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Décryptage

La capacité extraordinaire du vivant à « repartir » : sur un trottoir de Berlin…

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La capacité extraordinaire du vivant à « repartir » : sur un trottoir de Berlin… © G. Boeuf/MNHN
En 2030, les villes tripleront leur surface. D’où un avenir difficile pour les fleurs urbaines. Mais on note que Bruxelles concentre 50 % des espèces de plantes à fleurs belges, Varsovie, 65 % de celles des oiseaux du pays et que 10 % de couvert arboré baisse la température en ville de 3 °C.

Selon un rapport de la Convention des Nations unies pour la diversité biologique, suite à un congrès à Iderabad (Inde, octobre 2012), si l’urbanisation mondiale continue au même rythme, la surface occupée par les villes devrait tripler d’ici à 2030.

Plus de 60 % des terres susceptibles de devenir urbaines ne le sont pas aujourd’hui. Une telle perspective laisse supposer que le sort des espèces va empirer, à l’image de cette fleur sauvage isolée sur un trottoir de Berlin. Malgré tout, la ville peut jouer un rôle positif dans le maintien de la biodiversité. Par exemple, selon ce rapport, 50 % des espèces de plantes à fleurs de Belgique se retrouvent à Bruxelles et 65 % des espèces d’oiseaux de Pologne à Varsovie.

L’urbanisation à venir devra aussi développer les services écologiques rendus par la nature. Par exemple, 10 % de couvert arboré en ville diminue la température atmosphérique de 3 à 4 degrés, permettant d’économiser de l’énergie pour la climatisation. La présence d’arbres réduit aussi les cas d’asthme et d’allergie chez les enfants.