Un visualiseur en mathématiques au lycée Lycée Blanche-de-Castille, Le Chesnay

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Marie-Pierre Drain, professeure de mathématiques au lycée Blanche-de-Castille, au Chesnay, a emprunté un visualiseur pendant plusieurs mois. Voici son témoignage de l’usage de ce matériel :

J’ai utilisé le visualiseur en maths, classe de Terminale S. Je m’étais fixé trois objectifs :
1. Entrainer les élèves à la pratique de l’oral.
2. Gagner du temps lors de la synthèse d’un travail fait par petits groupes.
3. Faciliter la confrontation des idées, des démarches, des méthodes.

Utilisation pratique : le responsable informatique a installé le logiciel, sans difficulté, ensuite, la mise en place est rapide, et le maniement de l’appareil est aisé. Comme pour un rétroprojecteur, il suffit de placer la feuille dans le bon sens ! Attention aux ongles rongés, la main apparait agrandie X fois lorsqu’elle passe sous la caméra !

En début de cours, un élève mettait en place l’appareil, branchait les câbles (un vers la prise électrique, un vers l’ordinateur avec prise USB) pendant que je notais les absents, cela prend 2 minutes environ.
Les élèves ont parfaitement joué le jeu, venaient facilement mettre leur feuille sous la caméra. Je craignais que certains n’osent pas montrer leur travail personnel, parfois brouillon, cela n’a pas été le cas. J’avais au préalable expliqué qu’il s’agit d’un instrument de travail permettant de regarder des recherches, pas toujours abouties, et non de présenter des chefs-d’oeuvre.
Je n’ai utilisé que la fonction Webcam, largement suffisante pour l’objectif poursuivi (pas d’utilisation de la télécommande, des couleurs, incrustation...). J’ai testé la fonction appareil photo qui m’a permis de copier en classe le travail d’un élève afin de le diffuser à l’ensemble de la classe. La qualité est tout à fait correcte.

Sur cette photo, l’élève est face à la classe, (sur sa droite, sur la table, le visualiseur), le dialogue avec les autres s’instaure facilement.
L’élève n’est pas collé au tableau, muet, mais il peut prendre du recul face à ce qu’il a fait et voir plus facilement ses éventuelles erreurs.

L’objectif « gagner du temps » est atteint : que ce soit lors de synthèse de travaux individuels ou en groupe, ou pour la correction d’exercices cherchés à la maison, le gain de temps est indéniable.
Les questions, les remarques arrivent plus facilement, les élèves ne restant pas passifs pendant que leur camarade écrit au tableau.
L’outil facilite la confrontation des idées, il est simple et rapide de montrer à l’écran une autre démonstration, il suffit d’apporter une autre feuille. Le seul regret vient de ceux qui n’ont pas traité l’exercice et qui de ce fait trouvent que « cela va trop vite ». Mais comme ils me l’ont dit, « cela oblige à travailler plus » !!!...
C’est l’objectif 1 (la pratique de l’oral) qui est le point sur lequel la progression est la plus lente : une fois la feuille à l’écran, les élèves ont souvent du mal à faire ressortir les points importants et à commenter leur feuille s’il n’y a pas de questions des autres. C’est un point sur lequel de nettes différences sont apparues entre les élèves, certains ayant bien compris que cela leur servait d’entrainement pour d’éventuels oraux, ou les colles en prépa.
L’ensemble de la classe est plus attentive et pose des questions plus nombreuses qu’avec un travail traditionnel au tableau. Les élèves prennent mieux conscience de l’importance de justifier ses choix, d’expliquer ses démarches avec un vocabulaire précis. Les questions aussi sont plus précises. Je pense que cela vient du fait qu’ils ont directement sous les yeux l’ensemble du travail.

En conclusion, je dirai que je suis devenue « visualiseur-addict » !

Marie-Pierre Drain, professeure de mathématiques
Lycée Blanche-de-Castille, Le Chesnay

Matériel prêté dans le cadre de CréaTice