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La maison SOLEIL

Une équipe de 357 personnes

Le synchrotron SOLEIL (© SOLEIL – CK) {JPEG} À SOLEIL, plus de la moitié du personnel est dédiée à la science et aux expériences.

Chercheurs, ingénieurs et techniciens se répartissent sur les lignes de lumière pour imaginer et développer de nouveaux dispositifs expérimentaux, mener des recherches et accueillir les utilisateurs. Plus de soixante personnes assurent le bon fonctionnement des accélérateurs et des sources de lumière. Ce sont aussi des dessinateurs, des géomètres, des spécialistes des fluides et de l’électricité, des spécialistes du magnétisme, des systèmes radiofréquence, du vide, de la cryogénie… qui se sont relayés pour construire le synchrotron.

Quarante personnes ont en charge l’électronique et l’informatique du synchrotron pour que chacun ait un outil informatique performant, mais également pour que les expériences sur les lignes de lumière soient réalisées dans les meilleures conditions. Enfin la direction et l’administration de SOLEIL sont assurées par une cinquantaine de personnes dédiées aux aspects financiers, commerciaux, valorisation, qualité, ressources humaines et communication.

2 000 chercheurs au rendez-vous

Depuis 2007, les lignes de lumière de SOLEIL accueillent des scientifiques du monde entier, appartenant à des organismes de recherche publique, privé ou à des entreprises industrielles.

Toutes les thématiques scientifiques sont concernées et des comités d’experts internationaux sont chargés, deux fois par an, de classer les demandes d’accès, sur la base de leur excellence scientifique et de leur faisabilité technique. Les chercheurs qui publieront leurs résultats et dont les demandes de temps de faisceau (temps d’utilisation d’une ligne de lumière) ont été soumises et évaluées par des comités de programme, ont un accès gratuit aux lignes de lumière. Il existe 7 comités composés d’experts dans des domaines et des disciplines ciblés parmi lesquels nous pouvons citer : « Physique et chimie de la matière diluée ; Astrophysique ; Atmosphère », « Sciences de la Terre ; Environnement ; Archéologie ; Patrimoine » ou encore « Sciences de la vie ; Santé ». Mais certaines recherches ont parfois besoin d’un accès très rapide et confidentiel (pour le dépôt d’un brevet ou pour des échantillons fragiles par exemple). Ces demandes, minoritaires, sont traitées au cas par cas et avec une facturation à la clé.

À terme, SOLEIL accueillera, chaque année, 2 000 chercheurs de tous horizons.

Le pilotage du synchrotron

Au synchrotron, les opérateurs qui font fonctionner la machine ont plusieurs milliers de paramètres à piloter simultanément. Un des points névralgiques d’une installation comme SOLEIL est le système informatique de contrôle-commande. Son rôle est de faire communiquer plusieurs systèmes chargés de piloter des milliers d’équipements depuis le canon à électrons du Linac jusqu’à la sortie du faisceau de photons sur les lignes de lumière.

Aux commandes, une équipe d’opérateurs procède aux injections dans le Linac et le Booster, elle surveille et règle les caractéristiques du faisceau d’électrons pour que la lumière produite soit toujours conforme aux attentes des chercheurs. De même, un système informatique de contrôle est dédié à chaque ligne d’expériences. Simultanément, il doit permettre de fermer les mâchoires d’un onduleur, d’accéder à la valeur du courant stocké dans l’anneau, de lancer une acquisition de données, puis de récupérer les informations acquises… Un tel niveau de maîtrise des équipements représente un véritable défi technique et informatique.