Planète Chinois
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La maison de thé (première partie)

Trois jeunes gens, Jian Dao, Gu Cai et Gao Hua, prennent le thé dans un hôtel de Pékin. Jian Dao et Gu Cai conversent tandis que Gao Hua les écoute attentivement.

− Hier, cet homme qui a tenté de me voler mon porte-monnaie, non seulement il n’y est pas parvenu, mais des gens dans la rue l’ont encore frappé !, dit Jian Dao en élevant la voix.

− C’est ce que l’on appelle être « bien fait ! » répondit Gu Cai.

− Je lui ai dit : « Il faut bien réfléchir à tes actes, sinon, tu risques des déconvenues ! »

− Tu as raison !

− Pour cette fois, je laisse passer, on verra si tu oses recommencer !

− Je t’apprendrai à subir les conséquences de tes propres actes !

Jian Dao sort alors son porte-monnaie et renchérit :

− Regarde, j’ai de la chance, n’est-ce pas ?

− Certainement !

Gao Hua, qui écoute depuis le début, éclate soudain de rire : « On croirait que vous êtes en train de jouer un xiangsheng ! C’est tout aussi vivant et théâtral ! »

− Un xiangsheng ?, interrogent alors Jian Dao et Gu Cai, qui ne comprennent pas de quoi il s’agit.

− Vous autres étrangers, vous parlez tellement bien chinois, aussi bien que nous les Pékinois, alors il faut absolument que vous connaissiez nos arts !

− Le Xiangsheng, c’est un art ? demande Jian Dao.

− C’est un art traditionnel du dialogue comique. Un de ces jours, je vous emmènerai voir un spectacle de xiangsheng, dit Gao Hua.

− Où peut-on voir ce genre de spectacle ? demande Gu Cai.

− Dans une grande maison de thé.

− Eh bien, ne sommes-nous pas ici dans une maison de thé ?

− Non, il faut aller dans une maison de thé typiquement pékinoise.

− Où donc alors ?

− À Qianmen.

 

Un samedi après-midi, les trois jeunes se rendent dans cette maison de thé. À peine entrés, Jian Dao et Gu Cai se retrouvent pour un instant muet de curiosité.

− Qu’est-ce que c’est grand !, s’exclame Gu Cai.

− Il y plus de 2 600 mètres carrés ici, dit Gao Hua.

− Tout a vraiment le charme de l’ancien, c’est le style traditionnel ?, demande Jian Dao.

− Oui. Cette maison a été construite d’après l’œuvre d’un grand écrivain, « La Maison de thé ».

Dans le livre, il est dit que les grandes maisons de thé sont apparues à la fin de la dynastie des Qing et au début de la république.

− Mais quel rapport avec le xiangsheng ?

− Attendez ! Montons d’abord au premier étage !