PROJET COURTS-METRAGES : Projet pluri-disciplinaire « Penser la ville / le quartier de demain avec l’art » Lycée de Bezons - site Ronceray (95)

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La mallette vidéo Panasonic 78-5 à été empruntée pour un projet pluri-disciplinaire mis en place pour des élèves de 1ère L.

1. Idée directrice du projet :
Le lycée de Bezons a noué un partenariat avec la Médiathèque de Bezons autour d’un projet « Penser la ville / le quartier de demain avec l’art ». Ce projet pluri-disciplinaire se met en place pour nos élèves de 1èreL (une classe de 7 élèves), en lien avec leur enseignant de géographie, M. Pontillo, et leur professeure d’espagnol, Mme Guelbenzu). Le Cdi et sa professeur-documentaliste, Mme Noyere, participent aussi à ce projet notamment en ce qui concerne le matériel, les contacts et l’accueil des élèves pendant ce projet.
Nous voudrions travailler sur la notion « lieux et formes de pouvoir » en espagnol dans le cadre du chapitre « territoire de proximité » en géographie. Nous mettons en place un échange avec une école de Medellin (Colombie). L’idée étant de confronter les élèves à la découverte et à l’analyse de projets de réhabilitation de quartiers défavorisés à Bezons et à Medellin. Puis, nous souhaiterions sensibiliser et engager les élèves à s’approprier leur quartier par le biais de l’Art.
Dans ce dernier pan concret du projet, intervient le partenariat avec la Médiathèque Maupassant, les médiathécaires nous ayant proposé de travailler avec Mehdi Charef, un écrivain, dramaturge, scénariste et réalisateur de cinéma français. Nous voudrions que nos élèves 1èreL décrivent une vision poétique de leur environnement et ce texte sera ensuite mis en image pour créer un court-métrage poétique qui sera présenté lors du Festival Ciné-poème organisé mi-mars par la ville de Bezons.
Nous avons pu, après en avoir fait la demande, emprunter une mallette vidéo à Creatice pour pouvoir monter notre projet, pour 5 semaines, entre les vacances de Noël et les vacances d’hiver.

2. Le partenariat avec la médiathèque et le service culturel de la ville
L’idée de ce projet nous a été proposée par la médiathèque Maupassant en juin 2016 : Mehdi Charef était invité par la médiathèque pour animer des ateliers d’écriture avec des adultes. Il aurait aussi aimé travailler avec des élèves. Mme Boutron-Morel proposait de financer ces interventions (110€/heure) et que leur but tendrait à la réalisation de courts-métrages diffusés lors de Ciné-Poème 2017.

La restitution du travail des élèves dans la cadre de la master class s’est très bien passée : les élèves ont été ravis de pouvoir admirer leur court-métrage sur écran de cinéma, avec un son de cinéma. Ils ont été mis en valeur, sollicités pour répondre aux questions des spectateurs. Ils ont aussi été associés à la fête des ateliers d’écriture le 13 mai prochain.

3. Les points positifs :
Ce travail a été largement bénéfique pour les élèves et a donné envie à certains d’entre eux de créer un club court-métrages l’année prochaine dans le cadre de la Maison des Lycéens. La classe était petite : 9 élèves, mais chacun d’entre eux a su trouver sa place : tournage, écriture, montage, … toutes ces étapes ont été prises en main par les élèves.
Au niveau matériel, l’utilisation de la caméra n’a pas posée problème : intuitivement, les élèves ont su s’approprier l’équipement, s’initiant à sa prise en main au CDI lors des premières séances d’écriture. Pour une question de temps, nous n’avons pas pu utiliser le micro que nous avions aussi emprunté à Créatice – Canopé.
L’intervention de M. Charef a été importante, notamment dans l’élaboration des trames de tournages. De même ses conseils sur les emplacements de tournage ont été bien accueillis.
Enfin, nous avons cherché à encourager la créativité des élèves et à enrichir leurs compétences. Tout d’abord, si nous avons imposé le cadre du tournage (la ville de Bezons), nous avons accepté que les réalisations ne parlent pas du thème « Re-penser la ville par les Arts ». Les groupes ont choisi pour l’un de travailler sur le harcèlement et pour l’autre de raconter une renaissance par l’abandon des vices. Cette liberté de ton a augmenté l’enthousiasme des élèves, laissant libre cours à leur créativité.

4. Les points négatifs :
Ce projet a largement pâti de son calendrier. En effet, il devait se terminer en même temps que les TPE, épreuve anticipé du bac pour les élèves de 1ères L et le temps consacré par les élèves à la rédaction des scénarios, à la programmation des tournages n’a pas été aussi conséquent qu’espéré. Le resserrement du temps pour l’utilisation du matériel prêté s’est lui aussi fait ressentir : en effet, Sur notre demande, la caméra et le micro nous avaient été prêtés entre les vacances de Noël et celles d’hiver, ce qui, cette année, représentait une période de seulement 5 semaines, dont la dernière était dédiée aux bacs blancs et devoirs communs dans notre établissement. Par conséquent, les courts-métrages ont été moins aboutis qu’anticipé, notamment pour l’un d’entre eux.
D’autre part, la concomitance du projet avec la fin des TPE a pu parfois exacerber les tensions entre les élèves, qui là aussi travaillaient en groupe. Cette mésentente a aussi été une raison du moindre investissement des élèves.
Concernant le matériel, nous regrettons de ne pas avoir eu le temps d’utiliser le micro pour enregistrer les textes d’accompagnements poétiques des courts-métrages. Nous nous sommes ainsi parfois confronté à des problèmes de niveaux du son, lorsque les textes avaient été enregistrés sur les téléphones portables des élèves.

Conclusion :
Ce projet a été plutôt une réussite puisque les élèves ont atteint les objectifs fixés. Ils ont créé, tourné et monté leur court-métrage poétique avec la ville de Bezons en toile de fond. La liberté dans la thématique qui s’est petit à petit imposée a permis d’exacerber leur créativité.
Un grand bémol à cette réussite est à ajouter : ainsi, le choix des intervenants ne s’est pas révélé adéquat. D’autre part, le timing serré a eu pour conséquence une moindre qualité dans les productions des élèves.

Annexes :

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