Séquence pédagogique en classe de cinquième

Les risques majeurs en France et dans le monde

Comment les risques majeurs sont-ils gérés en France et dans le monde ?

Capacités et attitudes développées
  • Lire et comprendre un document administratif ou un texte de loi.
  • Rechercher des informations sur Internet (B2i).
  • Mettre en relation des acquis de différentes disciplines et les mobiliser dans des situations variées.
  • Trouver des solutions concrètes à un problème.
  • Avoir conscience que nul ne peut exister sans autrui.
  • Avoir le sens des responsabilités envers les autres.

Connaissances (notions et mots-clés)

  • Risque majeur
  • Prévention
  • Risque
  • Aléa
  • Vulnérabilité
  • Solidarité
  • Responsabilité
  • Services publics
  • Mitigation


Un exemple en France

Étude de cas en groupes : une inondation catastrophique (par exemple, le Gard en 2002) et/ou une catastrophe industrielle (par exemple, l’usine AZF à Toulouse en 2001 - voir L’explosion d’AZF). Il s’agit d’étudier la crise dans sa totalité en suivant la grille établie : avant, pendant, après.

Une recherche Internet permet d’analyser les cas et de compléter la grille. On termine par un débat sur la gestion de ces crises : comment augmenter l’efficacité de chacun des intervenants et quelles autres mesures imaginer ?

L’organisation de la sécurité collective en France

Le ministère de l’Intérieur est chargé par principe de la gestion des crises en France, les autres ministères interviennent par subsidiarité… (livre blanc de la défense et de la sécurité nationale). Lorsqu’une crise a lieu à l’étranger, c’est le ministère des Affaires étrangères qui la pilote.

À partir de cas précis, les différents acteurs de la sécurité sont mis en évidence : l’État et les services publics, par l’intermédiaire des préfectures, les collectivités territoriales (commune, département) et les organismes publics (météo-France…). Le rôle de chacun est précisé, que ce soit pour la prévention, pour la protection, pour les secours ou pour la reconstruction. On insiste également sur la nécessaire implication des acteurs privés : entreprises, assurances, particuliers. C’est donc l’État qui est garant de la sécurité collective. La responsabilité est individuelle et aussi collective  ; la gestion doit être globale dans une perspective de développement durable

Un exemple dans le monde

Un exemple de catastrophe est pris dans l’actualité ou dans le passé récent dans la mesure où la documentation est facilement accessible. On peut choisir un cas pris dans un pays pauvre pour réinvestir les connaissances vues en géographie (voir thème 3, des inégalités devant les risques). Une autre approche est d’étudier les mesures de prévention prises dans certains pays étrangers, comme aux Pays-Bas où l’on réduit la vulnérabilité en agissant sur l’espace public avec la collaboration active des habitants.

Supports

  • Articles de presse sur les cas étudiés ou sites Internet spécifiques
  • Tableau des acteurs de la prévention : www.prim.net
  • Quinze expériences de la réduction de la vulnérabilité de l’habitat aux risques naturels (en France et en Europe) : www.prim.net
  • Les guides pratiques MAIF (Prévention et urgence) : Les Inondations
  • Série Risques & Savoirs consacrée aux risques majeurs et domestiques.

En savoir plus

Approfondissements de la leçon
De nombreuses possibilités de travaux transdisciplinaires existent sur le thème de la sécurité face aux risques majeurs : avec la SVT (par exemple, la géologie et les risques d’accidents naturels), avec la physique (l’eau), ou la technologie (les énergies).

En histoire, on peut travailler sur la prévention des crues centennales de la Seine. À partir de l’étude de la crue de 1910, on recense les aménagements qui en ont découlé (lacs réservoirs en amont) et on recherche les mesures de prévention actuelles par la DIREN, la zone de défense de Paris et par des entreprises comme EDF, la RATP, le musée du Louvre etc. On compare avec des crues médiévales (1296) à travers des chroniques.

On peut même intégrer l’histoire des arts avec La Grande Vague de Kanagawa (Hokusai, 1831) pour l’étude d’un tsunami.

Voir également les pages :