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Parcours d'exposition

Arles in Black

Sergio Larrain

Sergio Larrain a laissé derrière lui une œuvre d’une quinzaine d’années seulement, mais qui témoigne d’une approche audacieuse. Elle fait de lui un photographe de rue qui s’emploie à saisir l’insaisissable, des instants privilégiés qui donnent à ses photographies une impression d’évidence.

Contrepoint d’Arnaud Théval : Des photographies sans destination ?
Cette exposition donne à voir une œuvre physique dans laquelle Sergio Larrain se frotte à une réalité sociale dure. Il se met en jeu tout en gardant une distance avec le sujet photographié, nous renvoyant peut-être à ce mythe du photographe de rue, entre fascination et dénonciation des désordres du monde.

Interview : Agnès Sire / Arnaud Théval 

Date : 2013

Durée : 4'34

Hiroshi Sugimoto

La série Révolution témoigne dans son titre même de ce qu’est la photographie pour Hiroshi Sugimoto : un moyen de comprendre notre rapport au temps. Elle représente aussi pour lui une tentative de rendre le rêve possible et de proposer une vision humaine du monde : elle est en ce sens une abstraction.

Contrepoint d’Arnaud Théval : L’écart.
Cette exposition interroge le basculement opéré par l’artiste dans son travail puisqu’il invite le spectateur à passer à une lecture verticale de ses paysages, par nature horizontaux. Devenues moins identifiables, ces œuvres font peut-être glisser celui qui les regarde de la quiétude à l’inquiétude.

Interview : Hiroshi Sugimoto / Arnaud Théval

Date : 2013

Durée : 4'45

Jacques Henri Lartigue

Ces photographies témoignent de la vie privée de Jacques Henri Lartigue, de moments insouciants d’une population aisée. Dans cette volonté de retenir l’instant, son travail révèle une douceur et une légèreté que l’on ne retrouvera plus dans son œuvre ultérieure.

Contrepoint d’Arnaud Théval : le hors champ ou l’exposition comme un récit intime.
Nous pénétrons dans l’intimité de Jacques Henri Lartigue alors que celui-ci jouissait d’une vie oisive. Ces photographies réalisées alors qu’il n’était pas encore reconnu comme professionnel, nous plongent dans un album de famille, à l’instar des clichés que nous partageons aujourd’hui sur les réseaux sociaux.

Interview : Selma Zarhloul / Arnaud Théval 

Date : 2013

Durée : 4'59

Raynal Pellicer « À Fonds perdus »

Avec « À Fonds perdus », Raynal Pellicer montre ce qui ne devait plus l’être. Il rassemble ces images du rebut afin de reconstituer des histoires. L’intérêt est d’exposer l’avant et l’après la retouche, le recadrage, le recto et le verso de la photographie, donnant à voir un envers du décor.

Contrepoint d’Arnaud Théval : la poétique de l’appropriation.
Raynal Pellicer nous propose une collection temporaire, témoignage empirique d’une nécessaire recherche d’un objet cadré. Dans cette fabrique des icônes du cinéma, plusieurs strates d’appropriation sont superposées, nous laissant face à des images indéterminées quant à leur statut.

Interview : Raynal Pellicer / Arnaud Théval

Date : 2013

Durée : 4'43

Affiche ArlesÀ consulter également, l’ouvrage Arles 2013. Parcours de photographie, comprenant un portfolio avec des lectures d’images d’une photographie de chacune de ces quatre expositions, ainsi qu’un article d’Arnaud Théval.

Arles 2013. Parcours de photographie, coll. « Point de rencontre », SCÉRÉN [CNDP-CRDP], 48 pages, 5 €, en vente sur sceren.com.