Programmer Beebot, croiser les enseignements École élémentaire Saint-Exupéry, Villennes-sur-Seine (78)

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Programmer les déplacements d’un robot pour donner la réponse à un texte descriptif.

Alexandra Lechêne, professeure à l’école élémentaire Saint-Exupéry à Villennes-sur-Seine, a emprunté un kit de BeeBots.
Voici son retour d’usage.

Aspects techniques

Les élèves ont rapidement et facilement pris en main les robots grâce à leur petite taille et aux dessins des flèches sur le dessus.

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En revanche, les tapis fournis sont difficiles à fixer au sol et à manipuler pour les diverses activités. Il serait peut-être intéressant de fournir les tapis dans un support plat (non enroulés) et de prévoir un revêtement plastique permettant de glisser des images sous ceux-ci. D’autres tapis pourraient venir enrichir l’utilisation des beebots (impression d’un plan de ville par exemple).
C’est un matériel qui nécessite de l’espace : 1 ou 2 tapis possibles dans 1 classe ou les 4 dans une salle vide.

Aspect humain 

Devant l’expérience innovante, les élèves ont beaucoup apprécié l’utilisation des robots « abeilles ». La possibilité d’agir sur l’action de ce petit animal les a stimulés et la sonnerie d’arrivée est apparue comme valorisante en cas de réussite. Lorsque la beebot n’était pas programmé de la bonne façon, les élèves identifiaient précisément l’endroit où les indications de déplacement étaient erronées et pouvaient modifier le parcours, soit en la reprogrammant, soit en ajoutant en fin de programme les données manquantes. Le fait de pouvoir réajuster son travail, le corriger et le vérifier à nouveau a permis aux élèves de rester motivés dans la tâche.

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Activité 1 : beebot doit butiner les 3 fleurs.
Activité 2 : réalise un labyrinthe et programme beebot pour en sortir.

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Fiche pédagogique de la séance 1


Aspect pédagogique

C’est un outil qui favorise l’autonomie des élèves ainsi que la prise d’initiatives et le respect du matériel.
Pour l’enseignant, c’est un moyen d’observer en temps réel les compétences des élèves dans leurs capacités à se déplacer dans l’espace et à élaborer un itinéraire à travers la programmation.
La difficulté pour des élèves de cycle 2 repose sur l’anticipation de l’itinéraire de déplacement (se le représenter mentalement et programmer la beebot), ainsi que sur les rotations gauche/droite. L’utilisation de cartes pour coder le déplacement avant la programmation peut servir d’aide. Certains élèves ont eu besoin d’effectuer le déplacement en prenant la beebot et en appuyant au fur et à mesure sur les touches.
Il est possible de travailler la remédiation avec un groupe d’élèves en guidant le codage (verbalement et à l’aide de cartes), et en dénombrant le nombre d’actions nécessaires.

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De nombreuses activités transversales peuvent être mises en place afin de réinvestir la programmation. La création d’un nouveau tapis peut s’insérer dans un projet.
Au cours de l’emprunt, les élèves ont réalisé un jeu de lecture du type « Qui est-ce ? » : Portrait + texte descriptif.
L’association du texte à son dessin est validée par la programmation de la beebot vers la case contenant le portrait du personnage : activité stimulante permettant de croiser les enseignements et de mettre en valeur le travail des élèves.

Projet interdisciplinaire : réaliser un nouveau tapis pour la bee-bot autour d’un jeu de lecture compréhension.

  • Mise en projet autour du genre policier étudié en lecture : réalisation d‘un nouveau tapis pour la bee-bot sur lequel apparaitront les portraits de différents coupables.
  • Les étapes de la réalisation : en français, les élèves travailleront la compréhension de lecture autour de textes descriptifs du type « portraits-robots ». Ils rédigeront ensuite un portrait-robot qui servira de cartes jeu. En arts visuels, les élèves dessineront le portrait de leur personnage dans un carré de 15x15. Ces différents portraits seront ensuite plastifiés et assemblés pour former un nouveau tapis.
  • Jeu du portrait-robot : chaque élève représente un détective. Il doit retrouver le coupable à l’aide d’une carte « portrait-robot ». Une fois le coupable identifié, il devra programmer la bee-bot de façon à ce qu’elle se déplace jusqu’au portrait correspondant.


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Alexandra Lechêne, professeure
École élémentaire Saint-Exupéry, Villennes-sur-Seine

Matériel prêté dans le cadre de Créatice