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Les années noires 1940-1945

L’unification de la Résistance entre 1941 et 1943

23 octobre 1941. Le général de Gaulle, président du Comité national français, et les commissaires, réunis au quartier général de la France Libre à Londres.

23 octobre 1941. Le général de Gaulle, président du Comité national français, et les commissaires, réunis au quartier général de la France Libre à Londres.
Référence image : LONDRES-R-39-935. ECPAD.

Le tournant capital est réalisé par l’entrée du parti communiste dans la Résistance en juin 1941, après l’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne. Habitués à la clandestinité, des milliers de militants dévoués apportent les méthodes de la guérilla – attentats, sabotages, appuis sur la population – à tous les groupes de l’armée des ombres. Mais ces derniers étant dispersés, ils n’atteignent pas une totale efficacité. Jean Moulin, préfet d’Eure-et-Loir révoqué par le gouvernement de Pétain en novembre 1940, prend contact avec les mouvements de la zone sud Libération et Liberté. Il gagne Londres en octobre 1941 pour demander des moyens à de Gaulle. Le Général lui confie alors la mission de créer une armée secrète unifiant tous les mouvements de résistance. Jean Moulin agit d’abord en zone sud, où les mouvements de résistance reconnaissent de Gaulle comme leur chef et acceptent d’unir leurs forces. Un comité de coordination réunit autour de Jean Moulin les chefs des organisations politiques que sont Henri Frenay, chef de Combat, Emmanuel d’Astier de la Vigerie, chef de Libération, et Jean-Pierre Lévy, chef de Franc-Tireur, ainsi qu’une organisation militaire dirigée par le général Delestraint. Le même succès est obtenu par Pierre Brossolette en zone nord. Le processus de fusion de la Résistance est accéléré par le débarquement allié en Afrique du Nord. Mais des tensions persistent entre les chefs des différents mouvements de résistance et des discussions apparaissent autour d’un projet de parlement clandestin. Pour s’imposer face à Roosevelt et imposer la France libre dans les négociations, de Gaulle s’appuie sur un embryon de représentation nationale regroupant toute la Résistance intérieure, mais aussi des partis et syndicats reconstitués dans la clandestinité mais non résistants. Il charge Jean Moulin de créer le Conseil national de la Résistance et le nomme son seul représentant pour toute la France. De nombreux hommes politiques – Mandel, Herriot, Jeanneney – font savoir à de Gaulle qu’ils sont avec lui.