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Hélène Milano

Les roses noires

FLE/FLS


À l’instar des garçons, les jeunes filles des cités usent d’un langage très codé, volontiers agressif et vulgaire. Signe d’appartenance et de connivence, il est aussi un moyen de tenir les autres en respect, à commencer par les garçons. Mais, en abordant l’âge adulte et la vie professionnelle, elles aspirent à en changer, à assumer leur féminité. De la chrysalide des garçons manqués sortent des jeunes femmes dynamiques et ambitieuses.
Interrogées par Hélène Milano, les adolescentes de Seine-Saint-Denis et des quartiers Nord de Marseille témoignent d’un rapport difficile au français qu’on parle en classe.
Il n’est ni la langue parlée dans leurs familles, ni celle de la rue. Naviguant entre ces différents codes, beaucoup ressentent de la difficulté à s’exprimer.
Certaines trouvent dans le théâtre ou le journal intime des moyens de surmonter ce handicap.
Si, dans la rue, elles parlent (et parfois cognent) comme les garçons, c’est que dans ce monde brutal, il vaut mieux, expliquent-elles, inspirer la peur.
Être une fille, sans cesse exposée au risque d’être agressée, calomniée et déshonorée, est une malédiction.
A la puberté, elles tendent à cacher leurs formes, à éviter les garçons et à copier leur agressivité machiste.
Mais à mesure qu’elles mûrissent, sans contester l’ordre patriarcal, elles affirment d’autres valeurs : liberté d’être soi-même, douceur et même, quoique le sujet reste tabou, amour. (E. Ségal)

à noter : Libre de droit pour un usage en classe.
Sous-titrage optionnel pour les malentendants.

Un DVD et un livret.
En médiathèque et en librairie.
Référence : 755B0857 - Prix : 16,00 €


Article publié le lundi 1er avril 2013, par Chantal Thos