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Concours international « Pont du chinois »

Hanyuqiao Épreuve 1 - Demi-finale - mercredi 21 octobre 2009

Bonjour tout le monde,

Nous sommes heureux de vous annoncer que la France a remporté la première épreuve du concours Hanyuqiao avec 99 points sur 100 ! Nous remercions Mme Dach et toute l'équipe pour ce magnifique travail qui a su porter ses fruits. Malheureusement, nous n'avons pas d'images pour l'instant de cette prestation car Mme Dach devait s'occuper du son en régie.

Les journées en Chine sont très denses et les nuits extrêmement courtes : 6 heures maximum, mais le plus souvent on se retrouve à dormir à 1 h 30 du matin et à se lever à 6 h 30. Le programme est extrêmement chargé : répétitions, formations, compétition, représentations, apprentissage.... C'est pourquoi nous vous souhaitons une agréable nuit ! Il est temps pour nous de se coucher, demain matin lever : 8 h 30 nous allons donc profiter de cela.

Sentiments dévoués,

Henri, Simon et Georgies

22 et 23 octobre 2009 à Beijing
Rapport des « observateurs » français lors du Hanyuqiao 2009 à Chongqing

La session d'octobre 2009 du « Hanyuqiao » se déroulant à Chongqing est une compétition qui rassemble et récompense des équipes de lycéens sinisants du monde entier, selon des prestations linguistiques et artistiques.

Parallèlement, d'autres délégations sont conviées en tant que membres observateurs de la compétition et regroupées au sein du campus Jinqiu (« campus de l'automne doré ») à Chongqing.
Cette année, le programme prévu pour les délégations observatrices consiste en deux jours d'accueil à Beijing (visites touristiques et visites du siège des centres Confucius, préparation de la cérémonie d'ouverture du campus à Chongqing) et huit jours à Chongqing (où l'aspect culturel, les rencontres amicales et le soutien aux équipes encore en compétition sont au cœur du programme).

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Pékin, arrivée le 21 octobre 2009 (après-midi)

Check-in à l'hôtel et programme du séjour.

Jeudi 22 octobre 2009

Ce matin, 7 h 30, réveil difficile à cause du décalage horaire. Une heure plus tard, nous sommes en route pour le parc olympique (…) de Beijing. Du bus, nous apercevons le fameux nid d'oiseau (…) et la piscine olympique (…) qui nous font pousser des « oh » et des « ah », impressionnés par leur taille et leur originalité. En effet, modernité et harmonie semblent être les mots d'ordre.

Galerie photos 1

La mi-journée est ponctuée par un repas typique dans un restaurant jouxtant la célèbre avenue commerçante et piétonne de Wang Fu Jin, restaurant classé « quatre diamants » (pour « quatre étoiles »). Notre premier repas chinois : soupe, riz blanc, porc à l'ananas, légumes verts, bœuf épicé, pommes de terre râpées, etc. Certains plats nous laissent dubitatifs comme le poulet entier découpé et présenté dans un bol… la tête coupée en deux surplombant le tout !

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Cette pause gastronomique néanmoins très agréable est ensuite suivie de la découverte (ou redécouverte) de la Cité Interdite (GuGong) dans laquelle nous pénétrons par la porte nord (Jardins impériaux), face à la colline de Charbon. Nous portons principalement notre attention sur trois constructions relatives à la vie privée des empereurs et trois autres relatives à la gouvernance. Les bâtiments sont imposants et bien conservés, même si nous savons qu'aucun des objets que nous apercevons n'est authentique. Chaque bâtiment ou porte est poétiquement nommé en chinois et en mandchou (langue des empereurs de la dernière dynastie Qin).

Galerie photos 2

Mais la poésie des lieux est pour le moment mise à l'épreuve car tout comme au parc olympique, les touristes (chinois) sont extrêmement nombreux. Et nous nous frayons un chemin – souvent à contre-courant – vers la porte sud de la Cité (Tian an men), tentant de ne pas perdre des yeux le petit drapeau jaune aux caractères rouges (semblable à de nombreux autres !) de notre guide, Liling, dont nous vérifions qu'elle porte bien le chapeau cloche qui la distingue en revanche de tous les autres guides. Nous la perdrons quand même... pour la retrouver plus tard sur la place Tian An Men guang chang.

Cette immense et si symbolique place, « cœur » du centre politique et culturel que représente Beijing et de la Chine (elle-même « Empire du centre »), comporte un monument aux morts des camarades tombés pour la patrie.
Actuellement, de part et d'autre de ce monument, d'immenses écrans diffusent slogans et images du 60e anniversaire de la République populaire de Chine sous le regard bienveillant de Mao Zedong (Mao zhuxi) dont le portrait est accroché juste en face. Juste derrière ces écrans, le mausolée du défunt président, héros toujours très respecté de cette Chine désormais entrée dans une économie de marché.

La place est enfin bordée par l'assemblée nationale populaire d'un côté (où se retrouvent régulièrement les délégations des 22 provinces) et le musée d'Histoire de la République populaire de Chine de l'autre.

Enfin, nous rejoignons les bus garés devant le célèbre salon de thé (Laoshe chaguan) où nous regrettons de ne pas pouvoir siroter un petit « thé aux huit trésors » !

Galerie photos 3

Point de regret cependant puisque la journée se termine dans un élégant restaurant qui nous promet « une cuisine impériale authentique » (zhengzong yushan) et où nous dégustons des plats de légumes verts, d'aubergines, de poulet au tofu, de petites crêpes fourrées de riz blanc et de soupe (œufs/tomates), etc. Et pour annoncer le canard laqué, on nous sert de petits pains au sésame, à fourrer avec une fricassée de viande de porc.

Tandis que le cuisinier s'affaire à découper le canard en fines lamelles, la serveuse nous indique comment concocter nos « nems » de canard laqué (la crêpe repliée sur trois côtés contient concombre et blanc de poireaux émincés, une sauce foncée très forte en goût et enfin une lamelle de canard). Dé-li-cieux ! (zhen meiwei de cai !)

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Vendredi 23 octobre 2009

Ce matin, nous sommes allés visiter le siège des instituts Confucius. Le hall d'accueil était vaste. De nombreux drapeaux étaient accrochés sur la droite. Les élèves se sont empressés de prendre des photos devant le drapeau de leur pays ! Puis nous avons visité les lieux : une grande exposition sur la culture et les philosophes chinois où plusieurs petites activités nous étaient proposées (essayage des costumes traditionnels, photo montage dans laquelle nous nous retrouvions en tenue d'opéra, questionnaire sur la Chine qui, au final, nous permettait d'obtenir un petit diplôme, et « découpe » par ordinateur d'un pliage chinois représentant notre signe astrologique (astrologie : 星相学 !)

De petites vidéos présentant des arts martiaux, 武术, des penseurs (Confucius, Lao Zi, etc.) ou poètes célèbres se déroulaient en continu. Au final c'était une bonne expérience, très amusante et à la fois enrichissante grâce aux informations fournies par les vidéos.

Sur la route en direction de la Grande Muraille (长城), nous déjeunons dans un restaurant assez loin de Beijing. Avant d'entrer dans la salle à manger, une multitude de stands vendent des produits chinois (peintures, bracelets, vases, pics à cheveux, babioles de tous genres) à un prix très élevé par rapport à ce que l'on peut trouver ailleurs. Nous nous sommes ensuite dirigés vers la salle de repas. La nourriture était bonne et tout le monde s'est jeté sur les raviolis (饺子) ! Puis, un serveur est arrivé avec… des frites ! Sans doute parce que nous étions Européens. Le thé aux fleurs était très bon également (茉莉花茶).

Puis direction la Grande Muraille ! Nous sommes allés à 八大林. Passant par l'escalier, nous nous sommes retrouvés face à l'immensité du monument. Nous avons marché, observant le paysage alentour (notant entre autre les lettres géantes « Un monde, un rêve » accroché sur la montagne depuis les 奥林匹克运动会 [jeux olympiques]), escaladant parfois tellement le chemin était pentu ! La beauté du lieu nous a rapidement fait oublier notre fatigue. De petits magasins se trouvaient à côté de l'entrée dans lesquels de nombreux souvenirs étaient disponibles !

Enfin, nous avons dîné dans un grand restaurant luxueux proposant de nombreux plats très goûteux. L'ascenseur vitré était très impressionnant. Nous nous sommes régalés, puis, rassasiés, sommes rentrés à l'hôtel pour le bilan de la journée. Fourbus mais contents.

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Samedi 24 octobre

Réveil matinal pour partir à l'aéroport. Aujourd'hui, nous allons à Chongqing ! Le départ a lieu dans l'immense et très moderne aéroport de Beijing. Notre avion décolle avec une heure de retard.

Un grand soleil brillait à Beijing. Pourtant, une fois à Chongqing, un épais brouillard nous enveloppe. D'après notre assistante, le brouillard ne se dissipe que l'été.

À plusieurs reprises, on nous présente la ville. Chongqing est classée au rang des municipalités depuis 1997 ; à l'origine il s'agit d'une ville vieille de plusieurs millénaires qui possède une longue et riche histoire. Elle a notamment joué un rôle stratégique essentiel pendant la Seconde Guerre mondiale (quartier général des nationalistes) alors qu'elle était très lourdement bombardée par les Japonais. Sa population urbaine compte 7 à 8 millions d'habitants tandis que sa population totale s'élève à plus de 30 000 000 d'habitants. Cette municipalité est entourée de collines. Il s'agit aussi d'une ville portuaire (où le Jialing rejoint le fleuve Bleu) et industrielle très diversifiée. C'est également la ville des ponts.

Depuis le bus, nous avons découvert le contraste entre les différentes conditions de vie des Chinois : à un coin de rue, des immeubles bien entretenus, propres et colorés. De l'autre côté, des immeubles gris, à moitié détruits, sales… Cela fait beaucoup réfléchir sur le niveau de vie de certaines personnes.

Arrivés au restaurant, nous avons pu apprécier la cuisine du Sichuan. Elle a confirmé nos attentes : bonne mais très épicée ! Il y a des piments dans presque tous les plats. Par ailleurs, beaucoup de plats nous ont semblé très étranges et nous n'avons pas gouté à tout !

Après nous être installés dans nos chambres respectives, nous nous sommes rendus à la cérémonie d'ouverture du campus des « observateurs » du Hanyuqiao. Tout d'abord, un discours a été prononcé par le vice-président de l'école normale de Chongqing, puis tout le monde s'est levé pour l'hymne chinois. Des étudiants de l'université étaient présents à l'arrière de la salle, chacun tenant un drapeau représentant un des pays participants, essayant tant bien que mal de les agiter en rythme ! Ensuite, les élèves de chaque pays ont prononcé quelques mots en chinois pour exprimer leur joie de faire du chinois et de participer au concours. Pour notre part, nous avions réécrit les paroles de la célèbre chanson « 北京欢迎你 » (Beijing huanying ni) en l'honneur de Chongqing et sur le thème du 快乐汉语.  Lucille l'a interprétée : les applaudissements ont fusé. Chouette !

Ont suivi les discours du professeur de chinois russe chargé de représenter les autres étudiants, celui du directeur adjoint à l'éducation de la ville de Chongqing et celui d'un responsable du Hanban. Quelques photos de groupe puis nous nous sommes rendus au banquet de bienvenue organisé à l'hôtel.

L'ambiance était vraiment chaleureuse et conviviale.

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Dimanche 25 octobre

Aujourd'hui, direction le zoo ! Le zoo de Chonqing est réputé pour ses huit pandas géants (ce qui est considérable pour un zoo). Ils étaient magnifiques !

Le guide nous a expliqué qu'aujourd'hui, on comptait environ 3 000 pandas géants (véritable trésor national en Chine). D'ailleurs, la Chine a cessé d'en faire des cadeaux diplomatiques symboliques (au Japon, à Taiwan par exemple), étant donné le danger de disparition qui les menace.

Les pandas sont répartis sur trois provinces (Sichuan, Shaanxi et Gansu) et vivent à l'état sauvage pour certains, dans des réserves naturelles protégées pour d'autres, dans le centre de recherches de Chengdu ou encore dans des zoos. Ils préfèrent vivre en altitude sous des températures plutôt fraîches.

Ils sont très joueurs jusqu'à environ sept ans. Une fois adultes, leur quotidien oscille entre les siestes et les repas essentiellement composés de bambous. Ce sont des animaux solitaires par nature.

Ceux du zoo portaient des noms aux sonorités amusantes comme « Yaya » ce qui les rendait encore plus sympathiques…

Nous avons aussi découvert les pandas rouges, dénommés « fire fox » (par ailleurs emblème du navigateur Internet Mozilla). Ce sont de petits ours roux qui ressemblent beaucoup à des renards à cause de leur fourrure et de leurs petites oreilles en pointe. Ils suivent le même régime alimentaire que les pandas et vivent dans les arbres.

Si le zoo comptait au moins ses huit stars, il y avait aussi beaucoup d'oiseaux et de poissons, des girafes, des rhinocéros, des hippopotames, des ours, des kangourous, etc. Les ours bruns se mettaient sur leurs pattes arrières et tournaient sur eux-mêmes lorsque les Chinois leur proposaient à manger !

Un magasin du zoo proposait de nombreuses peluches de pandas… bien trop chères ! Il était difficile de marchander. De drôles de sucettes en caramel ont aussi attiré notre attention, représentant différentes formes (dragon, paon, cheval…).

Déjeuner à l'hôtel.

L'après-midi : direction l'atelier de découpages de papiers (剪纸 jianzhi) pour la moitié des participants (dont nous) et TaiJiQuan (太极拳) pour l'autre. Les deux heures de cours ont été très instructives et amusantes.

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Lundi 26 octobre 2009

Notre journée se résume en une visite des sculptures rupestres de Dazu, situées à environ 90 km de Chongqing. Plus de 2 heures à l'aller, idem au retour. Néanmoins, c'est une visite mémorable.

Découvertes pendant la Seconde Guerre mondiale, les grottes de Dazu sont accessibles aux touristes dans les années 1980. Dernier grand élan de ferveur bouddhique dans la Chine des Song, les 50 000 statues sont réparties sur cinq monts et offrent au peuple des figures religieuses plus proches de lui, évoquant les travaux et les journées des villageois de l'époque.
Ce prodigieux panthéon et décor rupestre révèle le syncrétisme religieux chinois pratiqué alors, illustrant le bouddhisme mais aussi le confucianisme et le taoïsme.
Pour notre part, nous avons visité le Baodingshan ou « mont du Trésor » (principalement bouddhiste mais pas seulement) qui rassemble 10 000 statues réalisées entre 1176 et 1249, à l'initiative du célèbre bonze Zhao Zhifeng.
L'oeuvre la plus spectaculaire est le grand bouddha couché (31 mètres de long) figurant l'entrée du Bienheureux dans le Nirvana.
Puis, la déesse Guanyin, bienfaitrice aux 100 bras (plus de 7 mètres de haut, en cours de restauration à notre passage), un dragon à neuf têtes crachant l'eau purifiant le petit prince Cakyamuni et une représentation du « Roi-Lumière-Paon », l'une des manifestations du bouddha suprême Vairocana, ont ponctué notre visite comme autant de trésors de la sculpture chinoise.
À l'ouest de la falaise de Dafowan, les sculptures rupestres des « Dix enfers de Yama », le dieu de la mort, s'étendent sur 13 mètres de haut et 20 mètres de long. Une multitude de scènes représentent ici les actions ou les conduites condamnables, jugées puis punies par des tortures et mises à mort particulièrement terrifiantes. Les scènes sont très explicites.

Malgré le monde et la procession multicolore de parapluies qui nous empêchait d'embrasser du regard l'ensemble du site, cette visite restera gravée dans nos mémoires. La dimension de l'oeuvre coupe le souffle, la portée spirituelle et la symbolique des bouddhas, saints, démons, hommes, animaux représentés laissent songeur et posent d'infinies questions auxquelles les guides ne peuvent pas toujours répondre…
Et plus simplement, l'oeuvre est si imposante qu'il nous faut bien plus qu'une heure pour la savourer.
Enfin, l'air extrêmement chargé d'humidité et la végétation luxuriante de la montagne nous rapprochent non seulement des éléments mais surtout nous éloignent de notre vie citadine et consommatrice pour nous attirer vers les préceptes bouddhistes du détachement matériel et vers une réflexion sur nos conditions de vie.

Les élèves français ont été très impressionnés. Pour ma part, j'y serais restée des heures !
Le magnifique temple Shengshou (fondé par Zhao Zhifeng) devait également valoir le détour mais il nous fallait déjà repartir pour manger, non loin de là, dans un magnifique restaurant « du lotus » entouré de lacs parsemés de lotus et de nénuphars.

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Mardi  27 octobre 2009

Départ en bus pour un quartier commerçant : Ciqikou qu (磁器口区).
Le quartier est magnifique (construit au temps des Ming) et les articles vendus sont assez typiques ! Le guide nous prévient : mieux vaut éviter d'acheter de la nourriture, question d'hygiène. Il pleuvait beaucoup mais ça ne nous a pas empêchés de profiter du temps passé là-bas. Entre les tenues traditionnelles, les bijoux, les gadgets, les bibelots, les vêtements, pas le temps de s'arrêter !

Nous avons aussi gravi de nombreuses marches dans un magnifique temple bouddhiste (Baolunsi) qui nous a sauvés quelques instants de l'inexorable cycle de la consommation... pour nous offrir calme, lenteur et sérénité. Nous avons admiré l'architecture particulièrement harmonieuse des toits aux coins très courbés et après quelques cierges et bâtons d'encens offerts au Grand Bouddha en échange de ses bons auspices, nous avons contemplé la vue brumeuse que nous avions de ce quartier de la ville. Bien difficile de quitter un tel endroit !

L'après-midi s'est déroulé sur le plateau de télévision pour assister à la demi-finale du concours !

En arrivant nous avons vu très rapidement Georgies, l'un des concurrents français. Puis, après s'être installés dans les gradins, le concours a commencé. L'émission n'étant pas en direct, on nous a appris à applaudir… Il y avait douze équipes, chacune portant pour nom un animal du zodiaque chinois. Les concurrents de différents pays étaient mélangés dans chacune d'entre elles. Une part une, chaque équipe montra ce qu'elle avait préparé (en trois jours !). C'était très professionnel, et chacun avait fourni un travail exceptionnel ! C'était très agréable à regarder, les uns chantaient, les autres dansaient, d'autres encore faisaient un sketch, etc. Le concours a duré environ quatre heures ! Puis nous sommes rentrés à l'hôtel.

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Mercredi 28 octobre.

Départ pour Jiefang Bei (解放碑), la place historique symbolisant la libération de Chongqing en 1950. Tout autour se sont formés de vastes centres commerciaux, dotés des plus grandes marques internationales. C'était surtout pour changer de la monnaie que nous y sommes allés, faute de banque proche de l'hôtel. Après quelques moments passés dans les magasins et peu d'achats (très cher pour la Chine), retour au bus.

L'après-midi, découverte du Musée de la Libération où nous avons visité l'exposition concernant les Trois-Gorges ainsi que le barrage du même nom, puis une exposition sur l'histoire de la Chine communiste installée à l'occasion du 60e anniversaire de la RPC.

Un autre étage était consacré à l'histoire naturelle, avec des animaux empaillés provenant de différents écosystèmes. Enfin, un autre étage encore présentait les vieux métiers et de nombreuses statues représentaient des situations du quotidien d'autrefois et qui n'existent plus (barbier par exemple). À chaque étage, de petits stands proposaient des souvenirs typiques et assez bon marché.

Près de Chaotianmen Square, l'endroit où la rivière Jialing rejoint le Changjiang (le fameux Grand Fleuve bleu !), endroit aussi appelé le « Bund » de Chongqing, nous avons découvert le Hongya Dong, un shopping center de neuf étages, niché dans des bâtisses datant des Ming, magnifiquement restaurées, très travaillées, tout en bois.

En revanche, la décoration marketing nous a semblée étrange car des personnages grandeur réelle tels que des pirates, etc. étaient disposés un peu partout sur les terrasses.

Dans les galeries, les marchandises proposées étaient nombreuses (dont des contrefaçons assez réussies).

Au dîner, nous avons découvert la fondue chinoise (huoguo), spécialité de Chongqing. On dispose d'un énorme plat central dans lequel on met un nombre incroyables d'ingrédients à bouillir dans l'eau ou dans une soupe très épicée. La gastronomie sichuanaise est décidément très surprenante.

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Jeudi 29 octobre 2009

Ce matin, le groupe était encore divisé en deux pour une autre séance de Taijiquan et de découpage. Puis nous avons déjeuné et nous sommes partis pour la station de télévision de Chongqing pour assister aux demi-finales. Les participants devaient tour à tour répondre à des questions et reproduire des chorégraphies de danses ethniques, répondre à des devinettes... C'était assez amusant et lors du passage de l'équipe française, nous les avons encouragés, applaudis et hurlé leurs noms…

Finalement, notre équipe s'en est sortie avec un bon score et participe donc à la finale de samedi ! Après les 4 ou 5 h d'émission, nous sommes rentrés fatigués, avons dîné et sommes allés nous coucher pour reprendre des forces pour la journée de demain. Avant dernière journée à Chongqing...

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Vendredi 30 octobre 2009

Notre journée s'est principalement déroulée sur le campus de l'université normale de Chongqing, où toutes les équipes concurrentes et observatrices se sont retrouvées, accueillies par les autorités locales et les étudiants.
Après un discours durant lequel trois élèves (dont Georgis) ont prononcé quelques mots très chaleureusement accueillis, les équipes par pays sont allées planter « leur arbre de l'amitié », les pieds dans la boue malgré les tapis rouges menant à la « forêt de l'amitié ». Un beau symbole.
L'ambiance était très joviale et pour tous les pays ce fut la seule opportunité de rejoindre la seconde équipe dans un but concret. Très nombreux étaient les étudiants chinois qui voulaient se faire prendre en photos avec des élèves étrangers ! C'était aussi pour beaucoup une opportunité de pratiquer leur anglais. Les élèves étrangers avaient plutôt l'impression d'être des « stars » à sans cesse devoir poser pour des photos avec des « fans » ravies de les approcher et de leur parler !
Dès le déjeuner, les équipes concurrentes et les équipes des observateurs durent se séparer ; les concurrents ayant un planning différent du nôtre en vue de la finale du lendemain.

De notre côté, nous avons visité l'immense campus abritant et accueillant plus de 10 000 étudiants sur 220 hectares dans le district de Shapingba, district considéré comme le centre culturel et universitaire de Chongqing.
Chaque bâtiment est immense. Le bâtiment central, la bibliothèque, illustre la dimension et la modernité incroyable du campus.
Quant aux bâtiments de la cité universitaire, ils rassemblent des chambres d'une vingtaine de mètres carrés abritant quatre élèves chacune. L'exiguïté oblige chacun à travailler à la bibliothèque. Ces bâtiments, dont les entrées sont gardées par des surveillants, ne sont pas mixtes et les étudiants sont regroupés par spécialités (exemple des étudiants de la section langue japonaise tous logés dans le même bâtiment).
Les chambres sont bien agencées et l'environnement du campus est très verdoyant ; on accède même à des petits kiosques en haut de collines recouvertes de pêchers et autres arbres fruitiers magnifiquement fleuris au printemps. Les minibus du campus sont électriques – ce que nous avons déjà remarqué sur le site des sculptures rupestres. L'absence d'odeurs et de bruit est particulièrement appréciable !
Nous avons aussi visité d'impressionnants bâtiments consacrés à l'enseignement des beaux-arts et à celui de la musique qui comporte 400 pianos !

Galerie photos 10

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Samedi 31 octobre 2009

À 9 h 30 du matin, tous les élèves sont installés dans les gradins de la TV de Chongqing.
Une fois de plus, on teste et on enregistre nos applaudissements, nos encouragements et nos pancartes 加油!(courage !) levées ! Dix équipes sont installées à leur pupitre et une série de questions et de tests en éliminent sept. Dès le début, un problème de buzzer semble mécontenter plusieurs équipes qui, malgré le respect des règles, font de « faux » départs qui les pénalisent.
La compétition entière se déroule dans ces circonstances, nous donnant parfois l'impression d'injustices. Car le problème du buzzer étant insoluble, les règles de timing du début de la compétition se relâchent peu à peu. Enfin, ne restent que trois équipes en course : les Australiens, les Vietnamiens et les Singapouriens. Le duel final oppose ces deux dernières équipes et ce sont les Vietnamiens qui remportent la victoire finale.
Néanmoins, les prix récompensent autant les équipes que les talents individuels des concurrents finalistes des dix équipes, et nos concurrents français sont très bien placés avec un prix de groupe et trois prix individuels !

Cérémonie de clôture, en soirée
Stars malgré nous, nous le sommes encore plus le samedi soir. À la descente du bus, pour assister à la cérémonie de clôture du Hanyuqiao, nous sommes accueillis par une foule d'élèves et d'étudiants répartis de chaque côté d'une allée sur une centaine de mètres.
Tous sont surexcités, tendent les mains, veulent des photos, hurlent alors que la musique est à fond et que les caméras télé volent au-dessus de nos têtes ! On en est tous ébahis mais peu à peu, nos élèves étrangers jouent le jeu, prennent part à la fête, répondent aux jeunes Chinois, chantent et dansent, jouent avec les caméras… Un spectacle surréaliste à vrai dire et nous avons beaucoup ri de la situation. D'autant qu'au bout de l'allée, un « palais » aux innombrables marches nous invite à nous installer dans sa gigantesque et magnifique salle de spectacle où la scène a été redécorée par les équipes de la TV.
« Nos » présentateurs TV habituels sont présents et très concentrés sur leurs textes. Guillaume Madoz a passé l'après-midi à répéter avec d'autres élèves observateurs pour faire un petit spectacle. Ils auront beaucoup de succès.
Tout le monde s'installe. Les premiers rangs sont occupés par de nombreux élèves du lycée chinois.
La cérémonie débute par des discours et se poursuit par les meilleures représentations artistiques des équipes concurrentes qui sont très applaudies. Interviennent aussi de vrais artistes chinois (troupes de danse, chanteurs d'opéra etc.).
Par ailleurs, la soirée est ponctuée par les remises de prix effectuées par les responsables du Hanyuqiao, de la ville, de l'université normale notamment.
Enfin, dans une ambiance très festive (confettis et papiers colorés), toutes les équipes concurrentes se retrouvent sur scène pour chanter et fêter la fin de cette incroyable aventure !

Pour la plupart d'entre elles, les équipes concurrentes et observatrices quittent Chongqing le lendemain matin pour retourner dans leur pays via Pékin. Mais qu'il est difficile de se quitter !
Chacun des campus « concurrents » et « observateurs » aura vécu une incroyable aventure.
Pour nous, élèves observateurs français, il s'agit là d'un des plus beaux – pour ne pas dire du plus beau – voyage en Chine.
Grâce à ce voyage admirablement bien organisé et à un accueil incomparable, nous avons découvert la ville, ses sites, sa gastronomie et son atmosphère, et bien entendu la chaleur de nos hôtes. De nouveaux amis avec lesquels garder contact !
MERCI à Mme Wang et aux organisateurs de la présélection du Hanyuqiao en France qui nous ont choisis pour former l'équipe des observateurs français et fait vivre cet inoubliable voyage.

Galerie photos 11

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revue associée : Planète chinois n°1