support à la prise de note (ou en la construisant avec eux). Il leur sera alors plus facile de discerner immédiatement les informations essentielles, des informations accessoires.

Figure 11
Figure 11
Figure 12
Figure 12

Figures  11 et 12 : Prise de notes effectuée à partir du visionnement d'une émission “C'est pas sorcier” consacrée à la mémoire par Cindy Theys. Disponibles en ligne : Opens external link in new windowhttp://apprendre-vite-et-bien.com/les-mind-maps-des-lecteurs-du-blog/

Ainsi, la carte mentale peut s'avérer être un outil, parmi un éventail de solutions possibles, à proposer aux élèves lors de séquences de prises de notes car elle joue sur le transfert d'un type de message à un autre (oral/écrit, texte/schéma...), sur son retraitement cognitif.
Elle favorise la diversification des prises de notes mais, elle ne résout pas cependant, le problème de l'accès au sens.

1.4 Organiser et restituer l'information trouvée

Demander aux élèves de restituer une lecture ou un travail de recherche sous la forme d'une carte heuristique est l'un des moyens d'éviter le simple « copier-coller ». La carte heuristique ne permettant pas de rédiger des phrases trop longues, l'élève est obligé de reformuler l'information trouvée et de la réduire à l'essentiel. Ce travail de reformulation et de synthèse favorisant la compréhension et l'appropriation des savoirs.

La fiche de lecture

Un des exemples fréquemment cité est celui de la fiche de lecture. L'utilisation de la carte heuristique pour présenter une lecture permet une approche créative et laisse une plus grande autonomie à l'élève dans la distinction des éléments qui sont importants pour lui. Par ailleurs, l'utilisation de ce procédé peut accroître la motivation et permettre une implication plus forte des élèves en difficulté à l'égard de la forme de rédaction «classique».

Figure 13
Figure 13
Figure 14
Figure 14

Figures 13 et 14 : Fiche de lecture du Voyage sans bagage de Jean Anouilh (élève de 3ème) par Lucas Gruez. Disponible en ligne :  Opens external link in new windowhttp://classemapping.blogspot.fr/2011/06/une-fiche-de-lecture-dune-oeuvre.html

La sitographie

Figure 15
Figure 15

Dans le cadre d'une recherche d'information, la carte heuristique peut être un moyen original de présenter une sitographie, étape souvent fastidieuse pour les élèves qui ne saisissent pas toujours l'importance de citer leurs sources. Ce type de présentation, qui nécessite une hiérarchisation des sites consultés, contribue à une meilleure connaissance du paysage informationnel.

Figure 15 : Réaliser une sitographie en SVT 3ème par Marion Carbillet. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://mesdocsdedoc.over-blog.com/article-elaborer-une-sitographie-en-svt-3eme-methode-de-la-cartographie-des-sources-110929822.html

1.5 Présenter : Support d'un exposé oral

Réaliser un exposé oral, c'est communiquer un savoir, c'est à dire un contenu sur lequel on a précédemment travaillé, à un auditoire.

Cela suppose de connaître à l'avance ce que le public doit retenir après la prestation, d'être concis, de structurer son intervention autour d'un plan précis et de le rendre clair auprès des interlocuteurs afin qu'ils ne perdent pas le fil conducteur et enfin de capter son auditoire
L'utilisation de la carte mentale créée à l'aide d'une application logicielle dédiée, lors d'un exposé oral peut répondre à ces nécessités :
Lors de la phase de préparation tout d'abord, elle oblige l'élève à choisir les informations essentielles, à les traduire par des intitulés pertinents, et enfin à les organiser dans un plan graphique.
La présence constante de ce plan sous les yeux, va aider grandement à la compréhension.
Enfin, la carte qui a servi de support, peut être distribuée à la fin de l'intervention afin que chacun conserve une trace, un résumé de la notion abordée.
Les cartes mentales ont également le mérite de concentrer une densité importante d'idées et de concepts dans un espace réduit et structuré. Elle peut cumuler en même temps, deux visions : une vision d'ensemble et une vision de détails que l'élève peut déployer quand bon lui semble, au fur et à mesure de sa progression, selon le temps disponible ou selon les questions du public.
Par ailleurs, certains concepts peuvent être illustrés et enrichis par des documents complémentaires (images, vidéos, liens…) sans nécessité de quitter la carte et sans l'alourdir constituant ainsi des éléments supplémentaires susceptibles de favoriser l'écoute de l'auditoire.
Enfin, les cartes mentales s'adaptent à tous les types de plan (chronologique, comparatif, thématique, dialectique.)
Notons de plus, que comme seuls les éléments clés du discours y sont mentionnés, elles obligent l'élève à se détacher de son support écrit ce qui lui permet alors de garder le contact visuel sur son auditoire.

Figure 16
Figure 16

Figure 16 : Exemple d'élève de terminale qui présente à l'aide d'une carte un exposé autour du Street art. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://www.xmind.net/m/xCFy/

Figure 17
Figure 17

Figure 17 : Activité 2nde : L'étude des personnages d'un roman à l'aide une carte heuristique en réalisant des exposés à conduire en groupes sur une œuvre intégrale par Françoise Cahen. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://lettres.ac-creteil.fr/cms/spip.php?article1634.

Autres exemples d'exposés présentés par Lucas Gruez. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://classemapping.blogspot.com.ar/2011/10/preparer-presenter-et-evaluer-un-expose.html

2 Comprendre des notions

La compréhension de notions à l'aide des cartes mentales peut offrir un appui à deux niveaux pour la documentation. D'une part sur le concept ou la notion qui fait l'objet d'une recherche d'information dans le cadre d'un travail en partenariat ; d'autre part sur un concept info-documentaire spécifique.

Pour aller plus loin

La cartographie conceptuelle au service de la didactique de l'information

Duplessis, Pascal. Outil heuristique pour l'élucidation, la transmission et l'appropriation des savoirs scolaires de l'information-documentation. Académie de Nantes, 2007. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://www.pedagogie.ac-nantes.fr/html/peda/doc/enseignement/publications/cartes/Duplessis_Texte_de_etude.pdf

Figure 18
Figure 18

Exemple sur la classification Dewey : les classes Dewey

Figure 18. Représentation de la classification décimale de Dewey pour un affichage au CDI. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://www.docinfos.fr/traitement-du-document/classification/571-la-classification-decimale-de-dewey

Figure 19
Figure 19

Figure 19 : Séance pédagogique, IRD 6ème.

Extrait de séance pédagogique, IRD 6ème. Objectif : comprendre le classement des documents au CDI. Par l’observation les élèves sont tout d’abord conduit -par l’observation- à réaliser une carte mentale reflétant l’organisation des documents dans l’espace documentaire. Les élèves sont ensuite invités à tirer au sort des sujets de recherche fictifs qu’ils doivent ensuite placer sur la carte, à l’endroit correspondant.

Figure 21
Figure 21

Figure 21 : Séance 3 IRD 6ème : Je comprends la notion de document par Marion Carbillet. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://mesdocsdedoc.over-blog.com/article-seance-3-d-ird-je-comprends-la-notion-de-document-86208835.html

3 Mémoriser, réviser

Pour pouvoir mémoriser un ensemble de données, chaque individu est amené à soulager son activité cognitive en ayant recours à des supports artificiels de mémoire. Par sa dimension visuelle, la carte heuristique peut constituer un procédé mnémotechnique, et ce, qu'elle que soit la discipline concernée. Réalisée par l'élève lui-même, en guise de fiche de révision, ou utilisée par l'enseignant comme support de cours, la carte heuristique est un plus aussi bien pour la mémorisation que pour la compréhension de notions complexes.

3.1 La fiche de révision

Pour qu'un individu puisse mémoriser une information dans la durée, il faut qu'il y ait un “traitement actif” de cette information. L'élaboration d'une fiche de révision peut faire partie des activités nécessaires au transfert de l'information de la mémoire à court terme vers la mémoire à long terme.

Les objectifs de la fiche de révision peuvent se décliner de la manière suivante :

  • Structurer et organiser les connaissances
  • Mémoriser en envisageant un réinvestissement ultérieur
  • Faire des liens et mettre en perspective

Dans ce cadre, les cartes mentales permettent d'éviter un simple « recopiage » du cours. L'élève est amené à reformuler les notions importantes sous la forme de mots clés et peut concentrer son effort de mémorisation sur les concepts essentiels. Par ailleurs, en hiérarchisant les informations, l'élève fait appel à sa mémoire sémantique, considérée comme le mode d'apprentissage le plus efficace [4]. Notons également l'importance de l'utilisation des couleurs, voire de dessins, qui facilitent l'activation de la mémoire et les associations d'idées.

Exemples de cartes réalisées en histoire par des élèves de troisième en guise de fiches de révision sur la seconde guerre mondiale :

Figure 22
Figure 22

Figure 22 : Réviser la seconde guerre mondiale par Lucas Gruez. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://classemapping.blogspot.fr/2011/03/reviser-la-seconde-guerre-mondiale.html

Figure 23
Figure 23

Figure 23 : Réalisation de cartes mentales par des élèves de 3ème sur le thème de la seconde guerre mondiale par Emmanuel Grange. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://lewebpedagogique.com/lapasserelle/category/carte-mentale/

3.2 Le support de cours

Selon les études menées en sciences cognitives, 60 à 80 % de l'information traitée par notre cerveau serait d'origine visuelle, d'où l'importance d'intégrer des illustrations dans un support de cours. La plupart des logiciels de traitements d'idées, appelé aussi “idéateurs”, permettent d'insérer facilement des images.

Figure 24
Figure 24

Figure 24 : Un exemple de carte heuristique en cours de français : fiche de révision du présent de l'indicatif réalisé par l'enseignant pour ses élèves de 4ème par Marie. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://lewebpedagogique.com/litterae/rappel-sur-le-present-de-lindicatif-en-4eme (en noir et blanc pour personnalisation par les élèves)

Figure 25
Figure 25

Figure 25 : Christianisme et politique, carte de synthèse par François Jourde. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://profjourde.wordpress.com/2011/01/09/christianisme-et-politique-carte-de-synthese/

4 D'autres possibilités

4.1 Evaluer des connaissances

La “carte à trous”

L'utilisation d'une « carte à trous » comme support d'évaluation de connaissances est l'exemple le plus répandu. Il s'agit, pour l'enseignant, de proposer une carte mentale partiellement renseignée : l'élève doit compléter, par déduction, les noeuds vides en s'appuyant sur les éléments du cours révisé.

Figure 26
Figure 26

Figure 26 : Carte à trous : évaluation d'une séquence sur Jules César par Marie. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://lewebpedagogique.com/litterae/la-carte-heuristique-comme-support-devaluation/

4.2 Le classement et l'organisation de données dans l'espace

Une autre possibilité est de donner aux élèves une liste de concepts qu'il doit lui-même organiser sous forme de carte heuristique. Pour faciliter l'exercice, l'enseignant peut fournir deux listes : l'une regroupant les expressions à placer “en lien direct” et une autre regroupant celles à placer “en liens secondaires”. L'intérêt de l'activité réside dans l'opération de classement. L'organisation et la hiérarchisation des données fournies par l'enseignant aident l'élève à structurer son savoir.

Un exemple de carte complétée par un élève de 4ème dans le cadre d'une évaluation en histoire. L'élève avait à sa disposition une liste de liens “directs”, une liste de liens “secondaires” et une série d'images qu'il avait la possibilité d'utiliser en guise d'illustration.

Figure 27
Figure 27

Figure 27 : Carte mentale sur l'Allemagne à compléter en évaluation par Philippe Sallet et Géraldine Duboz : réalisation d'une élève. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://missiontice.ac-besancon.fr/hg/spip/spip.php?article737

Pour aller plus loin

Evaluer une carte mentale

L'intérêt d'utiliser des cartes mentales réside, en premier lieu, dans une approche cognitive. En organisant, classant et hiérarchisant des concepts, le sujet exerce sa pensée réflexive et s'implique de façon active dans le processus d'apprentissage. Dès lors, dans la mesure où l'enjeu de l'apprentissage se situe plus dans l'élaboration de la carte que dans la carte elle-même, on peut donc se poser la question de la pertinence d'une évaluation sommative du résultat final. Par ailleurs, quels critères d'évaluation utiliser : clarté de lecture ? pertinence des concepts ? choix des illustrations ? Liens entre les idées ? Les aspects visuels ?...
En revanche, l'évaluation formative reste naturellement opérante avec l'usage des cartes mentales.

4.3 Fiches méthodologiques

Les fiches ” méthodologiques” permettent de clarifier les attentes des enseignants en lien avec des démarches et/ou techniques à mettre en oeuvre lors d'une activité donnée. Du côté des élèves, elles contribuent à expliciter les attendus des enseignants et les démarches pour les atteindre. Réaliser des fiches méthodologiques sous la forme de cartes mentales peut s'avérer pertinent.

L'idéal est de les construire avec eux, en favorisant les échanges et en explicitant les choix opérés. On modélise ensemble et on leur propose, à la fin de l'opération, un support de référence lisible et qui n'est pas figé.
Dans cet exemple : le professeur documentaliste a réalisé une carte mentale présentant les grandes lignes de la place du document de collecte [5] dans la recherche documentaire.
Cette carte est distribuée sous forme d'extrait lors des différentes séances aux élèves et sa version complète est affichée au CDI.

Figure 28
Figure 28

Figure 28 : Ma recherche documentaire par Armelle Mourtada. Disponible en ligne :
Opens external link in new windowhttp://aristide.12.free.fr/IMG/jpg/Ma_recherche_documentaire__TTD-2.jpg

Figure 29
Figure 29

Figure 29 : Critères d'évaluation d'un exposé oral par Claire Cassaigne. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://fenetresur.wordpress.com/2012/04/01/seance-preparer-loral-des-tpe/

Figure 30
Figure 30

Figure 30 : Lire une oeuvre d'art par Jean-Philippe Solanet-Moulin. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://www.xmind.net/m/9phm/

Notes de bas de page

[1] Di Lorenzo, Questions de savoir, ESF 1992

[2] De la  nécessaire mobilisation des idées dans la recherche documentaire Opens external link in new windowhttp://eprofsdocs.crdp-aix-marseille.fr/De-la-necessaire-mobilisation-des.html

[3] A. Piolat et al. Pourquoi est-il opportun de comparer la prise de notes à la rédaction de documents ? Arob@se, www.arobase.to, volume 1-2, pp. 118-140, 2003 [En ligne]. Consulté le 13/04/2013. Disponible en ligne : Opens external link in new windowhttp://www.univ-rouen.fr/arobase/v7/piolat2.pdf

[4] Lieury, A. Mémoire et réussite scolaire. Dunod, 1997

[5] C’est un document qui permet l’usage du copié-collé et qui est une trace de la navigation de l’élève in Opens external link in new windowhttp://archivesic.ccsd.cnrs.fr/docs/00/34/41/61/PDF/NBoubee-Erte-CopieColle.pdf

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