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Trois couleurs : Bleu

Le film

Photo - Film "Trois couleurs : Bleu"© MK2

Fiche technique

Un film franco-polonais de Krzysztof Kieslowski (1993), scénario de Krzysztof Kieslowski et Krzysztof Piesiewicz, avec Juliette Binoche (Julie Vignon-de Courcy), Benoît Régent (Olivier), Florence Pernel (Sandrine), Hélène Vincent (la journaliste), Emmanuelle Riva (la mère).
1 h 40 min

Présentation

Premier volet de la trilogie tricolore du réalisateur polonais Krzysztof Kieslowski, Bleu évoque la question du deuil à travers le parcours de la mort psychologique d’une jeune femme jusqu’à son retour parmi les vivants. Un rôle pour lequel Juliette Binoche a obtenu le Grand Prix d’interprétation au Festival de Venise (1993) et le César de la meilleure actrice (1994).

Synopsis

Un accident sur une route de campagne... Quand elle se réveille, Julie apprend par un médecin que son époux, grand compositeur de musique classique, et sa petite fille Anna sont morts dans le choc. Brisée par le chagrin, la jeune femme entreprend alors de vendre tous ses biens qui la rattachent au passé pour aller vivre à Paris. Tout sauf un pendule décoratif composé de perles bleues... Parallèlement, Olivier, un compositeur ami de son mari, lui déclare son amour et tente avec elle d’achever le Concerto pour l’Europe que le musicien défunt devait écrire pour le Conseil de l’Europe. Mais la douleur enferme peu à peu l’épouse endeuillée dans un silence qui la coupe du monde. Jusqu’au jour où elle apprend par une émission télévisée que son mari menait une double vie amoureuse. Soudain, le cœur de Julie se remet à battre. Elle se décide enfin à affronter le passé au lieu de le fuir et accepte la main tendue par Benoît...

Contexte de la création

Les films de Krzysztof Kieslowski, au premier chef desquels se trouve sa trilogie Trois couleurs (Bleu, Blanc et Rouge) pour « liberté », « égalité » et « fraternité », ont valu à leur auteur une reconnaissance internationale. Une haute tenue esthétique et une grande rigueur éthique en sont les principales qualités.
« Un cinéma de désaccord avec le cynisme et le non-fonctionnement du pouvoir », cette déclaration du réalisateur faite en 1980 renseigne sur les aspects majeurs de l’œuvre qu’il poursuivra durant sa brève carrière, de Personnel en 1975 à Rouge en 1994, son dernier opus. Pour Kieslowski, l’inquiétude morale et l’étude des comportements humains l’emportent sur le souci pédagogique de la narration et la critique sociale. Ainsi, sa trilogie, que l’on présente aujourd’hui comme une œuvre testamentaire, explore le sens et le poids du destin à travers le portrait de trois jeunes femmes dont l’émotivité se heurte aux contingences douloureuses de la vie.

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