Se protéger des risques majeurs

Le risque n’existe que par l’exposition de la population, des biens et de l’environnement à un phénomène dangereux. Par exemple, une avalanche n’est ainsi qu’un événement naturel tant qu’elle ne menace pas des individus ou des constructions. C’est un risque majeur si l’événement est rare et que ses conséquences sont très graves.

Nous sommes tous exposés à un ou plusieurs risques. Pour réduire notre vulnérabilité, il est important de développer une culture du risque :

  • prendre conscience des risques, les connaître et les garder en mémoire ;
  • apprendre à les prévenir et éviter de s’exposer ;
  • savoir réagir en cas d’alerte et se mettre en sécurité.

L’information préventive

Connaître les risques auxquels on est exposé, c’est commencer à s’en protéger. L’information préventive est un droit donnant accès à chacun aux informations nécessaires pour prendre conscience des risques subis. Si la loi oblige à la mise à disposition de ces informations, c’est ensuite à chaque citoyen d’en prendre connaissance.

Le document départemental des risques majeurs (DDRM) répertorie les risques majeurs à l’échelle du département. Il établit aussi la liste des communes soumises à un ou plusieurs risques majeurs. Ces communes sont alors obligées de fournir de l’information préventive. Le DDRM est mis à jour tous les cinq ans par le préfet.

Où le trouver ? Le DDRM est accessible en préfecture (et souvent sur son site Internet), parfois aussi dans les mairies.

Un exemple : le DDRM du Loiret

Le document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) est obligatoire pour les communes soumises à au moins un risque majeur (listées dans le DDRM). Le DICRIM est élaboré par le maire, à l’échelle de sa commune. Il est destiné à informer les habitants sur les mesures de prévention, les comportements d’urgence à adopter et les événements passés significatifs.

Où le trouver ? Le maire décide des modalités de diffusion du DICRIM mais il doit être au minimum disponible en mairie.

Un exemple : le DICRIM de Salaise-sur-Sanne présente les risques communaux sur un ton drôle et décalé. Sa réédition a été l’occasion d’impliquer les jeunes lors de la réalisation de quatre courts métrages sur les comportements réflexes en cas de risques majeurs.

L’information sur les sites Seveso AS (soumis à autorisation avec servitudes d’utilité publique, aussi appelés « seuil haut ») concerne les habitants inclus dans le périmètre d’un plan particulier d’intervention. Au minimum tous les cinq ans, ces personnes doivent être informées des menaces potentielles du site industriel riverain. Des commissions de suivi de site (CSS) organisent la participation des habitants riverains à la connaissance et à la prévention des risques d’accident.

Où la trouver ? Cette information est produite par l’industriel, propriétaire du site.

L’information acquéreur-locataire (IAL) oblige le vendeur ou le bailleur d’un bien immobilier à renseigner l’acquéreur ou le locataire des risques pouvant toucher le bien et des catastrophes naturelles qui l’auraient déjà affecté.
Où la trouver ? C’est au vendeur ou au bailleur de fournir cet état des risques. Il est facilement possible de le comparer au DICRIM de la commune ou aux reconnaissances de catastrophes naturelles.


En savoir plus :

Le service d’information du gouvernement recense les éléments importants de la prévention des risques majeurs : risques.gouv.fr ;

Le ministère de l’écologie développe un portail sur les risques majeurs, prim.net, avec :

Comment se préparer pour bien se protéger ?

Savoir qu’un risque existe est nécessaire mais ne suffit pas à s’en protéger. Il est aussi important de ne pas s’exposer au risque. Des exemples très simples existent à tout niveau : attacher sa ceinture en voiture, ne pas skier hors des pistes ou encore ne pas se baigner si le drapeau est rouge.

Chacun peut réduire sa vulnérabilité en préparant, à son niveau : un plan familial de mise en sûreté (PFMS), qui prépare la mise en sécurité de chacun et les comportements à adopter, et un kit d’urgence.

Exemple d’un plan familial de mise en sûreté


En savoir plus :

Connaître le risque permet d’être vigilant. Il faut s’habituer à surveiller les risques. Des outils peuvent nous y aider :

Que faire en cas d’alerte ?

Se protéger d’un risque, c’est aussi savoir comment réagir en cas d’alerte, notamment transmise par les sirènes. Pour cela, il faut s’y préparer et apprendre à reconnaître le signal de l’alerte.

Le signal d’alerte est émis par les sirènes. C’est un son modulé, montant et descendant.
Il est composé de trois cycles successifs d’1 minute et 41 secondes, séparés par un intervalle de 5 secondes.
La fin d’alerte est transmise par un son continu de 30 secondes.
Tous les premiers mercredis de mois, un essai est effectué à 12 h.

En cas d’alerte, il existe quatre réflexes de sécurité de base à suivre :

  • se mettre en sécurité (en se protégeant dans un bâtiment, voire en se confinant, ou en évacuant la zone de danger − comme dans le cas d’une rupture de barrage, où il faut rejoindre un point en hauteur) ;
  • se tenir informé (afin de connaître le comportement à adopter. Pour cela, un poste radio à piles est le meilleur moyen puisqu’il vous permettra de capter les informations transmises par Radio France et France Bleu, même si les réseaux sont coupés) ;
  • éviter de téléphoner (n’utilisez vos téléphones qu’en cas d’urgence médicale. En effet, il est important de ne pas saturer les réseaux de communication) ;
  • rester en sécurité (les enfants sont en sécurité dans leurs écoles, il ne faut pas se mettre en danger en voulant aller les chercher).

Ces réflexes doivent être approfondis par la connaissance des comportements individuels d’urgence. Le DICRIM les recense, ainsi que les lieux de mise en sécurité. N’hésitez pas à le consulter.
Dans tous les cas, il faut rester attentif à toutes les informations qui peuvent vous être transmises par les pouvoirs publics.

La fin de l’alerte ne signifie pas la fin des dangers. Il est indispensable d’attendre la fin officielle de l’alerte pour retourner dans les bâtiments ou sortir de la zone de confinement.
La catastrophe a causé des dégâts. Les bâtiments endommagés peuvent à leur tour s’avérer dangereux. Attention aux câbles électriques tombés, aux murs fragilisés, aux vitres brisées, etc.
Il faut appeler un professionnel pour remettre l’électricité et/ou le gaz en marche afin d’éviter tout accident supplémentaire (les réseaux peuvent avoir été abîmés par la catastrophe et des fuites ont pu apparaître).
Enfin, une catastrophe est toujours un moment difficile. Surtout, n’hésitez pas à en parler avec d’autres personnes et des médecins, notamment pour aider les plus jeunes à comprendre ce qui s’est passé.


En savoir plus :

  • La direction générale de la Sécurité civile et de la gestion des crises met à disposition des fiches actions par type de risque : J’apprends à me protéger.
  • Le site risques.gouv.fr présente chaque risque et les comportements adaptés « Agir en cas de… »