Planète Chinois
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La montagne des trois puretés

Sānqīngshān fēng jǐng
三清山风景

La province du Jiāngxī (江西), au sud-est de la Chine, est volontiers, mais à tort, ignorée des visiteurs étrangers. Arrosée par le fleuve Gàn (), qui lui donne son autre nom, cette région de montagnes et de collines a su conserver une part de leur couvert forestier ; un climat subtropical humide y est propice à des cultures riches et variées – riz, coton, colza, mais aussi badiane chinoise et kumquats fameux. Bien pourvue en ressources minières (on y trouve la « capitale du cuivre »), elle dispose, avec le lac Poyang (鄱阳湖 Póyáng hú), de la plus vaste étendue d’eau douce du pays, le plus important lieu de repos au monde pour oiseaux migrateurs. Parmi ses 45 millions d’habitants, des Hakkas peuplent depuis des siècles sa partie méridionale.

Les porcelaines de Jǐngdézhèn (景德镇), aux secrets jalousement préservés, ont contribué au lustre de l’empire ; les bases de guérilla, point de départ dans les années 1930 de la fameuse Longue Marche, participent à l’épopée de la Chine populaire. De Nánchāng (南昌), la capitale, à Ruìjīn (瑞金), siège du premier gouvernement soviétique chinois, en passant par les monts Jǐnggāng Shān (井冈山), refuge de Mao Zedong, les adeptes d’un très tendance « tourisme rouge » (红色旅游 Hóngsè lǚyóu) sillonnent les étapes de l’impitoyable affrontement entre communistes et nationalistes conclu en 1949.

Au nombre des attraits de la province, de superbes montagnes, notamment le mont Lúshān (庐山), dont paysages, beaux-arts et politique ont fait la renommée.

La montagne des trois puretés - Alain Caporossi