Planète Chinois
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Demander son chemin (chapitre II)

Li Te entra dans le centre commercial, son porte-documents à la main. Un Français aux cheveux blancs le suivit et lui demanda :

« Est-ce qu’il y a un petit commerce dans cet immeuble ? »

« Oui, il y en a deux, au deuxième et au cinquième étage. »

« Merci. Il y en a aussi un dans le bâtiment de devant mais je n’y ai pas trouvé la personne avec qui j’ai rendez-vous. » Après avoir dit cela, il s’éclipsa.

Ce centre commercial était trop grand avec ses deux étages. Pas étonnant qu’il soit difficile d’y trouver ce qu’on cherche.

Li Te arriva au petit commerce du deuxième étage.

« Bonjour Monsieur ! » Sans même lui avoir demandé son avis, un employé lui apporta un thé après l’avoir salué. On pouvait deviner que Li Te était un client habitué.

Une fois assis, Li Te sortit son ordinateur et commença à écrire.

« Enfin finies les formalités ! ». Li Te entendit un homme parler chinois derrière lui.

« M. Fu, vous vous êtes vraiment donné de la peine pour que M. Qi puisse venir jouer en France », dit un autre homme.

« Un artiste aussi extraordinaire que lui, c’est normal de l’aider. »

« Je vais lui servir de guide et faire en sorte que son voyage de deux semaines soit tous les jours intéressant.

« Cette fois-ci, c’est quoi votre bande dessinée ? » demanda M. Fu.

« Montagne et eau vive. »

Li Te se souvint aussitôt que la femme qui demandait son chemin l’autre jour avait mentionné le titre Spectacles étonnants d’hier et d’aujourd’hui. Montagne et eau vive, n’est-ce pas justement une histoire qui en est tirée ?

Li Te voulait se retourner pour discuter avec eux mais il n’osait pas. Alors, il se concentra pour écrire.

Peu après, les deux hommes derrière lui se dirigèrent vers la sortie en passant devant lui. Li Te les regarda bien : l’un d’entre eux était précisément le Français aux cheveux blancs qui s’était renseigné sur le petit commerce.

Lorsque Li Te quitta le petit commerce, l’employé lui dit : « Venez demain ! On sera fermé après-demain. »

«Tiens… vous travaillez dans un autre service ? »

« Je n’ai plus de travail. »