Compréhension orale, l’anglais au lycée Lycée Sonia-Delaunay, Villepreux, 78

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Entraînement à la compréhension orale.

Catherine Thuon et Stéphanie Sellier, professeures d’anglais au lycée Sonia Delaunay, Villepreux, ont emprunté une mallette de baladodiffusion. Voici leur retour d’expérience.

Cet outil a été emprunté avec comme objectif initial de servir essentiellement à l’entraînement à la compréhension orale.
Il a donc été utilisé en cours en classe entière pour des tâches d’écoute et de restitution de documents audio en entraînement mais aussi en évaluation.
Nous avons également ensuite utilisé cette même tâche mais en séparant la classe en 2 groupes. Cela nous a permis de faire 2 activités simultanées avec une même classe tout en ayant le confort du travail en demi-groupes car les élèves qui travaillent en autonomie sur la compréhension orale (une fois la manipulation du baladeur maîtrisée) n’ont pas besoin de l’enseignant et travaillent dans un calme total.

Exemples d’autres utilisations des baladeurs

  • Travail sur une bande annonce d’un film (Invictus) avec des tâches précises pour chaque groupe (classe divisée en 5 groupes).
    Exemple de tâches : chercher des éléments d’opposition et les expliquer, trouver un ou plusieurs plans suggérant la réunification ... Chaque groupe devait mettre en commun les éléments trouvés et préparer le compte rendu à la classe fait par un ou deux élèves par groupe.
  • Enregistrement de dialogues écrits en classe (inventer une conversation qui faisait suite à l’étude d’un passage de 1984) et évaluation de la prestation orale.
    Cela permet de mettre une note individuelle cohérente car l’on note chez soi en ayant la possibilité de réécouter la performance des élèves autant de fois que nécessaire.
  • Enregistrement d’un monologue, type histoire lue avec le ton. Là encore les élèves avaient imaginé et écrit le rêve ou le cauchemar fait par le personnage principal du film à la suite de la scène étudiée (arrivée dans le camp d’enfants aborigènes enlevés dans Rabbit Proof Fence). Cela a donné lieu à un petit concours du meilleur rêve/cauchemar : nous avons écouté les enregistrements "anonymes" en cours avec des critères d’évaluation communs et les élèves ont ainsi voté pour le meilleur. Cette activité a très bien marché car elle a attisé la curiosité des élèves qui étaient avides de découvrir l’histoire inventée, mais aussi l’élève qui se cachait derrière l’enregistrement. C’était un petit groupe de 15 élèves seulement, ce qui a rendu cette formule possible.

Bilan
Nous avons été séduits par cet outil au point de décider de "fabriquer" notre propre mallette pour l’an prochain.
Ce que nous avons cependant regretté, c’est notre période d’emprunt trop tardive dans l’année pour être réellement utile à l’entrainement à la compréhension orale de nos élèves de terminale pour le bac.
De plus, de nombreux collègues n’ont pas trouvé le temps de s’approprier la mallette, le calendrier à cette période de l’année étant trop chargé (voyages scolaires...).
En effet la prise en main de la mallette représente aussi un investissement "temps" important, ce qui a sûrement été l’obstacle principal à une utilisation par le plus grand nombre, tout comme l’échéance des 6 semaines d’emprunt.

Catherine Thuon et Stéphanie Sellier, professeures d’anglais
Lycée Sonia Delaunay, Villepreux
Matériel prêté dans le cadre de CréaTice