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L'armistice du 11 novembre 1918

La guerre des tranchées

Si l'année 1918 est associée à une guerre de mouvement plus qu'à une guerre de position, la Grande Guerre reste cependant d'abord la guerre des tranchées. Sur plusieurs fronts, en particulier sur le front qui traverse le Nord-Ouest de la France, les soldats s'enterrent pendant quatre ans. Ils y vivent donc la plus grande partie de la guerre, confrontés à une violence exceptionnelle dans l’Histoire. Dans cette longue guerre de position, les États-majors mènent une guerre d'usure coûteuse en vies humaines. La tactique du « grignotage » conduite par Joffre en Artois et en Champagne en 1915 et la terrible bataille de Verdun en février décembre 1916 qui voit disparaître 500 000 soldats français et allemands sont significatifs de cette stratégie meurtrière. En conséquence, la mobilisation est massive : en quatre ans, près de 70 millions d'hommes sont mobilisés. La guerre est aussi une guerre de matériel, marquée par l'utilisation d'armes destructrices comme l'artillerie et les gaz. La guerre des tranchées est donc un véritable enfer pour les combattants. Blessés et mutilés se multiplient, la mort se banalise. Dans ces conditions, c'est autant l'ampleur des pertes humaines que les conditions dans lesquelles elles sont causées qui engendre chez les survivants et leurs familles un traumatisme profond et durable.