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Décryptage

Acropora après blanchissement, îles Chesterfield

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Acropora sp. après blanchissement, îles Chesterfield (Nouvelle-Calédonie). © IRD / Pierre Laboure - source : Photothèque Indigo de l’IRD - www.indigo.ird.fr
Un corail qui blanchit meurt. Cela est dû à l’expulsion d’une microalgue que le corail abrite et qui lui permet la photosynthèse nécessaire à son développement. Ces expulsions sont provoquées par l’acidité des eaux et leur réchauffement.
La faune déserte alors le récif qui devient sans vie.

Les coraux « expulsent » quelques fois les microalgues qu’ils abritent dans leurs tissus. C’est un phénomène qui se produit de plus en plus fréquemment à l’échelle mondiale, surtout à proximité des côtes. Cet épisode peut être naturel mais peut être aussi lié à la température et à l’acidité de l’océan, et donc au CO2 atmosphérique. Une fois expulsées, les algues ne fournissent plus les produits de la photosynthèse au corail qui ne peut plus se nourrir suffisamment, même en ingérant du plancton. C’est d’autant plus vrai dans les eaux chaudes où le plancton est rare. Le corail perd sa couleur vive, devient vulnérable aux attaques de bactéries et de virus, et finit par mourir. On parle de blanchissement du corail qui s’accompagne, on le voit ici chez Acropora sp., de la disparition de la faune associée. La vie déserte le récif. La dégradation des récifs peut être due au réchauffement climatique mais aussi à la pollution liée aux activités locales comme l’agriculture ou l’aquaculture, la surpêche, l’urbanisation, le trafic maritime et le tourisme.