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Décryptage

A380 survolant la ville de Santiago

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Grâce à de multiples capteurs, ordinateurs, actionneurs… donnant des informations et automatisant des commandes, les pilotes disposent d’une assistance de tous les instants.

27 avril 2005 : l’Airbus A380, le plus gros avion du monde, un monstre de 420 tonnes, effectue son premier vol d’essai. Il décolle de l’aéroport de Toulouse-Blagnac pour revenir se poser en douceur quelques heures plus tard. Aujourd’hui on ne s’étonne plus de voir passer ce type d’appareil, comme sur la photo, prise au-dessus de la mégapole Santiago, au Chili. Mais comment un seul pilote peut-il commander un tel engin sans effort ? Comment le vol et surtout l’atterrissage d’un tel avion sont-ils possibles par temps de pluie, de brouillard ou la nuit ?

En fait, l’avion est bardé de capteurs qui mesurent position et vitesse de l’avion, température et pression de l’air… Il comporte aussi des actionneurs qui commandent la puissance des réacteurs, les positions des volets et des ailerons… Les ordinateurs de bord extraient les informations utiles à partir des signaux mesurés par les capteurs, puis ils élaborent des commandes, appliquées aux actionneurs, qui garantissent un vol stable et un atterrissage sûr. Ces résultats sont obtenus grâce aux méthodes rigoureuses du traitement du signal et de l’automatique.