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Pour mémoirePour mémoire

L'armistice du 11 novembre 1918

Trois monuments aux morts

Pleurer les morts : Friville
© Jean-Étienne et Dominique Guerrini

Un monument pacifiste : Péronne
© Jean-Étienne et Dominique Guerrini

Beauchamps : le poilu triomphant
© Jean-Étienne et Dominique Guerrini

Voir : http://pagesperso-orange.fr/monum1418somme
Images extraites de http://www.culture.gouv.fr/culture/inventai/itiinv/1418/index.html

Le monument aux morts est le lieu de mémoire de la Première Guerre mondiale par excellence. Quelques monuments aux morts, construits dans la seconde moitié du XIXe siècle existaient avant 1914 (comme le monument à la mémoire des enfants de l'Aube inauguré à Troyes le 22 juin 1890 et qui commémore les soldats tués durant la guerre de 1870-71) mais ils ne sont pas nombreux et pas spécifiquement communaux. C’est après la Grande Guerre que tous les belligérants vont ériger des monuments pour rendre hommage aux disparus. C’est en France que l’on trouve le plus grand nombre de monuments aux morts. Ils sont à l’initiative des conseils municipaux, encouragée par le gouvernement par la loi du 25 octobre 1919 qui accorde aux municipalités une subvention d'État. 35 000 monuments aux morts sont érigés entre 1920 et 1925. Achetés sous catalogue et fabriqués en série ou commandés à un artiste, on en trouve une très grande variété. Les monuments donnent les noms des disparus selon un principe d'égalité républicaine : l'ordre d'inscription des noms est en général alphabétique, sans indication du grade. Une inscription ou une sculpture délivrent un message. La Grande Guerre est ainsi présente dans le paysage des villes et des villages.

La plupart sont des monuments patriotiques, rares sont les monuments pacifistes. Sur le monument de Péronne, une femme représente la Picardie maudissant la guerre. Des monuments comme celui de Friville traduisent plutôt le deuil et l'affliction. Des femmes et des enfants, plus rarement des hommes, y pleurent les morts. On trouve aussi sur les monuments tous les types de combattants (c'est le thème le plus développé), le plus souvent pour exalter le courage et la force du poilu comme à Beauchamps.