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Décryptage

Une photo et sa version JPEG trop compressée.

JPEG - 341.6 ko
Une photo et sa version JPEG trop compressée.
On « compresse » une image pour qu’elle occupe moins de place dans la mémoire d’un ordinateur, qu’elle soit plus rapide à envoyer par courriel… pour cela on réduit les données qui la composent mais en se gardant de faire apparaître des défauts qui seraient perceptibles à l’œil humain.

Les standards JPEG, MPEG ou MP3 exploitent les propriétés de la perception humaine. Dans le format JPEG (Joint Photographic Expert Group), une image est représentée par trois plans : une image d’intensité lumineuse (luminance) et deux images de couleur (chrominance).

Comme l’œil humain est très sensible à la luminance mais peu à la chrominance, on échantillonne avec plus de précision l’image de luminance que les images de chrominance, d’où un premier gain en compression. Un autre gain est obtenu en découpant chaque image en petites imagettes de 8 x 8 ou 16 x 16 pixels, et en les quantifiant dans le domaine des fréquences : on regroupe les imagettes en paquets selon leur similarité, chaque imagette d’un paquet étant représentée par l’imagette moyenne du paquet. Cette quantification introduit des erreurs cantonnées dans les hautes fréquences et donc peu perceptibles. Entre l’image originale (à gauche) et l’image compressée (à droite), on perçoit peu de différences sauf au niveau des contours en zoomant les images.