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Chronique

CEA : le goût des sciences

Des projets d’actions pédagogiques, le CEA en a plein les poches. Ses cibles : les scolaires, le monde enseignant et le grand public. Pour susciter et contenter l’appétence aux sciences, la maison a mis en place toute une gamme d’outils spécifiques. Précisions.

Comme une devise : la science à l’usage de tous. Un emblème propre à éveiller passions et vocations, mais une formule multiple difficile à mettre en place. Parce que les objectifs ne sont pas les mêmes d’un public l’autre : susciter la curiosité pour la science et valoriser les métiers de la technique et de la recherche pour les jeunes ou donner matière à réflexion et à opinion autour des grands débats de société, il y a comme un fossé…

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Parcours pédagogique Radioactivité organisé pour des élèves de primaire dans l’espace Infodem. (© A. Ganier/CEA)

N’empêche, l’institution ne baisse pas les bras. Pour preuve, ses actions tous azimuts en matière d’éducation et d’information du citoyen. L’histoire a commencé depuis longtemps, mais elle prend du galon en 2003 quand Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, mandate l’organisme public d’une mission d’action pédagogique. Soit ! Le cadre est posé ; le CEA doit développer des actions lisibles et des contenus adaptés à plusieurs publics. S’il ne dispose pas d’un budget propre supplémentaire, le Projet d’action pédagogique s’organise et prend à bras-le-corps la diffusion de la culture scientifique et technique. Aujourd’hui composé d’une vingtaine de personnes et animé par Nathalie Sciardis, le Projet planifie une grille de solutions appropriées et multi-supports. Avec pour seul mot d’ordre le sérieux et l’indiscutable qualité des contenus validés par les chercheurs du CEA. De quoi alimenter à coup sûr le goût des sciences.

Rien de tel que la création d’expositions mobiles, comme celles sur l’énergie ou sur l’univers, pour toucher collégiens et lycéens. Équipées de panneaux autoportants, de bornes interactives et d’un livret de présentation, ces expos s’exportent bien.

D’autant qu’elles tiennent dans une camionnette et voyagent d’un bout à l’autre de la France sans difficulté. Aujourd’hui, le CEA se lance dans une coproduction avec la cité des Sciences et de l’Industrie, le palais de la Découverte et l’espace des Sciences de Rennes. Les trois partenaires élaborent pour 2011 une grande exposition sur la Chimie. Avec 200 m2 d’espaces pédagogiques, de tables des manipulations, des médiateurs scientifiques formés par la Cité, le tout cautionné par un chercheur du CEA, l’exposition accueillera enfants et adultes.

Côté presse et édition, là encore, les idées et les réalisations ne manquent pas ! Si Les Défis du CEA et Clefs CEA font le point sur l’actualité et les grands thèmes de recherche de l’organisme, bande dessinée, quiz, livrets pédagogiques complètent une production éditoriale autonome. Et ce n’est pas tout ! Parce que les éditeurs privés – Le Pommier, Play Bac, Bayard Presse, Belin…– apprécient l’expertise et la caution scientifique du CEA qui mène une politique de coédition très riche en titres et collections.

PARTENARIAT AVEC LES RECTORATS

Qui pense pédagogie, pense Éducation nationale. En partenariat avec les rectorats des académies de Versailles, Paris et Créteil, le CEA organise des formations continues et des stages thématiques pour les enseignants et les IUFM, avec conférences, débats et visites de laboratoires. Sans compter des animations spécifiques pour la Semaine du développement durable et celle de la Fête de la science. Les collégiens et lycéens de Paris et du Val-de-Marne peuvent bénéficier d’interventions ponctuelles animées par des scientifiques venus à leur rencontre pendant plus d’une heure. Si l’opération rencontre un franc succès auprès de jeunes qui découvrent le monde de la recherche via une personne en chair et en os, elle ne peut se multiplier à l’infini, faute de temps et de chercheurs. Alors, chaque centre du CEA fait à sa mesure ; quand Cadarache (près d’Aix-en-Provence) organise des rencontres annuelles sur deux jours pour des élèves de 3e, Fontenay-aux-Roses propose deux à trois fois par an des ateliers pédagogiques pour les classes de CM2 et le Ripault (près de Tours) lance l’opération « Ingénieur(e), toi aussi ! » pour les lycéens.

LE SITE WEB DU CEA ET LES ENSEIGNANTS

Reste que le site web du CEA est l’outil pédagogique de référence qui fédère le plus grand nombre de citoyens. Les chiffres sont éloquents : le nombre de visiteurs ayant progressé de 8 % en une année, le site comptabilise aujourd’hui plus d’1,8 million de visites. Et l’espace Jeunes rafle la mise : il génère 40 % du trafic et comprend une centaine d’animations flash très utiles aux enseignants. Tant et si bien que « nous allons créer un nouvel espace encore plus lisible depuis la home page qui s’adressera à tous les passionnés de science. Et nous souhaitons concevoir un autre espace propre aux enseignants qui pourront utiliser nos contenus structurés et élaborés en correspondance avec les programmes scolaires », explique Nathalie Sciardis.

De fait, le CEA organise et multiplie relations, conventions et partenariats pour informer au mieux. Ce qui n’empêche pas quelques détours : pour la réinstallation de son accélérateur de particules, un bijou unique au monde dans un musée, le palais de la Découverte apprécie l’intervention amicale de chercheurs du CEA. Quand science rime avec partage d’expériences…

En savoir plus

Plaquette Détours scientifiques, téléchargeable à l’adresse : http://www.cea.fr/jeunes/enseignants