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Décryptage

Troupeau d’éléphants au Zimbabwe

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Troupeau d’éléphants, au Zimbabwe. Une incitation à la préservation des espèces C. Guerbois/CNRS
Agriculteurs et faune sauvage ne font pas bon ménage. Pour permettre une coexistence entre les deux, les populations locales devraient être intéressées à la préservation de la faune sauvage. Une sorte de « paiement pour services écosystémiques » serait nécessaire, par exemple au Zimbabwe, pour les éléphants.

Lorsque les mesures de préservation de la biodiversité sont proposées, il reste à les rendre compatibles avec les logiques sociales, économiques et/ou politiques des acteurs. C’est dans le domaine de l’économie que la réflexion est la plus aboutie, avec des propositions de subventions, du type « paiement pour services écosystémiques », de paiement pour la coexistence avec la faune sauvage (destiné notamment aux agriculteurs en contact avec la grande faune, par exemple les éléphants, comme ici au Zimbabwe), ou encore par la mise en place de quotas d’exploitation. Elles ont parfois pour objet de limiter les effets pervers des diverses lois de protection de la biodiversité. Néanmoins, ces mesures pourraient elles-mêmes s’accompagner d’effets pervers, de désincitations. Leur mise en place demande de tenir compte des valeurs et représentations des acteurs, de leur logique, de celle du système social et politique au sein duquel ils interagissent, en somme de l’adaptation des acteurs aux changements des règles sociales.