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Décryptage

Manchots empereur en terre Adélie

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Des manchots empereurs en terre Adélie en Antarctique (pôle Sud). © Y. LeMaho, CNRS/IPEV
Dix-sept espèces de manchots vivent dans l’Antarctique, dont le plus grand, le manchot empereur (notre photo). Mâle et femelle ont un plumage identique. Cependant, la variabilité génétique se fait de génération en génération, car les couples changent d’une année à l’autre.

Les manchots vivent dans l’hémisphère austral, entre les îles Galápagos et l’Antarctique. On décrit généralement dix-sept espèces, dont le manchot empereur Aptenodytes forsteri qui peuple les côtes du continent antarctique et que l’on voit ici photographié au cours d’une expédition française en Terre Adélie à proximité de la base Dumont d’Urville.

Le mâle et la femelle ont un plumage similaire, blanc sur le ventre et ardoise sur le dos et sur la tête, avec une tache jaune orange de chaque côté du cou. Cependant, avec une masse corporelle de 35 à 40 kg, le mâle pèse en moyenne 7 kg de plus que la femelle, autant de réserves supplémentaires dont il a besoin pour assurer la totalité de l’incubation des oeufs, alors que la température ambiante est souvent inférieure à − 20 °C et que le blizzard souffle souvent à 100 km/h, ou même davantage.

Les adultes parcourent chaque année de 50 km à 100 km sur la glace pour se reproduire et former des colonies de plusieurs milliers d’individus. La diversité génétique des populations est assurée à la fois par des changements de partenaires d’une année sur l’autre et par d’éventuelles émigrations d’une colonie vers une autre.